Les Ténèbres envahissent les Lumières. Univers d'Harry Potter
 
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 "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)

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Milo C. Shawn

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MessageSujet: "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)   Lun 23 Avr - 20:28


"Brelan d’As ! Mouahah ! Put*in, j’suis une machine ce soir !!"

Je dépose un rapide baiser sur les lèvres de mon aventure du moment, Jessy je crois, et ramasse les billets éparpillés sur la table. Avant qu’une autre partie ne commence, je suis contraint de reprendre du service, et me dirige donc vers une table pour prendre la commande de quelques élèves de Poudlard. Que font-ils là, à cette heure ? Je jette un coup d’œil à ma montre, et un sourire s’affiche sur mon visage : Je crois que les gamins vont prendre cher en retournant au château, surtout s’ils tombent sur Rusard, ou cette bourrique de Miss Teigne. Bien entendu, je ne compte pas leur faire une leçon de morale, ce n’est pas vraiment mon problème. Je suis peut-être les yeux et les oreilles du village sorcier, mais cela ne veut certainement pas dire que je vais me transformer en officier du ministère quand il s’agit d’élèves mineures, ou pas. Et puis, on ne peut pas tellement voir en moi un véritable modèle de sainteté ; Je fume beaucoup, je bois assez souvent, et il m’arrive même de me droguer quelques fois. Un rebelle ? Heurm… Je n’aime pas tellement cette étiquette, bien qu’elle me corresponde assez.
Après quelques minutes, je finis par rejoindre ma troupe de copains, passant mon bras autour des épaules de ma  « petite-amie », après lui avoir piqué son joint. Je regarde quelques instants la partie de poker, puis décide de prendre une vraie pause, ordonnant aux serveurs de s’occuper des quelques clients restant. Quelle chance d’être, plus ou moins, le patron des Trois Balais !
Je reprends donc place à la table, et après avoir reçu une grande tape dans le dos, je me retrouve avec une bière dans les mains. Ok, j’ai compris : La soirée commence vraiment maintenant.
[…]
J’éclate de rire, et fait circuler le joint autour de la table. Je balaye rapidement la salle du regard, et je m’aperçois finalement que nous sommes les seuls clients encore présents dans le bar. Je finis d’une traite mon verre de whisky, et fait signe à mes collègues de cesser de remettre de l’ordre autour d’eux, pour venir se joindre à notre petit groupe. Plus on est de fous, plus on rit, non? Je veux que cette soirée soit mémorable, comme les autres en fait. Le jeu, l’alcool, la drogue, et les filles sont au rendez-vous alors, quoi demander de mieux?
Un ami pose un autre verre devant moi, tandis que je distribue une nouvelle fois les cartes ; Ce soir, j’ai bien l’impression que je vais tout gagner, que je suis en quelques sortes le roi du monde et que rien ne peut m’arrêter. Derrière moi, Jessy semble penser la même chose, elle me caresse tendrement les épaules, essayant par moment de capter mon attention, d’avoir mon approbation. Pauvre demoiselle… Il me semblait bien l’avoir prévenu dès le départ, je ne suis pas un gars bien, loin de là. Je m’efforce de ne pas m’attacher aux gens, surtout aux femmes, et pour être totalement honnête, j’ai tendance à les faire souffrir, sans le vouloir la plupart du temps. Que voulez-vous, j’essaie d’être le plus franc, le plus clair possible, mais elles semblent toutes vouloir me faire changer d’avis, me montrer qu’il n’y a pas de mal à baisser la garde, et à laisser quelqu’un entrer dans ma vie. Mouais… La seule femme qui a partagé ma vie, à qui je me suis confié, et à qui je faisais totalement confiance, a fini par m’abandonner, me laissant totalement orphelin. Pfeuh, aimer quelqu’un est la meilleure façon pour se détruire complètement, pour se tuer petit à petit…
Je me racle légèrement la gorge, et prend une gorgée de ma boisson, essayant tant bien que mal de rester concentré sur la partie de cartes. Malheureusement, je n’arrive pas à m’enlever le visage de ma grand-mère de la tête, et je sens rapidement une boule se former dans mon estomac : Même quelques années plus tard, la douleur est toujours aussi présente… Bon sang! Que suis-je en train de faire? Pourquoi repenser à des choses aussi tristes? Pourquoi me faire du mal, comme ça? Je suis vraiment ridicule parfois, il me suffit de quelques verres de boissons alcoolisées en trop, pour ressasser les vieilles histoires, ou même pour me mettre à divulguer quelques parcelles de ma vie, qu’en temps normal, je préfèrerai garder pour moi. Aujourd’hui, ce soir, je n’aie pas encore prononcé le prénom de la femme qui m’a élevé, je n’ai pas encore chercher la bagarre, et je suis toujours avec la même fille. Il me semble que je fais de gros progrès, malgré tout.
Après avoir tiré un peu plus sur le joint, je pose mon jeu sur la table, et admire une nouvelle fois mon très bon coup de bluff. Un grand sourire apparaît sur mon visage, et je ne peux m’empêcher de lancer quelques petites répliques cinglantes à l’adresse de mon principal adversaire ; J’ai toujours ses réflexions sur Lily et moi en travers de la gorge, et j’ai tendance à être rancunier, alors… Oh! Je ne vous ai pas encore parlé d’Iliana, la fille la plus… Bisounours de tout Poudlard?! Hum… En fait, il n’y a pas grand-chose à dire, elle est insupportable, chiante, épuisante, et elle me rend complètement dingue. Dans le mauvais sens du terme, bien sûr. Bref, je ne suis pas certain que ce soit le bon moment pour penser à cette fille. D’ailleurs, je ne sais absolument pas pourquoi je me souviens d’elle, c’est une cliente comme les autres, enfin presque…
J’enchaîne encore quelques verres, et allume une cigarette, tout en essayant de convaincre ma bande de refaire une partie de poker. Pfeuh, bandes de dégonflés, aucun n’a vraiment le courage de retenter l’expérience, prétextant qu’ils n’ont plus rien à miser, ou tentant de chercher une explication à toutes mes victoires. La chance est avec moi, c’est tout. Je lâche un petit rire, et lance d’une voix puissante, légèrement moqueuse :

"Personne ne veut m’affronter… Aller les gars, une dernière partie, j’ai envie de vous montrer à quel point je suis bon, ce soir!!" (Quelques filles tentent de prendre la parole, voulant, elles aussi, tenter leurs chances. Pfeuh, ce sont des filles, que voulez-vous qu’elles connaissent au poker, et en alcool. Oui, quand on joue, on boit, et quand on boit, on joue. Un vrai truc d’homme!) "Désolé mesdemoiselles, le club de tricot est à l’autre bout de Pré-au-Lard… Le poker, c’est une affaire de mecs!!"

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Adel Faintsworth

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MessageSujet: Re: "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)   Mar 24 Avr - 12:56

Aujourd'hui, la journée sera morne. C'est comme ça, Adel vient de le décider. Blottie sous ses couettes dans son petit appartement de Pré-au-Lard, la jeune femme fait la moue. Ses cheveux auburn éparpillés sur l'oreiller et par dessus son visage lui donnent envie d'éternuer, mais tant pis. La flemme de bouger. Pas envie, pas maintenant, pas aujourd'hui. D'humeur maussade, la brunette fait le programme de sa journée. Allons allons, pas question de ruminer ! Maman n'aurait pas voulu ça, même à son anniversaire de mort. Non non, on ne se laissera pas aller, promis. Soufflant un bon coup sur son visage pour dégager les mèches décidément envahissantes, l'ex Poufsouffle décide soudain de se bouger. Avec une soudaine énergie, elle rejette la couette et se lève pour aller à sa fenêtre. Le temps est beau, dehors, et ça lui remonte un tantinet le moral. Ouvrant grand les fenêtres, elle se penche en avant et ouvre grand ses bras.

-BONJOUR, SOLEIL !

Faire ça le matin, nue et en le criant à tue tête, c'est un des privilèges de ceux qui n'ont pas de vis-à-vis. Un petit sourire s'affiche enfin. Heureusement qu'elle vit seule. Et que le ridicule ne tue pas. Elle serait déjà morte une centaine de fois, sinon. Ce petit rituel, Adel le pratique à chaque fois qu'elle n'a pas le moral, et ça lui permet de garder le sourire ensuite tout le long de la journée en repensant à sa bêtise du matin. C'est sa mère qui lui avait donné le truc il y a des années, et c'est toujours aussi efficace. Comme quoi, il suffit de peu de choses, parfois. S'étirant ensuite avec un petit grognement endormi, l'illustratrice se dit qu'il serait judicieux d'aller profiter du beau temps. Aujourd'hui, c'est repos. Elle ne travaille jamais à cette date là, c'est comme ça. Et comme elle n'a pas forcément beaucoup d'ami, c'est un moment que la jeune femme passe généralement seule, plus par défaut que par choix.

Une fois mieux réveillée et le brunch englouti, il est temps de s'activer. Après tout, ce n'est déjà pas bien raisonnable de se réveiller à onze heures et demi, alors ne rien faire de sa journée serait sacrilège. Emportant dans son sac carnet, crayons et bouteilles, la demoiselle arpente la campagne écossaise et croque par ci par là des bout de nature. Ayant enchanté quelques crayons pour que les dessins, une fois finis, se dédoublent et prennent vie de manière ectoplasmique, la jeune femme se retrouve bientôt encerclée par mille et un joyeux fantômes. C'est réconfortant, de les voir déambuler ainsi, et peu à peu Adel se détend tout à fait et oublie presque sa morosité du réveil. En plus, comble de bonheur, elle ne fait presque pas de crise de narcolepsie aujourd'hui. Finalement, la journée n'est pas si moisie que ça. Elle se sent bien, si bien....

