Les Ténèbres envahissent les Lumières. Univers d'Harry Potter
 
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 Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]

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Liam McAvoy

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MessageSujet: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Mar 15 Mai - 20:13

Liam a reçu du courrier. Le fait est notable parce qu'extrêmement rare. Depuis qu'il a 13 ans, sa mère a cessé de lui envoyer des petits mots, se rendant compte qu'il n'ouvrait même pas ses lettres. Comme il revient pour les vacances et qu'aucun membre éloigné de sa famille ne semble se soucier de son sort, ce genre de chose n'arrive jamais.
Il a d'abord pensé qu'il s'agissait d'une énième lettre de sa mère – parfois les message a du mal à passer ! Cependant il ne reconnaît pas les belles courbes qui caractérisent l'écriture maternelle. Sur le devant, son nom est écrit très petit, avec des lettres allongées et penchées vers la droite. Il s'agit donc plutôt d'une écriture d'homme, or le jeune garçon n'en connaît aucun qui ne fasse partie de Poudlard. Étrange. Il décide qu'il l'ouvrira plus tard, que ça ne doit pas être si urgent. Dans le meilleur des cas, un mystérieux oncle décédé lui lègue la totalité de son immense fortune. Remarque il ne saurait pas quoi en faire ! N'ayant ni ambitions ni rêves particuliers , les jours s'écoulent un à un, totalement dissociables et dont aucune cohérence ne semble émaner. Bref, il place la lettre dans la poche arrière de son jean.

Sa journée s'écoule. Une de plus, ni plus longue que les autres, ni plus intéressante d'ailleurs. Aucun pari à l'horizon, c'est donc une de ces journées de repos et de calme plat dans le château qui paraît plongé dans un profond sommeil.
Ce n'est qu'en fin d'après-midi – avant le dîner – que Liam rejoint la salle commune des Serdaigles pour y glander un peu. Il n'a quasiment pas vu Basil aujourd'hui, son meilleur ami était vraisemblablement occupé et retenu ailleurs (certainement par une jeune fille). Pas grave. Dans le fond le jeune homme apprécie ces moments seul de temps en temps.

Alors qu'il s'est affalé sur un fauteuil moelleux, regardant le feu qui crépite dans l’âtre de la cheminée, il se rappel la lettre du matin.
Toujours dans la poche arrière de son pantalon, l'effort pour l'en sortir est surhumain. Il soupire, se soulève l'arrière-train à l'aide d'abdominaux la plupart du temps aussi mous que du chewing-gum et fini par atteindre l'objet de toutes ces souffrances inutiles.
Liam jette encore un coup d’œil à l'enveloppe blanche, comme si elle allait lui donner un indice lui permettant de deviner le contenu sans l'ouvrir. En vain. Il se résout à la décacheter.

Liam
Cette lettre va certainement te paraître insolite et étrange. Il y a bien longtemps qu'on ne s'est vus tous les deux, à vrai dire tu avais 4 ans...


Il faut un temps infini au jeune homme pour comprendre le sens de ces mots et deviner de qui il s'agit. Cette lettre a été écrite par la main de son père ! Son géniteur qu'il n'a pas croisé depuis 13 ans, cet être qui s'est soigneusement tenu à distance de sa famille, lui préférant sa secrétaire. Tout arrive...

Blablabla...je n'ai pas été le meilleur père qui soit, je le reconnaît...

Liam rit. Pas le meilleur père ? Pas un père du tout plutôt ! Quelle hypocrisie. L'adage « faute avouée à demi pardonnée » est un mensonge contre nature. Comme si l'on pouvait se passer de payer pour les imbécillités que l'on commet. Liam n'avoue jamais. Après une bêtise commise avec son compagnon de toujours, il se planque pour éviter les foudres des professeurs. Enfin...

...Beaucoup de choses ont récemment changé dans ma vie et je réalise que je suis passé à côté de ta vie et celle de ta sœur. Votre mère m'a dit que vous étiez tous deux à Poudlard et destinés à de grandes choses...

Traîtresse ! Sa mère avait revue son père et s'était à coup sûr épanchée sur sa vie minable, vanter les mérites imaginaires de sa progéniture et espéré secrètement qu'il venait pour la reconquérir. Pitoyable.
La lettre se termine par les banalités habituelles et de circonstance. Le Serdaigle la trouve d'ailleurs plutôt courte, comme si après 13 années d'absence son père n'avait que ça à lui dire : lui proposer de « se rencontrer prochainement ». Comme s'il suffisait d'arriver la bouche en cœur, un sourire fixé sur le visage et de dire « pardon mon fils, j'ai merdé grave mais comprends moi, elle était vraiment bonne cette nana ! ». La famille...

Avec le temps, Liam avait oublié l'existence de ce père qui ne lui avait manqué que lorsque sa mère se plaignait un peu trop fort de sa triste vie. Le peu d'informations qu'il détient concernent son physique à l'époque où Terry et lui étaient petits. Il se souvient de la photo posée sur le buffet : un homme brun aux yeux bleus. Ses cheveux ne sont pas bouclés mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir la ressemblance avec Liam ! Edward McAvoy. Et oui, il avait gardé le nom de son père. En même temps le nom de famille de sa mère n'avait pas autant la classe et comme on vit dans un système patriarcal...Maintenant il a un choix à faire. Son antipathie pour cet homme, sa monumentale flemme et une certaine volonté de vengeance le poussent à refuser l'entretien. D'un autre côté, il en avait envie : voir à quoi il ressemble, écouter le son de sa voix, se retrouver en lui et connaître son histoire...

Pendant qu'il méditait en s'en griller les méninges, Basil fait son apparition. Ce sera l'occasion de lui demander ce qu'il pense de cette histoire et de pimenter un peu sa journée.
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Ven 18 Mai - 17:23

Lever. Petit-dèj'. Routine.
Basil n'a pas besoin d'avaler son grand bol de café pour se sentir déjà parfaitement réveillé. Le café, c'est juste pour rester au top et déborder suffisamment d'énergie pour emmerder à peu près tous ceux qui passeront sur sa route aujourd'hui. Un véritable principe. Une énergie qu'il tâchera également de communique à son vieux compère de Liam qui n'a pas la même résistance que lui à l'ennui et à la lassitude. Ça ne fait rien, Basil est là pour lui, c'est son rôle d'ami. Il lève les yeux au-dessus de son verre lorsqu'un hiboux absolument quelconque, ni splendide ni laid, ni grand ni petit, vient lui tendre la lettre qu'il a à la patte. Liam a l'air surpris. Basil l'est aussi. Mais à cet instant précis, les magnifiques petites fesses d'Anya passent derrière son compagnon, et l'attention de Basil est immédiatement détournée. La lettre n'est plus qu'un détail face à cette vision paradisiaque. Il la regarde s'éloigner, la fixe, tourne même la tête pour suivre le mouvement de ses hanches qui la fait peu à peu s'éloigner jusqu'à un groupe d'autres filles de Serdaigle, parmi lesquelles elle s’assoit. La joue, et non plus la bouche, contre son bol, ne manque pas de recracher le café qu'elle ne peut avaler, et Basil sursaute lorsque le liquide chaud, presque bouillant, vint s'écraser sur son entre-jambe.


Merde ! Meugle-t-il.

Sa voisine de droite, une cinquième année quelconque, blasée le regarde à peine. Basil lui jette un regard noir, face à cette ignorance presque méprisante. Il se demande pourquoi Anya n'est pas venu se joindre eux. Liam et lui ne sont-ils pas la meilleure compagnie de tout Poudlard ? Quel énigme, cette nana... peut-être qu'il devrait l'aborder, un jour... c'est d'ailleurs surprenant qu'il ne s'y soit pas encore lancé. Basil n'est pas du genre timoré et ne craint pas les râteaux.
À prévoir, songe-t-il.
Liam se lève, Basil le suit, et la journée commence.
Sortilèges, potions... Beaucoup de travail, on est des vrais Septième année, on est au mois d'Avril, les ASPICS approchent bientôt... Et tout et tout, la même rengaine professorale qu'en réalité ils entendent depuis le mois de septembre. Il paraît que ça rigole plus cette année. Ah bon. Basil n'y croit pas trop. Il lui suffit d'échanger un sourire narquois avec son immanquable voisin pour exploser de rire et enfoncer la tête dans ses parchemins sous le regard noir d'une MacGonagall qui semble s'énerver à longueur de journée. À croire qu'elle fait exprès de ne pas être drôle. Désespérant. Alors qu'il y a tant de farces à faire lorsqu'on maitrise les Métamorphoses... ! Basil repense aux chaussettes d'une troisième année qu'il a transformé en rats, dernièrement, en pleine salle commune et se demande jusqu'à quel genre de blagues on pourrait aller avec toutes les connaissances dont dispose la vieille chouette. Tout ceci le laisse rêveur. D'autant plus que le cours du jour est entièrement théorique, ce qui ne rime pas particulièrement avec passionnant, et quoique la Métamorphose, Basil ne peut manquer de s'ennuyer face à l'inactivité absolue de ce cours. Heureusement, il n'y a quasiment pas de théorie en Botanique, et Basil, pour ses deux dernières heures de la journée, rejoint le groupe des cinq péquenauds à suivre cette ASPIC. Il gigote les mains dans la terre, s'en met partout, se retrouve bien cracra, et, très content de lui, remonte dans la haute tour des Serdaigles.
Il gravit les sept étages en sautant une marche sur deux, parvient sur le pallier de qui mène à la tour, s'arrête. Il ne souffle même pas. Cette petite montée l'a juste chauffé, il ne peut pas en rester là. Alors il redescend, et remonte en courant les escaliers. Une fois. Deux fois. Puis il est content, et se diriger vers la statue des Serdaigles. Une bande de première année semble coincée devant, incapable de répondre à l'énigme de la jeune femme de pierre.

« On me donne sinon je prend, des nains je suis le géant. Quand je donne ma semence, c'est à l'histoire que je pense. La mort me sourit, éternité dans une vie. »


Un roi, glousse Basil.

La statue sourit et les laisse tous entrer, devant l'admiration naïve et béate des petits enfants. Basil entre dans la salle commune, un léger sourire aux lèvres et remarque alors Liam, dans un fauteuil, plus ou moins plongé dans la lecture d'un bout de papier. Basil ne se souvient déjà plus de la lettre, détail trop insignifiant pour son esprit volubile. Il s'avance tranquillement vers Liam et, à revers, lui attrape fermement les joues avant que celui-ci ait pu faire quoique ce soit en rigolant comme un âne.


BOUH ! Lui crie-t-il dans l'oreille gauche.

Il le lâche rapidement, ayant réussi à faire ses joues presque aussi noires de terre que l'étaient ses mains quelques instants auparavant, puis profitant de l'état de surprise de son ami, lui prend la lettre des mains.


Tu reçois des billets doux, toi, maintenant ?

Il prend un air très surpris pour montrer tout ce qu'il pense de l'impossibilité de cette hypothèse et commence à lire la lettre à voix haute, sincèrement persuadé d'y trouver sujet à plaisanter.

Liam, cette lettre va certainement te paraître insolite et étrange (avec un ton faussement dramatique). Il y a bien longtemps qu'on ne s'est vus tous les deux,
Oh mais c'est trop romantique ! à vrai dire tu avais 4 ans...

