Les Ténèbres envahissent les Lumières. Univers d'Harry Potter
 
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 C'est le jeu ! [Naru]

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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: C'est le jeu ! [Naru]   Lun 9 Avr - 7:48

L'équipe de Quidditch recherche assidument :
Un gardien
Un attrapeur
Un poursuiveur
Deux batteurs
Rejoignez-nous vite pour qu'on puisse enfin casser leur gueule aux autres tarlouzes.
Bonne humeur et résultats garantis
Les sélection auront lieu bientôt
Basil, Capitaine de Serdaigle


Basil recula légèrement pour améliorer sa superbe affiche. Elle était très grande, haute de plus de quarante centimètres, les lettres clignotaient et des poursuiveurs se jetaient de minuscules souaffles à la figure, bousculant parfois quelques lettres. Un vif d'or, encore plus petit, surmontait le premier « i » de Quidditch. Basil se dit qu'il aurait pu être un brillant artiste, parce qu'il devait bien l'admettre, cette affiche avait un sacré style. Certes, la liste des membres de l'équipe qui manquaient étaient affreusement longue, et rien que son énonciation faisait peur et ferait surement fuir les postulants potentiels. Pourtant, l'équipe de Serdaigle existait, bien heureusement, mais elle n'était que provisoire et il avait besoin de membres solides. Des sélections s'imposaient donc s'il voulait avoir une chance de gagner. Et Basil voulait gagner. Ses victoires étaient souvent l'objet de pari avec Liam, ce qui était, évidemment, plutôt facile de sa part, et depuis quelques temps, ce genre de défi s'était épuisé. Basil ne voulait gagner que par amour propre. Il adorait le jeu, la victoire n'était qu'un bonus. Mais quel bonus ! Et puis, ça plaisait aux filles, les sportifs victorieux, dégoulinants de sueur, blindé d'adrénaline et de testostérone, hurlant à gorge déployée sa force de mal qui a détruit l'adversaire. C'était une sacrée vision, elle ne pouvait manquer de plaire à la gente féminine. Basil sourit, il aimait bien son affiche. Le simple fait de voir tous ses mini-balais virevolter, ça lui donnait envie d'aller chercher le sien et d'aller faire quelques cabrioles. Il adorait sentir le vent dans ses cheveux, le balai entre ses cuisses et ses doigts crisper sur le manche, se saisir du souaffle brûlant encore de l'étreinte de ses coéquipiers, se dressaient de toute sa hauteur et jeter d'une main puissante la balle au travers d'un des anneaux dorés, peut être même exploser la tête du Gardien adverse par la même occasion. Jouissif. Et puis, les applaudissements, les hurlements de la foule en délire qui les acclamaient, lui et toute son équipe, comme des dieux aériens.... il en frissonnait déjà d'excitation. Mais pour atteindre ce Parnasse, il lui fallait une équipe du tonnerre. Et pour cela, une bonne dose de motivation et d'énergie était requise. Ça tombait bien, il en avait plein à revendre.

Basil se retourna, choppa la table la plus proche du mur, glissa son poing gauche sur sa hanche, et de l'autre main pointa l'affiche qui crépitait, puis il lança d'une voix forte, claire et puissante pour que tous ceux qui étaient là l'entendent nettement :


WHO ! Écoutez-moi, bande de blaireaux ! Vous vous rappelez qu'on a une équipe de Quidditch ? Bon bah tous les gens motivés qui sont pas trop des merdes sur un balai doivent venir se présenter aux sélections, parce qu'il y a plein de postes tout prêts à être les vôtres. Donc si vous voulez la gloire, magnez-vous.
Hé, p'tit con !


Il s'adressait à un petit troisième année qui, désintéressé, avait replongé la tête dans son livre.

Je cause là, t'as pas vu ? Bon, cela dit, vu ta tronche, t'as le droit de pas écouter.

Il se redressa et lança une dernière fois avant de sauter de la table d'un mouvement leste :

Donc, vous avez intérêt à vous bouger le cul les Serdaigles, sinon, je vous jure que ça va saigner dans la tour.

Plutôt fier de son effet, il fit comme si les regards, intrigués, effrayés, amusés, de ses camarades ne l'atteignaient pas, et vint s'asseoir dans un fauteuil un peu à l'écart de la cheminée. C'était pas tout le Quidditch, mais il avait un peu de taff pour le lendemain. Et oui, Basil Flaverty travaillait, il était quand même un Serdaigle. Il sortit de son sac crasseux un manuel de Métamorphose, la seule matière qui l'intéressait réellement, qui le passionnait, pour ainsi dire, et il se laissa flâner le long des charmes qui permettaient de changer d'apparence. On pouvait se faire pousser la barbe, les cheveux, les ongles, changer la couleur de ses yeux ou de sa peau, faire varier la forme de son front, de son nez ou de ses oreilles, grandir, rétrécir.... Mais ce genre de sorts impliquait un conditionnement à la fois physiologique et mental particulier, et c'était pourquoi ils étaient relativement peu utilisés. On préférait utiliser des potions pour les métamorphoses corporelles, plus fiables, et surtout à l'effet contrôlable dans le temps, puisque quand il n'y avait plus de potion dans le corps, l'apparence redevenait normale. Il n'était donc pas possible de se retrouver dans un état non souhaité, et surtout d'y rester.

Basil resta songeur et se demanda quelles pourraient être la portée des conséquences d'un tel acte. Une petite métamorphose discrète sur un première année qui serait incapable de s'en débarrasser. Si le changement en question était suffisamment discret, peut-être même qu'il ne s'en apercevrait pas et resterait toute sa vie avec le changement que Basil Octave Flaverty aurait apporté à sa personne. L'idée de marquer ainsi un être humain le tentait grandement. Peut-être même essaierait-il sur ce cher Liam.

