Les Ténèbres envahissent les Lumières. Univers d'Harry Potter
 
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 Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]

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Liam McAvoy

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MessageSujet: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Ven 30 Mar - 14:30

Comme tous les jours de sa petite vie, Liam se lève pour aller en cours. Inutile de rappeler toutes les étapes de la préparation rapide d'un jeune homme de 17 ans. Les mesures d'hygiène sont rapides et le tout est réduit au minimum, histoire d'avoir l'essentiel : ne pas sortir nu comme un vers dans les couloirs !
Il passe devant le miroir de la chambre des garçons sans s'arrêter. A vrai dire, il ne s'arrête jamais pour contempler son reflet mais il paraît que cela se fait. En tous cas Basil le fait...Ce dernier n'est d'ailleurs pas dans son lit et doit déjà être descendu dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner. Liam aurait bien aimé manger quelque chose le matin, seulement il se réveille toujours en retard et le temps qu'il se lève, les cours commencent. Allez savoir pourquoi personne ne prend la peine de le réveiller ? Même son réveil ne lui est pas d'un très grand secours, il pense sérieusement à le jeter.

Il finit par quitter la Salle Commune des Serdaigles, un peu à la bourre, mais rien de bien grave. En descendant les escaliers qui le mènent aux couloirs, il repense au rêve qu'il a fait cette nuit. Il était une espèce de rock star qui parlait d'amour dans Après réflexion, il trouve ce rêve stupide et inintéressant : il aurait bien eu envie d'avoir des groupies, mais s'il faut chanter pour cela, c'est hors de question. Ce serait beaucoup trop de travail à fournir pour écrire des textes digne de ce nom ; en plus il faut avoir quelque chose à dire !
Et puis, dans sa « vraie » existence il est conscient que son acolyte a plus de succès, ce qui lui a valu de gagner beaucoup de paris concernant la gente féminine. Liam avait bien envisagé de jouer les jolies cœur pour reprendre l'avantage, mais c'est vraiment une affaire trop compliquée et les résultats ne seraient jamais à la hauteur des efforts à fournir.
C'est ce genre de raisonnement qui empêche Liam de faire de grandes choses. Ou pas. Pour être « quelqu'un » il faut avoir de l'argent, être très intelligent (ce qui équivaut à manipulateur), avoir du talent, être charismatique et avoir une certaine beauté. Le jeune homme n'a rien de tout cela et se dit que, puisque c'est comme ça, il va laisser les jours couler, les uns après les autres et essayer de tous les occuper au jeu et à la « déconnade. »

Ce n'est qu'après avoir pensé à toutes ces choses et finir par en conclure que sa vie était « plutôt cool » qu'il arrive dans les couloirs. Apparemment, les hautes voûtes qui les composent ont été faites pour raconter des histoires aux petits curieux qui passent leur temps le nez en l'air. Liam est de cette espèce. Non pas de celle des curieux, mais des distraits qui s'entêtent à ne jamais regarder ce qui se passe au sol. Ça peut poser quelques soucis d'équilibre, mais il a fini par s'y faire et ne tombe plus depuis bien longtemps.

Soudain, il entend le mythique « Hey mec » de Basil.


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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Sam 31 Mar - 20:24

Basil ouvre les yeux. Les referme. Se rendort. Se redresse brutalement en braillant.

Merde !

Il rejette violemment le drap, se jette sur ses pieds, trébuche, se relève, court jusqu'à la salle de bain attrape sa brosse à dent et commence à se les brosser furieusement. Il retourne dans le dortoir et, sans prendre garde à réveiller ou non ses chers camarades, il commence à fouiller dans ses tiroirs pour trouver des chaussettes et un boxer, la brosse toujours coincée entre les gencives. Il râle, il ne trouve pas. Il enfile une chaussette bleue et une autre à rayure, enfile le pantalon de son uniforme, retourne dans la salle de bain, crache, se rince la bouche, revient, trébuche à nouveau parce qu'il avait mal fermé son ceinturon, râle. Il ne trouve pas de chemise propre. Tant pis, de toute façon, tout le monde s'en fout, personne va venir le flairer. Normalement. Il se fige un instant et réfléchit à ses cibles du moment. Quel est le pourcentage de chance qu'il en croise une dans les deux premières de la matinée, les seules de la journée durant lesquelles on n'a pas le droit de sentir mauvais (pour un garçon en tout cas, parce qu'une fille ne doit JAMAIS sentir mauvais. C'est pas lui qui l'a dit, c'est la règle du jeu.). Bon, celle en dessous des autres fera l'affaire. Ça fait tellement longtemps qu'elle n'a pas bougé du placard que toutes les vapeurs pestilentielles ont du s'en échapper. Il enfile son gilet noir, bleu et argent puis réfléchit à nouveau.

*On est quel jour au fait ? *

Il tend la main vers son sac pour y prendre son agenda. Son sac est, mystérieusement vide, mise à part quelques parchemins gribouillés et un bout de cuir de souaffle déchiqueté. Il ricane en repensant à ce match, carrément épique. Ça râle dans son dos. Il a du en réveiller un. Il hausse les épaules, c'est carrément pas son problème. Pour un peu, il le ferait exprès de tous les réveiller en gueulant un bon coup, en lançant un sort de lévitation pour soulever toutes leurs couettes bien douillettes, illuminer la chambre d'un grand jet de soleil qui perce les paupières endormies. Il l'a déjà fait. Mais s'il s'était levé tôt ce matin-là, il y avait une raison. Mais laquelle.

*Par l'illustre merde de Merlin...... *

Impossible de s'en rappeler. Ce serait carrément mieux s'il trouvait ce p***** d'agenda. Il se jette au sol, regarde sous son lit. Il retrouve son manuel de potion de sixième année, mais pas d'agenda. Il grogne :

Accio agenda

Et, oh miracle de la magie ! Un petit tas de linge non identifiable s'élève de derrière le lit de ce cher vieux frère de Liam et s'amène à lui.

*Ben c'est pas ça que j'ai demandé......*

Quelle chance, l'agenda s'y trouvait, trop bien caché pour s'y être perdu de lui-même. Mm... Encore un mystère. Basil hausse les épaules de cette manière qui lui est si caractéristique, cette façon de signifier au monde entier qu'à part les filles, seulement les belles merci, il n'y a rien qui l'intéresse. Ah si, le jeu, quand même. Mais sinon rien.
Il l'ouvre, cherche sa page. Ses yeux s'écarquillent des froid et il le balance avec rage sur le lit voisin.


Humpf... ! Fait le Serdaigle qui y dormait. Ça va pas ou quoi ?

Basil ne prend même pas la peine de répondre. Il s'est trompé ! Il s'est trompé de jour ! Il se réveille à SEPT HEURES DU MATIN pour se tromper de jour. Il a envie de mourir et se relaisse tomber sur son oreiller.


Fait chier........

Bon. Il est habillé, à peu près tout propre, son ventre grogne de faim. Il est énervé, incapable de se recoucher. Et puis quelle flemme de ramasser le drap qui est tombé. Il attendra qu'un elfe de maison vienne fait la chambre.

Alors, il se relève et il traîne la patte jusqu'à la Grande Salle. Monde cruel. Le seul moyen de se réconcilier avec lui passera par son estomac. Heureusement, à cette heure matinale, la table des Serdaigle est toujours celle à laquelle il y a le plus de monde. Des filles et des jeunes années, essentiellement. Basil était le premier levé de son dortoir (des mecs, vieux septième année donc). Ils sont tous, ou presque, avec leur bouquin, à s'angoisser pour le contrôle de la matinée. De vrais Serdaigle donc. C'était drôle de voir comme cette tendance au sérieux semblait diminuer avec l'âge, et encore plus chez la gente masculine... Une véritable chute. Bizarre. Basil s'en fiche. Il va s'asseoir à côté d'un groupe de nanas qui ont l'air d'être en cinquième année (suffisamment âgées pour qu'il puisse espérer donc) et entame une conversation inintéressante au possible sur leur sujet de Métamorphose. Il a de la chance, c'est sa matière préférée, son unique Optimal. Il s'la pète un peu. Pour le principe. Les filles mordent à peu près. Rassasié d'admiration pour le moment, Basil se tourne vers la nourriture et s'offre, en compensation de son levé matinal, une orgie de bacon, d'oeuf et tarte à la mélasse. Aah, si seulement la Bierraubeurre (ou le Whisky pure feu) était permis à la table du petit déjeuner de Poudlard.... tout serait absolument parfait. Mais tant pis. Heureusement, il aimait bien le jus de citrouille aussi.

