Les Ténèbres envahissent les Lumières. Univers d'Harry Potter
 
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 Le vieux cahier de Gab'

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Gabriel de Lioncourt

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MessageSujet: Le vieux cahier de Gab'   Jeu 8 Déc - 9:10

At the beginning...
... I was writing.



Je commence ce journal avec un sentiment indéfinissable. En soi, en tenir un est une suite logique et inévitable de mon goût pour l'écriture. Mais un truc cloche, pourtant. Je ne dois pas être assez narcissique pour parler de moi pendant des plombes, je ne sais pas. Écrire une fiction, c'est une chose. Le faire sur soi, c'en est une autre. Me regarder le nombril et m'extasier de ce que j'y trouve, très peu pour moi.

Mais puisque je suis réfractaire à cette idée, pourquoi en faire un ? À cette question, je ne sais pas quoi répondre. Peut être parce que ce cahier m'a touché et m'inspire trop de respect pour songer y écrire mon bordel romancé habituel, avec tout ce que ça comprend comme ratures et frustrations refoulées ? Peut être que je lui souhaite un sort meilleur ? Qui sait.... Il m'a touché, ce vieux cahier, avec sa couverture en cuir craquelée, et ses pages vierges mais jaunies. Vierges de tout, absolument. Pas de lignes, de carreaux, ou de cadre pour cloisonner les mots. Et pas de mot, justement. Ni même une simple marque de crayon. Rien. Juste un vide trop présent et étouffant. Il est triste, ce vieux cahier, c'est peut être pour ça que je l'ai choisi. Le pauvre a pris de l'âge sans jamais être sollicité. Il devait être beau, à l'époque. En tout cas, ça se voit, il a été fait dans les règles de l'art. Et de main de maître. Il suffit de voir le soin avec lequel il a été relié, assemblé, les pages dorées... Oui, c'est vraiment du bel ouvrage. Mais dans ce cas, pourquoi personne ne l'a-t-il pris ? Ou alors, il n'a été créé que pour faire de la décoration... C'est vrai, il présente bien sur une étagère. On s'attend à y voir des choses savantes. Des mots philosophes, ou encore des formules mathématiques au sens obscur pour les néophytes.

Raté.

Il est vide et triste.

Au lieu de toutes ces merveilles emplies de grandeur, ce ne sont que mes mots qui habillent ces pages là, comme on couvre une trop vieille femme qu'on refuse pourtant de croire en fin de vie. Refuser, oui. Le terme est juste. Mourir avant même d'avoir vécu, je trouve ça trop triste. C'est maladroit et bien loin de ce qu'il est en droit d'attendre, certes. Mais j'ai envie de lui offrir une nouvelle chance. Ça vaudra ce que ça vaudra. Je connais trop bien le problème de la vie creuse qui sert à faire joli dans le tableau pour accepter qu'un autre l'endure. Personne n'a à vivre en servant de simple potiche. Même si ce sont des pages reliées et parées d'un vieux cuir desséché. Surtout si ce sont des pages que personne n'a effleuré pour les tourner et lire l'histoire qu'elles ont à offrir, en fait.

Et voilà que je deviens sentimental. Pour un cahier. Je trouve cela à la fois risible et très parlant. Entre potiche pour décorer, il faut être solidaire, n'est-ce pas ?
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Gabriel de Lioncourt

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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Jeu 8 Déc - 23:01

Est-il bien nécessaire de me dire « vous » plutôt que « tu » …
...Si c'est pour par derrière me botter le cul ?



Je m'interroge sur les vertus de la vie en communauté. Et ses motifs. Qu'est ce qui peut bien pousser les hommes à s'agglutiner dans un même espace ? D'accord, au début, c'était pour compenser notre faiblesse chronique et naturelle. Une question de survie en somme. Mais une fois passée cette période un peu chaotique ? Ça ne peut pas être la survie une fois encore, puisqu'actuellement le plus grand ennemi de l'homme est justement sa propre race. On peut également écarter la perpétuation de l'espèce : les tigres se reproduisent très bien sans pour autant cohabiter plus que nécessaire. Ce genre de schéma est donc également possible. Et efficace sur un plan plus concret, si on considère que ces fauves n'ont pas totalement disparus malgré nos conneries récurrentes à leur sujet. Alors quoi ?