Il s'interrompt. Quelque chose cloche.
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Sam 19 Mai - 11:08

Comme à l'accoutumée, Basil lui attrape les joues l'air de dire « hey je suis là, regardes moi j'existe ! ». Tellement lui...
Le jeune homme se demandait d'ailleurs comment un tel comportement pouvait plaire aux demoiselles. Lui même s'il avait été de sexe féminin...non en fait il n'en savait rien et ne voulait pas se lancer dans de telles hypothèses. Bon entre temps la lettre qui occupait ses pensées depuis déjà un bon quart d'heure a disparue de ses mains pour se retrouver dans celle de son ami. Ça aussi, c'était à prévoir : une vraie commère ce Basil ! Les plaisanteries vont bon train évidemment. Comme si Liam pouvait recevoir une lettre d'une jeune fille ? Et pourquoi pas des crapauds ailés tant qu'on y est !

Bonne idée des crapauds ailés...Je note, pense-t-il un vague sourire accroché aux lèvres.

Mais la situation en prête pas à rire. Son acolyte entreprend la lecture à haute voix du message qu'il a reçu. S'il y avait eu quelqu'un dans la pièce, ça l'aurait probablement énervé cet étalage de sa vie privée, d'autant qu'elle était déjà quasi inexistante. Mais les pimbêches de première année qui rentrèrent avec Basil avaient regagné leur dortoir (pimbêches n'est peut-être pas le meilleur qualificatif mais pour le jeune homme il correspond bien à leurs gloussements). Bref. Son meilleur ami semble bien s'amuser de ce qu'il croit être une romance naissante. Seulement le Serdaigle sait qu'il va rapidement déchanter en constatant qu'il ne s'agit nullement d'une jolie lettre écrite par une minette en chaleur.

Ça ne tarde pas. Dépassé le « on ne s'est pas vu depuis 4 ans » il se tait, visiblement surpris de ce qu'il découvre. S'il n'avait pas été directement concerné par la lettre, le jeune garçon aurait été ravi de laisser son meilleur pote sans voix, lui qui prétend avoir réponse à tout. Le silence est révélateur de son étonnement et si même Basil est choqué par ce qu'il lit, c'est mauvais signe !
Remarque, à bien y réfléchir, Liam n'a que très peu parlé de son géniteur à son compagnon de débauche. Il lui a simplement raconté brièvement la façon lamentable dont il les avait abandonné des années auparavant, point. Rien d'autre à ajouter tant le fait était banal et les informations concernant son existence inexistantes. Le jeune homme envisageait son père comme le souvenir d'un mauvais rêve, c'est dire le peu de sentiments qu'il a à son égard.
Mais malgré tout, il ne sait pas quoi penser de cette demande. Le rencontrer. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Il n'a pas de motif valable de ne pas le faire mais cette rencontre ne risque pas de lui être bénéfique. Ce n'est pas non plus sa curiosité naturelle qui va le pousser à agir et faire un pas vers son imbécile de père.

Liam se lève et se place face à Basil.

Et oui surprise !! J'ai un père qui sort de nulle part et veut rattraper le temps perdu !

Un sourire abruti sur les lèvres pour signifier l'incongruité de la situation, le jeune McAvoy lève les pouces en l'air. C'est stupide. Pourquoi fuir ses responsabilités paternelles durant 13 années et subitement refaire son apparition, la bouche en cœur en présentant son mea-culpa ?

Ouais je sais, c'était pas prévu au programme, mais le vieux veux me voir.

Il présente beaucoup plus de détachement et d'assurance qu'il n'en ressent au fond de lui. La situation le gène. Il n'a pas de haine à l'encontre de son père mais n'est pas prêt à le réintégré à son existence et n'a pas envie d'entendre ses pathétiques excuses et encore moins les compliments mielleux de sa mère sur ce que son ex mari est devenu !

Un miroir placé derrière son pote lui présente sa face. Il ne s'est même pas rendu compte que son imbécile de meilleur ami s'est largement essuyé les mains sur ses joues. Énergiquement, il les frotte à l'aide de ses mains puis les essuies sur son jean, tout en traitant par la même son ami de noms d'oiseaux. Bien qu'il apprécie se rouler dans la boue – pour un pari ou pour embêter sa mère – la terre sèche en provenance du cours de botanique n'a rien d'amusante.

Liam se rassoit. S'étale plutôt sur le sofa, le coude posé nonchalamment sur l'accoudoir. Passe sa main sur son visage et dans ses cheveux. Il a envie d'une cigarette. Voilà ce qu'il faut dans ce genre de situation. Déjà parce qu'on a plus l'air « en pleine réflexion » avec un clope à la main et aussi parce qu'elle permet de s'occuper les mains. C'est un peu leur rituel lorsque quelque chose d'étrange, désagréable ou même triste se passe pour l'un ou l'autre ; comme une façon de débriffer. Bien entendu ils sont à l'intérieur, c'est interdit. Enfin pour le commun des mortels, les deux jeunes hommes ayant enfreint presque toutes les règles de l'école. Le jeune homme sort donc un paquet assez amoché de sa poche, sort une cigarette qu'il cale entre ses lèvres, en propose une à Basil et allume à l'aide de sa baguette celle qu'il a dans la bouche. La première taff qu'il prend est comme libératrice, comme une grosse cuillère de chocolat pour un boulimique. En cet instant troublé, Liam n'oublie cependant pas les bonnes manières et recrache sa première bouffée dans la figure de son voisin de sofa.

Toi tu ferais quoi ?

Cette question n'a pas d'intérêt tant ils sont différents. En plus, Liam s'en fou, qu'il soit son meilleur ami ou pas ne change rien. Personne ne peut se mettre à sa place et personne ne connaît son père...pas même lui c'est pour dire ! Mais il faut tout de même qu'il la pose cette foutue question, comme si elle allait lui permettre d'avoir une révélation sur le comportement à adopter dans une situation tellement inhabituelle.
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Sam 19 Mai - 12:55

Basil se sent vraiment idiot. Très mal à l'aise. Très con.
Bien sur, c'est tout à fait lui, d'être un abruti, il le sait, il le fait exprès pour faire chier son monde. Et si d'habitude il s'en fiche de vexer ceux sur lesquels il crache plus ou moins discrètement, tout le monde sait à peu près que, même s'il pense véritablement ce qu'il dit, c'est surtout pour le plaisir du mot et de la légèreté que des fois, ses remarques dégénèrent. Mais avec Liam, il n'a pas envie. Enfin. Pas jusque là. Jouer sur le terrain des faiblesses sentimentales de son meilleur ami, ça ne l'intéresse pas. Malgré tous ses défauts, il est trop droit pour ça. « Rodrigue, as-tu du cœur ? » Entend-t-il Corneille dans sa tête. Oui, bien évidemment. Toutes les valeurs de Basil se résume en ce moment unique : l'amitié. Et déconner sur le père absent de son ami, ce n'est pas très drôle. Il n'est pas stupide, il le sait. Il le sent.
En réalité, Basil ignore s'il s'agit d'un véritable sujet sensible ou pas. Liam ne parle jamais de son père, tout au plus Basil sait qu'il a quitté sa mère, et par la même occasion ses enfants. Silence radio du père, silence absolu de Liam. Et c'est tout. Alors qu'est ce que Liam peut bien en penser à cet instant précis ? Basil n'en a aucune idée. Son ami est un je-m'en-foutiste notable, ça ce n'est une nouvelle pour personne. Mais il y a des domaines qui touchent plus que d'autres et contre lesquels il n'est pas facile de se blinder. C'est le cas de la famille, et Basil est l'une des personnes les mieux placées pour le savoir. Sa famille, aah, sa famille... Il y aurait beaucoup à en dire, mais l'essentiel réside dans la conscience qu'a Basil des sentiments qui peuvent tourmenter son Liam à cet instant-là.
Et il se sent con de ne pas avoir su vraiment l'aider, voire d'avoir envenimer les choses. Il espère que non et se mord la lèvre inférieure. Il cesse également de lire de façon presque immédiate, après tout, ça ne le regarde pas. Basil n'a jamais voulu « forcer » les révélations, il estime qu'elles doivent venir d'elles-mêmes, et pas être demandées. Il le sait, parce que s'il a des choses dont il n'a pas envie de parler, il préfère éviter qu'on lui pose carrément la question. C'est mieux comme ça, personne ne se sent violé dans son intimité, et c'est ce qui a toujours fonctionné entre Basil et Liam.
Bon, nota bene : cette règle ne concerne pas les filles, avec lesquelles il faut foncer, poser les questions de façon claire, ouverte, il faut qu'elles sachent combien on s'intéresse de façon passionnée à leur vie. Et puis, avec des filles, c'est pas pareil. Elles adorent raconter la vie. Avec des garçons, il faut prendre des pincettes. Eeh oui.

Liam a l'air nerveux. Peut-être pas blessé, mais acide. Basil n'aime pas trop le cynisme que prend son ton ainsi que la situation.
Il se sent un peu mieux quand il voit son ami sourire, il se détend et la situation se décrispe lorsque Liam remarque son visage tout sale et se met à pinailler. Basil rigole et le regarde tenter de se débarrasser de la terre. Puis il jette un coup d’œil à ses mains qui sont encore un peu noires, et essaie d'essuyer discrètement les tâches qu'il a pu faire à la précieuse lettre. Liam ne semble rien remarquer et s'affaisse à nouveau dans le fauteuil. Basil vient s'assoir sur la petite table basse de bois sombre qui lui fait face. Liam a l'air grave, tendu, fatigué. En tout cas, dans la vision qu'en a Basil. C'est ce qu'il projette sur son interprétation des sentiments qui doivent traverser Liam. Lui et sa petite vie tranquille, il peine à imaginer comment vivre un tel coup de théâtre. À vrai dire, dans sa vie à lui, c'est lui qui doit les créer, ces surprises du quotidien, elles n'arrivent jamais seules. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose, en comparaison au trouble de Liam.
Basil ne sait pas trop quoi dire. Il se sent presque de trop, mais il n'a pas vraiment envie de laisser son super pote tout seul avec lui-même. Parce que c'est triste et pas drôle. Et que Basil n'aime pas ça. Alors il lui offre un peu de sa présence, et attend un signe de Liam pour se jeter sur l'occasion et faire un peu rire son ami. Le meilleur des remèdes, pour sur.
Il le regarde allumer sa cigarette et en tirer une première bouffée avec un plaisir évident. Plaisir tout aussi évident qu'il prend à souffler sa fumée dans son visage. Basil fronce le nez, à peine surpris.
Il y a un temps. Et Liam reprend la parole. Bizarre comme question, d'ailleurs. Basil ne s'y attendait pas. Par contre il attendait une autorisation de parler et de dire des conneries, alors il ne va pas s'en priver. Il commence par attraper la clope du bec de Liam et la porte à sa bouche. Il inspire, ferme les yeux, fait comme s'il réfléchissait, et expire la fumée en regardant le plafond. Les volutes grises s'estompent rapidement puis, brandissant la cigarette devant le visage de Liam, il déclame, avec l'air le plus naturel du monde :


Oh, moi, tu sais bien, je me ferais désirer. À donf, mec.