Sa faim assouvie et son estomac soulagé, Basil se lève. Il a bien pris son temps, et il est dorénavant dans les temps, dans le mouvement de tous les élèves normaux de Poudlard. La salle s'était remplie peu à peu, mais il n'avait toujours pas croisé Liam.


*Ce gros doit encore dormir, pensa Basil *

Il sort de la salle et se dresse nonchalamment, vers les toilettes les plus proches pour une petite affaire privée, et celle-ci une fois faite, la silhouette gracile et distraite de son meilleur ami se profile devant lui.

Hey mec !

Il s'approche, tranquillement, soudain content. Il lui bourrade rudement l'épaule, hilare.

Quand est ce que tu t'achètes un réveil, vieux ? Je suis sur que t'as encore rien bouffé ! Non. J'en suis sur, puisque j'étais dans la Grande Salle et j't'ai pas vu.

Ces reproches, c'était toujours les mêmes, depuis quasiment sept ans. Ça faisait toujours marrer Basil. Il n'avait jamais été d'un humour très novateur. Il adorait ça, les autres le qualifiaient de lourd. Ça les soulait. Basil adorait ça.


Dernière édition par Basil O. Flaverty le Dim 1 Avr - 9:22, édité 1 fois
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Sam 31 Mar - 22:42

[Hey t'as fait une faute d'inattention en écrivant David au lieu de Basil ^^]

Quand est ce que tu t'achètes un réveil, vieux ? Je suis sur que t'as encore rien bouffé ! Non. J'en suis sur, puisque j'étais dans la Grande Salle et j't'ai pas vu.

Après s'être pris l'habituelle tape trop virile sur l'épaule et les réflexions redondantes de Basil, Liam estime que sa journée peut commencer. Que ce soit la douleur qui lui traverse l'épaule ou le fait de voir son meilleur ami n'a pas d'importance ; le fait est qu'il émerge.

Un bref coup d’œil sur son partenaire de jeu suffit à Liam pour deviner qu'il a enfilé une chemise semi-propre dont la blancheur laisse à désirer. C'est d'ailleurs assez fréquent chez l'un comme chez l'autre, que ce soit par fainéantise ou manque de temps, il y a toujours quelque chose de travers. Une fois, le jeune homme est arrivé en cours avec son tee-shirt à l'envers, événement qui a donné lieu à un pari assez stupide : le premier qui se fait éjecter de la salle parce qu'il est trop débraillé a gagné. Le lendemain, Liam est arrivé en caleçon avec pour seul accessoire une cravate bleu et argent mise de travers. Gagné ! Quatre heures de retenu...Quatre heures qui s'ajoutent à une liste déjà bien longue, s'en est à se demander pourquoi les deux garçons ne se sont pas fait renvoyer de Poudlard. Une seule année leur aurait suffi à prouver leur inaptitude à respecter les règles et, plus généralement, tout ce qui touche à l'humanité.

Ces frasques à répétition ont souvent valus à Liam de subir les jérémiades de sa mère qui désespère de « l'attitude déplorable et du manque d'investissement » de son fils chéri. Mais ce n'est qu'un court moment à passer. Il suffit généralement au jeune homme de lui faire les yeux doux (ou plutôt le chien battu) et elle finit par se retourner contre les professeurs qu'elles jugent « trop stricts et qui ne savent pas voir le potentiel de mon chéri ». Bref, pitoyable.

Les deux amis se « promènent » jusqu'à leur salle de cours, entourés par une foule de plus en plus dense et qui court dans tous les sens. Liam ne comprend pas cette soudaine effervescence qui le met mal à l'aise. Pourquoi personne ne prend jamais le temps de vivre ? C'est effarant de constater qu'à seulement douze ans, la future « élite » des sorciers angoisse déjà pour un pauvre examen de potion ! Un génération de stressés qui cherchent à se faufiler, se tortillant comme des anguilles dans l'impitoyable monde. Ce bourdonnement incessant lui donne la nausée, lui qui aime être en retrait et prendre son temps pour faire les choses les plus élémentaires.
Liam est sensiblement plus grand que Basil, cependant ce dernier le dépasse largement en prestance et en assurance. Il rayonne. Le jeune homme s'est souvent entendu dire que son air détaché et presque inaccessible lui confère beaucoup de charme parce qu'il reste très naturel. Mais il n'a pas fallu beaucoup de temps au grand McAvoy pour constater que le « rentre dedans » de son ami presque m'as-tu-vu le met en avant et plaît aux filles. Aucune jalousie n'a réussi à installer à ce propos entre eux, Liam considérant que le besoin de reconnaissance appartient aux frustrés ou aux mal-aimés. Ils marchent donc l'un à côté de l'autre.

Au fait, on a quoi comme cours là ?

La question est récurrente et Basil l'attend probablement. Tous les matins ou presque Liam se demande – et par la même lui demande – quel cours ils ont. En plus d'un réveil, le jeune homme devrait aussi penser à investir dans un agenda ou au moins « chercker » son emploi du temps, histoire de ne pas débarquer tous les jours en touriste. Mais l'organisation sera pour une prochaine fois.

Ils avancent tranquillement, tous deux calés sur le même rythme. Une deux. Une deux. Les pas de Liam pourraient résonner sur les pavés, mais pour cela il faudrait qu'il se munisse de chaussures à talonnettes...Ses larges baskets ne font que « flok flok » lorsqu'elles ont pris l'eau (ce qui arrive souvent finalement).
Une journée longue et riche en rebondissements s'annonce...
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Dim 1 Avr - 12:02

[hj : et voilà, disparu !]

Basil se sent tout d'un coup beaucoup mieux. Déjà, il a bien mangé, il a eu sa petite piqure de bavardages féminins de la matinée, il a la vessie légère, et surtout, il a retrouvé son meilleur pote. Pour peu, il se demande pourquoi il n'est pas allé le faire chier ce matin. Puisqu'il était tôt, l'occasion aurait été trop belle. Peut-être qu'il se faisait mou.... devenait.... gentil....... Un frisson lui parcourut l'échine et il s'ébroua brusquement, savourant cette énergie nouvelle qui montait dans sa gorge. La simple présence de Liam à ses côtés lui donnait envie de rire. Un rire sourd et idiot qu'il sentait germer dans son ventre. Si une fille venait à se casser la gueule, à cet instant, là juste devant lui, ce déchaînement de bonne humeur qui déferlerait sur sa personne l'achèverait très probablement. Heureusement, rien de tel n'arriva, et Basil se contenta de sourire béatement. Cacher ses émotions, c'était carrément pas son truc. Il savait mentir, simuler l'amour, le désespoir quand une fille le refusait, mais dans l'ensemble, lorsqu'il était content, il le montrait, et quand il ne l'était pas, tout le monde le savait également. Finalement, l'écart qu'il y avait entre ses simulations de chagrin amoureux et ses véritables petits coups de blues, qui de toute façon n'arrivaient que de façon exceptionnelle, cette différence crevait les yeux de tous ceux qui le connaissaient un minimum. Ainsi, chez les filles de son année, ses minauderies ne fonctionnaient quasiment plus, et encore moins chez ses très chères amies de Serdaigle qui se le traînaient depuis maintenant sept ans. Enfin, ça ne faisait rien, Poudlard était encore grand. Certes, à 17 ans, il n'avait plus vraiment le droit de taper dans le stock des filles en deçà de leur quatrième année. Mais bon, même avec cette restriction, ça faisait bien une cinquantaine de filles en tout.

Mécaniquement, Basil suivait Liam dans le couloir, calant son pas sur le sien sans même avoir à y réfléchir. Quelle dégaine ! Ce pas presque parfaitement synchronisé ! « presque », seulement, pour garder un petit côté naturel. Frais. Essentiel, bien sur. Les filles n'aimaient pas les chorégraphies trop bien apprises (sauf s'il y avait « vraiment » de la musique). Ah les filles.