Je pose ces questions parce que je suis étonné de voir combien il peut y avoir de tensions dans un groupe, même si celui-ci obéit aux règles sociales en vigueur. La race humaine serait-elle une éternelle masochiste ? Ça ne m'étonnerait même pas... Sauf que ça fait très ado en pleine crise, d'écrire ça. Du genre “no futur“, “foutu pour foutu, lisons Schopenhauer“ ou en encore “les hommes sont tous pourris, j'veux crever jeune et pas avoir de gosses pour pas qu'ils endurent ça“. Ouais, bon. Mais encore ?

N'en déplaise au stéréotype d'adolescent que je devrais suivre, j'ai foi en l'Humanité. La mode semble vouloir des jeunes dépressifs et désabusés, mais je préfère garder ma propre opinion. On est con, certes. On n’apprend pas vraiment, sauf si y a un retour de beigne. Et encore, pas toujours. Les pire crasses faites sur Terre, toute espèce confondues, c'est nous qui les avons perpétrées. Je n'ai pas entendu parler de fourmis faisant bruler vif leurs congénères, ni de chimpanzés organisant avec méthode le massacre des orangs-outans d'à côté pour le simple plaisir de les éradiquer. La nature est certes sauvage et sélective, mais pas mégalo. Ce que les bêtes font de plus horrible, elles le font pour prospérer. Pour elles ou leur race, peu importe. Il y a un motif. Chez nous, pas forcément. C'est la face obscure de notre peuple. Mais contrairement à d'autres, je ne vois pas qu'elle. Il n'y a à ma connaissance que l'homme pour se mobiliser massivement afin d'aider à distance ses semblables. Certains, les chefs de file, mettent beaucoup en œuvre pour protéger de façon globale. Protéger les gamins, les pauvres, les bêtes, le monde. Tout. Et je trouve ça beau.

Là où je redeviens un ado cliché -et oui, j'ai de belles paroles mais n'échappe pas totalement à la réalité- c'est que si je me fie à mon espèce, je n'ai pas confiance en moi même. Étonnant ? Pas vraiment. Il y a trop d'enjeux qui me plombent, et que je laisse m'écraser de peur de me briser. Bien que je sache qu'à terme, il y a de fortes chances que ça arrive, même en ployant l'échine pour les porter.



Bref. Je digresse. Et en plus, pour pleurnicher inutilement. Lamentable. Revenons à quelque chose de plus intéressant. Au sujet premier de ce texte.

Aujourd'hui, Poudlard. Un nouvel affrontement a eu lieu entre deux ennemies séculaires : les maisons Serpentard et Gryffondor. Où plutôt, entre certains de leur représentants. Et pour le coup, je trouve ça navrant de le dire, mais... Ce sont les élèves de ma maison qui sont en tort. Les autres se contentaient de nous toiser en silence. Je sais que ce n'est pas l'amitié folle entre nos classes, mais faut-il pour autant sauter à la gorge de l'autre sous prétexte qu'il nous regarde ? Où est la cohabitation si on n'accorde même pas à celui d'en face le droit d'exister ? Oh, ça me va bien de dire ça, je sais. Gab’ le colérique, Gab’ le furieux, oui, c'est moi. Mais j'ose croire que quand je pique une crise, si ça peut être pour des futilités, ce n'est pas aussi gratuit que ce que j'ai vu ici. Ou alors c'est présomptueux de ma part de penser ça ? De toute façon, je ne prétends pas être parfait, très loin s'en faut.

Un élève de ma classe que j'ai apostrophé alors qu'il provoquait un Serpy avec un air de règlement de compte m'a demandé pourquoi je les couvrais. M'a traité de « pauv' con traitre à sa Maison », m'a dit que j'avais oublié les valeurs de celle-ci. Ow. Je suis trop blessé, vraiment. C'est irréparable ce qu'il m'a fait, ce petit décérébré. Pour peu, j'en pleurerais. Ça me donnerait une occasion de me moucher dans ses fringues, tiens. J'ai eu envie de lui répondre qu'être « fort et hardi » ne signifiait pas pour autant être con, mais le prof est arrivé. Dommage.

