Les Ténèbres envahissent les Lumières. Univers d'Harry Potter
 
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 Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.

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Angèle Yaxley

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MessageSujet: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Jeu 1 Déc - 14:54

Erreur Fatale...


{Sans chercher à faire le moins de bruit possible, ils pénètrent dans la chambre, continuant à s’embrasser, à se toucher, à se découvrir en quelque sorte. Le jeune homme d’un petit coup de pied ferme la porte, et se retrouve, quelques secondes après, plaqué contre le mur… La brunette ne fait pas de détails, elle ne prend pas le temps de déboutonner la chemise, mais préfère tout simplement tirer sur le tissu pour que les boutons sautent, un à un. Et une chemise de fichue… Elle s’en fiche, complètement, et laisse tomber le vêtement au sol, devenu, quelques secondes plus tôt, trop gênant à son goût… Ses mains se baladent sur le torse musclé de son partenaire, qui ne tarde pas à passer à la vitesse supérieur ; Les baisers s’intensifient, leurs vêtements volent de tous les côtés, et c’est sans grande surprise que bientôt, ils se retrouvent allonger sur le lit du jeune homme.
Stop… Pause… Ils se regardent, laissant s’écouler quelques petites minutes, cherchant à comprendre dans les yeux de l’autre ce qui leur arrive.
Pas un mot. Plus un geste.
Ils se fixent, encore et toujours. C’est fou, ils n’auraient jamais pensé qu’un seul regard puisse exprimer autant de choses, autant de questions, autant de réponses, autant de sentiments. Maintenant, ils savent, ils ont compris, mais ne peuvent pas revenir en arrière, ils n’en ont sûrement pas envie.
Leurs doigts s’entrelacent, et il se penche vers elle pour l’embrasser. Bien entendu, elle ne le repousse pas, et ferme les yeux pour savourer le moment.
Il a fait son choix, elle a fait le sien. Ils sont maîtres de leur destin, de leurs vies, du moins, c’est ce qu’ils croient… Ce soir, les masques sont tombés, leurs cœurs ont parlé, mais quand sera-t-il de demain ?}