Son regard passait négligemment sur les visages des Serdaigle, il imaginait ce qu'il pourrait leur faire, puis ses yeux tombèrent sur Narumi. À elle, il lui changerait la couleur de ses cheveux. Le roux, c'était vraiment trop laid... il se rappela du défi que lui avait lancé Liam récemment. Ils avaient du se donner mutuellement une cible pour le trimestre. Basil était tombé sur Narumi. Bien sur. La veille, ils avaient justement eu une conversation sur l'anormalité de cette fille et le fait qu'il serait probablement impossible d'avoir une chance avec elle. Ils en avaient même conclu que ceci était une chance, car elle ne devait pas être un cadeau, comme amoureuse. Basil avait grimacé. Certes non..! Il croisa alors le regard de Liam qui, de l'autre côté de la salle commune avait observé son manège et ses regards et celui-ci fut suffisamment explicite pour lui rappeler qu'il n'avait pas oublié ce dernier pari. Bien sur que non.

Basil soupira et rangea son livre. Dura lex sed lex. Il n'avait pas particulièrement envie d'attirer la bonne volonté, voire le désir, de Narumi sur lui, ce qui s'apparentait à une malédiction plus qu'à une victoire selon lui. Elle était effra yante:les cheveux relevés dans des boucles compliquées, le teint pâle, presque cadavérique, et ce visage suintant encore de l'enfance qu'elle quittait peu à peu, à cause de sa petite taille, de son visage rond, de ses tâches de rousseur qui lui donnaient l'air naïves. Mais cette fille avait 16 ans et un comportement étrange, elle ne pouvait pas être aussi candide qu'elle en avait l'air, autrement, ce défi n'aurait pas eu lieu, il aurait été trop facile. Le plus dur, ce serait le premier contact. Si elle l'envoyait immédiatement chier, ça allait devenir compliqué de lui adresser à nouveau la parole. Mais si elle était aimable, même sans avoir l'air attirée par lui, alors il pourrait continuer à creuser peu à peu, inlassablement. Basil aimait les victoires faciles, mais il ne se démontait pas pour autant face aux difficultés, et c'était probablement les seuls cas pour lesquels il savait montrer de la patience : quand une récompense, la gloire, était au bout.


Salut Naru...mi !

La question de s'il pouvait l'appeler ou non par ce surnom ne s'était posée à lui qu'au milieu de sa phrase et forcément, cette méprise lui donnait un air idiot. Décidant soudain de se conforter dans cette voie, il sourit un peu bêtement et vint s'asseoir sur l'accoudoir d'un fauteuil, près d'elle.

Qu'est ce que tu fais ?

Le principal, c'était de nourrir la conversation. Au début de toute relation, le silence était l'ennemi. Les filles n'aimaient ça que quand elles étaient à l'aise, autrement, il y avait forcément un gêne, et celui-ci pourrissait tout le potentiel à venir de la relation.


Dernière édition par Basil O. Flaverty le Sam 12 Mai - 17:13, édité 2 fois
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Narumi Takuma

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MessageSujet: Re: C'est le jeu ! [Naru]   Mar 8 Mai - 11:17

Non mais sérieusement ?! Ils étaient tous malades à Poudlard ou quoi ?! Des fois, je me posais la question ! Oui, venant d'une fille aussi étrange que moi, cette question peut paraître culottée mais moi, je l'affirme, je ne suis pas atteinte par la folie, contrairement à ce qu'on pourrait croire ! Or, ce n'est pas le cas de tout le monde ici ! A commencer par ce cher directeur Dumbledore. Me faire rattraper en un an, 6 années d'études .. Il m'a prise pour une surhumaine ou quoi ? Mes yeux se posèrent avec lassitude sur tous les livres qui s'entassaient autour de moi. Fou, Dumbledore était fou !! D'un geste négligé je fis tomber tous les bouquins, sur le sol, près de mon lit. Ce n'était pas aujourd'hui que j'allais réviser, ma motivation étant proche du zero absolu. En revanche, si ma motivation était faible, mon énergie, elle, était toujours aussi vivace. Je quittais le dortoir des Serdaigles en sautillant dans les couloirs, pour rejoindre la grande salle. Le petit déjeuné se passa sans encombre, bien sur un peu bruyant comme d'habitude. Alors que mon regard se posait sur l'ensemble des élèves, je ne pouvais m'empêcher de sourire, de nostalgie. L'ambiance me faisait un peu penser à l'orphelinat lorsque nous les gosses, on se chamaillait pour la nourriture, mais ça, c'était il y a bien longtemps, à l'époque ou tout était tout beau et tout rose. Tant de choses c'étaient produites depuis, mais maintenant la vie continuait. La vie n'était qu'une histoire d'un livre, et encore une fois, une page venait d'être tournée. Je ne parlais pas encore à grand monde au sein de l'école, puisque j'étais arrivée il y a seulement deux semaines, donc en cours d'année. Cependant je n'avais pas mis longtemps avant de me faire une drôle de réputation. Qui était donc cette jeune fille bizarre aux cheveux rouges, coiffée étrangement, au caractère un peu décalé ? Aux yeux de tous, je suis ce qu'on appelle communément une « cloche », pourtant les idiots, ce sont eux, ces stupides élèves qui jugent sans connaître. Penser que je vais me laisser effondré par quelques remarques est bien mal me connaître. Non, moi je suis une battante, tout au long de ma vie, je me suis battue physiquement pour pouvoir garder une place dans la société, sans être écrasée comme un insecte sans intérêt. Et ce, à partir de l'orphelinat. Se battre pour pouvoir survivre. Tu prends des coups ? Et bien tu les rends ! C'est cette mentalité là qui m'avait maintenu en vie pendant toutes ses années et qui aujourd'hui faisait de moi une personne un peu trop vivace et qui n'a pas froid aux yeux.