La valeur et la place de quelqu'un se mesurent-elles à une couleur d'uniforme ? Dans ce cas, j'aime encore mieux déambuler nu comme un ver... Je préfère être malade plutôt que gavé de préjugés dans ce genre.
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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Sam 10 Déc - 0:10

Instant lyrique
Amour délétère


Il paraît qu'à mon âge, je suis catalogué : “Ado en pleine crise, Attention, fragile“. Que du coup c'est normal (et même conseillé si je veux rester dans les normes) d'avoir du vague à l'âme et un certain intérêt curieux mais temporaire pour la drogue, l'alcool, le sexe et tout ce bordel là. Histoire de me faire les crocs, semblerait-il. Je remplis donc ce rôle, à ma façon, à propos d'au moins une des thématiques citées plus haut. Petit texte. (Et oui, comme je suis un tricheur, j'ai d'abord fait un brouillon. Je l'ai dit, je ne veux pas de ratures sur ce cahier. Et quand j'écris, j'en fais des tas.)

On se fixe, elle m'attend, je la veux. Sa pâleur est pleine de promesses, la toucher me fait frémir. C'est l'arrogante assurance d'une nuit de rêves fous, de songes doux, d'exploits oniriques d'un ordinaire héroïsme. Elle est hors normes, et moi je n'suis pas conforme. On s'est trouvé, je l'ai aimé, elle m'a hypnotisé. J'amoure tout ce qu'elle m'offre. Ensemble, tout est plus gai que ce que la vie promet. Mais autour, on nous jette la pierre. Même le caniche de la voisine semble m'accuser lorsque je reviens hagard et pantelant d'une nuit passée avec elle. Peut-on me blâmer de vouloir trouver un air moins asphyxiant ? Elle est là, toujours, à dégriser mon existence bitumée. Chaque respiration me rappelle son absence criante et douloureuse jusqu'à la moindre de mes cellules. Chaque respiration me hurle cette légèreté violente et sans concession qui caractérise sa présence. Qu'elle soit là ou non, elle est ma priorité, mon énergie, ma raison de vivre et de mourir. Chaque seconde lui est dédiée envers et contre tout. Envers et contre nous. Elle me délivre de mon mal-être, m'enchante et me condamne. Chaque retrouvaille est un carnaval pour les sens, un bordel aux couleurs chaudes et décadentes. J'aime ça, je me roule dedans. Je suis son esclave et elle est ma muse, ma croyance, ma délivrance et ma geôlière. J'aime ça, j'en redemande. Et je sais que même si je m'en détache, si j'écoute ces leçons de morale aseptisée que l'on me sert avec un regard navré, toujours elle aura ce goût d'interdit si savoureux. Elle est ma prison, mon univers, ma liberté. J'aime ça, je n'ai pas le choix. Peut être un jour pourrais-je fuir, me rebeller. Hisser l'étendard contre cette cruelle ivresse que je paye toujours au prix fort. Mais pour l'heure, elle est mon air que je respire, ma dégoutante prison bien aimée. Ce qu'elle me montre est d'une beauté acidulée sans pareille, l'ode à une mort pleine de vie, le regard neuf que j'ai perdu. J'ai besoin d'elle à en crever. Mon amante tant détestée. Mon héroïne.
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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Dim 11 Déc - 13:17

Journal
Question de politesse


Il paraît qu'en tenant un journal, il faut d'abord lui dire bonjour. Ah. Grande découverte. Je m'imaginais que ce n'était qu'un cliché convenu, mais il semblerait que non. Ma sœur vient de me prouver qu'effectivement, il faut être poli avec le papier. En soit, cette idée ne me dérange pas vraiment. Après tout, je suis un sentimental aussi avec les livres et les vieux cahiers. Il suffit de se rappeler pourquoi j'ai pris celui-ci.

Non, ce qui m'intrigue, c'est le pourquoi de cette démarche. On ne dit pas bonjour à la lunette des W.C ou à sa tasse de café que je sache. Le journal intime est un privilégié. Fayot. D'après ma sœur (qui m'a fait une grande lettre pour m'expliquer qu'elle tenait un journal depuis deux jours, trois heures et quatorze minutes, avec le menu détaillé de la procédure en prime), c'est pour se mettre dans l'ambiance. Comme le dit son nom, il est intime. Personnel. Comme un confident. C'est assez paradoxal que je dise ça, mais je trouve ça débile. Écrire une histoire, d'accord. C'est exprimer son imaginaire, bla bla bla. Écrire des pensées, comme un essai ou autre, je trouve ça vaguement plus bidon mais ça tient encore à peu près. Il y a des essais très intéressants, et raconter les faits divers de mes réflexions quotidiennes, c'est justement ce que j'ai la vanité de faire. Mais raconter toute sa vie ? L'heure à laquelle on s'est levé et de quelle humeur, le stylo qui a fuit dans notre poche, le cours, le gouter, la récré ? Ow. Autant se payer un psy, au moins il répond de temps en temps.