Quels cours on avait aujourd'hui ? Euh.
Basil et Liam marchaient côte à côte, finalement à l'aveuglette. Évidemment, comment Basil aurait-il pu réellement suivre son acolyte en pensant que celui-ci l'amènerait en cours ? Liam, touriste absolu, ne savait jamais rien de tout ce monde bassement matériel. L'élévation spirituelle de son ami avait toujours, et ferait toujours, beaucoup rire Basil. Il ne se lassait pas de ses préoccupations métaphysiques. Lui qui ne réfléchissait qu'à sa prochaine conquête, il avait du mal à saisir l'intérêt de telles angoisses. Mais c'était drôle. Et malgré son image de bourrin, Basil savait prêter une oreille attentive aux délibérations internes et émotionnelles des gens qu'il aimait bien, et au milieu desquels Liam était le premier.

À dire vrai, Basil ne savait plus non plus très bien où ils devaient se rendre.


Attend, je regarde.

Il glissa sa main jusqu'à son sac et en sortit son fameux agenda. Alors....

On est mercredi donc..... Ah, Étude des Moldus !

Il se figea et réfléchit un moment. Depuis quand il faisait Étude des Moldus ? Il s'arrêta de marcher et regarda Liam, perplexe.

Tu fais Etude des Moldus, toi ?

Basil connaissait déjà la réponse. Mais les mots avaient coulé hors de sa bouche, comme la plupart du temps, sans qu'il y réfléchisse. En tout cas, visiblement ils n'avaient pas cours pour la première de la matinée. Comment avaient-ils pu se planter ? Et surtout, pourquoi lui, Basil, avait choisi ce jour là pour se lever aussi tôt alors qu'il aurait pu dormir presque une heure de plus que d'habitude ? On était pourtant presque au milieu de l'année, et il ne connaissait toujours pas son emploi du temps ? C'était vraiment n'importe quoi...
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Dim 1 Avr - 13:43

Et merde !

Évidemment Liam ne participe pas au cours d'étude des moldus, quel intérêt ? Les moldus sont exactement comme les sorciers, la baguette scotchée à la main en moins. Certes, il est plus « pratique » de faire usage de la magie, mais cela rend flemmard alors...
Liam ne comprend absolument pas cet engouement pour ces les humains qui n'appartiennent pas au monde magique. C'est comme étudier les coutumes d'habitants d'autres pays, ni plus ni moins. Les moldus ne sont ni meilleurs, ni pires que les sorciers, ça se saurait !
Bon, toujours est-il que les deux jeunes hommes viennent de se lever pour rien. Étrange...Surtout de la part de Basil qui a quand même une vague idée du déroulement de sa journée. Remarque, il doit sûrement aller retrouver une de ses conquêtes dans un coin obscur de Poudlard. Après tout, il y a bien longtemps qu'ils ont cessé de tenir les compte pour voir qui a le plus de succès.

Soudain, le ventre de Liam se met à gargouiller. Vu le monde qui circule dans les couloirs, il est assez peu probable que quiconque soit parvenu à l'entendre et l'attribuer à un estomac. En effet, le bruit sourd et lointain fait plutôt penser à un coup de tonnerre qui résonne au loin. Pas cool.
Le jeune homme porte sa main à son ventre et fait une sorte de grimace, il est temps d'avaler quelque chose. De sa poche, il sort une barre chocolatée. Il froisse dans ses grandes mains l'emballage argenté. Une vague de plaisir passe dans ses yeux.
Alors qu'il s'apprête à déshabiller sa friandise, son œil est attiré par la date de péremption. Il ne la regarde jamais, ayant une confiance aveugle en son goût. Puis une petite indigestion n'a jamais tué personne. Mais là, surprise !

Mec, c'est périmé depuis deux ans !!

Cette simple phrase résume parfaitement ses lacunes en matière d'hygiène et de propreté. Une barre chocolatée retrouvée au fond d'une poche de pantalon et qui y traîne depuis un temps certain n'est pas chose exceptionnel ni pour l'un, ni pour l'autre. Ils se regardent et sourient. Liam jette au hasard ce qui a failli être son petit-déjeuner. Au « aïe » qu'il entend, il devine qu'elle a élu domicile sur la caboche d'une jeune fille. Sans pour autant se retourner et encore moins s'excuser, les garçons avancent plus vite en se marrant comme des baleines.

Bah maintenant j'ai plus qu'à faire les yeux doux aux elfes de maison pour avoir un peu des restes du ptit-déj ! Au fait, puisqu'on a pas cours, qu'est-ce que tu fous debout ?

Ils se sont arrêtés entre temps, juste devant la salle qui semble être celle d'étude des moldus. Quel conditionnement ! Comme si tout était mis en œuvre pour que, quoi qu'il se passe, n'importe quel petit sorcier trouve toujours la bonne salle où poser ses petites fesses puantes et recevoir une éducation. Non, ce système n'est pas fait pour eux. Ils sont incapables d'apprendre autrement que grâce aux jeux ! Liam n'est pas bon élève mais a les capacités et une très large expérience de vie ; ça compense. En face de lui, Basil ne s'intéresse qu'aux filles, aux paris et encore aux filles ! C'est maladif chez lui et Liam ne sait pas pourquoi il a besoin de cette reconnaissance du deuxième sexe. Il a bien essayé de l’entraîner là-dedans, mais le jeune McAvoy a du mal à s'occuper d'une demoiselle sur une longue durée, la flatter et lui faire des cadeaux. D'ailleurs la plupart de celles qu'il a côtoyées étaient soit trop jolies pour avoir besoin d'être rassurées, soit des junkies qui partageaient à peu près sa vision des choses.
Un jour peut-être en trouvera-t-il une aussi cool que Basil.
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Dim 1 Avr - 17:06

Putain, on a l'air con maintenant, râle Basil...

Il aurait pu rester dans son lit à pioncer, mais alors qu'il est maintenant debout, prêt à affronter le jour et son lot de conneries, au côté de son Liam, il se sent particulièrement motivé et décide de positiver. Il est tôt, c'est d'autant plus de temps pour pouvoir faire n'importe quoi. Ne rien faire, même s'il le voulait ! Avoir du temps pour soi, à sa disposition, c'est comme avoir du pouvoir, une puissance très particulière, des capacités toutes nouvelles. Il se sent d'attaque, prêt en démordre, et ceci se manifeste dans sa façon de marcher. Il devient plus énergique, sautillant sur place à côté de Liam. Il a envie de bouger, de faire quelque chose. N'importe quoi.
Sa tête tourne autour de son cou. Il ne regarde jamais son ami, il est à l'affût du moindre regard de biche, du la courbe d'un cou, d'une jupe mal mise. On n'est qu'au premier étage, il y a le hall pas loin, la Grande Porte qui s'ouvre et se ferme.. Un courant d'air est vite arrivé et Basil ne voudrait pas manquer le spectacle que celui peut lui offrir à chaque instant. Ce ne sont pas des petites culottes qu'on voit à Poudlard, mais plutôt des gros collants de laine, d'autant plus qu'il ne fait pas encore très chaud en cette période de l'année. Quoique... Il salut d'un petit coup de tête une grande Serpentarde. Rien qu'une cinquième année pourtant. Le travail des hormones.... Surprenant... Basil se sent comme en flottement. Il se sent bien. Les beaux jours reviennent peu à peu, il a son meilleur pote à côté de lui, plein de temps à perdre, une jolie fille lui a sourit. Ouaip, il se sent puissant. Il faut qu'il bouge. Il trépigne davantage et tourne autour de Liam pendant que celui-ci déballe un chocolat moisi.
C'en est trop pour Basil qui n'attendait qu'un déclencheur pour sa joie


BWAAAHAHAH

Un éclat de rire violent, gras, le coupe dans son élan et il balance à nouveau une grande tape dans le dos de son camarade.

Ah mais c'est dégueu, mec !! ça fait combien de temps que t'as pas mis ce fute à laver pour que des trucs pareils y traînent encore !

Et le rire le prend à nouveau. Il ricane, pouffe, se tient les côtés, gesticule, se redresse brutalement en croisant la belle Anya, cible privilégiée du moment, lui sourit avec un léger clin d'oeil et glisse à Liam :

Celle-ci je me la ferais dans tous les sens........

Il reprend son sérieux, mais son sourire s'est élargi. Quand Basil sourit, il a l'air d'un abruti. Les filles adorent ça. Elles trouvent ça mignon. Il a l'air honnête. Ça leur plait, aux filles, l'honnêteté. Surtout quand c'est pour les flatter. Et puis, un crétin ne peut pas être méchant, n'est ce pas ? Pas « volontairement » en tout cas. Les Serdaigle de Septième année savent la fausseté absolue de cette hypothèse. Elles connaissent trop bien le duo de l'amour mort.