Trop bien ! Oh bon sang, la voilà qui s'est endormie ! Ce n'est qu'à la nuit tombée que la miss émerge, et pendant un bon moment elle se demande ce qu'elle fait en pleine campagne. Ow. Elle a dormi tout ce temps ? Adel et le sommeil, c'est une longue histoire, décidément. Agacée, elle gonfle les joues comme un hamster et transplane directement chez elle après avoir rassemblé ses affaires. La raison lui dit qu'il faudrait aller dormir maintenant pour ne pas adopter un rythme décalé, mais il faut voir les choses en face : après une telle sieste, il lui sera impossible de dormir. Pas avant longtemps. Alors, quoi ?

Avec un soupir, Adel passe la main dans ses cheveux, et machinalement fait tourner une mèche au bout de son index. Pas envie de dessiner, pas envie de lire. Bon. Seule dans son apparemment dont elle n'a même pas daigné allumer les lumières, la jeune femme sent la mauvaise humeur menacer à nouveau. Pfu. Le seul truc qui lui fasse un peu envie, à présent, c'est de voir des amis. C'est là que le bât blesse : elle n'en a pas. Ou pas dans le coin. Alors, quoi ? Finalement, la jeune femme décide d'aller en ville. Avec un peu de chance, il y aura un bar encore ouvert où elle pourra boire un verre dans son coin et observer les gens... C'est ce qui se rapproche le plus possible d'une compagnie, au fond. Alors la demoiselle se change et se prépare rapidement. Arriver au comptoir avec un air d’ Heidi de la prairie, non merci. Ce serait parfait pour se faire remarquer, et Adel ne veut pas que cela arrive. Cela la mettrait trop... Mal à l'aise. Si elle pouvait être invisible, ce serait tellement bien. Et si douloureux en même temps.

Une fois prête, la jeune illustratrice arpente le village et ses pas l'amènent fatalement aux Trois Balais. Oui, c'est un pub plutôt sympa d'après ses derniers souvenirs, même si cela fait un sacré moment qu'elle n'y est pas allée. Ça se compte même en années, c'est dire. Il paraît que ça a changé de proprio, d'ailleurs. Autant essayer, non ? Avec un petit soupir d'appréhension, la jolie brune pousse la porte et découvre que celui-ci est... Désert. Seuls une tablée semble encore animée, mais hormis cela, personne. Oh, non. Et dire qu'elle comptait sur la foule pour se fondre dans la masse. Ceci dit, ils sont tellement dans leur bulle qu'ils ne l'ont même pas remarqué. S'avançant de quelques pas, Adel cherche un serveur des yeux pour savoir s'il est encore possible de consommer. Peut être pas, si on considère l'heure tardive... Oh, mieux vaut partir !

Mais une voix, soudain, l'arrête net alors que la jeune femme s'apprête à faire demi tour. La voilà qui fronce les sourcils et tique sur une réflexion machiste et désagréable. Comment ça, le poker est une affaire d'homme ? Comment ça, les femmes devraient se contenter de tricot ? Non mais c'est quoi cette mentalité de débile profond ? En temps normal, Adel n'aurait rien dit, et se serait contenté de fuir loin avant de passer sa mauvaise humeur sur une bouteille de whisky. Mais là. Pas question. On parle poker, c'est du sérieux ! Agacée, la sorcière s'avance d'un pas presque résolu jusqu'à la fameuse table et tire à elle d'office une chaise avant de s'y assoir d'un air décidé qui tranche avec la légère rougeur qui lui monte aux joues.

-Alors comme ça, il faut être un vrai mâle pour savoir jouer ? Je demande à voir, puisque tu es si bon ! Sauf si tu as peur de te mesurer à une pauvre femme... ?

Avec un culot qu'elle ne reconnaît pas comme étant le sien, Adel accioise une énorme bouteille de bourbon qui était posée sur le comptoir. Et bien qu'elle n'en boive pas encore à cause d'un reste de timidité, le contact avec le verre lui redonne courage. Ça sonne comme un défi et probablement qu'elle se fera refouler ou qu'on se moquera d'elle. Tant pis. L'honneur des femmes au poker est en jeu. Et ça, c'est un truc qu'elle sait être capable de défendre âprement. Mais elle ne peut s'empêcher de se sentir tout de même gênée. C'est cette désagréable sensation d'être déplacée, comme un agneau au milieu des crocos. Sans aucun doute les autres doivent avoir envie de rire. Ça fait un peu comme la princesse qui se mêle aux loufiats de service. Et le fait est qu'avec son joli minois délicat, ses expressions tout sauf bad girl, et son look un peu pastel, la jeune femme tranche et ne paye pas de mine. Ne vous fiez pas aux apparences. Mais le fait est qu'elle ne sent pas très rassurée et se demande quelle mouche l'a piquée pour réagir comme ça.

Et puis, un truc l'interpelle un peu : c'est le visage de l'homme qui a prononcé ces mots aberrants. Elle ne le connaitrait pas, à tout hasard ? Non, ma fille, tu dois rêver. Tu ne connais personne ici, de toute façon.


Dernière édition par Adel Faintsworth le Ven 18 Mai - 13:59, édité 1 fois
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Milo C. Shawn

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MessageSujet: Re: "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)   Mer 16 Mai - 11:07

Les quelques filles, présentes autour de nous, protestent un peu, mais finissent tout de même par libérer les chaises. Non mais qu’est-ce qu’elles croyaient, franchement ? Elles n’ont pas du tout le niveau pour nous défier au poker, et en plus, elles ne tiennent pas l’alcool : Ah, les filles, toutes pareilles, prêtes à tout pour se rendre intéressante. Mouais, sauf que là, elles se seraient rendu ridicule, complètement. Mes potes et moi sommes de vraies stars, des machines ; Depuis quelques mois, nous passons nos soirées à jouer, à nous affronter, à bluffer, n’oubliant surtout pas de boire, et de prendre d’autres substances, bien sûr. C’est ce que je disais, un vrai truc de mecs…
Alors que je commence à distribuer les cartes, je suis coupé en plein élan par une jeune femme, qui s’installe devant moi. Ne peut-elle pas prendre un autre siège pour regarder ? Est-elle vraiment obligée de se mettre là ? En plus d’être mauvaise aux jeux, les nanas sont de vraies chieuses, et le pire, c’est qu’elles semblent presque toutes en être fières. Non, je ne déteste pas la gente féminine, loin de là, c’est juste que… Suis-je le seul à dire tout haut, ce que tout le monde pense tout bas ? On ne peut pas mettre les filles au même niveau que les garçons, autant physiquement que sur d’autres points : A votre avis, pourquoi sont-elles appelées le sexe faible ? Il ne faut pas chercher bien loin… Macho, vous dites ? Très légèrement, et surtout si j’ai un peu trop forcé sur l’alcool, ce qui est le cas ce soir. Bref, après avoir trempé mes lèvres dans la boisson, je reporte toute mon attention sur la nouvelle arrivante, en face de moi. Je la dévisage carrément, ayant l’impression de la connaître, de l’avoir déjà vu ; En même temps, si c’est une cliente des Trois Balais, il est normal que son visage, et le reste, me disent quelque chose, non ?
J’affiche un petit sourire moqueur, fixant l’inconnue un peu plus intensément ; Je ne vais pas le cacher, j’essaie de la mettre mal à l’aise, de la déstabiliser. Pour tout avouer, ce petit manège m’amuse beaucoup, même si tout cela s’annonce relativement facile, étant donné que la jeune fille rougit déjà. Elle est plutôt mignonne, voire carrément craquante, en fait. Bon, il est vrai qu’elle ne correspond pas forcément à mon idéal féminin, et qu’au milieu de toute ma bande, elle fait un peu tâche, mais… Elle a ce petit quelque chose, une lueur dans le regard, ou je ne sais quoi, qui fait d’elle une créature tout à fait désirable. Elle a tout de même l’air un brin coincée, cela vient sûrement de son rang, de son statut, au sein de la société magique. Elle doit sans doute faire partie, de ce que mes amis et moi appelons, des cul-pincés, des bourgeois quoi. La petite fille riche au milieu des voyous de Pré-au-Lard ; Elle n’a rien d’une fille facile, délurée, dans le genre de Jessy, non, elle semble être quelqu’un de très correct. Quoi que…
Je me racle légèrement la gorge, et tente de retenir un grand éclat de rire, quand je me rends compte qu’elle est en train de me proposer un défi poker. Pauvre fille, soit elle ne sait pas ce qu’elle raconte, soit elle est beaucoup trop sûre d’elle, il ne peut pas en être autrement. Pfeuh, il a fallu que je tombe sur une de ces filles qui défendent le « girl-power », et qui hurlent donc à qui veut l’entendre que les femmes sont égales aux hommes, et blablabla. Bravo Milo, tu pêches encore une fois le gros lot ! Cependant, et pour être franc, je n’ai pas tellement envie de me faire de l’argent sur son dos, et tout ce qui va avec. Je suis peut-être con, et avide d’argent, mais je laisse les choses à leur place : Je ne plumerai pas une minette blindée de tunes, semblant être naïve et légèrement paumée. Il ne me reste plus qu’à lui faire comprendre que la réponse est non, sans paraître trop grossier, et en essayant de lui envoyer quelques signaux, pour qu’elle se rende compte que, par contre, elle pourrait finir sa soirée dans ma chambre, dans mon lit. On ne me changera pas de ce côté-là, je ne peux pas résister aux charmes de sublimes demoiselles, ce que semble avoir compris ma « petite-amie»,qui me fusille du regard. Trop accrochée, trop jalouse, trop chiante. Dommage, j’aimais bien passer du bon temps avec elle, mais je sens que je vais devoir y mettre un terme rapidement.
Je sors de mes pensées quand une bouteille de bourbon glisse devant moi, et vient se placer devant la jeune brune. Oulà, je crois que je suis finalement face à une rebelle : Quel est le problème? Ne supporte-t-elle plus les soirées mondaines, avec tout ce que ça comporte? En a-t-elle marre de l’argent? En a-t-elle trop? Bref, maintenant, elle décide de noyer ses problèmes dans l’alcool ; Cette fille me plaît de plus en plus, et je sens qu’avec un peu de chance, elle va devenir ma distraction de la nuit. Après quelque longues minutes de silence, je décide enfin de lui donner une réponse, prenant un ton léger, presque amusé :