Bref, je dois louper quelque chose. Pardon, monsieur le journal (ou est-ce Madame?), de ne pas t'avoir salué. Je ne l'ai jamais fait, ne risque pas de le faire, et en prime je ne connais pas ta date d'anniversaire. Pendant que j'y suis, pour Noël, tu veux un cadeau ?

Je dois te laisser cher(e) Journal(e), à très bientôt, dort bien et fait de beau rêves. (et qu'on ne dise pas que je suis discriminatoire envers les femmes ! )



EDIT : Il semblerait qu'en fait, toujours d'après ma chère frangine, tenir un journal est comme avoir une conversation avec un ami qu'on suspend puis qu'on reprend à loisir. Ow. Ça doit être pour ça que je ne raconte pas ma vie.
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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Dim 11 Déc - 23:01

Paroles, paroles, paroles
Quand le nombrilisme atteint les dépressifs


En réécoutant une chanson du film La planète au Trésor, j'ai l'impression que les compositeurs se sont plantés de cible. C'est sensé s'adresser à un public assez jeune. Des enfants. Pourtant, la problématique de cette chanson ne colle pas. (Il s'agit d'Un homme Libre mais je pense que c'était évident). J'ai l'impression d'entendre en version musicale un..... Psycho-conseiller d'orientation. Oui, quelque chose dans le genre. La chanson en elle même s'écoute bien, j'avoue l'apprécier. Mais les paroles sont... Convenues ? Adolescentes ? Utopistes ? Oui, je sais, il faut de l'idéal à cette pauvre jeunesse désillusionnée qui regarde des films gore au petit déjeuner. Mais tout de même.

En fait, cette chanson est à l'image du film : sympathique, mais sans grande subtilité ni surprise. (Tiens, voilà que je me fais critique de cinéma à présent) Un discours bien rôdé pour nous donner l'impression qu'on est effectivement libre.

Et moi je marche en plein de dedans. C'est ça le pire. J'écoute cette chanson en boucle en ce moment. Et -bien sûr- j'ai l'impression qu'elle m'est adressée personnellement. Notamment l'envolée pleine de fougue à la phrase “Il n'y a que toi pour savoir vraiment quelles sont tes envies, Il n'y a que toi pour savoir quel sens donner à ta vie.“ Ça me vend du rêve.

Moi, choisir ma vie ? Parlons en avec Père, il sera ravi et totalement d'accord. Oui oui, je choisis ma vie, évidemment. Je l'imagine déjà. “Alors, mon fils, tu veux quoi ? Ministre de la Magie tout de suite, ou d'abord devenir Auror ? Et arrête de faire ton difficile, veux-tu ?“ Quelle connerie ! Pour moi, justement, c'est tout tracé. Si de mon côté je ne fais pas de fausse note. Bah, je n'ai pas le droit à l'erreur de toute façon, ça règle la question. Depuis quand les gosses de riches ont le droit de vouloir une vie normale ? Cette bonne blague. Parce qu'on a pas eu faim, on a une vie rêvée ? Je ne dis pas qu'être SDF est enviable. Mais qu'on arrête de nous bassiner avec le mode de vie paradisiaque des gens friqués. Surtout en ce qui concerne les gamins d'Aristoclassieux.

“Non non non, Gabriel, toi, tu vas faire ça, ça, et ça. Redresse-toi. La tête haute. Tiens-toi droit. Ne me fait pas honte. Sois digne de ta lignée. Salue les gens, tiens la conversation. Essaye pour une fois d'avoir au moins l'air intelligent. On te regarde, fais un sourire. Oh Sainte vierge, après tout ce qu'on a fait pour toi, c'est tout ce que tu peux faire ? N'as-tu pas conscience de ta chance ? D'autres tueraient pour avoir ta place. Alors essaye au moins de ne pas être trop gênant avec tes états d'âmes ridicules. “

Ce ne sont que des citations, judicieusement mises bout-à-bout par mes soins. Ça se voit, j'aime parler avec mes parents. Et encore, je n'ai fait ce petit montage que pour éviter les répétitions.... Bref, on a un vrai dialogue. C'est toujours valorisant et instructif. Et le pire, c'est que je suis assez bête pour encore vouloir et espérer un peu de reconnaissance parentale. Comme quoi, ils n'ont pas tout raté chez moi : au moins, je suis soumis. J'obéis et je la ferme.