En effet, il ne fallait pas se fier aux apparences. Oui j'avais l'air bien fragile et gentille avec ma petite taille, mon visage enfantin, mes sourires, ma bonne humeur naturelle. Mais il fallait se méfier, car derrière le petit chaperon rouge, se cache la petite berserk. Très dynamique je faisais souvent explosé ma furie lorsque je me sentais agressée ou en danger. Plusieurs garçons et filles de 7ème année avaient essayé de m'embêter, peut-être par taquinerie, peut-être par mépris … Je n'en sais rien, et honnêtement, je n'étais pas allée chercher plus loin. Les fameux élèves ont tous reçu la même attaque à un moment donné. Oui plusieurs personnes m'ont déjà vu sauter en l'air pour donner un coup de tête dessous la mâchoire de mes agresseurs. Avec mon célèbre crie de guerre, le « ET YAAAAAAA ». Voilà d'où venait se côté décalé qui faisait ma réputation.

Après mon petit déjeuné, j'étais retourné dans mon dortoir pour récupérer quelques dossiers avant de filer dans la salle commune. Je m'étais assise à une table, dans un coin, à l'écart des autres. Au moment où j'étalais les fameux dossiers sur la table, une voix forte se fit entendre. Un appel à venir s'inscrire à l'équipe de quimachin …. un appel un peu … étrange. Je relevais la tête pour regarder celui qui se faisait remarquer. Oh, je l'avais déjà vu ce type. Basil quelque chose. Il me semblant qu'il était en 7ème année, plus grand que moi. Mais ce qui me gênait chez lui était plutôt les regards qu'il posait sur moi. Oui, plusieurs fois j'avais surprit un certain regard désespéré. Non mais c'était quoi son problème à lui ? Enfin je n'y avais pas accordé plus d'importance que ça. Toujours est-il que son discours fit effet, certains étaient choqués par son vocabulaire, d'autres riaient, et d'autres encore préféraient baisser la tête. D'ailleurs Basil se mit à embêter un pauvre troisième année, qui n'avait rien demander à personne. Je fronçais les sourcils. Pourquoi ce jeune ne se défendait pas ? Un bon coup bien placé et le tour était joué ...

Moi j'ignorais tout simplement. Je n'allais pas être scandalisé de voir quelqu'un se faire remarquer ainsi, puisque moi même j'attirais parfois l'attention sur moi. Non, il en fallait plus pour me choquer. Me demandant vaguement ce que pouvait bien être le quidditch, je repris en mains mes fameux dossiers, décidant de ne pas accorder d'importance à la présence des autres élèves de serdaigle. Mais même en restant dans mon coin, on finissait tout de même par me remarquer. Ce qui était d'ailleurs étrange. D'habitude, les personnes comme moi, on préfère les éviter. Oui, Poudlard était vraiment étrange. Donc je relevais la tête vers la personne qui venait de m'interpeller hésitant un instant à prononcer mon surnom, mais qui finalement opta pour mon prénom entier. Il s'agissait de Basil, bien évidemment. Ah …. Pourquoi est-ce qu'il venait me voir celui là ? C'était bizarre .. Je n'avais pas l'habitude qu'on vienne me voir, surtout avec un sourire, voulant faire la conversation.

«  Heu … Tu peux m'appeler Naru ... »

Qu'est-ce qu'il avait à sourire bêtement, lui qui d'habitude était plutôt frimeur, sur de lui … Moi même je le reconnais, Basil est quelqu'un qui dégage beaucoup de charisme et de charme. Je crois qu'il fait de l'effet à toutes les filles de Poudlard. Il était très beau oui. Alors pourquoi ce changement de personnalité. Je comprenais de moins en moins, et puis honnêtement, je n'avais pas envie de me creuser la tête.

« Ce que je fais ? Heu …. Et bien »

Je baissais de nouveau les yeux vers les pochettes ouvertes, sur la table. Il s'agissait de chaque dossier des membres masculins du personnel de Poudlard. Oui bon, ça faisait un peu louche je le reconnais. Pourquoi que des hommes ? Non je n'étais pas en recherche de conquêtes vers les adultes.

« Et bien … Je recherche quelqu'un, mais je ne sais pas qui c'est. Alors je me suis dis que si je fouillais dans la vie de ses personnes, peut-être que je trouverais ce que je cherche. Ce sont les dossiers de Lise Parker, elle me les a prêté. Tu sais, cette fille que personne n'arrive à approcher. Elle est un peu comme moi dans un sens, elle vit d'une manière marginale, mais moi je l'aime bien. »

J'adressais un sourire à Basil. J'étais peut-être décalée mais j'avais tout de mêmes des facilités de communications. Mine de rien, j'arrivais facilement à m'intégrer vers les élèves de Poudlard, lorsque je m'en donnais la peine. Le problème était que je n'en voyais jamais l'utilité, puisque j'avais toujours été seule depuis l'enfance.