Ils sont devant la Salle d'Etude des Moldus. Pourquoi ? Mystère. Mystères de l'inconscient.

Y a que des moches pour étudier les Moldus

Il jette un oeil à Hermione Granger qui passe à côté d'eux sans même, semble-t-il les remarquer, et il ne prend pas non plus la peine de lui demander si sa touffe est pire en bas. Il est peut-être encore un peu tôt. Et il n'a aucune envie de s'attarder au milieu des salles de cours.

Viens, on a qu'à descendre aux cuisines.

À cette heure, les Elfes étaient probablement en grande effervescence autour de la vaisselle du petit-déjeuner à peine finie. Ils n'auraient pas beaucoup de temps à leur accorder, mais il y avait toujours de quoi grignoter.
Tout en marchant, Basil donne de petits coups nerveux sur l'épaule de Liam. Obligé, après les cuisines, il faut qu'ils sortent, qu'ils aillent au parc, là il n'en peut plus.


T'sais quoi mec ?

Il s'arrête. Ils sont devant les Grands Escaliers qui mènent au hall. Il se rapproche de Liam, place son visage tout près du sien. Tout près.

Je te trouve un peu pâlot.

Il ricane.

Ce qui te ferait du bien, c'est une bonne baise !

Sur ce mot, s'étant rapproché encore plus prêt, il donne un grand coup de langue sur le nez de Liam et part dans un bruyant éclat de rire. Un quatrième année qui passait par là se prend un coup de coude, Basil s'en fout. Il se redresse, les poings sur les manches, et guettent la réaction de son partenaire. Il a une idée. Il en rit d'avance.
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Dim 1 Avr - 19:20

Les élèves rentrent en cours, les uns après les autres. Plus les couloirs se vident et plus Basil s'agite à côté. La situation est classique et Liam la connaît par cœur : cette sensation de liberté et de temps à tuer rend son ami complètement fou (du moins si cela n'est pas déjà le cas). Il faut qu'il bouge dans tous les sens, lui tourne autour comme une hyène attendant son heure pour mordre dans les restes d'un animal mort. Depuis le temps, le jeune homme a l'habitude et ne prête aucune attention à ce manège tant que la nervosité n'est pas déversée sur lui.
Comme l'exige la tradition, Basil commence par les œillades aux filles, et pense à un petit mot bien trouvé pour chacune d'entre elle ; belle ou moche. A la remarque sur Anya, Liam lève les yeux au ciel.

Toute l'agitation de son ami ne l'atteint pas, il reste très calme, presque lent dans ses mouvements et ses pensées. Les choses sont comme ça. Liam relève les défis que lui lancent Basil parce qu'ils l'amusent grandement et maintiennent sont attention pendant longtemps.
Liam a l'impression que c'est vital pour son meilleur ami de s'activer dans tous les sens, se disperser et avoir sa dose quotidienne d'adrénaline.
Durant son monologue intérieur, ils ont avancé et se sont retrouvé devant les grands escaliers. Très loin de ce qui se passait, Liam avait été ramené par une réplique cinglante et de la bave sur le nez.
Apparemment sa tronche est trop pâle au goût de Basil et il lui délivre un conseil dont il se serait très bien passé, surtout à cette heure de la matinée. Comment peut-on avoir constamment envie de s'envoyer en l'air ? Il lui manque peut-être une case testostérone...

Wow ta bave tu peux la garder pour les minettes que tu serres ! En plus tu chlingues !

D'un revers de manche, il essuie les gouttes de salives qui perlent sur son nez. Dégoûtant. Et après on ose se demander pourquoi ses fringues sont aussi crades ?! Scandaleux. Avec une limace pareille, impossible de sentir bon ou d'avoir des affaires propres.
Liam connait trop bien l'expression qui encadre le visage de Basil : il jubile. Voilà, on est arrivé au point de non retour, il commence à lui chercher des noises pour le faire réagir et se défouler. Son petit rictus est celui du type sur de son effet et de la réaction qu'il va provoquer

Une seconde. Il faut analyser la situation. Liam a une faim de loup et s'il monde au credo, il va en avoir pour un moment. S'il laisse couler, Basil va devenir de plus en plus insupportable et s'en aller en courant n'est décidément pas une solution envisageable. Bon, il ne reste plus qu'à taper fort, toucher le point sensible pour qu'il lui mette une beigne, se défoule et qu'on en parle plus. En plus, dans ce domaine Liam a l'avantage et sait faire preuve d'une grande rapidité, en totale opposition avec sa lenteur naturelle. Ils risquent de se prendre encore des heures de retenue. Bof, pas grave.

T'en fais pas mon pote, pour ça ya ta sœur !

Liam parle d'Emily, la grand sœur de Basil. Pas qu'il l'aie beaucoup fréquentée, mais elle est plutôt jolie et il sait que ça a le don d'agacer au plus au point son compagnon. Que demande le peuple ?
Voilà encore un avantage qu'a Liam : il ne tient pas aux membres de sa famille. Pas par méchanceté ou sociopathie mais parce qu'il s'en fout. Ces êtres ne sont pas intéressants, comme pratiquement toute la population...
En attendant la tornade Basil qui va s'abattre sur lui, le bombarder d'injures, il lui jette un petit sourire qui signifie « t'as que ce que tu mérites mon frère ».
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Lun 2 Avr - 14:59


Basil éclate de rire. La tronche de Liam, surpris, lui qui joue les placides au sang-froid ! Il adore, il rit plus fort. Il se sent immensément fier de lui, et sa position, bien droit, les jambes ancrées dans le sol, permette à sa large cage thoracique de faire résonner son rire tonitruant dans les couloirs. Il jette une oeillade derrière lui, histoire de voir s'il a bien été vu. Il n'y a plus personne, de toute façon, dans les couloirs à cette heure, alors il rit encore plus fort, ses épaules remuant, espérant percer les murs par ses braillements. Basil est là, il existe, profitez en tous !
À l'allusion sur son odeur, il hausse un sourcil et se la ferme, vaguement intrigué. Il a bien conscience du fait que sa chemise n'est pas de la première fraicheur, mais de là à ce que même Liam le remarque, à l'hygiène pourtant aussi limité que le sien si ce n'est plus, il s'inquiète. Il lève un bras et renifle bruyamment.


Mais c'est même pas vrai ! Grimace-t-il.

Puis il rit encore. Quel bout-en-train ce Liam ! Décidément, le meilleur de l'homme ! Il sourit et commence à se pavaner, prêt à reprendre son histoire de sexe et de proposer à Liam cette merveilleuse idée qui lui est venue. Un peu de défi dans l'air, ils en manquaient, cette semaine avait été bien trop sage, à peine quelques sortilèges pour remuer l'air et les jupes des filles, quelques grenouilles jetées négligemment dans des dortoirs de première année, et des gros mots écrits au tableau. Vraiment, une semaine de petits joueurs dont il devait avoir carrément honte. Et là, à voir l'aspect tout penaud, presque frustré de son comparse, il avait eu l'idée du siècle. L'idée du siècle ! Notez le bien. Et celui-ci, toujours aussi aimable, l'envoyait bouler. Jusque là, rien de bien surprenant.
Et puis. Déclaration de guerre.
Pas touche aux sisters. Liam le sait, c'est une agression délibérée. Le sang de Basil ne fait qu'un tour et il se place immédiatement sur la défensive. Soudain ça ne le fait plus rire.
C'est pas qu'il ait véritablement l'impression que ses soeurs sont menacées, surtout pas Doty et ses douze ans, et puis dans le fond, Emily, du haut de vingt et un ans, est ce que Liam peut sérieusement penser à avoir une relation avec elle ? Mais ça l'énerve qu'il fasse seulement semblant d'y penser. Parce que dans la hiérarchie de la famille, Basil considère ses aînés comme des supérieurs, du moins administratifs, ceux qui lui demandaient (EXIGEAIENT) qu'il débarrasse la table, range sa chambre etc etc... un rôle de bourreau ou de mini chef à deux balles qui avaient toujours horripilé Basil, mais des chefs quand même. DONC, si Liam se plaçait dans la perspective d'être l'égal de sa soeur puisqu'il envisageait de se la faire, pardon, sa formule impliquait même qu'il l'avait DEJA fait, alors Liam devenait supérieur à Basil, et ça, c'était juste impossible, insupportable, insoutenable.
Et même. La famille, c'était sacré. C'est parce que ce demeuré n'avait pas de valeurs qu'on piétinait celles des autres. Du moins, pas celles de Basil, son pote, son frère, putain ! Qui lui ne se gênait pas pour déchiquetait allègrement celles des autres.