Bordel. Si je ne m'étais pas promis de ne pas faire de rature ni d'arracher de page, je crois que j'aurais noyé celle-ci dans l'encre avant de la déchiqueter et de la bruler. C'est finalement vrai qu'on devient nombriliste, lorsqu'on tient un journal....
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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Lun 12 Déc - 23:03

Au détour d'un couloir...
Au détour d'un regard...


Je n'ai pas mis le sujet sur le tapis hier, trop occupé à larmoyer de façon grotesque sur la douleur de ma prison dorée. Oh ciel, pauvre petite âme que voilà ! Aujourd'hui ce sera tout aussi peu constructif, mais au moins je vais pas me regarder le nombril en pleurnichant.

Hier, donc, j'ai croisé en sortant de cour un autre élève. Bon, je sais, je croise beaucoup d'élèves, normal, je suis dans une école. Là, ce qui est moins anodin, c'est que le-dit élève -un Serpentard vu son uniforme- m'a regardé déambuler. Il n'étais pas vraiment discret, planté comme ça au milieu du couloir. J'ai pas osé lui rendre son regard. Quoi, j'avais un truc pas net sur la figure ou quoi ? Mon cher tortionnaire miniature m'a glissé que « mon charisme fou » avait du lui taper dans l’œil. Tu parles ! Pourquoi ne pas me traiter d'Apollon pendant qu'on y est ?

Bref, j'ai juste jeté un bref coup d’œil pour déterminer si c'était une tête connue ou pas. Et la réponse est négative mon capitaine. Je sais l'avoir déjà croisé, mais c'est tout. Il a l'air plutôt sympa. Et objectivement, il est carrément mignon.






Je prie pour que personne n'ouvre ce cahier que je devrais bruler sur le champ.

Bref, c'était le scoop useless du jour. Pour info, Abel m'a bâché toute la journée sur le blondinet du couloir. J'ai du lui rappeler l'astro que l'on devait faire. Pas trouvé d'autre moyen de le faire taire. Mon dieu. Abel en commère ou travailler l'Astro : mieux vaut choisir quoi, entre la peste et le choléra ?
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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Mar 13 Déc - 23:01

Même les étoiles se font la malle...
... Mais Abel m’empêche toujours de fuir


Il y a un proverbe très sage auquel je pense aujourd'hui : « Qui sème le vent récolte la tempête. »

Je n'ai fait qu'un soupir, mais je me suis pris dans la face un véritable cataclysme. Et celui d'en face aussi, ceci-dit. Le maître mot qui a déclenché ça : Astrologie.

J'en parlais hier, j'ai lâchement usé de ce prétexte pour qu'un nain du nom de Abel -camarade de classe, pote, et accessoirement la raison de pas mal de mes “colères“- me lâche les basques. Et bah...... Je ne m'attendais pas à un tel retour de boomerang. Non seulement ce couillon ne m'a plus lâché et n'a consentit à une pause qu'à 2h du mat', mais en plus il s'est de nouveau foutu de ma poire après ça. Je hais ce morveux, et un jour viendra où je finirais vraiment par l'encastrer dans le mur. Parfois, il est très lourd. Et il ne sent jamais quand il faut s'arrêter.

Donc j'en arrive à la simple constatation pour la prochaine fois s'il y en a (et je ne suis pas idiot, il y en aura le connaissant) : ne jamais, jamais invoquer cette matière maudite pour détourner l'attention de ce sale gosse. (Il a mon age, mais c'est un détail.)

Ceci dit, il y a au moins une chose qui me fait sourire, même si dans le même temps je culpabilise un peu : je m'améliore. Cette fois, ce n'est pas un livre que je lui ai balancé. Ni sa trousse. Non non : cette fois, c'est l'encrier lui même. Avouons que c'est tout de même bien plus classe. En plus, j'ai moins de risques de le blesser avec ça. Et sans une goutte sur mes cours en prime. Vu la teinte grisâtre qu'a pris son visage en voyant qu'au bout de 15 minutes je n'étais toujours pas calmé, et que le bilan n'était pas très beau de son côté niveau dommages collatéraux (Un encrier noir vidé sur sa pomme et sur une partie de ses cours, plus le risque de devoir bouffer au sens propre du terme ses parchemins comme je venais de l'en menacer très sérieusement), il a laissé tomber. Je pense qu'il fera un peu plus gaffe pendant un jour ou deux. Toujours ça de gagné.