« Il était remarquable ton discours tout à l'heure. On peut dire que tu as un franc parlé. J'aime bien. Mais …. C'est quoi le quichiche ou ton truc là ? »

Non non, ce n'est pas parce que je ne connais pas le quidditch que je suis une extra-terrestre voyons !
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: C'est le jeu ! [Naru]   Dim 13 Mai - 9:30

La pose de Basil, sur son rebord d'accoudoir de fauteuil moelle se raffermit alors qu'il observe Narumi. C'est sur, elle ne correspond absolument pas aux modèles des filles qu'il a l'habitude de courtiser, celles qu'il suffit de faire rire un peu pour que leur gorge claire se déploie et laisse entrapercevoir une naissance de poitrine. Celles qui se laissent ensorceler par quelques anecdotes bien senties, un peu de culture générale, rien de bien extraordinaire, juste de quoi épater la galerie. Ces filles que tu pourras pincer « pour jouer, pour rire », à qui tu feras de gros câlins pour n'importe quel prétexte, ce dans l'objectif de créer un contact physique qui entraine nécessairement le passage des sentiments si ce n'est du message qui se veut très clair : « tu veux jouer au docteur avec moi ? ». Non. Narumi, il ne pourra pas la prendre dans ses bras comme ça, l'air de rien, au bout de dix minutes à peine de conversation. Déjà, parce que ses longs cheveux rouges qui se déploient dans son dos, son teint pâle, presque maladif, ses yeux clairs à la limite du translucide, ainsi que ses étranges dossiers qui sont étalés devant elle et l'air très sérieux qu'elle prend pour les étudier, tout ça, ça l'angoisse. Le sérieux le rend anxieux. Incroyable pour un Serdaigle, maison dans laquelle le sérieux a justement une très forte tendance à régner. Oui, certes, bien sur, répondrait Basil, il avait l'habitude de ce genre de sérieux. Liam, par exemple, pouvait prendre des airs très très sérieux, en particulier lorsqu'il était un brin fatigué, et Basil lui-même savait l'être également, et pas seulement lorsqu'il s'agissait de résoudre un défi particulièrement ardu, comme quand il avait du travailler sa divination pour obtenir son BUSE et ainsi en suivre l'ASPIC, intitulé qui avait été l'enjeu d'un des paris les plus idiots que le binôme avait réussi à se lancer. Basil s'en mordait encore les doigts, tous les vendredis soir de 14h à 16h. Oui.
Mais le sérieux de Narumi était on ne peut plus différent. Pourquoi, comment ? Indéfinissable. Peut-être parce qu'elle était sérieuse pour elle-même, et non pas dans un objectif extérieur à elle, comme les études, l'ambition sociale.... Son sérieux se doublait d'une sorte de volonté d'accomplissement personnel à laquelle Basil ne pouvait que se montrer absolument hermétique. La profondeur d'un fossé de maturité, à l'évidence, les séparait.
Quand son petit museau se levait vers elle, Basil s'en apercevait très nettement. C'est ce qu'elle dégageait, il n'y pouvait rien. Peut-être que ce n'était qu'une impression. Il l'espérait.


*Et pourtant elle a l'air d'une gamine ! *

La gêne de Basil venait donc de cette sorte d'emprisonnement entre ce corps si jeune et cette atmosphère d' « adulterie ». Pour un peu, il avait presque l'impression d'être le petit garçon qui se faisait réprimander, et qui d'ailleurs se faisait toujours réprimander, par l'un de ses aînés, ses frères ou sa sœur. C'était un peu la même chose qu'il ressentait. Un grondement au fond de son ventre, qui criait à l'injustice de se rapport hiérarchisé face à quelqu'un de la même génération et qui avait donc le même statut officiel que lui face à un sentiment de légitimité procurée par la différence effective de leurs âges. Mais pourtant, avec Narumi, c'était lui qui aurait du se sentir en situation de supériorité si ce n'est de domination. Ce n'était qu'une Sixième année, que... qu'une fille! Mais elle le regardait avec ces grands yeux tellement … bizarres...
Mais ce n'était pas le genre de Basil de se démonter pour si peu. Des grands yeux de gazelle, il en avait déjà vu quelques un, et ce n'était pas ceux de Narumi, aussi différents soient-ils, qui allaient briser son assurance, et surtout sa réputation. Il avait un pari à tenir, nom de Dieu ! Et Liam n'était pas loin, il ne pouvait pas s'échapper aussi vite. Pourquoi fuir, d'ailleurs ? À l'allure que la conversation prenait, il semblait avoir touché le bon bout. La première approche n'était apparemment pas aussi difficile qu'il l'avait d'abord pressenti. Elle répondait bien, elle était à l'aise, elle semblait, finalement, plutôt facile d'accès. Mais Basil se méfiait. C'était une Serdaigle, et ils étaient réputés pour la finesse de leur intelligence. Basil était bien placé pour connaître l'aisance d'un double jeu. N'était ce pas ce qu'il était précisément en train de faire ?
Première étape atteinte : il pouvait l'appeler par son surnom. C'était un bon point pour lui. Il allait pouvoir utiliser cet atout. L'usage du pseudonyme permettrait de lui rappeler en tant voulu la proximité à laquelle elle l'avait autorisée, mais il ne faudrait pas en abuser, sous peine de prendre des aises trop évidentes, trop lourdes, stratégie probablement inutile face à ce petit oiseau fugace que lui paraissait être Narumi.
Il sourit gentiment, comme il sait le faire lorsqu'il aide sa petite sœur sur ses devoirs de métamorphoses (même si, souvent, il finit par s'énerver sur elle, partir, se calmer, revenir, sourire, s'énerver à nouveau... Un grand frère aimant comme on les aime!) et d'un léger hochement de tête, encourage ainsi Narumi à continuer à lui parler.
Les faire parler. Surtout d'elles. Ça marche toujours. Elles adorent ça, être écoutées.
Le regard de Basil suit celui de Narumi qui se baisse sur les dossiers étalés devant elle. Alors que Basil la pensait révisant un devoir ou un autre, la surprise le prend lorsqu'il voit s'étaler devant ses yeux des visages qu'il reconnaît comme les membres du personnel masculin de l'école.
D'accord. Ça, c'est carrément bizarre.
Ses sourcils se haussent avec perplexité, son sourire disparaît pour devenir un rictus étonné. Intrigué, il se penche sur l'épaule de la jeune fille. Et tout d'un coup, elle prend un relief complètement nouveau. Ce n'est plus juste une fille un peu étrange, un peu décalée, à cet instant précis, Basil a quasiment l'impression de se tenir à côté d'une psychopathe en devenir.