- Heum… Alors comme ça, tu veux te mesurer à moi… Je ne sais pas si c’est une bonne idée, je ne voudrais pas te dégoûter de la Taverne. Ce serait dommage…

Je lui adresse un petit sourire charmeur, tandis que mes amis ricanent derrière moi. Du coin de l’œil, j’aperçois Jessy prendre sa veste, pour ensuite sortir rapidement du bar, en claquant la porte derrière elle. Je hausse les épaules, et me re-concentre sur ma nouvelle proie, lançant au passage un « elle reviendra, comme d’habitude ». C’est la vérité, elle ne peut pas se détacher de moi, elle m’a dans la peau, j’en suis conscient, et je sais que je ne devrais pas jouer avec elle de cette façon, mais… Je n’aime pas être seul le soir, la nuit, je n’aime pas être confronter à moi-même, devoir réfléchir, me souvenir,… Bref, même si Jessy est soulante, trop collante, et j’en passe, je ne sais pas si je serais capable de la jeter complètement. Mouais, je fais le fort, je joue au gars indestructible, et très sûr de lui, mais au fond, ce n’est pas moi, loin de là. Malheureusement, je ne suis pas près à montrer mon vrai visage, et à révéler tous mes secrets à quelqu’un.
Alors que je chasse ces quelques pensées, plutôt déplaisantes, de mon esprit, les dernières paroles de l’inconnue, me reviennent en tête. Sur le moment, je n’avais pas vraiment percuter, mais… Elle se moque de moi? Elle ne me croit pas capable de pouvoir la battre, et remet totalement en cause ma virilité, et ma crédibilité, et… Ouh, vile créature du diable, elle me piège, sans aucun doute ; Si je refuse de relever son défi, elle pensera que j’ai peur d’elle, et je suis donc obligé d’accepter! Sacrée bonne-femme, toujours un plan machiavélique à mettre en œuvre, toujours en train d’ennuyer les hommes.
Je soupire, et passe une main sur mon visage, avant de faire venir à moi une caisse remplit de bière. Je vais en avoir besoin, surtout si la partie est facile, et donc ennuyante. J’ouvre une canette, et prend une longue gorgée de boisson, avant de me lancer dans ce petit discours :

- Bon… Ok, ok, j’accepte de jouer contre toi, poupée. Mais, j’te préviens, ici, on ne mise pas des noises, on veut se faire du blé, et passer un peu de bon temps aussi, c’est vrai. C’est cool?

Un petit groupe se forme autour de nous, et attend que la partie commence. Je ne suis pas du tout stressé, étant presque sûr de l’issue de ce défi : Je ne vais pas me faire plumer par une femme, il ne manquerait plus que ça!!

- J’t’explique les règles, ou ça va aller? Je lâche un petit rire, et jette un coup d’œil à mes potes, qui n’en perdent pas une miette, et qui semblent surtout reluquer la jeune femme. Au fait, si tu as trop peur de perdre ton argent, on peut juste parier… Une nuit… Tu perds, tu passes la meilleure nuit de ta vie dans mon lit, je perds, et je suis à toi, princesse…



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Adel Faintsworth

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MessageSujet: Re: "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)   Dim 3 Juin - 16:03

Oh le petit... ! Il m’énerve vraiment beaucoup ! Pendant que le rouge lui monte aux joues, Adel sent que les hommes de l'assemblée la fixe, et elle n'aime pas ça. En fait, la jeune femme n'aime pas qu'on l'observe de base, et encore moins quand ce sont des regards narquois de mâle en rut. C'est... Dérangeant. Perturbant. Le visage en feu alors qu'elle a l'impression de prendre encore plus de couleurs, la brunette note rapidement le départ d'une fille visiblement en colère. Bon sang, comment une femme peut-elle supporter des mecs aussi... Insupportables, justement. Reportant son attention sur son adversaire, la jeune sorcière est ravie en son for intérieur lorsque celui-ci daigne accepter le défi. Bon, le sourire charmeur l'insupporte, le ton suffisant que celui-ci utilise l'agace encore plus, et de sentir tous les regards tournés vers elle c'est... Rageant ! Mais au moment où le défi est accepté un petit déclic se fait en elle, invisible aux yeux des autres. Adel sait où elle va. Adel sait ce qu'elle fait. Adel n'est plus la jeune femme craintive, elle se met en mode joueuse. Et lorsque c'est ainsi, lui faire perdre son sang froid n'est pas si aisé. « Seuls les mauvais joueurs perdent leurs moyens à cause de l'émotion. » C'est une phrase que son père avait dit une fois, et elle est fière qu'à cet égard elle puisse considérer ne pas en faire partie. Si l'essentiel du temps elle est la victime de ses sentiments, assise à une table de poker il en est autrement. La mise proposée, cependant, parvient à la faire grincer des dents. Sourcils froncés et une ombre de colère dans le regard, la jeune femme offre en réponse un petit reniflement dédaigneux tout en restant écarlate.

-Parce que j'ai l'air d'être une de ces greluches qui couche avec n'importe quoi ? Merci bien ! Je ne suis pas crésus, mais j'ai mon honneur !

Là, elle aurait bien envie de le baffer. Fort. Maintenant. Mais non, après la partie. N'oublie pas le conseil de ton père, ma petite. Elle ignore quelles sont les mises et ne roule pas sur l'or. Mais l'idée de seulement être touché par ce... Ce... AH NON ! Hors de question ! Ce petit prétentieux, ce merdeux suffisant ne la touchera pas ! Hors de question qu'elle couche avec ! JAMAIS ! Elle préfèrerait encore épouser un escargot ou manger une bouse de dragon ! Ah, si Eli était là, il l'aurait surement tapé, et ça aurait été bien fait pour sa tête de gland insupportable et minable ! Pauv' type ! Lèvres pincées, la jeune sorcière serre les poings et ne quitte pas du regard son adversaire.

-Libre à toi si tu veux te prostituer, mais va faire ça avec d'autres qui seront intéressées. Tu dois vraiment être fauché pour en arriver à proposer ce genre de mise. En plus, comment veux-tu doubler des mises avec un enjeu pareil ? C'est ridicule !

Adel qui provoque, ça ne se voit qu'ici, devant une table de poker. Ou presque. La voir cracher son fiel n'est pas si courant : en général, elle se contente de dessiner des trucs gores qui errent ensuite autour d'elle. Mais là... Non ! D'abord, ça parle poker. Ensuite, ce sale type la prend pour une Marie-couche-toi-là ! Énervée, Adel ouvre la bouteille de bourbon et en siffle une bonne gorgée. Le rouge lui monte à nouveau aux joues quand elle repose la bouteille un peu brusquement, lorsqu'elle repense à ce qu'il lui a proposé ! Soufflant un grand coup en fermant un instant les yeux, la sorcière se redresse. Faisant craquer ses doigts, elle enlève sa veste. La colère lui donne chaud, et bien qu'elle soit frileuse en temps normal, elle est suffisamment agacée pour ne pas sentir la fraicheur. Les regards ravi de quelque gus la gêne un instant, mais tant pis. Et puis, qu'ils s'en donnent à cœur joie, tiens ! Ce n'est pas ça qui la déconcentrera, mais ça sera peut être le cas de celui d'en face.

Adel est mignonne, dans ce débardeur à larges bretelles dont la teinte pâle tranche avec sa sombre chevelure. Mais pour l'heure, la gentille douceur de son style vestimentaire ne s'accorde pas du tout avec l'expression mi furieuse mi embarrassée par les regards braqués sur elle. Qu'à cela ne tienne. Le premier des trois bouton de son débardeur est détaché, elle s'en rend compte avec horreur. Mais au lieu de le refermer, elle le laisse ainsi. D'abord, parce que prendre la peine d'y remédier ferait trop plaisir à ces messieurs là qui la catalogue déjà comme une sainte nitouche (bien que le laisser ainsi a des chance de leur plaire aussi... Oh, comme elle aimerait être plate comme une limande, ils arrêteraient de la fixer comme ça!). Ensuite, parce que s'il y a une chance de distraire son ennemi, alors elle veut bien s'y plier. On vous l'a dit, Adel au poker, c'est un autre degré de résolution que ce qu'elle montre en règle général. Et puisque ce crevard veut jouer... Avec l'ombre d'un sourire carnassier, la jeune sorcière reprend son assurance et s'accoude sur la table.