Comme quoi, parfois, être colérique aide un peu. Juste un peu. Mais qu'est ce que c'est agréable quand ça marche......
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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Mer 14 Déc - 23:18

Instant lyrique
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Bon... Petit texte assez... étrange. Même pas vraiment retravaillé pour le coup. J'ai essayé de coucher par écrit les visions que la musique pouvait m'inspirer mais j'ai largement dévié. Bah, ça vaut ce que ça vaut.

J’avance et je recule, me déplace tout en restant statique. Rêvant d’une danse immobile, je fais vivre mon imaginaire. Valsons, valsons. Enivrons nous de cette émouvante mélodie, cette cacophonie intime et délicieuse. Toujours, l’impertinente ritournelle revient et revit. Mes yeux sont clos mais ne m’empêchent pas de voir. Dans l’obscurité colorée de mon esprit, ce sont deux corps qui virevoltent encore et toujours. Ils s’enlacent et se détachent, forment un nouvel être qui aussitôt se désagrège. S’unit et se divise. C’est une symbiose aimante où chacun cherche l’autre. Uni par le même rythme vibrant, ils se frôlent et s’effleurent. La plus petite parcelle subit une brulure glaciale au moindre contact. Plus rien n’a de sens ni d’importance, rien ne peut les atteindre. Ils continuent et recommencent, jouent ensemble avec un enthousiasme que rien ne peut éteindre.

Et moi seul peut encore les voir et les admirer. Spectateur solitaire de ce ballet onirique, je savoure et m’enivre d’un tel festival.

Je suis l'unique spectateur de cette chorégraphie éthérée, victime d’une magie qu‘avec nul autre je ne peux partager : mes souvenirs.
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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Ven 16 Déc - 23:22

Un modèle pour la société
Et si le petit Chaperon Rouge était syndiqué ?


Imaginons que dans les contes, Cendrillon, Blanche-Neige, le Petit Chaperon Rouge et toutes les autres décident de ne plus jouer les bonniches et de se défendre. Imaginons qu'elles (car ce sont le plus souvent les femmes qui payent les pots cassés de la connerie humaine. Normal, ce sont les hommes au pouvoir généralement, ils ne vont pas se tirer dans le pied.), ces “cruches soumises et lobotomisées“ comme dit ma sœur, décident de ne plus êtres esclaves. Ça change beaucoup le genre d'ambiance, par rapport à marraine la bonne fée et le prince charmant qui débarque sur son cheval blanc. (Au moins, le Bucheron du Chaperon à l'avantage d'être original et authentique.).

Et si les contes avaient été comme ça.... Aurait-on actuellement une société féministe ? Ou au moins égalitaire ? Et surtout, aurait-on le droit de ne pas vouloir vivre une vie de château, avec strass et paillettes ?

Notre monde est fait à notre image, ni plus ni moins. Et puisque la majorité se contente de pleurer sans agir, il faut croire qu'au fond nous en sommes satisfaits. (Oui, je sais, c'est culotté de dire ça alors que moi même je chouine sur mon sort sans agir pour autant)

Bref, à méditer.
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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Lun 19 Déc - 13:11

La famille
Tendres retrouvailles...


Et bien.... Ça y est. Nous y sommes. Le retour au bercail.

Le ciel est du même avis que moi, et la pluie me dégouline sur le moral. De nouveau, je suis dans une chambre trop grande pour être vraiment vivante. De nouveau c'est le protocole à chaque instant de la journée. De nouveau je dois avoir un langage policé et une tenue impeccable. Essayer d'esquiver quoique ce soit sonne comme une mutinerie et je sens peser sur mes épaules le regard de mes ancêtres, accrochés aux murs. Heureusement que ce ne sont pas des photo comme dans le monde des sorciers. Je préfère encore leur posture statique aux mimiques dédaigneuses qu'ils afficheraient sur mon passage.

Tout à l'heure, mes parents ont regardé mon bulletin. Enfin, ont regardé... Mère, après trois lignes parcourues, a préféré admirer ses ongles fraîchement manucurés. C'est vrai que c'est plus intéressant que de savoir quels résultats j'ai eu... De tout temps, elle a laissé la tâche de surveiller la scolarité de ses deux fils à son mari. Un homme pour s'occuper des garçons. Nina en revanche est son domaine attitré. Je ne sais pas ce qui est le pire, entre la situation de ma sœur ou la mienne...