Il se penche et continue, en regardant Liam droit dans les yeux, et dit, le plus sérieusement du monde :

Tu fais l'enfant blasé, triste, désespéré de ne pas avoir eu son Papa, et tu lui extirpes tout ce que tu peux.

Il se redresse et conclue avec nonchalance :

Et après, si éventuellement tu veux avoir une relation saine avec lui, rien ne t'en empêche.

Un petite moue explicite de la lèvre inférieure vient ponctuer son discours. De toute façon, s'il avait voulu donner un vrai conseil, il en aurait été incapable : il n'avait pas la moindre idée de la relation que Liam pouvait entretenir avec son géniteur, alors comment éviter tous les clichés, tous les faux conseils positifs ou non ? Il n'aurait pu tomber que dans le stéréotype vulgaire, et Basil refusait de s'y abaisser. Ce n'était pas sa vie.
Tout ce qu'il pouvait faire, c'était changer les idées de son camarade, ou du moins les illuminer un petit peu. Parce que là, son petit (grand) Liam lui faisait un peu de peine. Lui qui n'avait qu'une envie en rentrant dans la salle commune, le faire chier jusqu'à ce qu'il accepte de sortir dans le parc pour taper dans un ballon !
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Dim 20 Mai - 12:50

La réponse était drôle et bien placée. Juste ce qu'il faut, tout en finesse. Autant Basil peut être le pire goujat qu'ai porté le monde, d'une débilité assommante et d'une « chiantise » extrême, mais il sait raisonner et remettre le cerveau de Liam en place que ce soit en paroles ou en coups sur la tête.
Ainsi le jeune homme se remet à sourire. Se faire désirer est une idée qui ne peut émaner que de son petit esprit tordu. Il a d'ailleurs souvent pensé que son meilleur pote doit souffrir d'un énorme complexe de supériorité ! Ça n'existe probablement pas, mais Basil est également un être improbable alors pourquoi pas ? Bref, c'est un conseil qu'il garde en mémoire et lui permet d'éluder la question du paternel pour le moment, comme il le fait toujours lorsque quelque chose le dérange ; on appel souvent ce syndrome la fuite en avant bien que Liam ne soit pas le mec le plus entreprenant en ces lieux.

S'il avait observé son interlocuteur comme il le fait habituellement, il aurait pu constater que son état le touchait. Remarque il suffit de prendre conscience du silence qui règne dans la pièce pendant un long moment, silence qui ne convient pas à Basil. Sa patience est révélatrice de gène et de préoccupation. Enfin, au lieu de s'en apercevoir Liam s'allume une autre cigarette, la première lui ayant été subtilisée. Ils fument tous les deux, avec plaisir et emplisse la salle commune d'une légère fumée blanche. Tant pis pour les asthmatiques !
C'est comme un coup de fouet. Notre énergumène se sent en pleine forme, avec une tonne d'énergie à revendre et une matière grise totalement disposée à concevoir les défis les plus incongrus qui soient !

Bon on s'emmerde ici !

Basil a sans doute compris où il voulait en venir. Les choses se passent généralement ainsi : l'un d'eux à une idée débile ou une envie soudaine et l'autre s'efforce de suivre, toujours avec joie. Depuis le temps...Et pourtant c'est un plaisir sans cesse renouvelé. Comme si la décharge d'adrénaline était toujours différente, une sensation nouvelle qui vous envahi tout le corps et ce parfois plusieurs fois par jour. Prendre des risques inconsidérés, se mettre « en danger » pour attirer l'attention au risque de multiplier les heures de colles...la vie quoi ! Liam s'était toujours demandé pourquoi ils ne s'étaient pas fait renvoyer de Poudlard depuis déjà pas mal de temps. Comme si quelque chose ou quelqu'un retenait les professeurs excédés par leur comportement. Tant mieux pour eux et puis, les retenues leur laissaient matière à réfléchir à de nouvelles plaisanteries.
Le jeune homme repense au strip-tease dans la Grande Salle. Un show à l'américaine ! Fantastique. Une des choses les plus folles qu'ils avaient fait et des plus remarquées bien entendu. Le tout Poudlard connaissait désormais parfaitement leur anatomie. On ne peut pas dire que ça leur ai vraiment servi pour faire de nouvelles conquêtes, mais personne n'a vomi dans son bol de céréales, ce qui est plutôt encourageant !

Allez on se fait un cap ou pas cap ?

LE jeu employé le plus souvent dans les périodes d'ennui et de stérilité créative. Des heures passée allongés comme des loques dans le parc du château à jouer à s'adonner à cet activité d'un genre intellectuel douteux. Qu'est-ce qu'ils avaient pu se marrer ! Et que de débilités proférées ! Liam jubile d'avance, d'autant que son ami a l'air en forme, prêt à l'emmerder et lui chercher des noises s'il le peut.

Le Serdaigle termine calmement sa cigarette. Avant de faire quoi que ce soit, il est important de savourer le plaisir de ne rien faire. Relâchant sa tête en arrière, il effectue des ronds de fumée qui s'élèvent tels des ballons lâchés dans le ciel. Une fois la chose terminée, il écrase son mégot dans un pot qui traîne sur la table, comme destiné à servie de cendrier et tant pis pour la personne qui l'a oublié là. D'un geste assuré il sort sa baguette, la fait tournoyer en l'air et instantanément fumée et odeur contenues dans la pièces disparaissent. Comme si de rien n'était...

Alors cap ou pas cap de rouler une pèle au premier mec qui passe cette porte ?

Commençons doucement. Quoi qu’embrasser un jeune prépubert n'est pas toujours réjouissant, surtout pour un coureur de jupon comme Basil. Il ne leur est jamais arrivé de refuser un « cap ou pas cap » de l'autre mais ce serait s'exposer à des insultes tant leur amitié aurait été insultée. Que le jeu commence !
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Ven 25 Mai - 8:21

Basil restait intimement persuadé que la meilleure façon de se remettre les idées au clair, c'était bien de sortir, de sauter partout, de se défouler un bon coup. Se faire deux heures de sport, avoir mal partout, l'esprit vide. Atteindre la sérénité. C'était ce qu'il manquait à Liam, il le savait depuis le début. Cet air impassible face à toute activité en plein air, c'était ça qui lui donnait son côté grave. Et sérieux. Heureusement que Basil l'avait connu avant, lorsqu'il était encore ce gamin de onze ans. Certes, il n'aimait pas beaucoup plus se déchaîner sur une malheureuse balle ou bien se balancer au bout d'un balai, mais les enfants ne peuvent pas avoir l'air aussi sérieux et hermétique. Renfermé comme ça, Basil n'aurait jamais parié sur leur amitié. Enfin, dorénavant, et depuis le temps, il savait que cette apparence était moins profonde qu'il n'y paraissait. Liam avait parfois tendance à frôler la dépression, mais il ne refusait jamais qu'on vienne l'aider à promener son esprit ailleurs. Et ça, ne jamais rabrouer la main amicale et bienveillante, d'autant plus si c'était celle de Basil, était la qualité qui surplombait tout le reste. Tant que Liam restait ainsi, Basil pouvait tout lui pardonner, et bien sur être toujours à ses côtés, quoiqu'il arrive. C'était ça, l'amitié.
C'est tout.

Basil tire à nouveau sur sa cigarette, et regarde un peu de cendres tomber malgré lui sur le tapis gris, qui fut un temps argenté, de la salle. Oops, pense-t-il. Et il est presque déçu de voir Liam en allumer une autre. Il aurait préféré qu'il tente de la lui arracher, ça l'aurait fait bouger un peu.
Le pied gauche de Basil tapote nerveusement le sol, il ne se passe rien, il ne peut pas embêter Liam qui a l'air plongé dans ses pensées, il s'ennuierait presque. Ô chance, ô communication de pensée ! Au moment où Liam rompt toute cette ambiance monocorde et sombre, Basil sent son cœur s'élever. Ça tombe carrément bien, autrement, il aurait été obligé de tirer Liam de force hors de cette tour et de le balancer dans le gazon du parc, avant de le tabasser un bon coup histoire de lui changer les idées. En tout cas, cet homme lui prouver à nouveau combien ils sont sur la même longueur d'onde, et ça lui fait grandement plaisir, oh oui, grandement plaisir.
Le challenge revient, quelque chose va se passer. La phrase de Liam résonne dans la salle commune et sonne comme le gong qui ouvre les jeux.
Basil en profite pour relâcher toute sa nervosité, accumulée à cause de l'ambiance sinistre -merci Liam- ainsi que son énergie qu'il n'a pu exprimer parce qu'il était assis. Il se lève brusquement :


Oh ouai !

Il fait craquer son dos, ses doigts, sa nuque, en bon sportif et mâle viril qu'il est.

J'suis à fond là.

Il s'étire et attend le premier challenge de Liam en faisant mine de trottiner sur place. Il ne cherche même pas à se demander quel genre de défi peut être lancé dans une salle commune vide, salle commune dans laquelle ils ont déjà passé sept années de leur vie à tourner en rond, salle commune dont ils semblent avoir épuiser toutes les possibilités de jeux. Non pas que ces jeux, en l'occurrence, ne soient pas drôles, juste qu'ils les connaissent déjà. Mais Basil ne doute pas de l'inventivité de son compagnon, et quand bien même la sentence qui tomberait aurait déjà été accomplie, ça n'avait pas vraiment d'importance, c'était toujours bien comique de se remettre en question, de bien remarquer qu'on ne s'était pas amolli ni assagi, et Basil était incapable de se lasser de l'expression de surprise des sages petites Serdaigles lorsqu'ils assistaient à certaines de leurs démonstrations de force et de bêtise.
Il y a comme un temps durant lequel Basil jette son mégot dans la cheminée. Liam réfléchit surement à son défi, et Basil se concentre. Cette tension lui rappelle celle qui saisit son corps avant un match. Il adore. Il ne pourrait pas vivre sans. Bien sur, il y a des nuances. Dans cette salle commune, avec Liam, ça n'a rien à voir avec la pression qu'il peut ressentir avant de motiver ses troupes parce que la partie de Quidditch qui s'apprête à se dérouler est décisive pour la victoire. D'un coup, il se demande si son équipe s'est dramatiquement appauvrie en joueurs ces derniers temps parce qu'il leur criait trop dessus. À considérer.

En quelques secondes, Basil est à nouveau lui, une fois passé « la tâche de l'amitié » : réconforter Liam. Euhm. Ce n'est pas une corvée, mais ce n'est pas ce qu'il préfère. Il préfère que Liam joue. Joue. Le jeu. Il n'y a que ça. Pour les filles, pour le Quidditch, pour les études. Il n'y a QUE le jeu. Liam le sait. Basil le sait. Compréhension. Connivence. C'est pour ça qu'ils s'aiment.
Et puis, le défi est lancé.

Ce que Liam annonçe là, Basil n'aurait vraiment pas su dire s'il avait déjà eu à faire avec ce défi. De telles propositions, ils s'en étaient lancés tellement... En fait, presque tous les jours depuis le début de leur amitié, c'était peut-être même la formule magique du « Cap ou pas cap » qui les avait définitivement soudés, ni l'un ni l'autre ne s'en lassant, au grand plaisir de l'autre.

Basil lance du tac au tac :


OK. No soucis mec.