-Très bien. On a qu'à dire que le gagnant choisira la mise qu'il veut entre le fric et le reste.

Loin de se surestimer, Adel sait pourtant qu'il y a peu de chance que son adversaire la prenne au sérieux, ce qui est un avantage pour elle. Et puis, savoir qu'il reste la possibilité que ce pédant insipide choisisse la nuit est un excellent stimulant pour ne pas perdre. Quant à elle, il est évidemment hors de question de le laisser repartir avec ne fut-ce un centime. Elle a justement repéré une jolie robe, l'autre jour. L'occasion parfaite de se l'acheter, alors que d'ordinaire elle n'en aurais pas eu les moyens.

Sa stratégie est simple : puisque tout le monde est persuadé qu'elle est incapable de faire face à ce troufion de seconde zone, elle va le laisser gagner. Oh, juste un peu... Juste le temps qu'il croit avoir gagné et baisse encore un peu plus sa garde. Et ensuite... À elle de toute rafler. C'est peut être basique, comme plan, mais il y a des chances que ça marche. Le tout est de doser juste assez son niveau de jeu apparent : il ne faut pas qu'elle passe pour la totale newbie. Non, surtout pas. Au contraire, elle doit montrer qu'elle sait jouer un peu, juste assez pour avoir cru pouvoir le battre. Juste assez pour avoir cru être assez bonne. Et puis, il y a aussi un autre avantage pour elle à combattre ce crevard libidineux autour d'une table de poker : c'est le seul endroit où elle ne fait jamais de crise de narcolepsie. Tout simplement parce que c'est le seul endroit où elle garde toujours son sang froid. CQFD.

-Bon. On joue ?
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MessageSujet: Re: "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)   Ven 8 Juin - 14:34



Incapable de garder mon sérieux, j’affiche toujours ce même sourire, à la fois charmeur et moqueur, fixant la jeune femme, depuis de nombreuses minutes maintenant. Pour tout dire, je ne peux m’empêcher d’avoir envie de lui rire au nez, notamment quand je vois sa réaction : On dirait vraiment une brebis égarée au milieu d’une meute de loups affamés, ou bien, une bourgeoise entourée des voyous de Pré-au-lard. Ouais, c’est tout à fait ça, en fait.
Cependant, elle ne baisse pas les yeux, semblant être déterminée à obtenir sa partie de poker, semblant réellement vouloir m’affronter. Pauvre fille, si elle n’est pas capable de se rendre compte qu’elle est en train de faire une bêtise, et qu’elle va donc se faire rétamer, je ne peux plus rien pour elle. Je vais jouer le jeu, et je ne vais avoir aucune pitié : Elle l’aura voulu, je l’aurais prévenu. Point final.
D’une traite, je finis ma canette de bière et la lance sur le côté, attendant que mon interlocutrice reprenne la parole, pour se désister, peut-être. Ouais bon, d’après ce que je vois, elle ne semble vraiment pas décidée à faire cela, au contraire. Je crois que je suis en train de la mettre en colère, vraiment : Elle me lance un regard noir, et me prend totalement de haut, quand elle ouvre la bouche pour m’affirmer qu’elle n’est pas une greluche, qui couche avec n’importe quoi, et qu’elle a son honneur à défendre, en quelques sortes.
Mouais… Réaction typique d’une fille à papa, qui se dit pas intéressée, mais qui finit par revenir en rampant. J’ai l’habitude de ce genre de discours, et cela a tendance à me faire sourire, vraiment. Cependant, je me contente seulement de lever les yeux au plafond, laissant échapper un petit soupire, entendant les rires des personnes nous entourant. Quelques secondes plus tard, je reporte toute mon attention sur la brunette, crispée, en colère, sur le point de me frapper, je pense. Ah, j’aime ce genre de situations, j’aime quand les filles me résistent, et pour tout avouer, j’aime aussi quand elles sont dans cet état : Ouais, je provoque, je prends mon rôle de tête-à-claque très au sérieux, je suis un réel emmerdeur, et je l’assume totalement. Essayant un peu plus de la déstabiliser, je décide de lui lancer, d’un ton détaché, « Haaan, tu es encore plus désirable quand tu t’énerves… ». Un grand sourire plein de sous-entendus accompagne mes paroles, tandis que je penche un peu la tête sur le côté, passant encore une fois mon interlocutrice aux rayons X.

BlaBlaBla… J’ouvre une autre bière, n’écoutant qu’à moitié la jeune fille, qui est repartie dans un long, et ennuyeux, discours sur la prostitution, l’argent, le mise, le jeu. Je me balance légèrement sur ma chaise, la fixant, encore et toujours, ayant de plus en plus l’impression que je me suis trompé sur elle. En réalité, et surtout d’après ce que j’observe, elle n’a pas l’air très sûre d’elle : Elle rougit très facilement, semble mal à l’aise depuis le début, et a besoin de longues gorgés de bourbon pour garder contenance. Je ne tiens plus, je laisse échapper un petit rire, et jette un petit coup d’œil à la bouteille qui vient de prendre une sacrée claque. Wow, j’avoue que je n’ai jamais vu une femme avoir une pareille descente ; Et pourtant, Jessy est du genre à abuser de la boisson, et d’autres substances aussi, mais pas à cette vitesse là. Je lance un coup d’œil à l’un de mes potes, pour lui faire comprendre qu’on ne verra pas une fille comme elle, tous les jours. D’ailleurs, quel est son nom déjà ? Me l’a-t-elle dit ? Non, je ne crois pas, et je ne lui ai pas demandé non plus, remarque.
Je la dévisage encore un peu, ayant de plus en plus l’impression que je la connais, que je l’ai déjà vu quelque part. Impossible de me souvenir, impossible de retrouver l’endroit où je l’ai vu, impossible de lui remettre un prénom ou un nom. Je laisse rapidement tomber mes investigations, et sort tout aussi vite de mes pensées, quand Mademoiselle décide de nous faire plaisir : Elle se redresse légèrement, et décide de retirer sa veste, laissant apparaître un joli débardeur au couleur claire, pâle. Bon ok, ce n’est pas vraiment la teinte de son vêtement qui m’intéresse, mais surtout ce petit bouton détaché qui laisse deviner la naissance de sa généreuse poitrine. Je me laisse, quelques instants, imaginer quelques petits scénarios, fixant avec insistance le décolleté de la brune. Pour être honnête, je me fous qu’elle se sente gênée par tous ces regards braqués sur elle, je me fous qu’elle me prenne pour un de ces pervers qui ne pense qu’à coucher, qu’à jeter, et recommencer par la suite. Ouais, je ne suis pas un enfant de chœur, je ne suis pas un genre de prince charmant, ou gendre idéal : Je ne crois pas en l’amour, je ne crois pas qu’une relation puisse durer pour l’éternité, je ne crois pas en ce genre de conneries. Non, ce qui m’intéresse vraiment, c’est faire la fête avec mes amis, qui au passage passeront toujours avant une fille, faire du sport, jouer au poker, boire, et il faut bien le dire, le sexe. J’essaie de profiter un maximum de la vie, à ma façon bien sûr. Je ne suis pas branché sentiments. C’est le moins que l’on puisse dire, même…
Bref, la question n’est vraiment pas là. Je sors une cigarette, essayant tant bien que mal de détacher mon regard de la poitrine de la jeune fille. Je ne dois pas me laisser déconcentrer comme cela, sinon je suis foutu, je vais perdre, et… NON, je ne peux pas me prendre une raclée par une fille, ça serait vraiment la honte, et je n’aurais pas finis d’en entendre parler. Pfeuh. Je me racle la gorge, et hoche la tête quand je l’entends dire que le gagnant pourra choisir la mise, entre l’argent bien sûr, ou la nuit. Mouais, ça me va parfaitement. Je ne suis pas forcément fauché, étant donné que les affaires marchent plutôt pas mal que ce soit pour le bar, ou pour mon petit trafic aux alentours du collège Poudlard. Enfin, ça, elle ne le sait pas, même si je suis certain qu’elle se doute de mon choix en cas de victoire. Comme pour en rajouter une couche, je ne peux pas m’empêcher de lui balancer :


« Parfait… J’espère que tu as bien choisi tes sous-vêtements, poupée. Ou peut-être, n’en portes-tu même pas ? Hm Hm… »

Une nouvelle fois, je laisse mes yeux se balader sur son corps de déesse, affichant un petit sourire en coin, qui me rend encore plus insupportable. Quoi de mieux que de déstabiliser l’adversaire, avant de commencer une partie, qui s’annonce quand même facile? Elle a voulu jouer avec moi, en mettant ses atouts en valeur, je continue donc mon petit manège. C’est donnant-donnant, maintenant.
Tandis que je montre à la brunette les jetons, qui vont représenter les sommes misées, je ne peux m’empêcher de lancer un petit,
« que les choses sérieuses commencent ». J’ordonne à un de mes potes d’être le dealeur pour cette partie, pour être sûr de ne pas avoir d’ennuis avec le demoiselle : Je ne veux pas qu’elle croit que j’ai triché en distribuant les cartes, ou quelque chose comme ça! Tiens, d’ailleurs, je ne lui ai pas demandé, mais j’espère vraiment qu’elle pratique la même variante que moi, c’est à dire le Texas hold'em. On verra bien…
Je continue de me balancer un peu sur ma chaise, finissant une autre bière, et allumant enfin la cigarette, que j’ai entre les doigts depuis maintenant quelques longues minutes.