*So weird. *

Ses yeux vont du dossier au visage de Narumi qui ne le regarde pas,celle-ci étant penchée sur ses fameux papiers.

*Mais qu'est ce que.... *

Qu'est ce que ça signifie ? Qui est cette fille ? Qu'est ce qu'elle vient faire à Poudlard ? Narumi devient soudainement très, très intéressante, d'autant plus un Serdaigle, ceux-ci ayant un esprit d'investigation et de réflexion plutôt reconnu. Basil sent mordre en lui une petite pointe qu'il connait bien. Le jeu, ah le jeu, est tout d'un coup beaucoup plus excitant que ce qu'il s'annonçait être. Il se dote d'une difficulté supplémentaire, d'un danger presque ! Surtout si Narumi est venue à Poudlard pour tous les tuer ! Oui, tout devient beaucoup plus drôle. Basil se mord la lèvre inférieure, soudain brûlé d'une excitation nouvelle. Et Dieu sait combien Basil a une capacité d'excitation rapide. C'est comme si l'adrénaline de sa moelle épinière se tenait toujours toute prête à sortir et à se répandre dans le moindre nerf de son corps. Basil ne s'en plaignait. C'était surtout les autres, que ça avait tendance à hériter.
Les battements de son cœur accélèrent tranquillement alors qu'il écoute Narumi d'une attention redoublée. Des mots clés le frappent : « recherche », « fouilles »,  « Lise Parker »... Et elle sourit. Un sourire bien sympathique, bien loin de ceux des nunuches que Basil côtoyait quotidiennement. Il se retient de lâcher un « Wah... » ébahi, histoire de garder un peu de sa prestance de mâle, mais son intérêt transparait malgré tout lorsqu'il lui répond en parlant particulièrement vite :


Et beh que de mystères... ! Et Lise, oui, je la connais, c'est vrai qu'elle est un peu « out », des fois, mais je sais qu'elle est....

Basil cherche le mot, ce qui lui arrive assez rarement. Que peut-il dire ? « Irrémédiablement fascinante ». Un peu fort pour en parler une première fois avec une fille, d'autant plus que c'est elle sa cible du jour. Mais maintenant qu'il est lancé... Son doute ne dure qu'une petite seconde, juste le temps pour lui d'ajouter dans un demi-sourire qui en dit plus long que ce qu'il voudrait :

...cool.

Et puis Narumi, sans lui laisser le temps de l'interroger davantage sur sa mystérieuse quête, ni même lui permettre de lui proposer son aide de vaillant prince charmant, qui pourtant aurait pu lui permettre de marquer des points, soudain se met à le flatter. C'est comme ça que Basil le prend en tout cas. Son discours, il l'avait déjà oublié. Il ne s'attendait pas à ce que cette fille l'ait écouté (ah bon ? Il n'a laissé le choix à personne?) et surtout, il ne la pensait pas capable de prendre un discours de mijaurée admirative . Enfin. Façon de parler. Son éloge ne tient qu'en trois phrases courtes. Mais Basil sait faire feu de tout bois. Ce qui le choque, ce qui l'aurait hautement énervé s'il n'était pas « en mission », c'est cette ignorance et cette déformation de l'un de ses mots préférés, après « Liam » et devant « nichons », le Quidditch. Faisait-elle son intéressante ? Était-ce une manière d'attirer son attention sur elle afin qu'il passe du temps avec elle ? Cherchait-elle à le séduire ? Basil penche la tête sur le côté et sourit davantage, en petit chien mignon. Il en profite pour chercher chez elle des indices, de sérieux ou de drague. Malheureusement, elle a l'air sérieuse. Bon.

Et ben merci beaucoup, répond-il d'abord à son compliment.

Il se donne du temps pour la regarder un peu mieux. Un corps fin et musculeux, une forme de délicatesse dans ses mouvements, et finalement, une forme d'affront brutal et violent qu'il aime bien dans son parlé, un trait de caractère qu'il ne s'attendait pas à trouver chez elle.


*Attrapeur. *

Le mot brille dans son esprit. Elle semble faite pour ça. Problème ? Elle n'est surement jamais montée sur un balai. Ça ne fait rien. Le jeu, décidément, prend une ampleur considérable dans son esprit, et il voit deux raisons de lui proposer ce poste : d'une part, c'est plein de temps à passer en sa compagnie pour pouvoir faire son petit chemin d'amour jusqu'à elle, et d'autre part, il a carrément besoin d'un Attrapeur, surtout qu'il est certain de pouvoir faire quelque chose avec elle. C'est son flair qui le lui dit.
Plutôt que de s'énerver, il préfère donc rire franchement de son manque d'éducation. Le rire frais résonne dans la salle, et quelques têtes courroucés grognent des « chht... ». Ça travaille dur à Serdaigle...


T'es sérieuse ?! Tu sais pas ce que c'est que le Qui-ditch ? (Il appuie bien sur l'articulation de ce mot magique.) Il va falloir que je fasse ton éducation, tu sais... ça te dirait qu'on se retrouve sur le terrain, un d'ces quatres ? Je pourrais te montrer un peu les bases et tout, et peut-être que ça te plairait ?