Je ferme les yeux, et pousse un long soupire, avant de déposer un coussin sur mon visage. Mais qu’est-ce que j’ai fait? Et pourquoi ai-je fait ça? Et… Et, beaucoup trop de questions qui envahissent mon esprit, et m’empêchent de réfléchir correctement…
Je reste dans cette position quelques minutes, puis décide enfin de voir la vérité en face, d’affronter la dure réalité d’un lendemain de soirée. Je retire donc le coussin de devant mes yeux, et les fixe au plafond ; Comment vais-je me sortir de cette galère? Que vais-je donner comme explications à Noah, ou à Lou, concernant mon absence dans le dortoir vert et argent? Beaucoup trop de questions, c’est bien ce que je disais… Il faut que j’arrive à me concentrer sur l’essentiel, c’est à dire, comment sortir de cette pièce en évitant la confrontation, les explications foireuses, et tout ce qui va avec. Cela me paraît presque impossible, et pourtant, je vais devoir tenter quelque chose, je n’ai pas le choix…
Je souffle un bon coup, et tente désespérément de calmer les battements de mon cœur, en vain. Je décide alors de poser mon regard chocolat sur le jeune homme pour m’assurer qu’il est encore endormi, puis délicatement, tente de sortir du lit. Malheureusement, le sort s’acharne : Je suis emprisonnée par le bras de mon partenaire, et j’ai comme l’impression que si je fais un mouvement un peu trop brusque, je risque de le réveiller. Bravo, me voilà coincée ici ; Quand je le dis que je n’ai vraiment pas de chance… Je vais devoir attendre qu’il se réveille, je vais devoir affronter son regard, et pire que tout, je vais devoir lui parler… Je suis vraiment irrécupérable : Je m’étais pourtant promis de ne plus avoir un seul contact avec lui, de ne plus le regarder, de ne plus l’approcher, de ne même plus penser à lui. Autant dire que là, c’est loupé… J’ai fait les choses en grand cette fois, j’ai carrément couché avec lui, puis je me suis endormie dans son lit, et maintenant, je suis coincée par son bras. Je ne peux pas m’enfuir, et pour être franche, j’ai comme l’impression que plus le temps passe, plus je deviens folle, cinglée, hystérique. Pourquoi ces choses là n’arrivent qu’à moi ? Je suis sûre que jamais Noah ne s’est retrouvé dans cette situation, dans le lit de son ennemi, alors qu’il s’était promis de couper tous contacts avec lui.
Aller Angèle, calme toi, ça va aller, tu vas bien finir par trouver une solution, il ne peut pas en être autrement de toute façon… Je ferme à nouveau les yeux, et reprend peu à peu une respiration normale, ce qui est déjà un grand pas vers l’avant. Dans un mouvement rapide et délicat, je resserre ma main autour de son poignet, et commence à déplacer légèrement son bras pour me libérer…
Jamais je n’aurais cru faire ça un jour, jamais je n’aurais cru me comporter de la sorte ; Je suis une lâche, je suis une trouillarde, qui n’assume même pas ses faits et gestes. Oui, je suis consciente de cela, et pour tout dire, je m’en fiche un peu, tout ce que je veux, c’est sortir de cette chambre le plus vite possible. Ce qu’il va penser de mon comportement, je m’en fiche complètement aussi. Peut-être ne se souvient-il même pas d’avec qui il a passé la nuit ? Après tout, ce bal organisé par Noah se déroulait dans la Salle sur Demande, il y avait bien entendu beaucoup d’alcool, alors peut-être que… Que quoi ? Qu’il avait trop abusé de la boisson et qu’il ne souvient de rien ? Impossible… D’ailleurs, moi-même, j’avais beaucoup bu, et je me souviens d’absolument tout, des moindres petits détails, de tout…
Un léger grognement me fait sortir de mes pensées, et je ne peux m’empêcher de sursauter. Oh… J’ai cru qu’il s’était réveillé, mais heureusement pour moi, c’était une fausse alerte. Je peux donc, dans un dernier mouvement, me libérer complètement de son emprise, et quitter son lit. Une fois debout, je me sens très mal à l’aise, et surtout, très peu habillée… Je me retiens d’échapper un petit rire, tellement je trouve la situation ridicule, et balaye la pièce du regard. Mais où sont donc passés mes… Ah, les voilà… Je me dirige rapidement de l’autre côté du lit, et enfile mes sous-vêtements, avant de partir à la recherche de ma robe, et de mes chaussures…
[…]
Des bêtes affamées, des sauvages, voilà ce que nous étions hier soir, ou dans la nuit. A croire que nous attendions ce moment depuis des années et des années, et qu’enfin arrivé, nous ne pouvions plus nous contrôler… Je regarde le champ de bataille qui s’offre à moi, et je ne peux empêcher un sourire de s’afficher sur mon visage ; Des vêtements sont éparpillés un peu partout sur le sol, nos vêtements en fait, et dans un coin de la pièce, près de l’entrée, une petite table semble avoir été débarrassée de ses bibelots… Peu à peu, des sortes de Flash Backs de la soirée m’envahissent, et je dois faire preuve d’une grande volonté pour tenter de chasser ces images de mon esprit. Ce n’est pas vraiment le moment de penser à ça, il faut que je reste concentrée sur mon but : Retrouver ma tenue au plus vite, et déguerpir de cet endroit.
Au bout de quelques secondes, mon regard se pose sur des escarpins, mes escarpins, gisant sur le sol à côté d’un bout de tissu, appartenant sûrement au jeune homme. Je m’approche lentement de mes chaussures, tout en essayant de faire le moins de bruit possible, espérant vraiment que ma robe ne soit pas loin.
Quelle idée de jeter les vêtements de tous les côtés, on n’aurait pas pu faire comme les autres ; Se déshabiller normalement, ne pas tout faire tomber sur notre passage,… Non, en fait, nous n’aurions pas dû faire l’amour, tout simplement…
Je pousse un petit soupire, qui se transforme vite en un gémissement plaintif, quand je m’aperçois que ma robe n’est nulle part, ou du moins, pas dans les environs. Je ramasse donc d’un geste rageur, la chemise de mon partenaire, laissée près de mes escarpins, et l’enfile assez rapidement. Au moins, avec ça, je suis déjà un peu plus présentable, quoi que… Je me vois très mal sortir de la chambre comme ça ; Les cheveux ébouriffés, avec pour simple habit, une chemise d’homme, qui bien entendu ne m’appartient pas, et qui pour couronner le tout, n’a plus un seul bouton pour être attachée… En plus, je ne sais même pas à quel étage je me trouve, alors si je dois traverser tout le château pour me rendre à la salle commune, autant être vue sous mon meilleur jour, et pas à moitié nue.
Hystérique… Plus le temps passe, et plus je deviens hystérique : Les questions sans réponses s’accumulent dans mon cerveau, la peur de me retrouver face à lui commence sérieusement à se faire ressentir, et ma robe ne daigne pas montrer le bout de sa bretelle ! Tout est contre moi aujourd’hui… Je tente une nouvelle fois de me calmer, en vain : Pour la première fois depuis longtemps, mon cœur ne semble pas décider à reprendre un rythme normal, et mes mains n’arrêtent pas de trembler. Un mouvement derrière moi me fait alors sortir de mes pensées, et je finis même par sursauter. Je fais volte-face, m’attendant à le voir debout, un sourire moqueur aux lèvres, son regard perçant fixé sur moi. Et bien non… Seconde fausse alerte, il a juste changé de position, ce qui a fait craquer légèrement le lit. Je ferme les yeux pendant quelques secondes, et tente tant bien que mal de me remettre de mes émotions. J’ai vraiment l’impression d’être une espionne, ou un cambrioleur, qui ne sait pas ce qu’il fait, et qui va finir par se faire prendre la main dans le sac. Je suis ridicule, complètement ridicule…
Je passe une main dans mes cheveux, et tente de les recoiffer un peu, avant de prendre mes escarpins dans une main, et de me diriger vers la sortie. Il est sans doute préférable que je quitte cet endroit maintenant, avant que les choses ne dégénèrent, et surtout afin de ne pas le croiser dès le réveil. De toute façon, qu’est-ce que l’on aurait pu se dire ? Rien du tout… On ne peut pas revenir en arrière, et ce qui est fait est fait, et personnellement, je ne regrette rien, même si il est vrai que mon comportement laisse imaginer le contraire… Mais que voulez-vous, je suis Angèle Yaxley, et j’avoue que je suis parfois incompréhensible. Moi-même, je ne me comprends pas : J’ai attendu ce moment pendant des semaines, je l’ai rêvé des milliers de fois, et maintenant que je me retrouve ici, je prends la fuite, je perds tous mes moyens, j’agis comme un simple coup d’un soir. Mais après tout, c’est peut-être ce que je suis réellement, un coup d’un soir, au même titre que les dizaines et dizaines d’autres filles qui sont passées ici avant moi.
Je chasse rapidement ces pensées de mon esprit, ayant senti une boule se former dans mon estomac, et ayant eu l’impression d’entendre mon cœur hurler. Il ne faut pas que je me fasse du mal gratuitement, en pensant à ce genre de choses, même si c’est sans doute la vérité. Il faut juste que je me mette à l’esprit qu’il n’est rien d’autre qu’un garçon, garçon avec qui j’ai couché lors d’une fête un peu trop arrosée, et basta ! Je ne vais, et ne veux, pas m’attarder sur les potentiels sentiments que je peux avoir pour lui, ou qu’il peut avoir pour moi ; Ca fait trop mal, beaucoup trop mal, j’ai eu tellement de difficulté à me relever après notre dernière vraie dispute, que je ne veux plus que ça se reproduise. Pour être franche, je ne veux plus qu’on me parle d’amour, j’ai décidé de vivre au jour le jour, de redevenir une adolescente normale, qui ne passe pas son temps à penser à une seule et même personne. Non, ce temps là est finit, et cette nuit ne changera en rien ma nouvelle perception des choses, du moins, je l’espère…
Quand enfin, je sors de mes rêveries, je me rends compte que je suis devant la porte, prête à sortir de ce qui aurait pu être un vrai paradis, mon paradis… Je jette un coup d’œil rapide au jeune homme, toujours allongé sur le lit, et arrange légèrement ma tenue : J’attache, à ma grande surprise, le seul bouton de la chemise qui a finalement survécu à la tempête, et essaie de tirer sur le tissu pour qu’il couvre un peu plus mes cuisses. Mon dieu… Pourquoi n’ai-je pas trouvé ma robe ? Et, que vais-je raconter si quelqu’un me surprend dans cette tenue ? J’espère vraiment qu’il n’y aura personne dans les couloirs, parce que sinon, je peux dire adieu à ma réputation de fille sage, et tout ce qui va avec. Je suis à moitié nue… A moitié nue !!!
Je souffle un bon coup, et pose ma main libre sur la poignée de la porte, prête à affronter ce qui m’attend à l’extérieur. Mais avant que je n’aie pu faire le moindre geste, le moindre mouvement, j’entends très distinctement quelqu’un se racler la gorge derrière moi. Mon cœur s’emballe, ma main se crispe légèrement, et finit par lâcher la poignée, avant de rejoindre sa sœur qui tient mes chaussures. Je me sens mal, très mal…
Mais après quelques secondes, je pivote sur moi-même, la tête basse, pour affronter ce qu’il y a à l’intérieur, pour faire face à Nathaniél Auderic.