« J’ai le droit de connaître le prénom de celle que je vais battre? »


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MessageSujet: Re: "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)   Lun 11 Juin - 11:42

Pff. Crétin. Pervers. Troufion. J'vais t'allumer pauv' type, tu vas voir ! Profite de la vue, tu vas pleurer ton porte feuille ensuite !

Allons allons Adel. Est-ce une façon de penser ? Le jeune femme fulmine, et braque un regarde plus assassin à chaque réplique venant de ce mec en face. Mâchoires crispées et serrant instinctivement les jambes à chaque fois qu'elle capte un regard appréciateur sur elle, la miss fait face bravement. La rougeur ne la quitte pas, pas encore. Patience, ma petite. Tout ira mieux lorsque la partie commencera. Elle le sait, et ronge son frein. Mais ce type.. ce type ! Dès qu'elle l'a humilié en public et roulé dans la misère en lui piquant tout ce qu'il possède devant ses amis, elle lui offrira un bonus frappant en prime, cadeau de la maison ! Et la miss n'a qu'une parole. Oh, comme elle aimerait avoir la force d'Eli pour lui déboiter la face ! Ou les griffes de Cézanne pour lui crever ses yeux de rat libidineux et suffisant ! Ou n'importe quoi qui lui permette de l'amocher physiquement autant que ce qu'elle compte infliger à son porte monnaie.

Face aux provocations répétées, donc, elle ne dit rien et s'amuse simplement à imaginer sa tête lorsqu'il sera ruiné. Enfin, elle sait être juste : elle paiera tout de même les conso bues lors de la partie. Il faut être honnête n'est ce pas ? À cette idée qui lui plait beaucoup, la sorcière s'empare de la bouteille et siffle une autre longue gorgée avec un sourire en voyant la variante choisie pour la partie. Texas Hold'em, huh ? Très bien très bien... Ce n'est pas celui qu'elle préfère parce qu'il manque de stratégie, mais il fallait bien s'y attendre de la part de ce playboy écervelé. Trop de subtilité pourrait lui nuire, à ce garçon. Le poker texan, on peut pas trop bluffer. Moins que pour la variante à cinq cartes que l'ont voit partout dans les westerns, en tout cas. Bien que cette dernière soit celle que la brune préfère entre toute, le choix du crétin ne la gêne pas outre mesure. Elle connait toutes les variantes de poker, et y a joué à toutes jusqu'à plus soif. Sauf une, qu'elle refuse catégoriquement d'essayer : le strip poker. Alors là, non, niet, c'est mort ! Comme la nuit avec l'empaffé !

Lorsque l'ami de Monsieur Je-pense-avec-ma-queue est désigné pour être le dealeur, Adel ferme un instant les yeux. Souffle doucement pour se calmer de toutes les ondes néfastes qu'elle ressent contre ce crétin, ce pervers, cet empaffé qu'il aille crever et pourvu qu'il choppe des saloperies il n'a pas à la prendre pour une. FOUTUE. CATIN. BORDEL !!

Calme, Adel. Calme.

Lorsqu'elle montre à nouveau ses prunelles noisettes, c'est avec un calme olympien. Rien ne permet de sentir sa rage contenue. Le poker, ou le seul exutoire où elle est capable de totalement maitriser ses émotions. Le seul où elle ne crisera pas, ne rougira pas beaucoup, fera fi de tout ce qui peut l'empêcher d'atteindre son but : gagner. Oh, elle n'oublie pas sa motivation première, sa colère, son dégout pour le mec d'en face, non. Simplement, elle met tout ça sous clé jusqu'à la fin de la partie. Il faut savoir où sont ses priorités, et maintenant que la partie a vraiment commencé, il n'est pas question de céder aux émotions. Plus maintenant. C'est pour cela que la dernière provocation glissé dans la question sur son identité la laisse de marbre. Au contraire, ça la fait doucement rigoler intérieurement. Il est tellement sûr de lui... Sans être absolument certaine de l'écraser – il existe toujours une possibilité que ce soit un joueur de l'envergure de son Eli après tout- la demoiselle sait qu'il y a peu chances qu'il en soit vraiment capable.

- Avant de demander l'identité de quelqu'un, on se présente.

La voix avec laquelle l'illustratrice s'est exprimée est posée, presque amusée. Adel a reprit le contrôle, elle regarde son adversaire les yeux dans les yeux sans rien offrir d'autre à celui-ci que ce flegme apparent. Libre à lui de penser que c'est du bluff ou du théâtre, libre à lui de penser qu'au contraire elle n'est pas aussi innocente qu'elle en a l'air... Mais avec son machisme, c'est peu probable, si ? Après tout, comment une pauvre femme pourrait-elle avoir soudain du sang froid alors que la minute d'avant elle fulminait et arborait un rouge éclatant aux pommettes ? “Encore une minauderie pour sauver la face, surement un truc de femme ! Comme ça, elle pourra s'auto-persuader qu'elle a fait de son mieux pour gagner. C'est juste pour finir dans mon lit la tête haute.“ Sans sous estimer la réflexion du gaillard, cela reste tout de même probable qu'il pense un truc de ce genre. Mais qu'il le fasse, s'il veut trouver ça bizarre, qu'il doute s'il peut mettre de côté son machisme de mâle en rut : ça rendra la partie plus intéressante. Mais en est-il capable ?

Finalement, elle a changé d'avis. Avec le texas hold'em, le coup du bluff “je sais pas très bien jouer finalement ha ha“ ne marchera pas. Pas assez de marge de manœuvre. En tout cas, pas sur l'ordre de combo des cartes. Et puis le hold'em, y a aussi plus de chance en jeu. Ça tombe bien, c'est le seul contexte dans lequel elle en a à revendre ! Alors au lieu de ça, on va jouer le mur. La façade. Ne rien montrer au lieu de minauder comme ce qu'elle avait d'abord envisagé. Faire oublier qu'elle peut penser. Et boire. Oh ! Oui, boire. Qu'au moins il se dise qu'elle va probablement bientôt rouler sous la table. À vue de nez, la sorcière estime à trois bouteilles la quantité de bourbon qu'il lui faudra pour cette partie. C'est raisonnable. Elle a fait pire. Et elle compte bien continuer.

Aux vues des nouvelles circonstances, un nouveau plan est établi. Plan... C'est un peu pompeux pour ce dont il s'agit réellement, mais faute de mieux... Au hold'em plus qu'aux autres formes de poker, il faut intimider l'autre, ou au moins le perturber. On dispose de moins de cartes, et une personne impartiale règle la partie. Bien. Elle va donc observer comment son adversaire se comporte. Et le dealeur aussi, bien qu'elle doute qu'il trichera. À quoi bon ? Ils sont tous convaincus de toute façon qu'elle finira dans le lit de ce sagouin. Rien que d'imaginer la scène.... Brr. Quelle horreur. Hors de question que ce type la touche. Hors de question que le premier homme qui la touche depuis son père soit cet homme là. Jamais. Au moins, si ça arrive, Adel sait qu'elle s'endormira tout de suite dans une crise narco. Il ne pourra pas faire grand chose d'elle, ça lui fera les pieds. Mais de toute façon, ça n'arrivera pas. Parce qu'elle va le pilonner. Proprement. Et rapidement, aussi : elle a oublié d'ouvrir la fenêtre pour Cézanne, le pauvre ne doit pas passer la nuit dehors.

Lorsque les cartes sont distribuées, Adel estime rapidement son jeu et réfléchit à tout allure. Oh, à peine regarde-t-elle les cartes le temps de les mémoriser avant de relever la tête pour voir comment son ennemi réagit de son côté. Quant à elle, son visage est resté le même qu'au début de la partie : impassible, avec un vague air d'amusement. Ce goût du jeu, c'est le seul sentiment qu'elle ne puisse pas totalement cacher lorsqu'elle joue. Mais comme cela ne nuit pas à la partie, ce n'est pas vraiment gênant. Avec un sourire indéchiffrable, Adel s'accoude sur la table, les mains croisées sur ses cartes, et incline la tête.

- Je te laisse miser en premier. Comme ça, tu pourras me montrer ce que tu appelles des mises sérieuses.