Et pour cause. Basil ne refusera rien. Liam le sait.
Sinon, à quoi bon jouer ? Faire sa mijaurée, ça n'avait rien de ludique.
« Rouler une pèle au premier mec qui passe cette porte ». Ça semble dans ses cordes. A-t-il déjà roulé une pèle à un mec ? Aucune idée. Entre la beuverie, la liberté sexuelle, et tout ce qu'il faisait pour déconner, c'était bien possible. Après, est ce qu'il y avait du plaisir à embrasser un thon, un premier année ou risquer de se prendre un coup par une montagne de muscle de sixième année -parce qu'il y en avait même à Serdaigle, eh oui-... ? Oui, bien sur, puisque le plaisir naissait de la réussite. Ce n'était pas, de fait, agréable, mais la signification les valait toutes.
Basil aurait préféré qu'il y ait davantage d'élèves qu'eux deux dans la salle commune, parce que ce n'était pas aussi drôle si personne n'était là pour être outré, ou pour même pour en rire. Enfin bon, tant pis, la tête du mec qu'il allait embrasser, ce serait déjà énorme.
Il sourit, puis ne peut s'empêcher de rire, rejetant la tête en arrière, il glousse :


Fastoche, même.

Puis, brusquement très sérieux, en dépit de l'immense sourire qui lui barre le visage, un sourire terriblement franc, dévoilant ses dents blanches et le rose de sa langue. Le sourire qu'il réserve à Liam, et pas à ses séances de drague, parce que sourire qui pourrait effrayer, tant la joie, le bonheur même ! qu'il dégage est honnête. Vrai.
Il pointe son doigt vers Liam.


Et toi, cap ou pas cap de me faire trois tours du lac ?

Oh oui, c'était très vilain. Mais il a très envie de voir Liam bouger son corps. Et il a envie d'aller dans le parc. Aussi.
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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Mar 29 Mai - 20:06

On pourrait dire que Liam s'est remit de ses « émotions ». Il range même avec une grande nonchalance la lettre de son père, décidant de l'occulter complètement de son esprit. Le jeu commence et il faut toujours le prendre au sérieux ! C'est grâce à cela que l'on repousse les limites de l'imaginable et qu'on se retrouve dans des situations insensées. Et les situations insensées c'est le dada de ces messieurs, comme si se foutre dans la merde était une sorte de seconde nature chez eux. Il faut croire que la chance leur sourit et ce depuis pas mal de temps...

Basil relève le défi, il est presque inutile de le préciser ! Mais il n'y a pas âme qui vive dans la Salle Commune sinon eux deux. Si son ami avait été plus fourbe qu'il ne l'est déjà, il lui aurait roulé une pèle à lui, le seul mec dans les parages. Cet idée l'amuse. Il n'y a jamais eu d’ambiguïté – ou alors il n'a pas remarqué – entre eux, voilà pourquoi ils peuvent, toujours selon lui, se permettre ce genre de choses. En plus, bon nombre de leurs camarades doivent déjà penser qu'ils sont gais ou farouchement attirés l'un par l'autre. Enfin une absurdité dans le genre. L'homosexualité, Liam n'est pas trop fan. Non pas que ça le gène, mais plutôt qu'il ne s'y voit pas. Remarque pas plus que marié avec une femme ou encore papa. Totalement dépassé.
En attendant, personne n'entre et son acolyte lui lance à son tour un défi. Sportif qui plus est ! Le jeune homme n'aime pas vraiment ça, mais c'est aussi le but. Basil a probablement envie de se dégourdir les jambes et de s'amuser à le voir transpirer, sans pouvoir s'empêcher de le rejoindre.

L'énergie que pouvait dépenser cet individu intriguait beaucoup le jeune homme. Toujours envie de courir, toujours une fille à draguer, toujours prêt à s'éclater. S'il n'avait pas été son meilleur ami, il n'aurait pas supporté de vivre aux côtés d'une pile électrique. Heureusement, Basil compensait par son sens de l'humour douteux et son infaillible amitié.
Liam rit. S'approche. Met un coup de poing dans l'épaule de Basil, en toute virilité.

Cap, évidemment !

C'est ainsi qu'ils descendent les escaliers, direction le parc. Ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup d'escalier. Et malgré tout ça, pas un jeune étalon à embrasser à l'horizon ! Comme s'ils avaient tous été prévenus qu'ils risquaient de se faire agresser sexuellement s'ils se pointaient. Mais il ne faut pas perdre espoir ! Avec un peu de chance – quoi que c'est un point de vue – le premier sera une armoire à glace et Basil devra courir, lui aussi. Une bonne tranche de rire en perspective.

Incroyable que des hommes capables de lire dans nos pensées n'aient pas pensé aux ascenseurs !

La « feignantise » à l'état pur. Liam dans toute sa splendeur, membre de la grande communauté qui ramasse ce qui tombe avec ses pieds pour ne pas se baisser et de la confrérie de « j'le ferais demain ». Ah procrastination quand tu nous tiens...

Rien que pour ça, j'aurais préféré être à Serpentard !

Passée cette séance quotidienne de râleries, ils arrivent dehors. Il fait beau et bon, mais sans plus. Enfin ils croisent un mâle et Basil remplit sa mission. Celle de Liam peut commencer, sans beaucoup d'entrain toutefois.

Le lac n'est pas gigantesque, mais même une marre serait trop grande pour un flemmard. Enfin, heureusement pour lui, Liam possède le talent naturel des sportifs, cette prédisposition à l'effort, la course et un souffle puissant. Il rechigne, mais s'en sort toujours mieux que ce qu'il devrait en tant que fumeur et sportif du dimanche ! Bref, il commence à courir tout en ne pensant à rien. C'est génial et tellement facile de se vider la tête. Les foulées s'enchaînent, un pied devant l'autre en évitant de se péter les dents sur les graviers. Premier tour : fastoche !
Il entame le deuxième. Jette un œil sur Basil qui le regarde, l'air satisfait. D'habitude les rôles sont inversés. Il commence à faire chaud. Les gouttes perlent sur son front mais il continu, 1-2, 1-2 toujours en rythme – ou presque. Deuxième tour : il a perdu un poumon en cours de route mais ça va. En repassant pour la dernière fois devant son tortionnaire, il lui fait un petit sourire et lève les pouces, signe que tout va super-bien. Mensonges. Mais il faut terminer, question d'honneur ! Puis il aimerait éviter qu'on lui rappel qu'il est incapable d'effectuer trois tour du lac sans mourir. Troisième tour : envie d'une clope.

Liam s'arrête, essoufflé et ruisselant de sueur. Pose ses mains sur ses cuisse et baisse la tête. C'est un peu flou, c'est drôle. Il retire son tee-shirt, s'essuie avec et s'étale de tout son long sur une parcelle d'herbe pas loin. Sort son paquet de clopes qui ne le quitte jamais et s'en allume une. Idée débile après avoir couru, mais il n'a jamais prétendu être une lumière...

Un jeu où on peut rester allongés ça serait mieux !

L'idée est lancée, reste à son compagnon de la saisir. Liam n'a plus la capacité de réfléchir.
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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Jeu 31 Mai - 19:44

Basil sait qu'il a gagné. Que Liam ne pourra pas dire non à sa proposition, même s'il la juge idiote, même pas drôle, juste chiante. Même s'il n'a pas envie, même si ça le dégoûte de courir, et même s'il en a mal au cœur par avance. Basil sait qu'il ne dira pas non, et qu'ils vont se retrouver, d'ici quelques minutes, dans le parc, sur le gazon rieur et le soleil brillant. Un soleil d'avril, un peu brumeux, certes, mais quand même. Il commence à faire à nouveau à peu près doux. Un sourire bête s'agrandit sur son visage quand le poing de Liam cogne son épaule. Il suit le mouvement, se laisse vaguement aller, mais en profite pour lui saisir fermement le poignet et répondre à sa bourrage en repoussant brutalement le front de son ami, venu se perdre trop proche de lui suite à son coup. Puis ils se lèvent tous les deux, Basil trépigne, il a gagné. Liam accepte, ils sortent, ils vont à l'air libre.

Basil voudrait descendre les escaliers en courant, sentir le plaisir d'une cavalcade sept étages soit plus de sept cent cinquante marches. Quand on y pense, c'est une folie d'avoir à monter et descendre ça tous les jours. Qui a bien pu avoir l'idée de construire une tour si haute ? Heureusement, Basil ne fait pas partie de ces gens que cela peut gêner, et sans ces petites montées quotidiennes, il aurait pu devenir bien pire qu'il ne l'était déjà. Là, quand il arrivait à la porte de la salle commune, il n'était, certes, pas tout à fait épuisé, mais au moins avait-il pu dépenser son trop plein d'énergie. Ou bien, dans son immense sagesse, avait appris à se refaire une petite montée lorsqu'il n'était pas complètement sur d'être capable de se tenir au milieu de l'atmosphère travailleuse de la maison bleue et argent.
En tout cas, Liam s'apprête déjà à se taper trois tours de lac -rappelons que le diamètre du lac de Poudlard est particulièrement important- alors Basil peut comprendre qu'il n'ait pas nécessairement envie, en plus, de commencer à gaspiller son énergie en descendant à toute vitesse ces fameux escaliers. D'avance, Basil se pourlèche les babines en songeant aux râles de Liam lorsqu'il devrai les remonter tout à l'heure. Hihi. Oui, il en rit d'avance.

Basil se rappelle qu'il a lui aussi une mission à accomplir. Pas de mâle à l'horizon. Comment est-ce possible ? Lui-même a du mal à le croire, il se sent profondément déçu. Les gloussements d'une poignée de minette de treize ans les ayant vus passer le rassérène et lui fait plaisir. Heureusement qu'il y a des valeurs sur lesquelles on peut compter. Il passe la main dans les cheveux de son compagnon et les ébouriffe presque violemment, puis il saute les quelques dernières marches qui le sépare des pierres du Grand Hall et s'élance en braillant comme un âne jusqu'à la porte qu'il pousse pour respirer l'air libre et frais du parc.
Et c'est là qu'il trouve enfin les garçons dont il avait besoin.

Ah ben c'est pas trop tôt !
Il jette un œil derrière lui pour être sur que Liam est sur ses pas, et le verra bien accomplir son défi. Faisons les choses en bonnes et dues formes. Il ne cherche pas longtemps sa proie, puisque l'intitulé du pari stipulait bien qu'il s'agissait du
« premier mec », et Basil ne va pas se creuser les méninges là où le travail lui est déjà mâché. Aussi, il s'élance vers la bande la plus proche de lui.
Des cinquièmes années, des Gryffondors, quelques Poufsouffles, assis en rond à quelques mètres du lac. Trois filles, deux mecs. L'un d'entre eux grattouille gentiment sur sa petite guitare devant ces demoiselles qui s'ébaudissent. Il est bien probable que Basil n'y avait même pas fait attention. En tout cas, il prend ce jeune homme à revers. Alors qu'il ne le voit pas, il lui attrape les oreilles, lui renverse la tête, et lui roule une pelle mémorable dont il se souviendra probablement tant sa situation semble inconfortable. Une.... Deux.... Trois... Il ne tient pas davantage avant de balancer sa main dans la tronche de Basil, claque à peu près aussi mémorable que la pelle. Il jette sa « grat' » de côté et s'élance derrière Basil qui hurle de rire, tellement, tellement fier de lui, n'est pas loin de le rattraper, mais alors Basil se retourne et le pousse dans l'eau. Fastoche. Il est quand même Poursuiveur ET Capitaine, tout ce sport doit bien payer. Il rit. Il rit, il rit, il rit.