Dernière édition par Angèle Yaxley le Mar 19 Juin - 19:01, édité 1 fois
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H. Nathaníel Auderic

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Lun 5 Déc - 17:17

Merlin... Qu’avait-il fait ? Il s’accorda une minute de plus dans la contemplation de son visage. Qu’aimait-il le plus ? Ces grands yeux d’un brun chocolat, où avait trôné cette nuit une lueur significative, et mis en valeur par de longs cils sombres et un maquillage qui avait certes légèrement coulé ? Ou ce petit nez, non pas grec mais légèrement retroussé... Dire qu’il aimait ces lèvres serait forcément cliché, mais ça avait au moins le mérite d’être vrai. Son regard descendit ensuite jusqu’à son menton, pour remonter vers le front en suivant les traits des pommettes. Craignant de réveiller la jeune femme – ce qui l’aurait réellement fait passé pour une ordure, vu l’heure bien peu avancée – il s’empêcha d’enlever cette mèche rebelle qui lui cachait le front et se contenta de la fixer doucement.
Qu’avait-il fait ? Oh, il le savait très bien, il lui avait même fallu peu de temps pour assimiler l’information, la veille. Il n’empêche qu’il ne savait absolument pas ce qui lui avait pris... Il avait agi sur une impulsion. Et le pire c’est qu’il ne regrettait rien. Il espérait évidemment que ça en valait de même du côté de la demoiselle, bien qu’il était convaincu qu’au réveil, elle se considérerait comme une fille comme une autre, c’est-à-dire une aventure d’un soir. Il allait devoir lui prouver le contraire, et la partie n’était pas gagnée d’avance ! Il serait capable d’y accorder toute la journée : hors de question qu’elle sorte d’ici sans savoir la vérité, ou du moins une partie.
Il n’avait toutefois ni le temps ni l’envie de préparer à l’avance tout un stratagème. Réveillé pour une raison qui lui échappait et qui ne l’intéressait pas – cela faisait longtemps qu’il avait expédié la partie « insomnie » de ses pensées – il finit par se faire happer, une bonne fois pour toutes, par le sommeil, faisant alors face à l’épaule de sa compagne.

[...]

Un mouvement. Faible, certes, mais il l’avait senti. Cependant dans un état de demi-sommeil, il n’ouvrit pas les yeux, ne bougea pas et ne comprit même pas qu’on essayait de se libérer de son étreinte. La main qui emprisonnait son poignet ne lui arracha qu’un grognement mécontent, bien que la situation lui échappe complètement. Lorsqu’enfin sa « prisonnière » parvint à se débarrasser de l’élément perturbateur, il ramena automatiquement son bras vers lui, sans pour autant être conscient de ses gestes. Le léger froissement des draps ne l’alerta pas plus. Sans doute allait-il lui falloir plus de temps qu’à l’habitude pour se réveiller, et ce n’était guère étonnant. D’autant plus qu’en mode discrète, la demoiselle était relativement douée... du moins pour l’instant. Si ça avait été quelqu’un d’autre, un intrus – un cambrioleur, par exemple – Nathaníel aurait bondi hors du lit, sa baguette en bois d’ébène en main, prêt à attaquer – ou à se défendre, peu importe. Or, la brunette n’avait rien d’une cambrioleuse... quoique, elle venait de s’emparer d’une chemise qui ne lui appartenait pas – pouvait-elle donc être classée en tant que voleuse ?
Elle pouvait être considérée comme tout et n’importe quoi, mais pas comme voleuse. Enfin, à y réfléchir, elle ne pouvait justement pas être considérée comme « tout et n’importe quoi ». Mais à l’heure actuelle, le jeune homme, même dans son inconscient, n’avait pas l’intention de se demander ce qu’elle signifiait exactement pour lui... Et honnêtement, il le savait déjà. Il ne restait plus qu’à se l’avouer, entièrement, et une bonne fois pour toute au lieu de recommencer à nier deux secondes après.
Cette nuit, cette soirée plus exactement, il avait réussi à le faire. Il avait même réussi à voir la même lueur dans les prunelles de celle qui venait de quitter son lit. Évidemment, les débuts avaient été difficiles, les stigmates de leur dernière dispute toujours présents. C’était d’ailleurs pour ça qu’il avait préféré l’éviter en début de soirée, et n’avait fini par l’approcher que bien plus tard. Et pour quel résultat ? Elle avait souri, ils avaient parlé... et puis ils avaient cédé à la tentation, à une pulsion incontrôlable... Comme des aimants, ou comme deux flammes qui se rejoignent pour n’en former plus qu’une. Ca avait été un peu ça : deux flammes, tout aussi brûlantes qu’indomptables, tantôt douces tantôt hors de contrôle... Et lorsqu’on le croyait éteint, le feu reprenait de plus belle. Ca avait toujours été comme ça. Aujourd’hui ce n’était plus qu’une évidence. À titre personnel, Nathan avait besoin d’Angèle Yaxley, dans tout les sens du terme. Ce mois d’éloignement, de regards froids et distants, de conversations rares et uniquement composées de piques, en dehors du fait que ça leur avait permis de se rapprocher – et pas qu’un peu... – avait été horrible. Heureusement, c’était fini... et il espérait juste que ça ne continuerait pas...