Oui, Basil est un bœuf, mais quand il s'agit de Quidditch et d'amour, il sait faire fonctionner ses méninges. Quel aurait été l'intérêt de lui proposer d'emblée le poste d'Attrapeuse ? Elle n'aurait rien compris, elle ne sais même pas ce que c'est ! Elle se serait forcément braquer ! Non, ce qu'il faut avec les filles, c'est le tempo. Il doit être parfait, sinon « elles ne se sentent pas bien ». Basil, Basil le sait.
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Narumi Takuma

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MessageSujet: Re: C'est le jeu ! [Naru]   Ven 18 Mai - 11:23

Ah tient, il connaissait Lise Parker. Mais en même temps, tout le monde voyait qui était Lise, tout comme tout le monde voyait qui j’étais moi. Les gens un peu marginaux se faisaient vite repérés au sein de Poudlard. Et pourtant, je n’avais aucun désir d’attirer l’attention. Je savais que si on m’approchait, ça finirait mal, les gens se montraient gentil pour mieux attaquer ensuite, et je n’avais certainement pas envie de me battre. Pas que je sois un véritable danger pour qui que ce soit puisque je n’ai qu’une faible résistance physique, étant petite et légère, mais je sais tout de même rendre les coups. Plus c’est petit, plus c’est teigne, il faut se méfier. Mais je n’attaque que pour me défendre, si je ne me sentais pas en danger, je n’attaquerais pas. Mes yeux émeraude restèrent plongés dans ceux de Basil, alors que je penchais la tête sur le côté. Je m’interrogeais à son sujet. Pourquoi venait-il me voir au juste ? Quel était son but ? D’habitude les gens ne s’approchent pas de moi, et lui, il traverse cette barrière de protection sans aucun problème … C’était … Bizarre. Oui, c’est le bon mot. D’autant plus que moi-même je ne me sentais pas en danger alors qu’il était bien trop prêt. Ca aussi c’était bizarre. C’est comme si … comme si j’avais confiance. Confiance en Basil ? Ce garçon qui a la réputation d’être un coureur de jupon ? Celui qui se croit tout permis en rabaissant les mochetés ? Celui qui va ouvertement défier Perséphone Hela en lui faisant du charme ? Celui qui s’amuse à faire fuir Kilian, un gosse de 3ème année ? …. Aucune raison de ne pas lui faire confiance !!!

STOP !! Naru tu vas encore t’attirer des ennuis. Les rares fois où j’avais fait confiance aux autres, ça c’était toujours retourné contre moi. Je ne devais faire confiance à personne, personne et encore personne. Allez éloigne toi de moi Basil !!! Pourtant, contrairement à ce que je voudrais, Monsieur n’était pas prêt de partir. Au contraire, c’était comme s’il essayait de se créer un chemin dans ce fossé. Basil était scandalisé par le fait que je ne connaisse pas le quiditch. J’haussais les épaules. Après tout, ce n’était pas de ma faute si je n’avais aucune connaissance du monde magique. Pourtant, ma curiosité était piqué à vif. J’eu tout de même un mouvement de recul lorsque Basil me proposa clairement d’aller un jour avec lui sur le terrain pour m’apprendre les bases de ce jeu. Non mais c’était qui ce type ? Jamais on ne m’avait invité quelque part. Un peu choqué, je reculais et tombait de ma chaise, finissant fesses au sol.

« Aiiieuuuh »

Ma maladresse ne s’arrêta pas là, lorsque je voulu me redresser, ma tête heurta la table dans un BANG sonore. Autour de nous, les élèves qui étudiaient nous firent signe de nous taire. Non mais oh, moi je m’en fiche du silence !! La j’ai mal !!! Et quand j’ai mal je suis furieuse !!

« Punaise !!!!!!! »

Je donnais subitement un grand coup de pied dans la table pour évacuer ma rage. La dite table se retourna, propulsant tout ce qu’il y avait dessus sur le sol. Inconsciente du fait que je devais probablement interloquer Basil, je regardais les dossiers des membres du personnel masculin de Poudlard s’étaler sur le sol. Puis mon regard se posa sur quelque chose de plus important. Saturne ! Ah ! Je vis nettement un collier, avec accroché sur la chaine la planète saturne en miniature, s’envoler dans les air, à cause de la puissance de mon coup de pied qui avait propulsé la table. Je posais immédiatement la main à ma poitrine. Effectivement Saturne n’était plus autour de mon cou puisque je l’avais posé sur la table tout à l’heure. Si mon collier tombait par terre, il allait très certainement se casser. Ah ça non, Saturne est tout ce que j’ai. Mon bien le plus précieux.
Et moi j’étais quelqu’un de trop vivace. Certainement pas du genre à regarder la scène sans réagir. Non au contraire, je réagis à la seconde près. Prenant impulsion sur le rebord de la table sur le sol, je sautais en l’air et d’un geste vif et précis, je rattrapais mon collier d’un coup sec, avant de retomber sur mes pattes, tel un chat.

Sans me préoccuper des reproches de mes camarades ou même de Basil, je remis Saturne autour de mon cou, avant de redresser la table, la remettant à sa place. Je m’agenouillais également pour récupérer les dossiers et les ranger dans mon sac. Lorsque tout fut propre, je me redressais enfin pour faire un grand sourire à Basil. Ce sourire enfantin qui me caractérisait si bien. C’était comme si rien ne venait de se produire.

« Excuse moi, mais je ne connais rien du monde magique, j’ai appris que j’étais une sorcière il y a seulement trois mois. Comme tu le sais sans doute, je suis nouvelle ici. Bref, tout ça pour dire que je doute d’avoir des dispositions ou des qualifications pour jouer à ce que tu appelles le Quidditch. Ca se joue sur un balai, je crois ? Je ne suis jamais monté sur un balai, je doute d’être à l’aise dessus ou de savoir récupérer des balles. »

Bon évidemment je ne savais pas tellement de quoi je parlais et la façon dont j’avais rattrapé Saturne prouvait que je me trompais, et que les suppositions de Basil étaient justes. J’attendis quelques instants avant de reprendre la parole.