Il rejoint Liam en gambadant.


Et voilà ! chantonne-t-il.

Et voilà. C'est bien, Basil est content. Il ne fait pas trop moche pour aprem' d'Avril en Angleterre, l'herbe est verte, il a poussé un p'tit con dans l'eau, tout va bien. Et il va bientôt voir son cher Liam bouger son corps, le faire transpirer. Il espère le voir suer à grosse goutte. Il espère le voir enlever son tee-shirt. Cette idée l'arrête. Durant un millième de seconde, il se demande pourquoi une pensée aussi étrange a pu lui traverser l'esprit. Son pote, il le voit régulièrement plus ou moins à poil, ils partagent quand même le même dortoir depuis sept ans, et la pudeur, ça a jamais été leur truc, comme le savent désormais tous les élèves de Poudlard qui prenaient leur petit déjeuner « ce matin-là ». Il secoue la tête rapidement et son esprit vide.


*Ouf. *

Et puis Liam s'élance autour de lac. Basil se remet à ricaner doucement. Il place ses mains sur ses hanches, comme le ferait un véritable entraîneur de sport, et regarde son petit poulain courir vaillamment autour du superbe lac de Poudlard. Il aime bien cet endroit. Il se souvient du jour où il a du traverser le lac en nageant. Ça, c'était carrément épique. S'il le faisait faire à Liam, probablement qu'il coulerait. Ce ne serait pas très drôle. C'est pour ça que Basil s'abstient. Il y a bien d'autres manières se s'amuser sans avoir à mourir. Par exemple, observer Liam commencer à souffrir alors qu'il commence à peine son deuxième tour, voilà qui est tout à fait hilarant, et Basil le fait comprendre à son ami de toujours en l'encourageant de son rire tonitruant. Pour le troisième tour, Basil se lance à ses côtés pour l'encourager d'une part, ensuite parce qu'il ne parvient plus à tenir en place. Ses jambes se dénouent avec bonheur, l'immobilité leur était insupportable. Il sent l'air entrer vigoureusement dans ses larges poumons, il le sent circuler dans tout son corps avec un plaisir physique qu'il ne saurait ni dissimuler, ni expliquer à quiconque qui n'aimerait pas le sport. C'est à ce genre de plaisir que Liam reste complètement hermétique. Quel dommage pour lui. Quelle jouissance dont il ne peut pas profiter, s'il savait... ! En quelques puissantes enjambées, Basil a rapidement dépassé Liam qui, il est vrai, court depuis plus longtemps que lui, et c'est en trépidant sous l'arbre qui signifiait le point de départ que Basil se met à attendre son frère de cœur. Celui-ci s'effondre sous les rires de Basil.

Bravo mec ! J'suis fier de toi, vieux.

Il jette un regard au lac, dans lequel le soleil miroite gentiment.

Ça faisait un bail que je t'avais pas vu courir comme ça, t'sais. C'tait bôôô... !

Il s'esclaffe. C'est trop facile. Lui aussi s'étend à son tour dans l'herbe fraiche, légèrement humide, et élève ses jambes en angle droit au-dessus de son ventre. Les baisse. Les relève. Rien de tel pour les abdos.
Liam enlève son tee-shirt. Les jambes de Basil restent en suspens, comme flottant dans l'air. Il les laisse descendre doucement.


C'est pas comme ça que tu vas améliorer ton souffle, bwaha ! Glousse-t-il quand Liam allume sa cigarette.

Il rit à nouveau et se retourne sur le ventre, le nez dans l'herbe. Ah, la nature, l'air frais, le corps, les corps, toute cette sensualité !! Sa nervosité d'adolescent, sa sensibilité de jeune homme ne peuvent simplement pas résister à tous ces appels, toutes ces sensations, cette agitation, comment, mais comment faire ! Il n'y a qu'une solution pour résister à la tentation ! « C'est d'y céder ». Tu l'as dit bouffi, pense-t-il en apercevant brièvement le visage de Wilde derrière ses paupières fermées. La jouissance est à portée de main, Basil le sait. Il n'a pas mis beaucoup de temps à l'apprendre, peut-être parce qu'il lui en faut peu. Se rouler dans l'herbe. Et le tour est joué.
Il se glisse à nouveau sur le dos, regarde ce ciel mi-gris mi-bleu s'étendre sous lui. Liam, dont le cœur palpite encore sur sa droite, est excédé. Il supplie la simplicité.
Basil sourit, il se sent puissant. Il réfléchit sans dire un mot. Il se demande jusqu'où il peut épuiser son camarade, jusqu'à quel degrés de nudité l'épuisement le poussera. Ce serait trop facile de gagner en ne lançant que des défis physiques, Basil en a conscience. Et ce n'est pas son objectif.


Tu vois cette fille ?

Basil, sans même se redresser, montre un point aussi invisible qu'aléatoire, dans une direction qu'il n'a même pas choisie. Il ne sait même pas s'il y a une fille au bout de son doigt.

Je te laisse vingt minutes pour obtenir un rancard.

Il baisse le bras et regarde Liam en souriant avec béatitude.

Mais bien sur, ricane-t-il, comme je suis un mec cool, je te laisse le temps de reprendre ta respiration.

Il laisse un temps.

Cap ou pas cap ?
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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Dim 3 Juin - 15:53

Liam a une multitude de petits points noirs devant les yeux, les mains moites, le souffle court et les muscles tremblants. Ces sensations désagréables lui sont familières, pourtant il apprécie la mollesse et l'impression de flotter qui en résultent. Sa clope au bec, il n'a même pas le courage d'utiliser ses mains, étendues le long de son corps. Il aspire et souffle la fumée sur le côté, histoire de ne pas en avoir dans les yeux. Cool. Ses alvéoles pulmonaires sont déployées, la fumée s'infiltre beaucoup mieux et rajoute un certain tournis à la situation. Super-cool.
Comme Basil ne s'arrête jamais, l’allégresse n'est que de courte durée. Il est rapidement ramené à sa condition de non-sportif qui meurt dès qu'il doit piquer un sprint. Un nouveau défi l'attend apparemment ! Moins physique cette fois, juste dans ses cordes. Quoi qu'il faut quand même se lever...

Le jeune homme exécute une rotation sur le ventre et regarde dans la direction que lui a indiquée son ami, visiblement au hasard. Heureusement pour lui, trois jeunes filles discutent non loin d'eux. La première, jeune, doit avoir douze ans au maximum. Bien qu'il ne puisse distinguer le blason sur sa cap, Liam pencherait pour une Poufsouffle. Trop jeune. Il n'a pas vraiment de principes, mais les gamines ne l'intéresse pas, même si c'est plus facile qu'avec les autres. Quoi qu'une jeune fille de 17 ans est tout aussi influençable qu'une de 12. La deuxième est une Serdaigle. Il le sait uniquement parce qu'il a déjà vu son acolyte tenter de la séduire dans la Salle Commune. Aucun intérêt. Enfin la dernière, il ne la connaît pas. Ça paraît bizarre qu'en septième année il soit incapable de distinguer les élèves, et pourtant...
Il est déjà difficile pour Liam de s'occuper des gens qui partagent le même dortoir que lui, alors la même école !

Il plisse les yeux pour tenter de définir si elle est mignonne. Plutôt quelconque en fait. Brune, de taille moyenne et potelée. Rien de bien extraordinaire, mais c'est tant mieux. Les canons de beauté (enfin si c'est possible à 16 ans) vous donnent l'impression de vous faire une faveur lorsqu'elles acceptent de poser leur regard sur vous. Insupportable ! Basil recherche ce genre d'attention et c'est souvent vers ces filles qu'il se tourne parce que la récompense est plus difficile à obtenir, mais Liam ne partage absolument pas ses goût en matière de femelles.

Cap.

Un sourire narquois à son voisin et il se lève. On pourrait penser que le fait qu'il ait couru puisse jouer en sa défaveur, mais pas du tout ! L'effort fourni rend les muscles saillants et il a dont l'air beaucoup plus musclé qu'il ne l'est en réalité. Il enfile son tee-shirt et se dirige avec nonchalance vers sa victoire. Il sait pertinemment que Basil le regarde s'éloigner, tout exciter de savoir s'il va parvenir à réaliser le défi.

Liam s'avance tranquillement. Les jeunes filles l'ont vu arriver et attende de savoir ce qu'il souhaite, toute leur attention dirigée vers lui, pour son bon plaisir. Même s'il est connu comme le loup blanc à Poudlard pour ses frasques, sa réputation auprès des filles est moins pourrie que celle de son camarade. D'ailleurs, il se demande comment Basil parvient encore à approcher les jeunes filles à moins de 20 mètres.
Il arrive à leur hauteur. Il est temps de dire quelque chose. Le Serdaigle n'a pas de « technique » bien précise et rodée qu'il a mise au point lorsqu'il avait 13 ans. Rien n'est vraiment prémédité et il compte pas mal sur le fait qu'il n'est pas ignoble, n'étant pas le meilleur orateur qui soit.

Salut. Est-ce que je peux vous emprunter votre copine ?

Là, soit il retourne vers Basil comme une débile qui vient de se faire rembarrer, soit il a une chance de repartir avec ce qu'il souhaite. Suspens.
Les deux amies gloussent et finissent par prononcer un « bien sûr » de connivence, comme si l’événement du siècle arrivait et que leur copine avait une chance inouïe. S'il n'avait pas eu un pari à gagner, Liam serait parti en courant. Tout plutôt qu'une bande de pintades qui se marrent. Bande d'idiotes. Mais la troisième fini par le suivre à l'écart. Il lance d'ailleurs un regard en direction de son pote, qui lui sourit en retour.

Bon voilà, commence-t-il avec un air faussement gêné. C'est la première fois que je fais ça mais je te trouve très jolie et j'aimerais faire ta connaissance. Ça te tenterait de boire qu'on boive un verre tous les deux demain ?

Il avait d'abord pensé à un « tu sais que t'es bonne ? » mais apparemment ça ne fonctionne pas dans la vraie vie. La jeune demoiselle rougit, visiblement flâtée d'avoir été remarquée par un élève « plus vieux » donc avec potentiellement plus d'expérience.

Oui...ça serait sympa.

Passons le reste d'une conversation indigne d'intérêt. En bref : il a rendez-vous demain à 17 heures avec Daphné. Elle lui donne même son numéro, au cas où.
Liam s'en retourne donc victorieux. Beaucoup trop facile. Il est assez peu probable qu'il se pointe le lendemain au rencard. Mais il a gagné et c'est tout ce qui compte, passer pour un salaud est de l'odre du détail, de l'anecdote.

Et voilà, rien de plus facile mon pote ! Je l'emballe en deux temps trois mouvements. Et plus si affinités ! C'est ton tour maintenant.

Liam réfléchit. Ou fait mine de réfléchir.

Je sais. On se fait un « qui en fait le plus ? »

Il jouaient rarement à ce jeu qui consiste à comparer leurs « scores » dans tous les domaines possibles et imaginables. Mais Liam a envie, alors jouons !