Soudainement, la qualité de sommeil qu’il avait cumulé ces dernières heures s’estompa. Au bord du réveil, son bras glissa sur le côté, et quel ne fut pas son mécontentement en découvrant que la place était vide ! Pour la peine, il se retourna légèrement, faisant craquer le lit. Ce fut ce craquement qui lui fit ouvrir les yeux.
Automatiquement, son attention se posa sur la place que devait normalement occuper Angèle... Sauf qu’elle n’était pas là. Il releva les yeux, la cherchant machinalement. Il se surprit lui-même, le simple fait de savoir que c’était Angèle le faisait agir ainsi. Qu’est-ce qu’il s’en moquait de savoir si la fille avec qui il avait passé la nuit serait toujours là le lendemain ! Et là, il la cherchait, ayant presque peur qu’elle se soit fait la belle... Oui, il avait peur. Il fallait des explications à ce qui s’était passé... et à d’autres sujets. Elle ne pouvait pas partir ainsi, sans rien dire, sans un regard, sans rien...
Enfin, il la repéra. Devant la porte, portant sa chemise blanche, les cheveux encore en bataille, les bras ballants, tenant ses escarpins dans une main. Il ne s’autorisa pas une seule seconde pour la dévisager, car elle levait déjà son bras libre vers la poignée. Ha non ! Elle allait vraiment s’enfuir comme une voleuse ! Ce fut automatique, il bondit hors du lit, se surprenant à faire le moins de bruit possible – au fond, il avait l’intention d’arriver derrière elle pour lui faire peur. Connaissant par cœur le parquet de sa chambre – les planches qui grinçaient, en outre – il s’avança à pas de loups vers elle, espérant arriver assez près avant qu’elle ne se retourne pour vérifier s’il dormait encore...
Mission réussie ! Il se posta tout aussi silencieusement juste derrière elle et savoura un certain suspens, avant de décider de se racler nonchalamment – et innocemment – la gorge. L’effet fut immédiat : il sentit clairement Angèle se crisper, avant de relâcher la clenche et de laisser retomber son bras le long de son corps. Tel un robot, mais très lentement, elle se retourna... sans lever les yeux. Il s’y était attendu, au fond de lui. Car si elle avait voulu fuir – et tentative ratée, d’ailleurs – c’était pour justement ne pas le croiser. Et elle pensait qu’il l’aurait laissé faire ? Elle aurait du partir cinq minutes plus tôt, là, elle n’aurait pas eu à l’« affronter »...

« Oh... J’espérais un petit bonjour. Ou un petit baiser en guise de bonjour. Ou quelque chose comme ça... »

La tête penchée sur le côté avec son typique sourire au coin, un ton malicieux... Non, on ne changerait jamais Nathaníel Auderic. Angèle ou pas Angèle, il était presqu’incapable de se lancer dans une conversation sérieuse – c’est-à-dire sans ironie, sarcasme, moquerie, ce genre de choses qui font plaisir. Et même lorsqu’il consolait les gens, ce qu’il faisait très souvent avec la petite Juliet, ou plus anciennement avec Enora, il ne pouvait s’empêcher d’ajouter une réplique « hors-sujet ».
Il se décala légèrement sur le côté, posant une main sur la porte dans un geste qu’il voulut anodin. Non, elle ne sortirait pas d’ici... Et puis de toute façon, si elle voulait sortir, il avait un argument de choc. Elle ne comptait tout de même pas traverser tout Poudlard dans cette tenue, les cheveux emmêlés ? Tant mieux, parce qu’il avait repéré la robe en sortant du lit... Bien sûr, il n’allait pas le lui dire et ne l’utiliserait qu’à son avantage. Donnant-donnant.
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Angèle Yaxley

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Dim 11 Déc - 10:20

Oups… Et voilà, en à peine quelques minutes, tous mes efforts, pour sortir de cette chambre avant qu’il ne se réveille, se retrouvent écrasés, anéantis, morts… Que faire maintenant ? Pour être franche, je crois que je n’ai guère le choix ; Je vais devoir me lancer dans des explications foireuses, affronter son regard, et tenter de ne pas retomber dans ses filets. Autant dire que tout cela ne va pas être une partie de plaisir ; Je n’ai strictement rien à lui dire, et je pense qu’il n’y a rien à ajouter de plus sur toute cette histoire… Nous avons couché ensembles, oui certes, mais ce n’est pas un drame, si ? Mon dieu, je crois que c’est un drame, j’en suis même sûre, et même si je ne regrette pas ce qui s’est passé, j’ai bien l’impression que cette nuit est le début de la fin. Le début des emmerdes… Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’il va être difficile d’ignorer Nathaniél après ça, il va être difficile de l’oublier entièrement après ça, et je ne suis même plus sûre de vouloir le faire, de vouloir le rayer de ma vie à présent. C’est fou ce que je peux être faible, moi, qui à peine cinq minutes plus tôt, promettais que cette nuit dans les bras du garde-chasse ne changerait rien. Mon œil ! Maintenant, j’ai comme l’impression, qu’au contraire, tout va changer, et cela me fait peur : Je n’ai en aucun cas envie de souffrir à nouveau, je n’ai en aucun cas envie de me retrouver dans la même situation qu’il y a un mois. Je crois que nous avons assez joué, sans trouver de vainqueur, et je crois, qu’il est grand temps que tout cela s’arrête, une bonne fois pour toute…
Je chasse ces quelques pensées de mon esprit, essayant tant bien que mal de me concentrer sur un point au sol, pour ne pas avoir à affronter son regard. Pas tout de suite du moins… J’ai vraiment l’impression d’être une gamine prise en train de faire une bêtise, et qui ne sait pas comment faire pour se sortir de cette situation. Mouais, c’est tout à fait ça. Je pousse un léger soupire, et laisse tomber mes escarpins au sol, avant d’enfin poser mon regard sur le jeune homme. Pour tout dire, et sans que je ne puisse vraiment le contrôler, je suis quasiment en train de le reluquer de haut en bas : Mon regard passe de son boxer à son torse, pour finalement s’arrêter au niveau de ses lèvres. Un petit sourire s’affiche sur mon visage, sans que je ne le veuille vraiment, et pour couronner le tout, je crois que je suis en train de rougir. La honte…
Non mais franchement, après tout ce qui vient de se passer, après avoir vu mon comportement de ce matin, que va-t-il penser de moi ? Sans doute que je suis une folle, une hystérique, qui veut s’exhiber dans tout Poudlard avec sa chemise, mais surtout, à moitié nue… Et puis après tout, je me fiche complètement de ce qu’il peut penser de moi, car de toute façon, tout ça, c’est de sa faute…
Oui, il est entièrement responsable de ce qui est arrivé cette nuit ; Il n’aurait jamais dû être présent à cette soirée déguisée, organisée par Noah, non, il n’aurait pas dû y être, et pourtant… Que faisait-il là ? Et comment a-t-il su qu’une fête se déroulait dans la Salle sur Demande ? Et pourquoi est-il venu me voir, me parler ? N’aurait-il pas pu rester dans son coin au lieu de venir compliquer les choses ? Tant de questions que je devrais lui poser… Tant de questions qui envahissent mon esprit… Tant de questions qui vont, je crois, rester sans réponses… En effet, je ne compte pas les lui poser, comme on le dit souvent, ce qui est fait, est fait. Enfin, je dis ça, mais je suis presque certaine que Noah va subir le pire interrogatoire du siècle ; Il a fait les invitations, donc, c’est forcément lui qui a invité Nathan, ou… Ou, celui-ci s’est incrusté dans la fête sans que personne ne le remarque. Pourquoi pas…
Je sors assez rapidement de mes pensées, quand le jeune homme se décide enfin à prendre la parole. En fait, je crois que je préférais nettement quand il ne parlait pas ; Comme à chaque fois ou presque, je décèle dans ses propos sa petite touche personnelle, moqueries, sarcasmes… Je décide de ne pas trop prendre en compte ses paroles, préférant largement trouver une issue de secours. Malheureusement pour moi, Nathaniél semble ne pas vouloir me laisser partir : Il bloque, dans un geste rapide, la porte avec l’une de ses mains, et je sens son regard peser sur moi… Pour être franche, je ne sais plus vraiment quoi faire, et j’ai de plus en plus l’impression d’être ridicule, surtout dans cette tenue. Après quelques secondes de réflexions, je décide tout de même de prendre la parole, légèrement agacée :