« De plus … Tu ne devrais pas rester avec moi. Je ne sais pas pourquoi tu viens me parler, mais les autres pourraient se moquer de toi, ou pire il pourrait t’arriver malheur. Et ça je ne veux pas … »

Parano ? Sans doute mais très traumatisée également. La seule amie que j’avais eu était Amélia que j’avais considéré comme ma petite sœur. Cette petite qui avait partagé ma vie pendant plusieurs années, étant donné qu’elle était dans la même famille d’accueil que moi. Cette enfant que j’avais voulu protéger et qui aujourd’hui reposait dans un cimetière. Non, il ne valait mieux pas qu’on me fréquente. Je ne m’en remettrais jamais si quelqu’un se blessait en voulant rester avec moi.
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: C'est le jeu ! [Naru]   Sam 19 Mai - 9:33

Basil pour ponctuer sa petite tirade sur la Quidditch, adresse à Narumi un immense sourire. Quand il sourit comme ça, c'est impossible de savoir s'il est sincère ou s'il se fout complètement de la gueule de son interlocuteur, tant il a l'air franc, presque gentil, presque simple d'esprit. Et à cet instant précis, celui durant lequel les commissures de ses lèvres s'étirent pour presque toucher ses pommettes, dévoilant des dents blanches plus ou moins régulières, même lui ignore ce que ce sourire veut vraiment dire. Il sait, il a conscience qu'il doit embobiner la petite Narumi, ça, c'est sur. Mais en même temps, parler de Quidditch le réjouit, d'autant plus s'il a la moindre petite chance de se trouver une Attrapeuse dont il a tant besoin. Oui, vraiment, son envie de voir Narumi intégrer l'équipe est absolument sincère, ça, il en est à peu près sure. Après, est ce qu'il veut se servir de cette option de rapprochement avec elle pour la manipuler... Enfin, « manipuler », c'est un bien grand mot pour Basil, il n'est pas si Serpentard... A tout bien réfléchir, il ignore encore jusqu'où il pourrait aller pour gagner un pari. Le problème ne s'était encore jamais véritablement posé, les obstacles qu'il avait eus à surmonter ne lui causaient pas ce genre de questions intérieures. Mais s'il avait la chance de trouver une Attrapeuse, tout d'un coup, il avait moins envie que Narumi lui en veuille de l'avoir trompée, surtout si elle devait quitter l'équipe pour ça. Mm. Pas facile de choisir.
Basil regarde Narumi, jette un œil en direction de Liam, qui n'en a rien faire de ce qu'il se passe avec Narumi, il est fixé sur ses bouquins. Enfin, il n'empêche que ça le décide. Il n'y a encore rien entre Narumi et lui, elle n'a même pas encore accepté le poste d'Attrapeuse, elle ne sait même pas encore qu'il va le lui proposer. Alors pourquoi se jeter là, maintenant, dans des questions de morale dont il n'a absolument pas l'habitude ? Aucune raison. Basil secoue la tête pour faire disparaître ses pseudo-troubles de conscience, ce qui lui permet en même temps de réajuster la mèche de ses cheveux auburns qui venaient se balader devant ses yeux, lui chatouillant désagréablement le nez.
Devant le petit geste des épaules par lequel lui répond Narumi, ce beau parleur de Basil s'apprête à renchérir, pensant chanter les louanges du Quidditch, le sport qui fait travailler l'âme par le corps, qui te rend aussi libre que l'air, qui te nourrit d'expériences fabuleuses, sans compter un fantastique esprit d'équipe (surtout qu'en l’occurrence, il est quasiment tout seul dans l'équipe en ce moment, les membres n'étant que provisoires).
C'est alors que Narumi tombe. 
Elle s'explose les fesses par terre et crie. Terrible cas de conscience pour Basil, dont le premier réflexe est de rire à gorge déployer, mais son rire s'étrangle dans sa gorge, se rappelant juste à temps de tous les enjeux qui tournent autour de Narumi. Il crispe les lèvres et étouffe ses instincts en un bruit très curieux résultant du pincement de ses lèvres et de ses joues gonflées d'air rieur. Il espère que Narumi, dans son désarroi et sa colère, n'a rien vu. Par rapport à d'habitude, il se trouve incroyablement discret, et ce serait injuste que, pour une fois qu'il fait des efforts, on lui en veuille quand même. Alors, il joue les fervents chevaliers. Il sait très bien le faire, il l'a déjà fait. Passer sa première secousse hilare, il se précipite vers Narumi :


Naru .. ! ça va ?