Alors, combien de râteaux tu t'es pris ?

Il est quasiment sûr que son ami le bat dans le domaine amoureux, mais on fait toujours ce que l'on peut pour tromper l'ennui. En attendant, il se rallume une cigarette et s'installe confortablement à côté de Basil.

[La perche est un peu grossière, mais je n'ai pas eu d'autre idée...]
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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Lun 4 Juin - 17:28

Basil se marre déjà. C'est idiot, rien n'a commencé, Liam n'a même pas ouvert la bouche, il ignore qui il a bien pu désigner. Était-ce seulement une fille au bout de son doigts ? Peut-être, il s'en fiche. Il y avait forcément quelqu'un, car ils étaient loin d'être les seuls à avoir cherché à profiter des rares rayons de soleil de ce mois d'avril timide. Mais après tout, En avril, ne te découvre pas d'un fil ! . Rien n'était gagné, tout le monde le savait. Donc tout le monde se jetait sur la pelouse du parc dès le moindre bout de soleil. Enfin. Tout le monde sauf Liam , aurait ronchonné Basil pour être précis. Mais dans le fond, c'était pas grave, c'était tellement drôle de pousser Liam dans l'herbe et de lui faire manger de la terre alors qu'il n'aimait pas ça ! Son plaisir en aurait été amoindri si ça n'avait pas été le cas. Après un temps de réflexion, il était pourtant clair que personne n'aurait apprécié une telle violence, soleil ou pas. À méditer.
Basil entend à côté de lui la respiration lourde et brumeuse de son pote. Aah la cigarette et la paresse ne font pas bon ménage. En comparaison à Liam, Basil fumait relativement peu. Il avait le sport pour compenser, ses drogues à lui, c'était l'adrénaline et la sueur. Mais il ne critiquait pas, le samedi soir, il ne disait jamais non. En règle générale, Basil ne disait jamais non à rien, en fait, quelqu'ait pu être le temps, l'endroit, le moment. C'était toujours une question d'honneur, en fait. Une question de jeu. Il fallait toujours être présent, prêt à bondir sur tout, que ça bouge ou pas. Et heureusement que Basil est là pour le rappeler à son cher Liam, autrement, ce gros lard ne bougerait jamais son cul. C'était un peu comme ses pandas qui avaient jusqu'à la flemme de baiser leurs femelles, et ces abrutis s'étaient retrouvés en voie disparition. Pa-thé-tique. Avec Basil, ça ne serait pas arrivé.
Il glousse. Il se fait rire tout seul. Sa vie est géniale.

Liam se lève.
Normal. L'a pas l'choix t'façon.
Basil le suit du regard, un immense sourire aux lèvres, et se retourne sur le ventre lorsque son cou n'est plus capable de se retourner pour continuer à observer ce grand dadais qui s'avance péniblement jusqu'à un groupe de trois jeunes filles. Basil se sent particulièrement puissant d'avoir su flairer la chair de femme, sans même avoir à les regarder, presqu'instinctivement. Enfin bon. Deux gamines et une grande nana. N'empêche que ça compte, ce sont des filles. Pas spécialement canon, Basil ne les a jamais vraiment remarquées. Il devrait rougir de penser ça de deux deuxième année, mais l'idée du vice ne l'effleure même pas. Il se contente de ne pas s'étonner du choix de Liam. Forcément, une un peu grande, c'est plus pratique quand on a la carrure de ce Serdaigle. Basil se dit qu'il pourrait être Batteur, s'il savait se tenir sur un balai, et si dix minutes d'effort ne suffisait pas à l'épuiser. Bon, d'accord. Liam ne pourrait pas être Batteur. Il n'est bon qu'à se prendre des coups de batte, Basil le sait, il a déjà expérimenté. C'était même drôle. Lolant.

Les jeunes gens s'éloignent des petites filles et discutent un instant. Basil aime bien voir Liam draguer, ce qui, dans le fond, est plutôt rare, puisque son ami n'en a pas vraiment besoin. Les filles ne se font pas trop prier, en règle générale, peut-être aiment-elles sa carrure de  vrai mâle, pas comme Basil qui n'a que sa grande gueule et sa voix pétée à force de crier pour se faire remarquer. Ah, ces filles... Comment peuvent-elles oublier si facilement qu'il est le Capitaine de l'équipe de Serdaigle ! Équipe qui a remporté la Coupe quand il était en troisième année, l'année durant laquelle il avait justement rejoint l'équipe comme Poursuiveur. Comment peuvent-elles avoir si peu d'imagination, ne pas penser aux muscles fins, puissants, PARFAITS qui se cachent sous sa chemise et sa cravate ? Il est obligé de trouver des défis tordus pour avoir des prétextes pour les leur montrer ! Alors qu'avec Liam, forcément, monsieur et ses épaules d'athlète qui bouge pas son cul de la journée, hein, ça y va. Toutes des idiotes. Quand il y pense, Basil en mourrait de rage. Et de frustration. Aah les filles...
Heureusement pour lui, il ne pense pas. Monsieur est borné dans son genre, il ne peut avoir des pensées rationnelles qu'au fond de son lit, seul. La plupart du temps, si une fille traîne dans les parages, son sang ne fait qu'un tour et il ne pense plus à rien, seulement au meilleur moyen pour pouvoir tâter un peu de chair. Ou bien, il est sur son balai, et ne pense plus. Libération.
Tout ça pour dire que quand Liam a besoin de se  décharger , ce n'est pas spécialement compliqué pour lui. Selon Basil, en tout cas.
Alors le voir minauder avec une fille qu'il ne connait pas, une brunette rondelette dont il n'a rien à foutre, chercher les meilleurs mots pour taper pile dans ce que la fille veut entendre et gagner le défi, Basil trouver ça particulièrement comique. Vengeance. Oui. Il l'assume. Rien à battre.

Liam gagne. Rien de surprenant. Basil n'en attendait pas moins de son meilleur ami. Cela dit, il aurait pu tomber sur une mal-lunée, la chance a ses hauts et ses bas, c'est bien connu, il est bien placé pour le savoir. Hum.
Liam n'en semble même pas satisfait. C'était trop facile. Elle était trop jeune, peut-être, ou bien trop moche, ou Liam trop beau. Que peut-on faire contre la vie ? La prochaine fois, Basil lui demandera un rendez-vous avec Monsieur le Poulpe du Lac. Ça, ça promettrait.
Quoiqu'il en soit, c'est le tour de Basil. Les choses redeviennent intéressantes. Il se redresse, tout frétillant, tout à fait prêt à faire n'importe quoi pour remporter des points. Basil s'attendait à bouger, à devoir courir, à peut-être avoir l'occasion d'aborder une nana, mais non, Liam part sur le jeu des nombres. C'est bien aussi, mais Basil avait plutôt envie de se bouger. Il aime bien l'herbe, c'est sur, mais il préfère se rouler dedans en gueulant, ou bien chercher à en faire manger à Liam. Rester assis. Bof.
Il se laisse à nouveau tomber de tout son long dans la pelouse et son regard se perd dans les nuages lorsqu'il balance son :

Wooh, t'es pas drôle mec ! 'Spece de feignasse !

Mais de toute façon, c'est son tour de se la fermer et d'obéir, Liam le sait, il le sait, donc il se la ferme et attend la suite. Tant pis. Ça peut être drôle aussi. De toute façon, Basil étant d'une nature particulièrement positive, il savait s'accommoder de tout, alors tout pouvait être propice au jeu et au rire. 

Combien de râteaux... Bonne question.
C'est curieux que ce ne soit que la première fois que le sujet ait abordé. Basil réfléchit un instant, ses sourcils se froncent asymétriquement. Très curieux. Il ne s'est pas pris tant de véritables râteaux que ça, puisqu'en général, il ne demande pas. Est ce que les gifles comptent ? On va dire que non. Un râteau, c'est quand tu demandes gentiment à une demoiselle de sortir avec elle et qu'elle te répond simplement non, que tu n'es pas son type. Le refus du viol n'en fait donc pas partie. Heureusement, sinon, la dizaine, la quinzaine-même, aurait été largement dépassé. Ouf.
Le critère une fois défini, il compte dans sa tête, et le visage de ces filles qui n'ont pas su l'aimer passent devant ses yeux. Quel moment désagréable. Il pense à Azalée. La blonde superbe qui lui donne la gerbe. Puis Angèle. Jolie brune, mais elle était gentille, elle. Il ne lui en voulait pas et gardait toujours un petit espoir. Il se demande si Hela, la prof, elle compte. De toute façon, il n'avait jamais eu l'intention de véritablement sortir avec elle, il le savait d'avance qu'elle n'aurait pas voulu, et les MILF, c'était pas trop son genre. Pas du tout même. En fait. Admettons. Trois. Ses lèvres bougent alors qu'il compte tout bas. Il pense à une autre fille un peu obscure. Quatre. Pas glorieux. Bon, la prof ne comptera pas.

Trois, dit-il finalement.

Il tourne la tête vers Liam. C'est son tour.
Il se mord la lèvre. Pour trouver des questions, il n'est pas très doué. Il n'y a que des idées tordues, perverses, pleines de sexe et de drogue qui lui traversent l'esprit. Il ne peut quand même pas lui demander sa moyenne de potion du premier trimestre. Non seulement c'est carrément nul, mais en plus il la connait déjà. Acceptable. Un peu plus bas que d'habitude. Basil sait qu'en plus, Liam s'en fout.
Il choisit donc une des questions à peu près soft dans son lot de cochonneries qu'il a dans le crâne. Il se tourne vers Liam et le pince brusquement à la hanche :

Tu cries quoi quand tu jouis ?

Bon, techniquement, c'est pas vraiment une question qui rentre dans le « qui en a le plus ». Mais ce jeu, c'est un peu le  vérité du  action ou vérité , alors il sait qu'il a le droit. De toute façon, quand c'est lui qui a le pouvoir du défi, il fait ce qu'il veut. Liam le sait. Basil le sait. Tout le monde est content, tout le monde obéit.
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Mar 5 Juin - 19:40

En cet instant, la vie est vraiment facile. Liam se sent parfaitement bien. Et il y a de quoi : il est allongé (sa position préférée) et en compagnie de son meilleur ami. Bon, les choses auraient été encore plus parfaites s'il n'avait pas de l'herbe dans le tee-shirt, mais on ne peut pas être aussi exigent. Le jeu qu'il a lancé ne nécessite aucun mouvement de sa part et très peu de réflexion. Tout à fait dans ses cordes.
Le nombre de râteaux que s'est pris Basil est étonnement bas. Évidemment, il n'a pas précisé ce qu'il entendait par là, c'est de sa faute. Mais il aurait quand même dit plus...Remarque ils ne parlent jamais de ces choses là tous les deux. On pourrait s'attendre à ce que deux mecs comparent leurs expériences, le nombre de fois où ils ont fait jouir leur partenaire, la façon ignoble dont ils l'on ignorée par la suite, etc. Mais non. C'est plus un truc de fille. Une façon pour elles de se rassurer, d'être certaines que ce qui leur arrive est « normal ». Un homme fait avec ce qu'il lui arrive, priant plutôt pour que ses congénères n’apprennent pas de choses trop personnelles les concernant.