Mais Liam lui tend la perche. Il va pouvoir se défouler, c'est par-fait, il n'attendait que ça. Il aurait peut-être préféré dans le parc, pour limiter les heures de retenue, mais tant pis. Basil se campe immédiatement sur ses deux jambes et balance ses poings devant son visage, puis se met à sautiller autour de Liam à la manière d'un boxeur.

Tu cherches la bagarre, mec, c'est ça ? Hein ?

Avec son air de beau gosse, il fait craquer son cou d'un rapide hochement de nuque.
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Lun 2 Avr - 17:36

Et voilà. Totalement prévisible ce Basil. Mais c'est aussi ce qui fait son charme aux yeux de Liam. Sa position de petit boxer, son cou qui craque ; la chorégraphie est millimétrée et il la maîtrise parfaitement. Un régale pour le jeune homme qui se permet même un vague sourire amusé. L'impulsion avec laquelle son ami se lance dans tout et n'importe quoi a quelque chose de touchant, quoi qu'elle donne lieu à quelques problèmes. Se battre contre Liam ne peut avoir pour conséquences que quelques ecchymoses et des heures de retenue, mais lancer un défi au petit ami d'une fille qu'il a draguée, s'en est une autre ! D'autant que Basil déteste perdre.

Allé ma poule, t'énerves pas pour si peu !

Le jeune Serdaigle tente – vainement – d'éviter le conflit. L'idée de se battre lui plaît assez en vérité, il ne fait pas beaucoup d'exercice et une baston bien virile est nécessaire aux hommes, rétablit l'équilibre. En plus, Basil continue à s'agiter autour de lui, comme un gladiateur dans une arène. Il prend toujours ce genre de contact trop au sérieux ; c'est comme lorsqu'il drague une fille : si c'est pour faire les choses à moitié, autant rester dans son pieu.
Le petit air supérieur et charmeur qu'il prend n'est pas pour déplaire à Liam, c'est tellement plus amusant de refaire le portrait de quelqu'un qui se la joue, meilleur ami ou pas.

Plus les secondes défiles, plus Liam sent monter en lui l'animal, ce monstre qui a perdu toute son humanité en cours de route et qui ne réagit qu'aux agressions et à l'instinct. Le peu de sensibilité qu'il a en lui s'envole pour ne laisser qu'un amas de chair, prêt à cogner sur tout ce qui bouge. Il paraît que c'est masculin comme réaction, laisser s'exprimer son côté primaire et éluder tout le reste. Le sourire sur son visage s'en va. Sans que son expression ne change beaucoup, il a l'air plus bestiale, sauvage. Ses traits ont l'air plus tendus, son visage plus carré et les veines qui lui parcourent les temps se mettent à battre, comme pour dire « coucou c'est nous ! ». Basil n'a pas pu ne pas le remarquer, cette expression rend les gens sceptiques ou leur fait peur (dans le meilleur des cas).

Comme tu voudras.

Il n'y a rien de plus à ajouter. Son ami veut qu'ils se battent ? Ils se battront. Les usages veulent que ce soit l'offensé qui ouvre la danse. Les usages sont faits pour les nuls et les frustrés et Liam prend l'initiative (waouh ! Chose exceptionnelle) de commencer.
Sans avoir besoin de se rapprocher de son adversaire, il tend le bras, le poing serré et lui balance dans la face. Il ne porte pas de bagues et n'a pas les mains d'un bûcheron, mais vu le bruit, il est presque certain d'avoir touché le nez. Toute sa force suffit naturellement à casser le nez de Basil qui d'ailleurs chancelle et tombe. Un coup pareil ne fait du bien à personne et le jeune homme sait qu'il va prendre très cher pour ça. S'il avait le temps de parier, il aurait hésité entre un coup de boule ou une rafale de coups de poing un peu partout sur son corps. Mais peut-être Basil va-t-il faire preuve d'une grande créativité, lui qui adore jouer...

Malgré le réveil de «l'animal », le jeune homme n'a pas l'instinct de survie. N'importe quelle personne un peu sensée – voire trouillarde – serait partie en courant après un coup pareil ou aurait au moins préparé sa défense. Liam reste là, à attendre que Basil se redresse, histoire de voir le sang couler le long de son nez et tâcher sa chemise. Il ne pense pas à se mettre en position de défense, pour recevoir les coups parce qu'ils estiment tous les deux qu'à un jeu pareil, c'est coup pour coup du moment qu'on n'est pas l'un sur l'autre à se mettre des beignes dans tous les sens. Complètement débile et douloureux, mais c'est comme ça.
Liam jette un œil autour de lui. Si quelqu'un l'a vu, la baston va rapidement être finie et Basil va certainement lui en vouloir de ne pas avoir eu l'occasion de lui botter le train. Heureusement pour eux, les autres élèves sont soit encore endormis (il faut être un imbécile pour se lever alors qu'on a pas cours !) ou dans leur salle de classe.

Relèves-toi idiot ! On va pas y passer la nuit !

Liam a toujours très faim...
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Lun 2 Avr - 20:12

[HJ : haaan 'spice de sauvage ! ]

Basil gigote dans tous les sens, il grogne, il râle, il agite les poings devant ses yeux. Il défie, il remue, il est un mâle. Ses yeux sont plongés dans ceux de Liam. Il meurt d'envie de lui arracher la tête et de le bourrer de coups. Lui, un autre, n'importe qui, les hormones le possèdent, il veut la bagarre. Il y a toujours cette énergie incontrôlable qui coule en lui, qui le force à frétiller, tout le temps, dans tous les sens, que ce soit en marchant, en travaillant, en mangeant, en dormant presque ! Il doit remuer, l'immobilité, c'est juste impossible. Le contact physique, c'est le seul véritable, Basil le sait. Quand on parle, c'est toujours pour mentir, ou bien il faut devenir tellement vulgaire que les mots ne veulent alors plus rien. Ils ne sont plus que des gestes. Du contact physique, donc. C'est comme avec les filles. Quand Basil leur dit qu'il les aime, il ment. Quand il les embrasse, il ne ment plus. Ce désir qu'il projette sur elles, ce désir est toujours réel. Les mots qui l'accompagnent, jamais. Et avec Liam, c'est pareil. S'ils commençaient à se tailler des pipes en se chantant mutuellement leur louange, ce serait faux, faux, archi-faux ! Quand un type vient dire un truc qui te déplait, tu le défonces, c'est normal. C'est ne pas le faire qui serait mentir.
Bien sur, entre Basil et Liam, il y a toujours cette idée de jeu, cette même volonté de se chercher l'un l'autre, de se pousser dans leurs retranchements respectifs. S'il n'y avait pas d'adrénaline, ce ne serait pas drôle. Et qu'est ce qu'on cherche à dix-sept ans, si ce n'est de la drôlerie ? Bah des nanas, répondrait Basil. Ce qui, étant donné son concept de relation inter sexuelle, en revenait au même.

Aussi, s'en prendre une en plein dans la gueule, ce n'était rien. C'était le jeu. Il avait défié, il prenait cher, c'était la règle. Liam était absolument fairplay. Enfin, pas tout à fait. C'était Basil qui se faisait agresser, et en plus c'était Liam qui commençait les festivités. Carrément injuste. Basil préférait le premier coup, il adorait surprendre. Mais Liam encore plus, c'était certain. Peu importait, tant qu'il y avait des coups. Basil allait vivement répliquer quelque chose de particulièrement vulgaire et désagréable mais tout à fait bien placé, quand le poing de Liam, Liam, si grand et, malgré tout le sport que Basil faisait et que Liam le regardait faire, Liam, avec ses grandes épaules et sa carrure de footballeur feignant, ce poing vola avec brutalité, en plein dans son nez. Comme ça. On ne peut plus simplement. Comme s'il connaissait parfaitement la trajectoire, comme si ce poing, et ce bras, avaient les proportions exactes qui leur permettaient, par un savant mouvement de rotation, de se retrouver très exactement au beau milieu des narines de Basil. La nature produit de l'extraordinaire. Il en était béat d'admiration rien que d'y penser, s'il avait pensé, bien sur. Là, il n'était que peau, que nerfs, que muscles. Que sang qui coule. Il n'était que ce long braillement qui manifestait à la fois sa surprise, sa rage, et, il fallait bien l'admettre, une certaine douleur.