Il est alors à genoux, près d'elle, tout ceci en quelques fractions de seconde, le temps pour Narumi de crier deux fois, de jeter un regard noir aux quelques Serdaigles qui râlent, ignorant ceux qui ricanent, de taper un grand coup dans la table. Les papiers s'envolent, Basil se dit que c'est dommage de devoir tout ramasser. Les dossiers tombent mollement, pathétiquement à terre. Basil n'a pas le temps de penser davantage, car alors, Narumi s'élance dans les airs, comme un genre d'esprit surnaturel, ses cheveux rouges flamboyants dans l'air clair de la salle commune et d'un mouvement souple, rattrape un objet minuscule que Basil n'a même pas vu.
Basil n'a pas bougé. Pour une fois, il est bouche bée.
Ses remarques mesquines se sont tues dans son esprit, il a comme un grand vide, un grand silence. Il réalise que l'étrangeté, voire l'extraordinaire, n'est pas forcément très loin. Qui aurait cru ça de Narumi ? Peut-être avait-elle l'habitude de le faire, ce dont pouvait témoigner sa profonde dextérité, mais Basil ne l'avait jamais vue faire. En fait, il n'avait jamais vu personne faire un tel saut. C'était... Surnaturel.
Pourtant, grâce à son grand frère qui faisait partie des Faucons de Falmouth, Basil avait quelque peu l'habitude de traîner avec de très bons Attrapeurs, et de voir quelques très beaux matchs. Mais ça... Bon, il est vrai qu'on sauter rarement lorsqu'on était sur un balai, et il y avait, bien évidemment d'autres qualités qui intervenaient. Mais ici, la souplesse de Narumi était belle, et c'était probablement pourquoi il n'en avait jamais remarqué une semblable chez les joueurs qu'ils connaissaient. Ceux-ci étaient davantage dans l'efficacité brutale, même chez les Attrapeurs. Enfin la grâce de Narumi ne remettais aucunement son efficacité, à elle, en question.
Et l'air de rien, elle rajuste ce qui devait être un collier autour de son cou, ramasse les dossiers, les range proprement. Basil ne bouge pas, il la regarde, songeur, et à la fois incapable de penser un mot. L'excitation le gagner, et quand Basil est excité, il ne réfléchit plus. Cette fille, c'est un Attrapeur de génie. Il la lui faut. C'est soudain aussi fort qu'une pulsion vitale, qu'un désir sexuel, Basil la veut dans son équipe. Un diamant brut. Un Attrapeur de génie. Il la lui faut. Les mots tournent dans sa tête.
Le charme se brise quand Narumi la regarde à nouveau, redevient cette curieuse gamine qui le met mal à l'aise. Elle lui sourit, et détourne gentiment sa proposition.
Inacceptable.
Pas de sa part à elle.
Basil ne le prend même pas contre lui et ses talents de séducteur, non, cette fois, il le prend contre lui en tant que Capitaine de l'équipe de Serdaigle. Ah, si le professeur Flitwick s'intéressait un tant soit peu au Quidditch, Basil aurait pu aller se plaindre et obliger Narumi à intégrer l'équipe. Mais ce n'était pas le cas, et Basil le regrettait, car avec le soutien de leur professeur de maison, il aurait probablement eu plus de moyens pour soutenir sa brave équipe de Serdaigle, qui pour l'instant se résumait à lui et son balai.


Narumi, tu plaisantes ?! Tu as vu ce que tu viens de faire ! Tu vas faire des merveilles sur un balai ! C'est pas si difficile, je peux t'aider, vraiment, tu vas adorer, c'est...

Elle ne lui laisse pas le temps de continuer. Elle le rembarre. Avec une simplicité écœurante. D'habitude, les filles sont moins directes. Elles tournent autour du pot pour lui faire comprendre qu'elles ne sont pas intéressées, elles ne le disent jamais réellement. C'est tellement facile d'en profiter, alors, de jouer sur les ambigüités, de faire l'idiot qui n'a rien compris ! Et alors, alors, il est trop tard, elles finissent par le trouver attachant, finalement (mwaha). Bon, d'accord, ça dépend des fois, mais dans l'ensemble, ce schéma est assez proche de la vérité.
Narumi, elle, non. Elle n'est pas intéressée, donc elle le dit. Disons que c'est comme ça qu'interprète Basil par ses paroles mystérieuses. Certes, il est vrai que Narumi a une réputation un peu chelou, et pour cause, elle l'est. Basil est le premier à avoir beaucoup parlé sur son dos, et c'est pour ça qu'il a écopé de son défi de devoir sortir avec elle. Mais ça, il s'en fiche. Il est suffisamment blindé pour tenir tête aux critiques, et ce n'est pas son genre de se laisser influencer par des lieux communs. Avec Liam, c'est eux qui créent leur propre réputation, alors passez quelques heures avec Narumi ne changera pas grand chose.
C'est la deuxième partie qui l'intrigue. Basil ne croit pas à toutes ces histoires de malédictions ou de fatalité. Il est trop optimiste, trop insouciant pour ça. C'est surement triste à dire, mais pour lui, le monde est une vaste prairie couverte de soleil, il n' jamais eu à se préoccuper de malheurs ou d'obscurité. Alors face à sa propre lumière, les paroles noires de Narumi ne l'atteignent pas vraiment. Il ne les comprend pas, c'est tout. S'il n'avait pas d'intérêt à être gentil avec Narumi et de la mettre en confiance, il n'aurait surement pas hésité à se moquer d'elle ouvertement. Parce que son côté prophétique dramatique, c'était vraiment trop drôle.
À la place Basil lui sourit ouvertement. Il croise les bras sur sa poitrine et lui dit :


T'inquiète pas, Naru, on s'en fout des autres.

Il se penche un peu vers elle, pour se mettre davantage à sa hauteur.

Et puis avec moi, t'auras plus de problème de malheurs, c'est promis !

Basil et les promesses. Et c'est parti. Basil n'a qu'une parole, mais qu'avec Liam. Les autres, il peut leur promettre tout ce qu'ils veulent, tant qu'ils n'espèrent pas voir leur promesse accomplie. « C'est promis », chez lui, c'est plus une interjection, une manière de ponctuer son propos et d'avoir l'air honnête. Il ignore quel sens ce genre de mots peut avoir pour Narumi, mais il ne se pose même pas la question. Il reprend :

Écoute, avant de dire que que tu n'aimes pas, on a qu'à dire qu'on se retrouve au terrain de Quidditch demain, après les cours. Vers 17h, ça te va ?

Prendre des initiatives, avoir l'air rassurant, bienveillant... Autant de réflexes et de mécanismes auxquels Basil ne réfléchit même plus. C'est presque dans sa nature lorsqu'il devient le chasseur. Il ne peut pas s'empêche de demander à Narumi de le retrouver sur un terrain de Quidditch, avec des balais, il se sent tellement euphorique à l'idée d'avoir déniché sa future Attrapeuse ! Il prit pour que ça lui plaise, il sait que ça va lui plaire. Le Quidditch, ça lui ressemblera. Il l'a vue, il le voit. Il le sent.
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C'est le jeu ! [Naru]
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