Liam se demande ce qu'elles se disent ces jeunes filles lorsqu'elles leur mette un râteau, collent une gifle ou acceptent de faire l'amour avec eux. Enfin, il se le demande mais n'a pas vraiment envie de connaître la réponse. Pas par égoïsme genre « seul mon plaisir compte », mais plutôt parce qu'il est nul en sentiments et que ça compliquerait tout s'il devait en plus penser à ce que peuvent ressentir les autres. C'est déjà suffisamment difficile d'être soi ! Remarque pas pour tout le monde. Plus facile d'être une Angèle qu'une Hermione, au moins physiquement ! Et ce n'est pas Basil qui viendrait le contredire. Mais enfin, comme le disent les moches, les complexés, les frustrés et autres ratés, « c'est la beauté intérieure qui compte ».

A la question que lui pose son voisin, le jeune homme se redresse, s’appuie sur son coude et le regarde, un peu hébété. Là on arrive dans les question très personnelles. S'ils ne parlent pas vraiment de filles, ils parlent encore moins de sexe. Mais ça ne l'étonne pas de Basil. Un nombre impressionnant de questions salaces voire un peu pornographiques ont dû passer dans son esprit en mal d'action. Étrange cette tendance qu'ont tous les individus à être excités par les rapports sexuels, même s'ils ne sont pas concernés. Apparemment, c'est toujours plus intéressant à raconter qu'un voyage à Cuba. Liam n'est jamais allé à Cuba, il doit donc se contenter de ses « performances » sexuelles. Il n'aurait jamais pensé que ça pourrait intéresser quelqu'un puisque ça ne l'intéresse pas lui-même ! Certes il ne se sent pas concerné par grand chose...Mais quand même ! C'est juste du cul, un désir primaire et pas vraiment indispensable.

Cependant il réfléchit. Il faut bien qu'il réponde. A-t-il déjà joui durant sa courte vie ? Oui, en mangeant une énorme part de tarte au myrtille de sa mère. Oui, en fumant un clope. Oui, en jouant avec Basil. Pendant l'acte ? Bof. Il éprouve toujours un certain plaisir, mais rien de comparable à un morceau de gâteau ! Mais peut-être est-ce parce que son cerveau en pleine puberté est perturbé par toutes les images pornographiques qui circulent, montrant que jouir c'est pousser des petits cris égus pour une femme et grogner comme un ours pour un homme. Rien de réjouissant.
Mais il faut dire quelque chose quand même.

Moi je fais jouir mon pote.

La phrase se veut arrogante et pleine de vantardise, mais le ton n'y est pas, ni l'expression faciale. La vérité, c'est plutôt « j'en sais rien mec, j'y ai jamais réfléchi, t'as de ces questions ! ». Mais ça n'aurait pas contenté le côté voyeur de Basil. Même s'il n'y croit pas, ça le fera rire et ça lui donnera peut-être quelques idées pour de prochaines dragues.

Il se rallonge, les mains derrière la tête, tel un pacha, heureux de pouvoir s'affaler à sa guise. Le jeu prend une tournure particulière, mais c'est le jeu et il faut suivre coûte que coûte, surtout si l'on parvient à déstabiliser l'autre. Là ça devient vraiment génial, parvenir à proposer quelque chose d'inattendu, dangereux et un brin exhibitionniste. Mais après tant d'années, comment se surprendre ? Liam pourrait décrire la façon qu'à son ami de respirer et le connaît par cœur, comme s'il faisait partie de lui-même. Comme dans un vieux couple. Par sûr que Basil avec des jarretelles suffise à « rallumer la flamme », mais c'est une idée à conserver pour plus tard !

Un sourire sur le visage, une image de son ami déguisé dans la tête, il sort son bras gauche et l'étale de toutes ses forces sur le ventre de son pote, toujours à côté. Il rit. Tourne la tête dans sa direction et le regarde. C'est vrai qu'ils ressemblent à un petit couple. Les soucis de la vie conjugale en moins. On a déjà pensé qu'ils étaient gay, mais ils l'ont un peu cherché...Faire un strip-tease ensemble, se taper dessus « affectueusement » à longueur de temps et tout faire – ou presque – à deux, ça peut provoquer des doutes chez les habitants de Poudlard. Mais le jeune homme a rapidement démontré qu'il était assez hétéro pour dissiper tout doutes.

Bon puisqu'on s'aventure dans ce domaine...

Liam se fout de la question qu'il va poser, tout autant que de la réponse. Il ne sait même pas d'où une telle idée à pu lui venir, certainement par instinct de survie, parce que si ce n'est pas lui qui la pose, Basil la lui posera. D'ailleurs la vie « privée » de son camarade n'a que peu d'intérêt à ses yeux, sinon juste parce que c'est LUI. Mais encore une fois, le jeu compte !

...Avec combien de filles t'as couché ?

Il a l'impression d'avoir 12 ans. Bon peu de gens ont déjà fait l'amour à cet âge là, mais c'est bien le genre de trucs débiles type « confession-de-la-mort-qui-tue » qu'on peut se dire lorsqu'on est jeune Sûrement. Seulement Basil et Liam n'ont plus 12 ans...
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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Mer 6 Juin - 19:24

C'est vrai que c'est une question plutôt idiote. Basil ne sait déjà plus pourquoi il l'a posée, pourquoi il se permet tout d'un coup d'aller piétiner les plates-bandes de la vie privée de son partenaire, ce qu'il ne s'était jamais autorisé à faire jusqu'à présent. En fait, l'idée même d'aller jusque là, en général, ne l'effleurait même pas, aussi, il aurait été bien en peine d'expliquer pourquoi c'était cette question là qui lui était venue, presque spontanément. Ou plutôt il se demandait pourquoi il ne trouvait que ça à lui poser, pourquoi il fallait tomber dans le bête et le trivial. Il avait la réponse : parce qu'autrement, il n'y aurait pas eu de défis. La question de se mettre en danger, de s'exposer ou pas ne se serait pas posée, et alors la question n'aurait servi à rien. S'il voulait discuter de choses et d'autres avec Liam, simplement, sans arrière-pensée, pour le plaisir de la discussion et du débat posé, il n'avait pas besoin de se placer sous le sceau du jeu. Quand il lui demandait quelle partie du cours de Métamorphose il avait préféré, par exemple, ou bien ce qu'il avait pensé du dernier matchs des Pies de Montrose – c'est-à-dire en général, rien.
Parler de cul, qu'on soit un garçon, ou même une fille, très probablement, ça signifiait, vraiment, s'exposer, se mettre en danger, se comparer. La compétition, bien sur, était omniprésente, et il n'y avait surement pas de terrain plus de délicat que celui du sexe. Pourquoi ? Parce qu'il mettait en jeu une part intime de soi, peut-être, Basil n'aurait pas su réellement mettre le doigt sur le problème que le sujet poser. Il n'aurait pas pu expliquer pourquoi, dans le domaine du jeu, c'était ces questions-  qui entraient en compte. Après tout, il aurait tout aussi bien pu lui demander combien de fois il s'était pissé dessus sans le faire exprès. Mais le but n'était pas d'humilier aussi bassement l'autre, ça, ça n'avait pas d'intérêt. Le but n'était même pas d'humilier. Non. C'était plutôt s'élever soi-même, prendre confiance en soi. Peut-être. En fait non, puisque la meilleure manière de garder, justement, confiance en soi, c'était de ne pas en parler. Alors pourquoi cette question ?  Pourquoi ? 

*C'est lui qui a commencé. *

Et en plus, c'est vrai. C'est à Liam qu'il devrait poser la question. Il devrait le mettre au défi de lui expliquer pourquoi les hommes savent parler et pas les animaux, pourquoi la terre ne chante pas, et pourquoi les étoiles ne font pas de corde à sauter. Ça, ce serait du défi. M ais non. Il lui demande ce qu'il crie quand il jouit. Comment sait-il s'il crie, de toute façon ? Pourquoi voudrait-il le savoir, de toute façon  ?
Des images traversent brièvement son esprit pendant que Liam réfléchit. Il l'imagine crier. Il se demande ce qu'il crie. Combien de fois, déjà, l'a-t-il imaginé crier ?
Ça lui paraît tellement évident. Et pourtant, bien sur que ça ne l'est pas.
Ses dents s'enfoncent un peu plus dans sa lèvre inférieure.

*Ne réfléchis même plus. *

Il se sent en danger.
Il aimerait revenir en arrière et ne pas entendre la réponse de Liam. Il a peur de ne pas être capable de  bien réagir, c'est-à-dire de n'avoir aucune réaction aussi indésirable qu'incontrôlable. Le mieux, c'est quasiment de ne pas écouter la réponse. Car c'est lui qui, pour le coup, l'a cherché. Et bien, même.
La réponse de Liam tombe. Parfaite. Absolument parfaite. Basil sourit et un rire large, quoique ô combien nerveux, lui échappe. Il ferme les yeux, et n'essaie même pas d'imaginer Liam. De toute façon, sa propre formulation ne permet aucun fantasme tant elle est auto-centrée sur Liam lui-même et sa propre action. Et elle est trop virile. Elle est trop franche, trop amicale, trop désespérément neutre. Aucun impact. Rien. Si la question de Basil a pu surprendre son ami, il n'en reste rien. Il y répond comme s'il se contentait de hausser les épaules. C'est dur rien. Pour Basil, c'est comme s'il n'avait pas répondu, et ça lui va parfaitement bien.
Pour peu, il serait presque passé à côté de la provocation évidente de Liam, provocation qu'il ne peut pas laisser passer, sa virilité y étant mise clairement en jeu.
Comment aurait-il pu anticiper sur la suite ?
Il quitte sa rêverie et son soulagement pour retrouver la pleine possession de ses moyens, se tournent vers Liam et lui assène une violente bourrade dans l'épaule.

Woh, mec, j'interdis, tu m'entends ?! J'interdis ce genre d'insinuation.

Il se rallonge, l'air de rien. Liam a l'air trop content de sa réponse pour répliquer pour le moment. Puis Basil se prend son bras sur le ventre et un éclat de rire dans les oreilles. Ça fait toujours plaisir. Il se sent mieux, toute ambigüité n'a pas été relevée, et c'est parfait. À dire vrai, Basil lui-même n'aurait su, avec honnêteté, explique cette onde de malaise qui venait de le traverser. Cette appréhension, il n'avait pas eu suffisamment de temps pour la décortiquer, juste la sentir et la craindre. Alors forcément, ça allait mieux, et tout n'était pas si grave. Le rire de Liam lui faisait du bien. Basil en savait un certain rayon sur la fraternité, mais ce qu'il vivait avec Liam surpassait cette osmose. On choisissait ses amis, et pas sa famille, et ça changeait tout. Leur lien dépassait celui du sans, de la chair, et entendre Liam rire, spontanément, lui donnait envie de rire, du moins, alléger son propre corps.
Pour Basil, peu importait ce que les gens pouvaient penser. Vraiment. Hétéro, gay... l'essentiel, c'était que rien ne brise cette relation privilégiée qu'il entretenait avec son cher Liam, et c'était tout. En ce qui avait trait aux filles, il pensait avec simplicité que ce n'était pas ça qui pouvait les gêner. Se faire draguer par un type qu'elles avaient cru gay ne pouvait que les faire changer d'avis, et donc n'annihilait en rien sa performance. Et celles qui auraient refusé de lui parler à cause de rumeurs et de suppositions, et bien de toute façon il n'aurait pas eu l'intention de lui adresser la parole. Il ne chipotait, avait plutôt tendance à apprécier tout le monde, mais le refus, la mauvaise humeur, et le jugement qu'il pouvait se faire sur des personnes suffisaient à le soigner. Ce n'était pas comme s'il parlait  vraiment à tout le monde .
En tout cas, Basil ne répond pas à ce bras qui s'aplatit sur ses abdos, il regarde le ciel et profite du rire clair de Liam.
C'est son tour.
Il attend, il sent avec délice les battements de son cœur s'accélérer. Que d'aventures ! Que va-t-il encore lui arriver ?