WWOOOOUUUUHHHH... WWOWowowowo.........

Basil savait pertinemment qu'à partir de cet instant très précis, si quelqu'un de gradé arrivait, c'était la retenue immédiate. On avait pas le droit de se battre.... Il ne le savait que trop bien. Aussi, la prudence aurait du être de vigueur, mais il s'en foutait. Tout ceci lui était complètement sortie de l'esprit, il n'y avait que Liam pour réfléchir d'une telle manière. Là, il se concentrait sur sa revanche. Encore sonné, plié en deux, il reprenait ses esprits alors que son gémissements s'était changé en un ricanement fébrile, preuve particulièrement frappante du masochisme et de l'excitation dans lequel le mettait un tel rapport physique. C'était pour cette raison que Liam était son meilleur ami. Ils pouvaient se taper dessus, et ça ne finissait jamais mal. Trop cool. Tous les autres mecs étaient tellement sensibles... à croire que c'était remettre toute leur virilité en cause que de leur planter un minuscule poing de rien du tout dans la gueule. Pathétique. Non, Liam avait beaucoup de défaut, mais au moins c'était un mâle, un vrai, malgré ses allures de mec raffiné qu'il prenait de temps à autres. Ça plaisait aux filles, supposait Basil. Dans un autre genre.

Alors toi, vieux, grinça-t-il sans crier gare.

Et il se jeta sur Liam sans même prendre la peine de se redresser complètement. Il ne l'avait pas dans son champs de vision, certes, mais il le sentait. Il le savait là, son nez le lui indiquait très nettement. Il le saisit à bras le corps, les épaules contre son torse et en y mettant tout son poids, le bascula en arrière et se retrouva à califourchon sur son ventre. Le sang ruisselait toujours et gicla, bien fait pour lui, sur la chemise de ce malheureux Liam. Basil le tenait comme pour l'étouffer, mais passé le premier coup de la surprise, il savait que Liam répondrait. Le but n'était pas de s'entretuer, bien sur.... Pas... vraiment.... Mais si Basil n'avait pas eu une perception bien nette des limites de son compagnon de jeu, il ne serait pas allé jusque là. Ben non, puisqu'il l'aimait bien, quand même... ! Mais là.. Il savourait cet instant jubilatoire de domination, allégresse qui le prenait lorsqu'il sentait un corps se débattre sous le sien. Il renversa la tête et rit aux éclats.
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Lun 2 Avr - 22:38

La riposte est évidemment à la hauteur de l'agression. Renversé en arrière à la façon d'un plaquage, ma tête de Liam s'est violemment cognée contre le sol. Malgré tout le vide qui la compose, cette caboche pèse beaucoup plus lourd qu'il n'y paraît, surtout quand elle est projetée sur le sol. Le jeune homme a comme une impression de match de rugby moldu, comme il en a déjà vu. La différence, c'est qu'il est généralement spectateur et non victime de la violence d'une brute épaisse qui cherche à lui retirer le ballon des mains.

Entre temps, Basil s'est hissé sur lui et maintien son buste au sol, entre ses cuisses d'athlète. Il se marre comme une baleine. La posture est humiliante pour Liam qui se débat comme un pauvre petit écureuil pris au piège pendant que son assaillant expose la mine réjouie de la victoire. Inacceptable.
A cet instant, il se dit qu'il faudrait vraiment qu'il bouge ses grosses fesses plus souvent et que ce n'est pas une crevette (bien que le terme soit relatif) qui devrait pouvoir le maintenir au sol tel une vulgaire proie. Le côté « jm'enfoutiste », la paresse et la capacité à trouver du plaisir dans les choses simples de Liam ont totalement disparus. C'est son honneur et sa capacité à dominer une situation qui sont remis en cause. C'est une atteinte à sa virilité, il se voit ainsi relégué au rang de sous-homme ! Cette réaction est apparemment exclusivement masculine, comme si les femmes appréciaient cette domination d'êtres du même sexe. Il ne faut donc pas qu'elles s'étonnent d'être moins payées que les hommes et laissées à la maison : pour un poste à responsabilité, il faut des couilles et ne pas hésiter à marcher sur les autres ou leur foutre un pin ! Ah la logique de Liam...

Rassemblant toutes les forces dont il dispose – et ce malgré un léger étourdissement – Liam parvient à se défaire de l'emprise de son camarade en lui administrant une claque magistrale sur la joue. Pas une petit claque de femme trompée ou de père corrigeant sa fille. Non. La meilleure des claques. Celle qui justement fait « clack », infligée avec la paume de la main et dans laquelle il n'est pas nécessaire de mettre beaucoup de force.
Il fait ensuite basculer son ami. Ils se retrouvent allongés l'un à côté de l'autre sur le sol gelé du couloir. Les bras ballants, Liam tente de reprendre son souffle, ses poumons sont en feu et l'adrénaline circule toujours très rapidement dans ses veines, comme un poison. En vérité, il n'aime pas cette sensation d’hyperactivité ; ce besoin de bouger dans tous les sens que chéri tant Basil. Trop fatiguant.

Alors princesse, on a le nez pété ?

Liam sourit. Basil a la face en sang. Le liquide sombre qui s'échappe de son nez lui a maintenant recouvert une partie du visage et on en vient à se demander s'il n'a pas tout simplement été passé à tabac. Il est incroyable de voir le nombre de vaisseaux sanguins qui passent dans les narines. Fascinant ! Il est bien loin le beau mec dans ces moments là. Mais c'est comme ça que Liam préfère son ami : sans artifices qui lui permettent de se cacher et la gueule un peu destroy. Bye bye le masque et bonjour Basil ! Ce vieux frère avec lequel il a fait les pires idioties dont, entre autres, pisser dans le chapeau de McGonagall. Oh ça n'a pas été facile, mais ça valait son pesant de cacahuètes lorsqu'elle avait crié au scandale et menacé de coller tout le monde !

T'es rassasié ou il t'en faut encore un peu ?

Les probabilités pour que Liam se prenne encore une beigne sont plus qu'élevées, mais la flemme l'a de nouveau envahit et il n'a pas l'intention de se relever pour parer à une éventuelle attaque. Puis Basil est encore à terre, peut-être qu'il a envie d'être sage. Nan....
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Mar 3 Avr - 14:40

[HJ : haan, mais que dirait Virginie de toi ?]

Clack !

Basil se sent glissé sur le côté, comme au ralenti. Ça sonne sur sa joue, ça sonne dans sa tête, il se sent tout mou, soudainement étrangement léger. Des étoiles commencent à lui tourner autour des pommettes. La vache, il a tapé comme une brute le p'tit salopiot.....  La tête soudainement vide, il se laisse tomber de son piédestal, sur lequel il était pourtant bien à son aise, et il se répand lourdement sur la pierre froide sur sol, comme la gerbe de sang qui le suit et glisse le long des dalles. Forcément, s'il ne pince même pas son nez, comme ses pauvres petits vaisseaux pourraient-ils se réunir pour se ressouder les uns avec les autres ? Basil s'en fout, c'est très clair. Il aime ce sang, il aime le sentir couler sur son menton et souiller sa chemise à peu près blanche, celle de Liam. Il aime voir son sang gicler sur la joue de son ami. Il a l'impression de le salir. Il adore. Cette vague douleur comme une vague impression d'exister, un retour au corps, toujours le corps ! Qui lui fait du bien. Le vide, le soulage. Et là, il se vide de tout son esprit pour n'être qu'une masse physique balance, mise KO, à terre.

Allongé, il ferme les yeux et reprend peu à peu ses esprits. Sa joue le brûle, il a surement cinq belles traces de cinq gros doigts qu'il voudrait tordre. Sa tête lui cogne comme le sol, dure et glacée, l'a cognée. Et puis il a mal au nez aussi. Et aux jambes, qui suite à l'effort commencent à s'engourdir. Ah ce sale traître de corps... Toujours obligé de lui rappeler qu'il existe, qu'il a des limites et qu'il doit être bien traité. Basil le note dans sa tête. Cinq tours de stade supplémentaire pour ses jambes pathétiques. Elles l'auront bien mérité. Le nez n'est pas un muscle, hélas, il ne pourra pas y faire grand chose. Pour sa tête non plus, d'ailleurs, c'est encore plus évident, semble-t-il.