- Nathaniél, tu ne crois pas que la situation est déjà assez embarrassante, sans qu’en plus, tu en rajoutes une couche?

Je croise son regard quelques petites secondes, puis reporte mon attention sur le champ de bataille encore visible derrière le jeune homme. Gênée, mal à l’aise, je me mordille légèrement la lèvre, et finit même par passer une main dans mes long cheveux bruns, pour tenter de les recoiffer un peu.
Il est vraiment insupportable, voire pire. Pourquoi faut-il qu’il continue de me harceler ? Pourquoi ne peut-il pas me laisser partir, comme il le fait sans doute avec les autres ? Peut-être parce que je ne suis pas comme les autres à ses yeux, peut-être parce qu’il aime me voir aussi perdue, perturbée, peut-être parce qu’il a lui aussi cru apercevoir dans mes yeux la même lueur que j’ai vu dans les siens… Non, je ne dois pas recommencer avec cette histoire, je ne dois pas me mettre en tête que nous avons « fait l’amour », nous avons juste « fait du sexe », céder à une pulsion, et puis… Voilà, c’est tout, il n’y a rien d’autre à ajouter…
Mon regard se pose quelques instants sur le lit encore défait, puis sur le corps du jeune homme, pour enfin se fixer au sol. Mes mains, encore tremblantes, cherchent un moyen pour que sa chemise me couvre un peu plus, tandis que le reste de mon corps reste immobile. Pour tout dire, je suis en train de réfléchir, en train de me poser une seule question : Dois-je ou non entrer dans son jeu ?
Agir, au lieu de passer son temps à réfléchir, voilà la solution à certains problèmes parfois. Voilà aussi, la meilleure façon de s’enliser un peu plus dans des ennuis… Enfin… Je ne peux pas rester planter là pendant des heures, alors autant me lancer, tout de suite.

- Bon, puisque tu y tiens tant que ça…

Je fais un petit pas vers lui, faisant disparaître les quelques centimètres qui nous séparaient jusqu’à maintenant, et plonge enfin mon regard dans le sien. Tout de suite, je sens mon cœur faire un bond dans ma poitrine, et pour tout dire, j’ai mal, vraiment mal… Pourquoi faut-il que ses yeux me fassent un tel effet? Pourquoi ne suis-je pas capable de le regarder en face sans flancher? La réponse me paraît vraiment simple, je suis encore et toujours… Non, je refuse de voir l’évidence, je refuse d’accepter cette vérité là, alors que cela fait des mois que je lutte contre ça. Il y a forcément une autre explication, mais pour être honnête, je n’ai pas envie de me plonger dans ce genre de réflexions, maintenant. Je pousse un petit soupire, et continue de fixer intensément Nathaniél, avant de me coller un peu plus à son corps, pour lui déposer un tendre baiser sur la joue.

- … Bonjour…

Je laisse glisser une de mes mains le long du bras du jeune homme, et ne peut m’empêcher de lui faire de petites caresses du bout des doigts. Malgré moi, je sens aussi un petit sourire s’afficher sur mon visage, et c’est sans grand surprise, que mon regard chocolat rencontre à nouveau celui du garde-chasse. Pour une fois, je n’essaie même pas de décrypter ses pensées, et me contente juste de me noyer un peu plus dans le bleu de ses yeux, cherchant juste à retrouver cette lueur, cette flamme qui les habitait hier soir…
Stop… Je ne dois en aucun cas faire ça, je dois me reprendre au plus vite, parce que là, j’ai vraiment l’impression de retomber à la vieille époque : Celle où je n’étais pas capable de résister plus de deux minutes au regard de Nathaniél, celle où j’étais encore amoureuse de lui…
Je me détache donc du jeune homme, croisant maintenant mes bras sur mon ventre, et attendant que celui-ci cesse de bloquer la porte pour que je puisse enfin rejoindre mon dortoir. Malheureusement pour moi, le beau brun n’a pas l’air de vouloir bouger, et continue de me fixer avec son éternel sourire en coin. Que faire maintenant? Dois-je lui faire comprendre que je veux réellement sortir, en utilisant la manière forte? Ou dois-je utiliser la méthode douce?
Après quelques secondes, je décide de contourner Nathan, pour venir me placer juste derrière lui, n’ayant pas oublié de jeter un petit coup d’œil à la chambre au cas où ma robe aurait décidé de refaire surface… Les bras toujours croisés, fixant sa nuque, je me racle légèrement la gorge, et lance d’un ton que je veux à la fois légèrement agacé, et un peu moqueur :


- Hum… Tu comptes faire quoi maintenant? Me relâcher ou me séquestrer? Tu sais que bientôt toute l’école sera à ma recherche, tu n’as aucune chance de t’en sortir.