Et de se redresser pour siffler encore une gorgée généreuse de bourbon avec un petit mémo interne : il faudra en acheter plus souvent, de celui-là. Il est vraiment bon.
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MessageSujet: Re: "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)   Mer 13 Juin - 16:48

Encore une fois, j’éclate de rire quand je vois la demoiselle rougir un peu plus, et me lancer de nombreux regards assassins. J’ai bien l’impression qu’elle ne m’aime pas, pas du tout même : Pour tout dire, je suis presque sûr qu’elle n’a qu’une envie, m’insulter, ou me frapper. Non mais franchement, que fait-elle encore ici, au Trois Balais? Pourquoi se force-t-elle à subir mes plaisanteries, plutôt lourdes et déplacées ? Autant être franc, vu son comportement envers moi, et certains de mes amis, la jeune femme ne semble avoir aucune envie de nous fréquenter, encore moins de passer une nuit dans mes bras, dans mon lit, alors… Pourquoi ?
Je la fixe un peu plus intensément, cherchant à la déstabiliser encore plus, mais aussi à la comprendre, à savoir ce qu’elle veut réellement. En réalité, j’ai beaucoup de mal à penser que seule la passion du jeu, du poker, la motive à ce point, et l’empêche, en quelques sortes, de quitter la taverne. Je ne sais pas, il est vrai que depuis qu’elle s’est installée en face de moi, je n’ai vu en elle qu’une future conquête, qu’une petite bourgeoise coincée, rien d’autre. Peut-être est-elle une véritable joueuse de poker, qui risque de me laminer, de me prendre toutes mes économies, et de me ridiculiser devant tous mes potes ? Non, je ne peux pas le croire, je ne peux pas me faire battre par une femme, par une inconnue, par elle. Je le refuse complètement, et de toute façon, il est clair qu’elle n’a pas la carrure, l’attitude, pour gagner une partie de Texas Hold'em ; D’ailleurs, avant même qu’elle ne parle, je pensais qu’elle faisait partie d’un club de bridge, de tricots, ou de je ne sais quoi, enfin bon… A croire que la petite coincée veut se faire peur, connaître de nouvelles sensations, notamment en ce qui concerne l’alcool, vu comment elle enchaîne, longue gorgée sur longue gorgée.
Je tire une nouvelle fois sur ma cigarette, espérant vraiment ne pas avoir à la ramasser, ou encore pire, souhaitant de tout mon cœur ne pas la voir vomir. Elle veut tester ses limites, ok, elle fait ce qu’elle veut, mais je ne supporterai pas qu’elle détériore mon lieu de travail, mon bar,… Je devrais donc peut-être lui dire de ne pas trop forcer, non ? Mouais, après tout, elle est quand même assez grande pour se gérer, et je ne veux pas passer pour un surveillant, ou quelque chose comme ça, je l’ai déjà dit. Je la laisse donc siffler une bonne dose de bourbon, jetant quelques coups d’œil à celui que j’ai désigné « dealeur » de la partie, espérant lui faire comprendre que je ne veux pas qu’il intervienne. Ouais, je suis peut-être un pervers, alcoolique, drogué, et tout ça, mais je n’ai pas pour habitude de tricher : En fait, je déteste les gens qui se sentent obligés d’avoir recours à la magie, à des combines, pour gagner, ou pour ne pas perdre à plate couture. C’est complètement nul, et ça ne sert à rien, vraiment.
Tandis que je finis une autre bière, la jeune femme, quand à elle, a relevé ses yeux, couleur noisette, vers moi : Pour la première fois depuis qu’elle est arrivée, je la sens parfaitement calme, on dirait qu’elle maitrise un peu mieux ses émotions, elle ne laisse plus rien transparaître. En réalité, je trouve ce changement d’attitude assez troublant, ayant, pour couronner le tout, de plus en plus l’impression que cette inconnue n’est pas du tout l’archétype de la jolie petite fille modèle, et que je me suis donc totalement trompé sur son compte.
Stop, je dois rester calme, et arrêter de me poser des questions sur elle : Je ne dois pas me laisser déstabiliser par un changement de comportement, par un décolleté, ou ce genre de choses. Je dois gagner, le plus vite possible, point final. Je ne sais même pas pourquoi je commence à douter, parce que franchement, je suis un bon joueur de poker ; Je connais les règles, j’ai souvent de la chance, et je suis presque à chaque fois le gagnant lors de nos petits tournois. Je crois franchement que je n’ai pas à m’inquiéter, pas ce soir.
La jolie brune essaie très certainement de se convaincre qu’elle peut parvenir à me battre, et essaie de paraître la plus calme possible, la plus détendue aussi. Elle ne veut certainement pas perdre tous ses moyens en plein milieu de la partie. Ca serait vraiment dommage, il faut bien l’avouer…
Alors que je commence un peu à m’impatienter, la brunette reprend la parole, me demandant, en quelques sortes, de me présenter, puisque je ne l’ai pas encore fait. Je pose alors mon regard sur elle, essayant de ne pas trop dévier sur sa poitrine, tentant aussi de ne pas trop laisser apparaître mes propres doutes, sur elle, sur sa façon d’aborder la partie, de boire de l’alcool aussi.


« Milo Shawn. Je suis le patron de ce bar, en quelques sortes… »

Ouais, c’est vrai, je suis le boss, celui qui commande au Trois Balais, quand Madame Rosmerta n’est pas là, du moins. En fait, ça fait un petit moment que je suis associé à cet endroit, depuis la fin de mes études pour exact : Je me suis construit une nouvelle famille, j’ai rencontré beaucoup de personnes, et je suis très content de pouvoir travailler ici. J’aime la taverne, j’aime l’ambiance de Pré-au-Lard, j’aime être proche de mon ancienne école, c’est tout. En plus, je suis rapidement devenu encore plus important au sein de ce commerce, notamment après l’histoire du collier dans les toilettes,… Le bar a connu quelques heures sombres à cause de cela, et la gérante a un peu perdu les pédales, ayant souvent des pertes de mémoire, des choses comme ça. Du coup, elle m’a demandé de l’aider un peu plus, ce que j’ai bien entendu accepté : Maintenant, je suis presque le chef ici, et ça me va plutôt bien… Je chasse ces quelques pensées de mon esprit, laissant apparaître un petit sourire sur mon visage, et allumant une autre cigarette. Autour de nous, les conversations se multiplient, et les paris sont lancés : Qui va gagner ce soir ? La petite bourgeoise va-t-elle détrôner le grand Milo ?
Je me balance, encore et encore, sur ma chaise, attendant que le dealeur distribue les cartes, commençant vraiment à trouver le temps long. En plus, l’inconnue ne semble pas vouloir me donner son nom par elle-même, et je suis donc obligé de lui lancer, d’un ton bizarrement neutre, « Alors… A qui ai-je à faire ? ». Ouais, je suis resté sobre, et plutôt poli ; Je n’ai pas cherché à la perturber, à la mettre en colère, à la déconcentrer, je n’ai pas joué à fond mon rôle d’emmerdeur de première. A vrai dire, j’ai un peu chaud, et je commence, il me semble, à ressentir un peu les effets de l’alcool, et du joint : J’ai la tête qui tourne légèrement, je suis un peu à l’ouest, en clair.
Je pousse un soupir, et enfin reçoit les cartes, ce qui annonce clairement le début de la partie. Je leur jette un petit coup d’œil, afin de les mémoriser, et reporte mon entière attention sur la jeune femme. Impossible de décrypter quoi que ce soit dans ses yeux noisette, impossible de voir si elle est stressée, si elle a peur, si elle est sûre d’elle,… Impossible d’entrevoir la moindre émotion, en fait. Maintenant, je crois que je peux réellement me poser des questions ; La partie a débuté, et elle semble totalement maitresse d’elle-même, elle semble même prendre du plaisir à jouer, à être dans cette situation. Et si je mettais complètement planté dans mon jugement ? Et si je perds comme un minable face à cette femme ? Oulà… Je n’en suis pas encore là, ce n’est pas mon style de paniquer, de douter de moi, de mes forces, et tout ça, alors… Je vais jouer, je vais faire de mon mieux, et on verra bien dans quel camp se situera la chance, cette fois-ci.

Je laisse glisser mon regard le long de son corps, quand s’accoude à la table pour me demander de miser en premier. Bien entendu, je me perds quelques minutes dans son décolleté, essayant d’imaginer ce que je vais pouvoir découvrir si je gagne cette partie. Pour tout avouer, je n’ai pas écouté la fin de phrase prononcée par mon interlocutrice, je m’en fiche complètement… Les secondes passent, je suis encore en train de la reluquer, et seul le raclement de gorge du « dealeur » me permet de revenir un peu plus sur terre. Je plane, complètement.


« Ouais… Euh… On va dire 3 gallions, pour commencer. Les mises montent crescendo de toute façon… »

Je lui jette un petit coup d’œil, et ne peut m’empêcher de regarder mes cartes, une nouvelle fois. Il semblerait que la partie commence réellement maintenant. Que le meilleur gagne…
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MessageSujet: Re: "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)   Ven 15 Juin - 8:47

Comme à chaque fois qu'il la regarde, Adel a l'impression TRÈS désagréable de passer au rayon X. Mais le côté positif, c'est qu'elle pourra probablement jouer là dessus. Fugitivement, la jeune femme regrette de ne pas avoir mis un débardeur plus avantageux. Si elle avait su, c'est ce qu'elle aurait fait. Adel, jouer de ses charmes pour déstabiliser ? Ah oui, tout à fait ! Au poker en tout cas... Après tout, à part les combine de triche, les petits sorts mesquins ou les cartes planquées, tous les coup sont permis et ça fait parti du jeu. Et puis, ce n'est pas de sa faute si l'autre en face se laisse déconcentrer pour si peu... Elle lui épargne les œillades ou les poses vraiment sensuelles, qu'il s'estime chanceux. … Oui, bon. Adel l'a déjà fait, d'allumer quelqu'un pendant une partie. C'est vrai. Mais ! Il voulait lui apprendre à jouer (ce qui en soit est attendrissant mais pas bien méchant) et surtout il lui faisait du pied pendant la partie ! Au moins le type arrogant en face se contente juste de la reluquer en ricanant... La miss, une fois assise à une table de poker, est terriblement pragmatique. Face à elle pendant une partie, la règle numéro un est : ne jamais laisser apparaître une faiblesse. Et la règle numéro deux est : ne jamais laisser apparaître une faiblesse. Sinon, vous pouvez être sûr qu'elle la pillera proprement. Et si cette assurance une fois la partie commencée, si cette audace dont elle est capable avait été au quotidien, peut être n'aurait-elle pas été à Poufsouffle. Qui sait ? Mais en attendant, quand elle ne tient pas ses cartes, Adel donne souvent l'image d'une petite niaise mignonnette et pas vraiment dangereuse ni courageuse et très coincée. Ce qu'elle est sans doute aussi, en quelque sorte.