Tout ceci ne dure que dix secondes. Maximum.
Le coup, la chute, la surprise, un clignement des yeux.
Basil est à nouveau opérationnel. Il en aura vu d'autre, et puis, tout le monde le sait, l'adrénaline ça excite. Alors imaginons les effets sur quelqu'un d'aussi cool et serein que Basil....
Son gémissement se transforme en un ricanement, nerveux, hilare. Idiot.

Et puis, il entend, comme au loin, mais très distinctement, la voix de Liam. Encore une insulte ! Encore ! Le poing de Basil part comme une flèche entre les côtes de Liam, qui s'est retrouvé allongé à côté de lui, soufflant comme le gros taureau empoté qu'il est, le poing se jette sur ce ventre non averti avec toute la puissance dont il est capable malgré le fait qu'il soit sur le dos, le sang battant, dans une position particulièrement inconfortable et manquant nettement de praticité. Ah, s'il avait été debout, la pâté qu'il lui aurait mise. Il ricane plus fort, sa voix monte dans les aigus, comme une nana abrutie. C'est pour énerver Liam. Il sait que ça va l'énerver, cette voix ultra-chiante qui lui pète les oreilles.


Mais tu m'cherches, piaille-t-il avec cette voix de fausset éraillée et horripilante, c'est pas possible ! Tu m'cherches, tu m'cherches, tu m'cherches !!!

Et la voix monte, monte, monte... Jusqu'à se briser dans les hautes limites de l’efféminé. Puis, il se tait, en soufflant lourdement. Il a encore de l'énergie à revendre, bien sur, mais les mécanismes de l'endurance se mettent en place dans tout effort physique : accélération du rythme cardiaque, augmentation des besoins en oxygène, donc, mécaniquement, nécessité d'inspirer et d'expirer davantage. Basil souffle. Il a la voix pétée pour la journée maintenant, il le sent, sa gorge, tout arrachée, lui fait déjà mal. Super ! Il glousse.

Puis, comme fatigué, il glisse sa main sur la joue de Liam et le caresse du bout des doigts, presque de manière sensuelle.


Mm.. Je crois que c'est bon là....

Sa main se détache de la joue, prend un élan d'une dizaine de centimètres et se rabat sur l'oreille. Pas forcément très fort, juste assez pour que la tête ricoche sur la pierre. Et Basil, dans un immense éclat de rire douloureux qui ressemble de façon surprenante à un aboiement, saute sur ses pieds.

Allez, vieux, debout, je croyais que t'avais faim !

Il lui tend une main amicale. L'affaire, pour lui, est réglée.

Tu veux un peu d'hémoglobine ?

Il se penche en même temps et tend son nez.
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Dim 8 Avr - 14:17

Liam est sonné. Sa tête tourne comme si il était dans un manège. Ses petits neurones s'envolent avec une facilité déconcertante à chaque fois qu'il se bat avec son ami. Il se sent abruti pendant au moins vingt minutes, une fois le combat terminé. Il paraît que le cerveau crée des neurones jusqu'à ce qu'on ait 21 ans, après il ne cesse d'en perdre, ce qui est relativement inquiétant pour Liam – qui se demande d'ailleurs d'où il tient un information pareille. Il regarde son compagnon d'un air ahurit, non loin de ressembler à un petit animal perdu. Pitoyable.

Basil est déjà debout, en pleine forme et prêt à aller manger quelque chose. Il lui tend la main et fait une plaisanterie vaseuse pour clore la « dispute ». Ces rapides transitions peuvent paraître étonnantes et déconcertantes pour le commun des mortels ; mais c'est un langage qu'ils maîtrisent tous deux très bien et qui – il faut bien le dire – facilite les choses. S'ils avaient dus cesser de se parler dès leur première bagarre, leur relation n'aurait pas durée très longtemps !

Je préférerais un croissant ! Mais t'en fais pas, si un jour je deviens un vampire, c'est ton sang que je sucerais en premier !

Un regain d'énergie puisé dans le fin-fond de ses ressources lui permet de se relever et de faire face à Basil dont le visage ressemble maintenant à une grosse flaque rouge. Liam sort sa baguette. Il est temps de réparer ce beau visage, de reconstruire quelque chose de regardable. Ce n'est pas qui est très doué en sortilège, mais il a rapidement été nécessaire aux deux jeunes hommes de maîtriser ceux qui permettent de réparer les os, remettre des bras en place ou recoller des morceaux de dents.
Il baragouine la formule habituelle en pointant sa baguette sur le nez de son ami. En quelques seconde, il se remet en place : son nez est « décassé ». Liam range sa baguette dans sa poche, voilà une bonne chose de faite. Finalement à quoi bon avoir une infirmerie ? Il leur suffisait de piocher dans les bouquins toutes les informations nécessaires leur permettant de ressouder n'importe quelle partie du corps humain !

Le seul soucis, c'est que ce genre de formule ne fait pas disparaître tout le sang séché qui macule la face de Basil, allez savoir pourquoi d'ailleurs ! Pourquoi faire seulement la moitié du boulot ?
Liam sourit en voyant tout ce sang gâché sur le visage de son acolyte, ça lui donne l'air d'un lépreux en phase terminale de décomposition. Il est bien loin de tombeur de ces dames !

Direction les cuisines, avec un peu de chance et vu ta tronche, on aura plus de rab que d'habitude !

Ils finissent donc par atteindre les cuisines, le Saint Graal pour des affamés de leur genre qui font de la nourriture une religion.
Les petits elfes de maison s'agitent autour d'eux, il faut nettoyer, ranger et préparer le déjeuner. Le tout dans la mauvaise humeur qui est pour eux comme une seconde nature. L'accueil qui est réservé aux deux compères est pour le moins...inexistant. Les elfes ne remarquent pas leur arrivée et n'on rien à faire de leur présence en ce lieu qui leur est pourtant interdit. Mais Liam commence à être connu en ces lieux, à force de manquer systématiquement le petit-déjeuner. Mérédith, l'elfe qui a l'air la moins maussade, s'approche d'eux.

Tiens Liam. Aurait-on faim ?

C'est à elle que le jeune homme a le plus « parlé » parmi les petits employés de maison. Elle esquisse une sourire qui, malgré ses efforts, à l'air perfide et calculateur. Liam sait qu'elle n'est pas méchante et que toutes ces créatures hideuses n'ont pas un mauvais fond. Mais la regarder est déjà quelque chose d'assez difficile, ses mains ressemblant à des longues pattes d'araignées et ses oreilles pendant plus que celles d'un coquer !

Oui. T'aurais pas quelque chose pour nous ?

Sourire. Liam ne sait pas jouer les beaux parleurs et Mérédith semble plus intéressée par la croûte qu'est devenue une partie du visage de Basil.

C'est à toi de jouer mon pote lui glisse-t-il à l'oreille.
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Basil O. Flaverty

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Dim 8 Avr - 18:02

Liam se relève péniblement, Basil attend, le nez toujours tendu, dégoulinant de sang. Il se sent bien, il est très fier de lui, ils se sont tous les deux mis KO, la journée peut commencer à rayonner. Une fois qu'ils se sont tabassés l'un l'autre, ils sont invulnérables, le reste du monde devient leur prochaine victime. C'est le rituel obligé de la matinée. Certes, ils ne s'envoient pas toujours des coups aussi violents, ils ne se retrouvent pas systématiquement chaque matin au sol à beugler comme des animaux prêts à être abattus. En général, ils n'ont pas le temps, car ils se lèvent à la bourre pour se jeter dans la Grande Salle, engouffrer quelques tartines et se précipiter dans leur salle de classe. Mais quand ils ont un peu de temps, une matinée qui s'étend devant eux, comme aujourd'hui, ils aiment bien en profiter et se foutre quelques baignes, histoire de renforcer encore un peu leur amitié, ne pas oublier à qui ils ont affaire. C'est un délire de mâles, toujours à se défier, à se tâter. Il faut être sur qu'aucun des deux ne commencent à devenir un danger pour l'autre, à écraser l'autre. Une domination, même à l'état d'embryon, signerait la fin de leur compagnonnage. Et ce serait bien dommage. Il était donc nécessaire de passer par là. Et puis, pour Basil en tout cas, c'était sa petite jouissance du matin. Ça et la branlette quotidienne sous la douche.
Pour être honnête, Basil ne remarque même pas l'air penaud de son camarade. Il ne s'en rend même pas compte de l'effet que peut produire un aussi rude claquement sur une dalle de pierre, puisqu'il ne l'a pas fait dans l'intention de faire mal. Il voulait juste le réveiller, et il trouvait le mouvement amusant, l'effet de surprise suite à la caresse aussi.
Là, il se contentait de trépigner en attendant que Liam se lève, revienne sur terre. Qu'il le trouvait lent...... ! Il avait envie de le pousser, de venir le taquiner à nouveau pour qu'il se bouge un peu. Tout avait l'air parfois si lent autour de Basil. Il ne comprenait pas pourquoi. Il fallait que les choses aillent vite, quitte à ce qu'elles soient bâclées. S'enfoncer dans une action qui s'étirait.. Quelle horreur... Presqu'une malédiction.