Bon ok, j’avoue, je le taquine légèrement, mais que voulez-vous, c’est plus fort que moi. Et puis, je trouve que c’est bien plus agréable de l’embêter un peu, plutôt que de lui hurler que « je veux absolument sortir d’ici, et tout de suite! »… Enfin… De toute façon, je suis presque sûre que dans tous les cas il ne m’aurait pas relâché ; Il a quelque chose derrière la tête, il veut sans doute mettre les choses au point, et peut-être est-ce la meilleure solution? Se dire les choses en face, pour qu’il n’y ait plus de malentendus…
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H. Nathaníel Auderic

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Mer 21 Déc - 19:54



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Clac. Bruit sec. Le bruit des escarpins qui rejoignent le sol, brisant le silence qui s’était jusqu’alors installé. Tiens donc. Elle abandonnait déjà la partie ? Ce n’était pourtant pas son genre... À moins qu’elle ait déjà compris qu’il n’était guère décidé à, ne fut-ce, enlever sa main de la porte pour la laisser partir. Autre hypothèse : elle préférait peut-être retrouver des vêtements convenables avant de déguerpir de la chambre. Elle avait l’esprit vif ; quelques secondes lui suffisaient sans doute à réfléchir et à imaginer un plan de secours. Bon point pour elle, belle capacité certes, mais en présence de Nathaníel bien inutile. Elle pouvait avoir imaginé tout ce qu’elle voulait, pour l’instant il était certain d’avoir toutes les cartes en main et d’ainsi contrôler la situation. Car il ne la laisserait pas partir aussi facilement. Pas maintenant... Et pas dans cette tenue !
Quelques fractions de seconde avant qu’elle ne relève le regard vers lui. Enfin, du moins, vers lui ne signifiait pas forcément son visage. La preuve, elle le dévisageait, et qu’elle le fasse discrètement ou pas n’était pas son problème : ça revenait au même, ça ne lui déplaisait pas. Il garda d’ailleurs son petit sourire au coin, pendant qu’elle ne se gênait pas pour le passer sous rayon X. Et il finit par se dire qu’elle ne le faisait pas volontairement... Le rouge qui colora lentement et légèrement ses joues n’était pas non plus volontaire. Pour peu, Nathan se serait attendri... mais il était trop d’humeur taquine – ou « habituelle », si je puis dire – pour perdre son insupportable mimique moqueuse.
Angèle sembla trouva un point où poser définitivement ses yeux. Quant au silence, il s’était encore posé en maître. Pour l’instant, ce n’était pas dérangeant... Il ne le deviendrait que dans quelques minutes. Mais la demoiselle n’allait pas prendre quelques minutes à répliquer au jeune homme, qui n’avait pu s’empêcher de parler, tout de même ? Elle n’allait pas rester silencieuse, n’est-ce pas ? Elle allait bien dire quelque chose, même complètement hors-sujet, non ? C’était une évidence. Angèle Yaxley, rester silencieuse, et surtout rester silencieuse face à Nathaníel Auderic ?! Impossible. Même en rêve, ou en cauchemar, c’était impossible. Pour l’un comme pour l’autre, il était utopique de se plier au silence, surtout après une pique, ou quelque chose du genre. Autant dire que jusqu’à maintenant, ils avaient eu la chance d’être seuls dans leurs petites batailles verbales. Et en parlant de bataille verbale, l’actuelle allait reprendre, et être officiellement lancée. Que le meilleur gagne !

« Nathaníel, tu ne trouves pas que la situation est assez embarrassante, sans qu’en plus, tu en rajoutes une couche ? »

L’intéressé faillit avoir un ricanement amusé, mais se contenta d’un innocent haussement d’épaules. Oh, la situation devait sûrement être embarrassante... pour elle. Premièrement, elle était bloquée dans une chambre qui n’était pas la sienne, au cinquième étage c’est-à-dire très loin de la salle commune des Serpentards. Deuxièmement, elle se trouvait très peu habillée, et cela ramenait au premier point : elle allait devoir traverser presque tout Poudlard pour rejoindre son dortoir. C’était là que le troisième point, très important, était à prendre en compte : elle était justement bloquée dans une chambre qui n’était pas la sienne, mais celle de Nathaníel, et ce dernier n’allait pas la laisser sortir. Pour finir, elle n’était actuellement pas en position de force, entre la porte et le brun. La situation était peut-être assez embarrassante pour elle, elle n’en était pas moins amusante pour lui.
Elle le quitta un petit moment des yeux, se concentrant sur... la pièce. Là encore, c’était particulièrement amusant. Enfin... ce n’était pas forcément amusant pour lui, qui allait devoir tout ranger. Ses pauvres bibelots, innocents et surtout... à terre, balayés d’un revers de main pour que le meuble en soit au plus vite débarrassé. En fait, ils avaient joué au petit poucet sur le chemin du lit. Nathan tourna la tête, tenté de suivre le regard de la brunette. Si sa chemise était portée, à l’instant présent, par sa « compagne », son jean se trouvait au beau milieu de la pièce. Ses chaussures avaient été balancées sur le côté ; le même sort avait été réservé aux escarpins, avant qu’ils ne soient rassemblés. Sa veste de costard, quant à elle, était contre le mur, juste à côté de la porte. Il n’y avait que la robe d’Angèle qui était réticente à se montrer. Sa couleur bleu métallique aux reflets verts devait normalement se détacher des tons sobres de la chambre... mais non. La jeune Yaxley devait sans doute porter la poisse. Un nouveau sourire amusé étira brièvement les lèvres du garde-chasse, qui détourna la tête... pour voir qu’Angèle fixait le sol.
Un retournement de situation ? Elle qui semblait si agacée auparavant était désormais... gênée ? Perdue ? Déboussolée ? Timide ? Timide semblait un bon mot, vu qu’il englobait beaucoup de choses. Pour ne pas l’aider, Hadès se mit à observer ses moindres faits et gestes, la fixant toutefois d’un regard qu’il voulut léger – pas besoin de lui mettre la pression, même si c’était terriblement tentant. Elle tira sur le tissu afin qu’il recouvre un peu plus ses cuisses. Il faillit oser dire que c’était inutile, qu’il l’avait déjà vu nue, mais ça aurait été déplacé. Très déplacé. Et puis, il était bien heureux qu’elle avait sa pudeur et qu’elle ne se promenait pas nue dans les couloirs, contrairement à d’autres qui en étaient plus que capables...