« - Tu ne peux pas faire mieux ? Bon.... »

Père m'a regardé avec toute sa hauteur. C'est tout ce qu'il a trouvé à me dire. Je sais ce qu'il attend de moi. Que j'ai Optimal partout, que le monde m'acclame comme un digne De Lioncourt, que Poudlard et le monde sorcier tout entier me considèrent comme un génie, digne descendant de ma lignée. Raté. Je ne suis ni un génie, ni un représentant honorable de mes ancêtres. Pas à ses yeux, en tout cas. Donc pour personne.

Avant de repartir régler ses affaires, il m'a encore conseillé de prendre exemple sur mon frère. Sur son sens du travail, son sérieux, son intelligence.... Sa perfection. Et puis il m'a jeté un dernier regard où je ne sais pas trop ce qui domine : déception ou résignation. Ni l'un ni l'autre, vraiment. Ça commence à aller vers du mépris, je crois.

Bref. Ça, c'était ce matin. Le repas a été extrêmement pesant, on s'en doute. Il l'a toujours été, remarque. Seuls nos parents ont droit de parole. Et ils lisent le journal, ou parlent affaires internationales.

Cela ne fait que quelques heures que je suis là, et je ne rêve que de repartir. Mais au moins, c'est la période de Noël. Donc de festivités mondaines. Pas que j'aime ça, mais on fera moins attention à moi. J'espère.

Encore deux semaines à tenir.
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MessageSujet: Re: Le vieux cahier de Gab'   Jeu 22 Déc - 23:38

Noël
Tout le monde y a droit !


Aujourd'hui est un grand jour, cher(e) journal(e) ! Sais-tu pourquoi ? C'est Noël !

Bon certes, je te le souhaite avec un peu d'avance, mais je n'aurais pas le temps pour écrire pendant les jours à venir. Donc, j'anticipe.

J'ai donc décidé, puisque tu m'accompagnes depuis un moment et que pour l'instant rien n'a filtré de nos tendres confessions (Love you too <3), de t'offrir deux cadeaux. Ou trois, selon comment on compte.

Mais tout d'abord, comme tu es normalement mon confident avec qui je parle de mes états d'âme (une seconde, je m'étouffe de honte et je reviens), cela suppose que tu as une identité. Alors permets moi de te dire que te cacher derrière le nom de ta fonction, ce n'est pas très courageux. Ou oui, tu peux bien envoler tes pages au moindre courant d'air, je te le redis : tu te caches derrière ta fonction. Personnellement, j'ai du mal à considérer comme mon ami une personne dont je ne connais même pas le nom. Donc, puisque je te sais incapable de franchir le pas, je vais le faire à ta place. Et comme je suis du genre délicat (pour ne pas dire prudent dans ce cas là), je vais te nommer Claude. C'est un nom androgyne, donc tu ne devrais pas te sentir froissé(e) dans ton amour propre quelque soit ton sexe.

Donc, Claude. Libre à toi de considérer que ta crise identitaire quasi réglée comme étant un cadeau ou pas (je ne compte pas vérifier si tu es garçon ou fille, et de toute façon je ne sais pas comment faire). Passons au reste.

Pour que notre relation ne soit pas à sens unique et que tu ais toi aussi ta place dans un échange constructif entre nous deux, je t'offre une date d'anniversaire. Date à laquelle nos rencontres te seront dédiées. Entretenir le cuir, te redorer, bref, te bichonner. Cette date, ce sera le 15 Mars. Il paraît que cette époque, c'est là où les vieux livres et autres objets du genre souffrent le moins de la température ambiante. Mais si tu as une préférence pour un autre jour, fais le moi savoir dans les meilleurs délais. C'est avec plaisir que je noterais la nouvelle date.

Enfin, pour conclure, je t'offre de la compagnie. Voici Marque page. Je vous présente ? Allons, ne fais pas ton timide !

Marque page, Claude. Claude, Marque Page.

Voilà ! Comme ça, vous pourrez vous tenir compagnie et tu ne seras plus seul(e) pendant mon absence. J'espère que vous vous entendrez bien. En tout cas, il m'a l'air d'une personne très bien.

Joyeux Noël !










Dis moi, Claude. Toi aussi tu trouves que ma sœur a une influence désastreuse sur mon équilibre mental en matière de journal intime ?
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