La question tombe lourdement, dans un claquement de guillotine. Il l'a bien cherché.
C'est drôle en fait, de se dire que c'est la première fois qu'ils en parlent. C'est drôle de penser qu'ils n'ont jamais eu besoin d'en discuter tant ils avaient confiance l'un dans l'autre. C'est drôle que ce soit au bout de sept années que la question tombe : leur amitié est-elle fondée sur la réciprocité ?
En réalité, Basil n'a jamais douté de la vie sexuelle de Liam. Il fait tellement homme que le doute ne semblait pas permis. Sa propre vie sexuelle, lui, il la fantasmait. Avec combien de filles il a couché ? Mais avec vingt, cent, mille ! Avec le tout Poudlard ! Il n' a suffit que d'une hormone pour que chaque fille, pour que la moindre cherche traverse son regard scrutateur et aux sans cesse aux aguets. Il les a toutes, toutes, toutes déshabillées sous ses paupières, il n'y en a pas une que ses doigts n'ont pas imaginé caresser. Un cortège de peau, de lèvres, de seins, de chair... De chair... Tellement de chair, tout autour de lui, omniprésente, envoûtante, et pas une pour se refuser à la caresse de son esprit affamé. C'était si simple. Si simple.
Dix-sept ans, ce n'est pas vieux. Dix-sept ans et deux mois. C'est la moyenne d'âge du premier rapport sexuel pour un garçon. Dix-sept ans et sept mois. C'est son âge. Cinq mois. Cinq mois ce n'est rien. Mais ce chiffre, est imprimé au fer rouge derrière sa rétine et lui brûle les pupilles dès que son œil se pose sur le dessous d'une jupe qui laisse apercevoir le haut d'une cuisse, dès qu'une gorge se dévoile jusqu'à la naissance des seins. Des seins. Des cuisses. Des mots magiques. Des mots que sa langue ait épuisé de rêver de goûter.
C'est idiot, en fait. À dix-sept ans, ce n'est qu'une question d'  opportunité. Il n'a pas  choisi  son état d'enfant. Mais quoi. Il ne pouvait violer qui que ce soit, bien sur. Bien sur. Ça paraît tellement évident. Lui reprochera-t-on sa vertu ? Évidemment. La question ne se pose même pas. Un peu trop de non, c'est tout. Un peu trop de oui pour Liam, c'est tout. Dieu sait l'énergie qu'il a mise dans cette entreprise. Dieu sait tout ce qu'elle représente pour lui. Des non. Des occasions manquées. Une faiblesse. Il en faut si peu.
Un sourire idiot grandit sur ses lèvres. Il ne luttera pas. Il ne se pose même pas la question du mensonge. C'est le jeu. Et le jeu n'est pas négociable. S'il en venait à mentir à Liam, ce serait la fin. Et ça, Basil ne peut pas le supporter. Il y a toujours les potes, bien sur, et même des filles qu'il aime bien et qui elles-mêmes l'apprécient. Mais on ne touche pas à Liam. Et Basil n'est pas un menteur. Ici, le déshonneur viendrait du mensonger et non pas de la révélation. L'évidence pour Basil. Pour Liam. Pour le jeu.
Il prend son temps pour répondre. Peut-être Liam pensera-t-il qu'il compte. Basil ne veut même pas savoir à combien en est Liam. Il se demande plutôt avec qui, bien qu'il en ait une certaine idée. Liam n'est pas un grand bavard, et Basil se rend compte que ce silence était plutôt bon pour lui. D'où vient cette idée du défi de l'oralité et de la révélation ? Peut-être que c'est le moment pour Basil de s'insurger et de dénoncer ce jeu comme un délire de filles. Éclipse de réponse. Éclipse du problème. Mais profondément louche. Et particulièrement peu drôle. Et l'humour, n'est-ce pas tout ce qui lui reste, à défaut d'amour ? Enfin. De baise.

Et puis il se redresse. Il garde son sourire. Un sourire plutôt inhabituel sur son visage, presque mystérieux. Béat mais serein. Peut-être un peu triste. Ou blasé. Un sourire las. Le sourire de l'échec résigné, et finalement du plaisir d'en avoir fini avec les combats. Du soulagement. Peut-être que cette révélation entraînera la révolution de mœurs qu'il attend. Qui sait. Il se glisse jusqu'à Liam et pose sa tête sur son ventre. Chaleur.
Ses doigts s'élèvent en formant, entre l'index et le pouce, le rond fatidique. Basil penche la tête, enfonçant un peu plus son oreille gauche vers le nombril de Liam et cligne d'un œil, jusqu'à faire rentrer le visage de son ami entre ses doigts arrondis. Et finalement, il lâche

Zé-ro.

Syllabes détachées. Claires. Nettes. Précises. Aucune ambigüité, et presqu'une fierté face à sa vertu préservée. Ce sentiment, bizarrement, disparaît rapidement.
Basil ricane.
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MessageSujet: Re: Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]   Ven 8 Juin - 16:14

A peine sa question posée, Liam a pensé à autre chose. Pourquoi ? Un événement inattendu et pour le moins perturbant s'est produit : une coccinelle s'est posée sur son bras ! Phénomène mystique, surnaturelle et pour le moins étrange dans un parc.
Il détourne les yeux de son ami pour fixer toute son attention sur la petite bébête. Trois masses noires tâchent son dos tout rond. Mais contrairement à ses congénères, elle est jaune. Jaune et noir ! Une coccinelle mutante ! Le jeune homme est totalement fasciné pas ses petites pattes qui s'agitent les unes après les autres, lui permettant de grimper le long de son membre supérieur droit. Tout l'enjeu est de ne pas s’emmêler dans les poils bruns du garçon qu'elle a décidé d'escalader. Quel courage pour un être si petit. Quel imprudence surtout ! Il pourrait l'éjecter à sa guise, à l'aide d'un seul doigt, mais elle tente quand même le coup.

Liam se dit que les Hommes devraient prendre exemple sur les coccinelles et se promener dans l'espace, toujours plus grand qu'eux, sans hésiter à se mettre en danger parfois. Oser tout et n'importe quoi, même au péril de sa vie...surtout au péril de sa vie ! Cette coccinelle, c'est un peu un symbole de liberté et de témérité. L'être qu'il pourrait être, s'il était moins fainéant.
Ensuite il se dit qu'il devrait fumer moins d'herbe.
Mais là, rebondissement ! La petite créature or et noir sort ses petites ailes transparentes. A la fois fragiles et forte. Cassables mais pouvant supporter tout son poids et la transporter à sa guise. Comme il doit être cool de voler...Mais elle ne s'envole pas. Elle laisse juste pendre ses deux petites ailes sur son postérieur et continue de se trémousser, comme s'il s'agissait de plaire. Liam approche son doigt, pour qu'elle monte dessus. L'escalade est plus rude et la belle est presque à la verticale. Mais, pleine de ressources, elle parvient à atteindre de sommet. Victoire !
Le Serdaigle approche son index de son visage, pour l'observer de plus près, comme à la loupe. Beaucoup moins mignonne de près !

T'es bien une fille toi, pas de doute, murmure-t-il sans être entendu d'un Basil dont il ne capte pas le silence, trop occupé.

Puis, geste débile oblige, il souffle sur la demoiselle coccinelle pour qu'elle s'en aille. Ainsi rejetée, elle prend son envole, comme une jeune fille après un outrage, sans jamais se retourner. C'est symptomatique. Le jeune homme se lasse beaucoup trop vite. Une chose attire et accapare toute son attention mais 10 minutes plus tard, il s'en détourne. Heureusement que Basil le connaît si bien et n'est pas susceptible.

A cet instant il se rappel la présence de son ami, trop longtemps oublié. Il ne saurait pas dire s'il a donné une réponse à sa question débile. Remarque, ça n'a aucune importance, il n'a pas vraiment envie de savoir et ne s'est jamais aventuré à établir des pronostiques.
En fait, ce qui le ramène à la vraie vie c'est un poids. Un poids sur l'estomac et une sensation de chaleur. Après s'être tordu le cou il constate qu'il n'est pas malade, mais que son meilleur ami a posé la tête sur son ventre. Les contacts de ce genre sont inhabituels. La douceur ne fait partie de leur répertoire, mais Liam se laisse faire. C'est là qu'il entend distinctement la réponse de Basil. Zéro, le vide, le néant. En cet instant il ne pense qu'à une chose : il tente d'imaginer la tête que peu faire son ami. Il perçoit son rire. Certainement nerveux et libérateur. Peut-être cette confession forcée lui a-t-elle fait du bien. En même temps il n'en sait rien puisqu'ils n'en parlent JAMAIS.

Le jeune homme ne sait pas trop quoi dire. Il aime bien le chiffre zéro qu'il a longtemps connu dans sa vie. Ça lui fait penser à quelque chose de pur, de simple. Mais certainement que Basil ne voit pas les choses sous cet angle.
Il devrait lui répondre quelque chose. Mais il n'a rien à dire, alors il se tait, comme à son habitude. En général ça apaise les gens, ils se sentent écoutés – à tord ou à raison – et s'épanchent. Le contact physique semble bénéfique au petit Basil. En tous cas Liam a le sentiment qu'il redevient enfant, fragile et moqueur. Presque intouchable. C'est touchant. Même pour lui.

Le jeu prend fin d'une façon agréable et gênante, sans que Liam ne puisse vraiment savoir pourquoi. C'est comme s'ils avaient brisé le dernier mûr susceptible d'exister entre eux mais en ayant atteint une intimité presque malsaine.
Mais ces interrogations ne durent pas et il se déconcentre vite. Le ciel s'est un peu assombrit, tâché par les nuages. La journée lui apparaît comme longue et riche en rebondissements. Dans toute cette histoire, il en a complètement oublié la lettre de son père.

Oh regarde mec ! Un nuage en forme hippopotame avec un perruque sur la tête ! Le Louis XIV de la jungle.

Le doigt pointé vers le ciel comme un enfant. Ils ont aussi beaucoup joué au jeu des nuages, étant moins agressif et moins riche en révélations. Au moins là, en un coup de baguette magique tout est résolu, ils peuvent faire apparaître ce qu'ils veulent. C'est quand même bien pratique la magie. Sans elle Liam devrait faire tellement plus de choses par lui-même et effectuer des dizaines de mouvements en plus chaque jour. Y'a pas à dire, c'est vraiment génial le progrès !
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Révélation [Basiiiiiiiiiiiiil]
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