« Bon, puisque tu y tiens tant que ça... »

Tenir à quoi, déjà ? Il fut, sur le moment, pris de court, ayant complètement oublié à quoi elle faisait allusion – en même temps, ce qu’il avait dit, il l’avait dit il y a déjà quelques minutes. Ca ne tarda heureusement pas à lui revenir – en fait, il s’en souvint comme par magie lorsqu’elle approcha. Cette fois sans sourire au coin, sans même une autre mimique particulière, il lui rendit son regard et ne bougea pas d’un centimètre, respirant calmement. Elle se rapprocha encore, et il eut la désagréable impression qu’elle s’attardait, que ça allait durer une éternité. Désagréable parce qu’il n’aimait pas attendre, pas dans de tels moments en tout cas. Elle brisa enfin la distance entre eux deux, aussi minuscule fut-elle. Doucement, elle se hissa sur la pointe des pieds et d’une douceur à la fois calculée et naturelle, elle l’embrassa sur la joue, lui donnant enfin le fameux bonjour. Le jeune homme eut beaucoup de mal à ne pas sourire, et il était certain que la fossette apparue sur sa joue le trahissait. Mais... elle ne lui faisait que la bise, en plus ! Remarque, c’était déjà mieux que rien. Il n’allait tout de même pas bouder. En plus, il n’était pas le seul à sourire, comme il le constata quelques secondes après. En effet, tout en descendant sa main le long de son bras, s’amusant même à lui faire de petites caresses, les lèvres d’Angèle s’étaient légèrement étirées. Il préférait grandement ça à... aux fois où elle pleurait...
Il chassa immédiatement les images qui lui apparaissaient de sa tête. Ce qui comptait, c’était l’instant présent, Ange, lui, rien d’autre... Alors put-il seulement plonger son regard dans celui d’Angèle. Une main toujours sur la porte, la brunette s’amusant agréablement avec son bras, leurs regards reliés par un lien invisible, ayant même peut-être fusionnés, comme la veille... Cette chose, ce lien, cette sensation... Nathan ne pouvait s’empêcher de la craindre. Il avait l’impression que si une bombe explosait juste à côté, aucun des deux ne s’en rendrait compte. Mais le pire, et ce qui était à la fois frustrant et... étrange, c’était le fait qu’il ne parvenait pas à se défaire de cette emprise. Pas un mot. Plus un geste.
Une éternité, que le moment dura. Une éternité qui n’était en fait qu’à peine une minute. Ce fut Angèle qui brisa la « connexion », et ils revinrent tout deux à la réalité. Elle se décolla de lui et croisa les bras sous sa poitrine ; il cessa de la fixer intensément et retrouva son sourire sarcastique en comprenant son geste.
Hé bien, c’était beau d’espérer ! Elle croyait encore qu’il la laisserait sortir ? Elle rêvait. C’était pour ça qu’il souriait moqueusement. Elle « abandonna » la partie peu de temps après, preuve d’intelligence. C’était vrai : à quoi bon continuer à attendre en sachant bien qu’il ne la laisserait pas passer ? Ca aurait frôlé l’entêtement... ou la surestime de soi.
Elle le contourna et, pour tout dire, il ne comprit pas trop où elle voulait en venir en faisant ça. Se placer derrière lui ? Pour quoi faire ? Pour éviter de se noyer à nouveau dans ses yeux, de se retrouver déstabilisée ? Pour... avoir plus de liberté, retrouver ses limites, son petit cercle autour d’elle ? Excellente question.
Lui, il resta appuyé d’une main à la porte, lui tournant désormais le dos. Le plus dur fut de trouver un nouveau point où poser ses yeux, et son choix se porta sur une rayure du parquet. Très intéressant. Mais pas plus intéressant que ses pensées. Les quelques secondes de répit qu’elle lui accorda lui permirent de réfléchir. Réfléchir à eux... Mais ça ne servait à rien. Il avait beau parfaitement savoir de quoi il parlait, il était totalement incapable de bien le formuler à voix haute. Il décida donc de faire dans l’improvisation, au moment venu. Après tout, l’improvisation... c’était bien plus facile. Pas besoin de réfléchir, en gros. Quoique, il était tellement habitué à mentir qu’il allait peut-être lui falloir quelques efforts...
Bref. Ce n’était pas encore le moment. Et puis, Angèle reprit la parole.

« Hum... Tu comptes faire quoi maintenant ? Me relâcher ou me séquestrer ? Tu sais que bientôt toute l’école sera à ma recherche, tu n’as aucune chance de t’en sortir.
- C’est tentant... » Pour confirmer ses dires, il pivota sur lui-même et appuya son dos contre la porte, croisant à son tour les bras, avant de reprendre avec un air naturel, voire innocent. « Mais... en admettant que je te relâche... comment expliqueras-tu aux gens que tu croiseras ce que tu fais dans ma chemise, et uniquement dans ma chemise, les cheveux ébouriffés et, surtout, venant du cinquième étage ? Ils vont imaginer des choses, et n’auront pas tort... Tu n’as aucune chance de t’en sortir. »

N’était-ce pas la vérité ? Qu’est-ce que diraient les personnes qu’elle croiserait dans les couloirs ? Car traverser Poudlard sans se faire repérer était impossible, et il se demandait d’ailleurs comment ils avaient fait hier... Là n’était cependant pas la question. Les gens s’imagineraient à tous les coups des choses... et là, ce serait véritablement fini ! Ce n’était cependant pas le moment de paniquer sur ce côté de la situation – oui car mine de rien, c’était... grave, ce qu’ils avaient faits, du côté des « lois », des règles, de tout ce qui était raisonnable et... ce genre de choses. Si on apprenait ce qui s’était passé... si ça en arrivait aux oreilles des hauts-placés... Nathan se mordit l’intérieur de la joue. Le fait que les gens apprennent ce qui s’était passé n’était pas dérangeant en lui-même... c’était plutôt le fait qu’il y avait toujours des balances, cette catégorie de personnes qui n’ont rien à faire de leur vie et qui s’amuse à raconter publiquement celle des autres – ou juste des rumeurs... Ces personnes qui, même si elles disent que ce n’est pas dans leurs intentions alors que ça l’est, détruisent des vies. Et pas un peu... Dans le pire des cas, il s’arrangerait pour faire taire ces personnes, et toutes les manières étaient bonnes.
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Angèle Yaxley