La différence de menu fait sourire intérieurement la sorcière. Allons allons. C'est assez surréaliste quand on y pense : le vrai mâle, avec son quota de testostérone et sa tuyauterie de vrai mec, tourne à la bière et à la cigarette. Elle, la petite bourgeoise coincée et timide, se contente simplement de sa bouteille de bourbon. D'ailleurs, au rythme où elle va, dans une dizaine de minutes il faudra en entamer une nouvelle. C'est un peu comme du sirop, pour la brunette. Elle ne sentira pas grand chose comme effet, pas avant la quatrième bouteille en tout cas. Elle était allé voir un médecin, à l'époque, parce qu'elle trouvait ça étonnant tout de même de tenir aussi bien. On lui a répondu : question de métabolisme. Mais on ne pas dire que ça l'avait convaincue.... Et puis, il fait dire qu'elle boit tellement comme un trou, et depuis toute gamine. Bien de siffler dans la bouteille de whisky paternelle à sept ans ? Petite délinquante, va.

Lorsque l'énergumène se présente, la sorcière ne peut retenir un léger froncement de sourcil. Milo Shawn, Milo Shawn... Ça lui dit quelque chose. Un type qu'elle connait au moins de nom, peut être le claviériste des Beehive ? Non, pas possible. Ce n'est pas au bon endroit qu'elle cherche. Voyons voyons.. À vu de nez il a le même âge qu'elle environ alors... Oh. Mon. Dieu. LUI ? Ce Milo là ? Le petit con arrogant de Poudlard qu'elle laminait autant que Nathan ? …. Oh, quelle intéressante découverte. Adel a encore moins de scrupules à le ruiner, et elle est à présent à peu près certaine de pouvoir le pulvériser. Il s'est probablement pas mal amélioré avec le temps, mais elle aussi. Oh, quelles émouvantes retrouvailles ! Oh, comme elle a encore plus envie de le pulvériser et de réduire son porte monnaie en confetti sous lesquels danser allègrement ! Ah, Milo. Milo, Milo, Milo. Es-tu resté aussi mauvais perdant que Nathan-le-Plumé ? En tout cas, à l'instant où elle réalise à qui elle fait face, la joueuse a pris une grande décision : venir plus souvent au Trois-Balai. Si Mimil est resté le même qu'à Poudlard, il ne peut pas résister à un défi poker.

Un sourire amusé apparaît sur son visage alors que la question posée d'un ton neutre par son adversaire. Hmm. L'idée de continuer à jouer incognito est très, trèèès tentante. Ce serait de superbes retrouvailles, avouons-le, s'il la reconnaissait lorsqu'elle achève triomphalement de le vaincre. Pendant qu'elle réfléchit à quoi répondre en observant pensivement le niveau de sa bouteille. Erf. Déjà si bas ? Ce n'est que quand le blond lui adresse à nouveau la parole (tiens, il a trouvé la sortie de son décolleté), qu'Adel tourne à nouveau son attention sur lui. Se rappelle-t-il d'elle ? Possible, mais pas certain. Ils étaient plusieurs à jouer au poker, et elle faisait partie des vainqueurs réguliers.. Mais ce n'était pas la seule fille. Enfin.. Il ne lui semble pas. ET puis elle n'y allait pas aussi souvent que son ami devenu vagabond. Il faut dire qu'elle avait la poisse et tombait souvent sur Rusard ou son chat... Tiens, ça lui rappelle qu'une fois, elle avait essayé de corrompre Miss teigne avec du lait et une boîte de thon. Malheureusement, ça n'avait pas marché, et pour couronner le tout le concierge avait cru qu'elle voulait empoisonner son précieux animal. Un beau fiasco, en somme.

- Trois gallions ? Entendu. Et....

Inclinant à nouveau la tête avec un air charmeur, la sorcière laisse un instant planer sa phrase. Finalement, la situation l'amuse beaucoup. Oh, oui, vraiment ! Poussant du doigt deux jetons pour entamer la partie doucettement, la jeune femme décide d'elle aussi s'amuser un peu aux dépends de Milo. Bah. Ce n'est pas comme si c'était un inconnu. Là, elle va pouvoir lui faire regretter de se fier aux apparences et d'avoir piétiné le poker féminin.

- Tu ne te rappelles pas de moi ? Après tout ce qu'on a vécu ensemble ? C'est méchant, ça.

Oh qu'elle est mesquine ! Oh qu'elle est vile, la petite Adel ! Mais dieu qu'elle s'amuse, à présent. Si sa tante la voyait, elle ne la reconnaitrait pas. Le changement relève presque de la double personnalité... Mais à vrai dire, c'est davantage comme du théâtre. Il y a la vraie Adel, que l'on voit au quotidien, et il y a le rôle Adel, qui apparaît pendant les parties. Celle-ci, c'est un rôle, un personnage qu'elle endosse dans ce cadre spécifiquement, résultat d'un énorme travail de maitrise d'elle même pour parvenir à être une bonne joueuse et rendre son père fier d'elle. Et à ce niveau là, nul doute qu'il l'était. Même s'il ne le disait pas vraiment. Et au fond, même si elle n'est pas toujours fière de ce qu'elle fait quand elle est assise à une table de jeu, la jeune femme admire ce personnage pleine d'assurance et de courage. Au fond, oui, elle aimerait être comme elle naturellement, ne pas être une fontaine pour un rien, ne pas s'endormir pour un rien...

La partie continue doucement, et la joueuse laisse planer le doute sur son identité, donnant ça et là quelques indices pour que l'esprit semble-t-il embrumé de Milo puisse turbiner un peu. Si ça première réplique à propose de leur vécu commun avait suscité quelques rires gras et appréciateurs dans l'assemblée, le suite semble les intriguer plus qu'autre chose. Quel revirement de situation.. Et juste à cause d'une midinette coincée qui se la ramène ! Ah, Milo et les femmes, toute une histoire...

Et au niveau du jeu, pour l'instant la jeune sorcière se contente de rester sur de petites mises, pour observer le jeu de son adversaire. Sa façon de réagir. Elle tente quelques petites expériences, comme monter la mise sensiblement sans raison apparente, ou au contraire rechigner à foncer... Le tout en s'accoudant régulièrement à la table, bien évidemment. Au bout de quelques échanges de ce type là, la brune décide qu'il est temps de s'y mettre pour de bon. Il est temps de montrer ce dont elle est vraiment capable. Mais avant ça, une petite formalité à régler.

Avec un sourire charmant et plein d'innocence, elle se tourne vers un des amis de Milo, le plus proche d'elle en fait, et incline la tête légèrement avant de lui parler. On dirait une jeune fille candide, naïve. De celles qui boivent du thé avec leurs amis petits lapins et zoziaux, de celles qui regardent Blanche-Neige et admirent son histoire, de celle enfin qui sont la pureté incarnée.

- Pardon de déranger mais... Pourrais-je avoir une autre bouteille de Bourbon, je vous prie ? J'ai un peu soif, alors si ce n'est pas abuser... Vous seriez très gentil, monsieur. Oh, s'il n'y en a pas ne vous embêtez pas, de la vodka, du rhum ou du whisky iront parfaitement. Merci ♥

Et de se retourner vers Milo avec une expression malicieuse et des yeux pétillants.

- On double la mise ? On s'endort, là... Autant pimenter ! Si cela te va, évidemment.

Et de partir dans un léger rire candide une fois encore, comme si elle avait proposé d'aller cueillir des baies. Sauf qu'à partir de là, elle va vraiment se retrousser les manches. Si elle avait accordé de petites victoires à Milo si bien qu'il a un peu plus qu'elle pour le moment, la sorcière est bien décidé à cette fois tout lui rafler. Oh, et le pauvre. Si dans dix minutes il ne peut toujours pas la situer, elle lui dira son prénom. C'est vrai que ce n'était pas très gentil de se moquer de lui comme ça... Oh et puis, zut. Elle va lui dire maintenant, va. Le pauvre. Qu'au moins il sache pourquoi il perd. Et puis, s'il se rappelle d'elle, il jouera sérieusement et ça rendra la partie plus intéressante...