Un croissant... Basil en salive d'envie. Il se souvient qu'il a déjà mangé comme un gros au petit-déjeuner puisqu'il était en avance et qu'il n'avait que ça à faire. Était-ce bien raisonnable ? Basil pense à son balai. Bon, tant pis. Il verra bien. Peut-être se contentera-t-il d'un fruit. Cherchant sempiternellement la contradiction, il réplique :


Ohw, mec ! Je te rappelle que j'ai déjà mangé, moi !

Et puis, il se place à nouveau aux côtés de Liam et ils commencent à glisser vers les cuisines. Elles sont sensées rester secrètes et hors de portée des élèves, mais en Septième année, rares sont ceux qui ignorent leur emplacement. De toute façon, les elfes s'en fichent d'être dérangés, et les professeurs ne sont pas les derniers à venir quémander un petit gouter supplémentaire de temps à autres. Et puis, c'est un endroit agréable. Il y fait chaud, il y a toujours de quoi grignoter, et tout brouille d'une activité frémissante. Basil adorait se sentir dans un tel bouillonnement, quand bien même il n'y participait pas, et d'ailleurs n'en avait aucune envie (faire la vaisselle ? Non merci, c'est un truc de bonne femme. Ou d'elfe.)

C'est lorsque Basil sent sur lui le regard vaguement intrigué de l'elfe Meredith qu'il se rappelle qu'il est couvert d'une croute de sang peu ragoutante, il s'essuie négligemment dans sa manche, le sang s'émiette sur le carrelage et il entend le souffle de Liam contre son oreille. Pourquoi lui ? C'est pas lui qui crève de faim. Basil se rappelle qu'il a un don incroyable avec les femelles qu'elles soient humaines, surtout les vélanes, les elfes, les vaches même... Bien que ce soit un souvenir qu'il eut préféré oublier. Il s'ébroue, il se sent bien, il sourit d'un air aguicheur à l'elfe et se penche vers elle.

Tu es superbe Meredith aujourd'hui ! Tu n'aurais pas quelque reste pour nous ? N''importe quoi, même des petits fours !

Il glousse, puis reprend brusquement son sérieux et, tout en contemplant l'elfe d'un air béat, lui dit :

Mais tu n'aurais pas fait quelque chose à tes poils d'oreille ? Ils ont l'air tellement soyeux !

L'elfe ne répond même pas, carrément blasée, apparemment habituée à ce genre de remarques désobligeantes et complètement déplacées. Elle s'en va d'un air morose, mais Basil sait que les elfes ne peuvent pas s'empêcher d'obéir.

Ah, si les femmes étaient pareils, ricane-t-il plus pour lui même que véritablement pour Liam.

Puis, il se retourne justement vers son ami, et d'un air mystérieux lui dit :

Bon, j'avais une idée pour toi, vieux. Je te trouve un peu mou en ce moment...

Et avant que Liam n'ait le temps de balancer une nouvelle remarque sur sa soeur, ou sur n'importe quoi d'autre qui le couperait encore dans son élan et l'empêcherait de poursuivre, il ajoute avec précipitation :

Demain matin, à la première heure, chiche de nous faire un p'tit streap tease dans la Grande Salle ? Ça va être hard pour toi, va falloir bouger ton p'tit cul plus tôt que d'habitude.

L'elfe revient, et très sur de lui, chope un croissant et en fourre l'un des coins dans la bouche de Liam, alors qu'il allait répondre.
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Liam McAvoy

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MessageSujet: Re: Un matin comme les autres dans un couloir magique [FINI]   Dim 8 Avr - 22:29

[Jte propose de terminer ce poste et de réaliser le défi dans le Grande Salle avec les gens, s'ils sont motivés ^^]

Pourquoi faut-il qu'il soit ami avec un petit prétentieux beau parleur qui a besoin d'avoir le dernier mot ? Désagréable de se faire couper la parole et ne de pas pouvoir répondre lorsqu'on vous lance un défi. Heureusement qu'il s'agit d'un croissant !
Bien qu'il n'en ai absolument pas conscience, Liam se sert beaucoup des travers de Basil, l'exemple de Meredith est frappant : son meilleur ami a beaucoup plus de chances d'obtenir ce qu'ils veulent tous les deux (fais pas ta mijaurée, dalleux!). Mais l'elfe n'est pas sensible. C'est qu'en plus d'être répugnants, ces êtres sont hyper-entraînés à ne pas considérer les compliments des sorciers comme paroles d'évangiles. Paradoxalement, ils sont obligés de faire ce qu'on leur demande, ce « don » devient totalement inutile ! Enfin, avant d'ajouter quoi que ce soit, Liam profite de son croissant amplement mérité.

La viennoiserie – spécialité moldue – fond dans sa bouche. Un régale. Il en avait bien besoin ! Le jeune homme n'est pas ce qu'on appelé quelqu'un de raffiné, cependant lorsqu'il est affamé, le regarder manger relève du défi. Les miettes constellent le contour de sa bouche et il mâche bruyamment. NB : éviter de séduire une fille lors d'un repas.
Une fois le croissant englouti, il fixe Basil. Ce dernier s'attend à une réponse, mais elle ne vient pas. Au lieu de ça, l'homme-ventre qu'est en ce moment Liam prend le deuxième croissant qu'a apporté l'elfe, sous le nez de son compagnon. Pour donner une idée, au concours de celui qui mange une quantité de nourriture en un minimum de bouchés, il aurait pété les scores !
Grand sourire pour Basil. Il s'essuie la bouche d'un revers de manche : la grande classe.

Hey, je pense à ta ligne !

En plus de ne pas être sportif, Liam ne se préoccupait jamais de son tour de taille, tant que les aliments qui atterrissaient dans son estomac étaient délicieux. Les contraintes alimentaires sont faites pour les filles et les gros. Et puis pourquoi s'embêter puisque de toutes façon à 17 ans on ne prend pas un gramme ?! Au diable le cholestérol.

Basil lui a lancé un défi. Allez savoir d'où il tient une idée pareille cet imbécile ! Mais Liam s'en veut de ne pas y avoir pensé le premier, connaissant son ami ça ne l'aurait absolument pas dérangé. En plus, une bonne partie de la gente féminine a déjà étudié de très près son anatomie.
En flemmard qui se respecte, Liam pense d'avantage à la gène occasionnée par le réveil plutôt qu'à montrer ses fesses à des dizaines d'élèves. Pas qu'il soit sculpté dans le marbre et totalement fière de son corps, mais la pudeur ne fait pas parti des choses qu'on lui a apprises lorsqu'il était enfant. On lui a toujours dit qu'il était mignon, chose qu'il a assimilée à bien gaulé.
Il existe une règle tacite entre les deux amis : on ne peut pas refuser un défi ou prendre un pari. La chaîne serait brisée et leur amitié en partirait grandement. Jamais en sept années d'amitié ils n'avaient refusé quoi que ce soit venant de l'autre. Il n'y avait aucune limite et ils étaient prêts à tout endurer pour épater l'autre ou lui prouver qu'il a tort ! C'est simple, la seule chose qu'ils ne partagent pas, c'est le sexe.

Chiche évidemment !

La réponse de Liam est plus assurée qu'il ne l'aurait cru en la prononçant. Cool.
Un défi n'en engendre pas systématiquement un autre, mais il est de coutume d'en lancer un à son tour lorsqu'on a accompli le sien, ou avant (sous réserve de l'accomplir bien entendu).
Le feu sacré est revenu en Liam. La seule chose qui le motive, le fait sortir de sa léthargie et lui rappel qu'il est vivant.

Prépares toi à un super show ! J'vais leur mettre le feu demain matin !

En attendant, Liam prépare son prochain coup à l'adresse de Basil...
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