- Au fait. Puisque tu ne devines pas... Adel Faintsworth, ça te dis quelque chose, trésor ?
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Milo C. Shawn

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MessageSujet: Re: "Je te plumerai la tête, je te plumerai le bec..." (Ah Ah Ah Adel!<3)   Mar 19 Juin - 17:08

Je fronce légèrement les sourcils, essayant vraiment de creuser dans ma mémoire, de me souvenir, de son visage, de son sourire, de tout ce qui la caractérise en fait. Franchement, je ne peux pas dire que ce soit dans mes habitudes d’oublier une femme, peut-être même une conquête : Même si je suis ce que l’on peut appeler un vrai coureur de jupons, un goujat, j’arrive presque toujours à remettre un nom, un prénom, à la fille avec qui j’ai passé la nuit, je me souviens sans trop de problèmes de toutes mes aventures du collège Poudlard, alors… Comment se fait-il que je n’arrive pas à me rappeler de cette fille-là? Comment ai-je pu oublier un si beau visage, et un corps de déesse comme celui-là? Pour tout dire, je ne comprends pas, je n’arrive même pas à mettre le doigt sur l’endroit, le lieu, où j’ai déjà pu la rencontrer, lui parler, et d’après elle, vivre des tas de choses en sa compagnie. Pfeuh. Peut-être que je ne l’ai jamais vu, et qu’elle a décidé de me faire marcher, de me déconcentrer, pour pouvoir avoir une chance de gagner la partie de poker. En fait, ça ne m’étonnerait pas vraiment : Les femmes sont capables d’inventer des plans de malades juste pour arriver à leurs fins, et pour paraître plus intelligentes qu’elles ne le sont. Cette fille n’est certainement pas une cliente régulière de la Taverne des Trois Balais, mais j’imagine qu’elle est déjà venue, qu’elle m’a aperçu, observé même, et a décidé de faire de moi sa nouvelle proie. Ouais, elle veut sans doute me faire tourner en bourrique, me rendre fou, juste parce que ma tête ne lui revient pas, ou alors, au contraire, parce que je lui plais et qu’elle n’a jamais trouvé le moyen de m’aborder correctement. Les filles sont complètement cinglées, alors maintenant, je m’attends à tous les trucs bizarres, inimaginables, venant de leur part : Certaines frappent les hommes pour prouver qu’elles les aiment, d’autres pleurent quand elles nous quittent alors que c’est leur décision, et puis, il y a celles qui montent des plans impossibles juste parce qu’elles s’ennuient, qu’elles veulent se venger, ou qu’elles se sont senties agressées dans leur féminité, ou une connerie comme ça. Bref, ce genre de pensées ne m’aide toujours pas à savoir qui est la demoiselle installée à la même table que moi, et ce qu’elle compte obtenir, réellement. Je tire longuement sur ma cigarette, essayant de me re-concentrer sur le jeu, tentant de ne pas trop prêter attention aux réactions de mes amis, face à la petite remarque de la jeune femme. Bien sûr que la situation les fait bien rire, ils ne m’ont jamais vu autant troublé par une gonzesse, surtout par de telles déclarations, en fait : Mes potes sont du genre curieux, ils aiment bien connaître les moindres détails de ma vie, et honnêtement, je ne leur cache pas grand chose. Ils sont ma famille, et je considère qu’ils ont le droit de donner leurs avis sur tout ce que je fais, tout le temps, ou presque. Alors ouais, me voir dans une telle impasse les fait rire, mais je sais qu’ils aimeraient savoir autant que moi qui je suis en train de défier, et que je vais très certainement battre.
Tandis que la partie reprend doucement, je ne peux m’empêcher de continuer de boire, de fumer, et de réfléchir aussi : Je déteste quand quelque chose me résiste, je déteste qu’on joue avec moi, et avec mes nerfs. La brunette semble le comprendre, elle prend un malin plaisir à me rendre fou, me donnant quelques indices plus ou moins flous sur son identité. Je ne vois toujours pas, peut-être parce que je plane encore, et que je commence vraiment à ressentir les effets de l’alcool. Ouais, je n’ai pas forcément les yeux en face des trous à cette heure-là, alors ses devinettes à la con, elle peut bien se les garder, et se le mettre où je pense. Pfeuh, elle me gonfle vraiment cette minette coincée, cette petite bourgeoise à la recherche de sensation forte, cette… Le pire dans tout ça, c’est qu’elle joue plutôt bien au poker, elle ne prend pas beaucoup de risques certes, mais elle reste impassible, cherchant sûrement à observer ma façon de jouer, essayant encore et toujours de me déstabiliser avec son regard, son sourire, son décolleté, et ses putains d’indices!
Avant que je ne me mette réellement en colère contre moi-même, la voix de l’inconnue me ramène à la réalité, me sort de mes pensées. Elle est désormais tournée vers l’un de mes amis, adoptant une attitude de gamine stupide, et naïve, et lui demande très poliment de lui rapporter une nouvelle bouteille. Wow, je n’avais même pas fait attention, elle a une sacrée descente la petite, et elle risque de rouler sous la table dans quelques minutes, mais bon… Comme je l’ai déjà fait remarquer, ce n’est pas tellement mon problème. Je lance un regard vers l’homme qu’elle a interpellé, il y a de ça quelques petites secondes, et attends qu’il réagisse ; Bon d’accord, je ne suis franchement pas sûr qu’il se plie aux exigences de la demoiselle, il n’est pas du genre à faire ce qu’une femme lui demande, et comme je m’y attendais, plus ou moins, il commence à se marrer, bras croisés.


« … Au lieu de ricaner comme un guignol, fais ce que te demande la demoiselle. La cave, troisième porte à gauche, tu trouveras du bourbon. Sois cool, vieux… »

Je me balance à nouveau sur ma chaise, ne le quittant pas du regard, espérant presque qu’il réplique, qu’il essaie de me contredire,… Et voilà, je sais désormais que j’ai un peu trop forcé sur la boisson : Je ne me soucis plus de la réputation du bar, ni de la mienne, je provoque les gens, je défie mes amis, et je cherche, plus ou moins, la bagarre. Heureusement, la plupart de mes potes sont au courant que je suis encore plus chiant, insolent, arrogant, quand je suis bourré, il ne m’en tienne jamais rigueur, et on finit même par en rire deux ou trois semaines après. Sauf que là, j’ai bien l’impression que tout peut basculer d’un instant à l’autre, et autant être franc, cela me plairait bien : J’ai envie de me défouler, et Wayne est le candidat idéal, sérieusement. En réalité, je crois que je n’ai pas encore digéré ses petites remarques d’il y a quelques mois, sur Lily et moi, et je veux lui faire payer, en quelques sortes. Je n’apprécie pas que l’on se foute de moi, je déteste réellement quand l’un de mes potes me fait des réflexions parce que j’essaie de faire connaissance avec une fille. Je ne supporte pas que l’on parle de cette poufsouffle, insupportable et totalement dans son monde, parce qu’il n’y a rien à dire. Je n’ai rien à ajouter sur le sujet, c’est tout.
Je pousse un léger soupire, quand je le vois tourner les talons pour sûrement aller chercher la bouteille de bourbon ; Il a dû comprendre que je ne lui ferais aucun cadeau, il a dû comprendre que je n’attendais qu’un faux pas de sa part. Je reporte alors mon attention sur la jeune femme, qui me propose maintenant de doubler la mise, parce que selon elle, la partie manque de piment, et est plutôt ennuyeuse, endormante. Comme à mon habitude, je lui adresse un petit sourire, ne manquant pas de laisser mon regard glisser vers sa poitrine, et finissant par lui lancer, d’un ton léger, quelques peu charmeur :


« Heum… Je suis ok pour doubler les mises, ça rendra la partie plus intéressante, mais… Si tu veux vraiment pimenter ta soirée, on peut directement monter à mon appart’… »

Je lâche alors un petit rire, et regarde Wayne revenir avec la bouteille d’alcool, demandée un peu plus tôt dans la soirée. Je lui donne une petite tape sur la cuisse, pour lui montrer que finalement nous sommes en bon terme, et qu’il faut donc oublier ce petit différent, cette histoire stupide. Avant que la jeune femme ne reprenne la parole, je lance un petit coup d’œil à mes jetons, remarquant presque tout de suite que j’en ai plus qu’elle : Je ne suis pas trop à cent pou cent ce soir, mais je gagne quand même. Je suis une machine, tout simplement.

« Adel Faintsworth... » Je prends une autre gorgée de ma boisson, essayant tant bien que mal d’assimiler la nouvelle, et tout ce que cela comporte. Bien sûr que je connais Adel, on était élèves à Poudlard à la même époque, et quelques fois, on se retrouvait autour d’une table de poker, autour d’un verre aussi, et je suis presque certain, qu’elle faisait partie des vainqueurs réguliers ; Ouais, elle n’était peut-être pas la seule fille, mais elle était celle qui gagnait le plus, qui battait assez largement tous les garçons présents. « Comment ai-je fait pour ne pas te reconnaître avant ?... T’as pas vraiment changé, en fait. T’es toujours aussi… Aussi, toi. » Je me racle légèrement la gorge, tentant de comprendre comment j’ai fait pour ne pas la reconnaître avant, pour ne pas la démasquer dès le début. Bon ok, je ne l’ai jamais vraiment fréquenté, à part lors de ces petites soirées, et encore, elle n’était pas souvent présente, mais… Elle n’a pas vraiment changé, en fait, elle a gardé ce petit côté timide, un brin coincé, mais elle est toujours très jolie, bien que je n’ai jamais voulu l’avoir sur mon tableau de chasse, quoique… Je ne sais plus trop, et pour être honnête, tout de suite, c’est un peu le dernier de mes soucis, ce n’est pas la chose qui me préoccupe le plus. Est-elle toujours aussi bonne joueuse? A-t-elle perdu la main, depuis tout ce temps? Mouais, je commence peut-être légèrement à stresser, à me poser des questions, surtout parce que je connais, plus ou moins, son niveau, et je sais aussi que je n’ai jamais gagné contre elle. Dans quoi me suis-je encore embarqué? Sérieusement?

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