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Jeu 22 Déc - 12:24

« C’est tentant »… Sérieusement ? Non mais je rêve… Il est vraiment insupportable, j’avais presque oublié à quel point il a le don de m’agacer, de me torturer sans me toucher,… En même temps, c’est normal ; Avant aujourd’hui, cela faisait quelques longues semaines que nous ne nous étions pas chamaillés, envoyés des piques, et toute la panoplie d’autres choses qui font que nous sommes Nathaniél et Angèle, un duo pas comme les autres, à la fois, ennemis, et amants. Plus ennemis qu’amants ces derniers temps, mais bon… C’est peut-être mieux comme ça. Bref, tout ça pour dire qu’il ne semble pas du tout s’être adoucit, assagit, ou quelque chose comme ça. Non pas du tout, aujourd’hui, ce matin, il me sort du vrai, du grand, du beau, Nathaniél Auderic, et je dois bien l’admettre, cela m’amuse, autant que ça me met hors de moi. Pour tout dire, j’ai comme l’impression qu’une sorte de défi s’est instauré entre nous, à la minute où il a décidé que je ne devais pas sortir d’ici. Qui va être celui qui va abandonner le plus vite ? Qui va gagner, qui va perdre ?
Je me mordille légèrement la lèvre, ayant tout à fait conscience du danger que représente ce nouveau jeu. Il va encore y avoir un perdant, il va encore y avoir un gagnant, et comme à chaque fois, cela risque de dégénérer, de partir en disputes, plus ou moins violentes. On risque de se brûler, une fois de plus… Bien que je sache pertinemment comment tout cela va finir, je ne peux m’empêcher d’avoir envie de le provoquer un peu, je ne peux m’empêcher d’avoir envie de jouer… En fait, malgré ce que j’ai pu dire, ou penser, durant toutes ces semaines, je ne peux pas nier l’évidence, je ne peux pas continuer à mentir : Il m’a manqué. Alors oui, je préfère jouer un peu, quitte à me brûler, quitte à me blesser, quitte à souffrir, plutôt que de m’éloigner, définitivement. Qui dois-je choisir ? La raison, ou bien le cœur ? L’un me crie de partir, l’autre de rester. J’ai toujours eu tendance à choisir ce que me dictait mon cœur, et cela ne m’a pas toujours apporté que du bonheur. Le chemin était sinueux, semé d’embûches, mais à chaque fois, je retrouvais Nathaniél au bout, et cela m’allait parfaitement. Sauf qu’aujourd’hui, tout est différent : Il y a quelques semaines, j’ai décidé d’oublier le jeune brun, et même s’il me manque, je crois vraiment que c’est la bonne solution. Rectification : Je croyais vraiment que c’était la bonne solution. Et voilà, ce qui devait arriver, arrive… Je suis en train de douter, je suis en train de me poser des questions, je suis en train de flanchée…
Aller Angèle, reprend toi bon sang ! Je me gifle intérieurement, et tente tant bien que mal de retrouver mes esprits, et de chasser tout ce raisonnement idiot de mes pensées. Autant rester sur ma première idée, c'est-à-dire déguerpir d’ici le plus vite possible, attendre quelques jours, et aviser. Oui, c’est le mieux à faire, j’en suis persuadée… Je me re-concentre presque immédiatement sur Nathan, qui est très gentiment en train de m’expliquer que je n’ai aucune chance d’arriver dans la salle commune des Serpentards, sans croiser des gens, qui se poseront beaucoup trop de questions. Bien sûr, je suis totalement d’accord avec lui, mais ça, Jamais, ô grand Jamais, je ne le dirais. Quoique… Je fronce légèrement les sourcils, et laisse à nouveau promener mon regard sur son corps, faisant maintenant une fixation sur ses lèvres. Sans que je ne le contrôle vraiment, de nouveaux souvenirs de la soirée d’hier m’apparaissent, et j’ai comme l’impression de sentir encore, et encore, ses lèvres sur mon corps, ses petits baisers incendiaires sur ma peau,… Je cligne des yeux, ayant eu l’impression de totalement perdre le fil, de complètement me noyer dans ce tourbillon d’images,… Mais peut-être est-ce le cas ? Je me retiens de me mettre une claque pour me réveiller complètement, et baisse la tête, pour fixer mon regard au sol. Encore et toujours cette attirance. Encore et toujours cette fascination.
Comme pour tenter d’oublier mes souvenirs, comme pour tenter de me détendre, je décide de prendre la parole, de briser ce silence installé depuis trop longtemps à mon goût. Aujourd’hui, j’ai décidé d’écouter ma raison, enfin… Cela ne m’empêche pas de jouer, un peu…


- Et bien, tu sais, j’ai beaucoup d’imagination, et tu sembles oublier un détail très important, personne ne résiste à ma gueule d’ange… Je lâche un petit rire, et commence à faire les cents dans la pièce, en lançant quelques fois des petits regards à Nathan. Je pourrais très bien leur dire que quelqu’un a tâché ma robe avec une potion ultra dangereuse, et que j’ai dû rapidement me changer, parce qu’elle était en train de prendre feu, et que tu m’as aidé dans cette galère… Ouais, mais ça n’expliquerait pas les cheveux ébouriffés… Ou alors, je peux très bien dire que cette chemise est à mon père, je la met pour dormir, et comme malheureusement, je suis somnambule, je me suis retrouvée au cinquième étage, dans ta chambre, dans ton lit, et tu n’as pas osé me réveiller car tu as eu peur que je devienne folle. Ouais ! Ca c’est super ! Ca explique tout…

Je me retourne alors vers lui, un sourire rayonnant s’installant peu à peu sur mon visage. Le jeune homme semble être sur le point d’éclater de rire, et pour être honnête, je le comprends un peu. Cette situation est quand même comique, et ce que je viens de dire, complètement fou. Mais que voulez-vous, quand je commence à être stresser, ou mal à l’aise, je ne peux m’empêcher de parler, beaucoup, et de dire des choses complètement absurdes… Je perds alors mon sourire, et finit par poser mes mains, sur mon visage, d’un air désespérée… Peut-être suis-je vraiment désespérée ? Non, je ne crois pas, sérieusement. Je suis juste un tout petit peu cinglée, et j’ose croire que c’est ce qui fait mon charme… Je ris légèrement, et finit par laisser tomber mes bras le long de mon corps, tout en disant, d’un air accablée, d’une façon légèrement théâtrale.


- Bon ok… Je crois, et même si ça m’embête vraiment de l’admettre, que tu as raison… Je n’ai vraiment aucune chance de m’en sortir…

Je le regarde, encore et toujours, dans les yeux, affichant une petite moue boudeuse. Je sais, je dois avoir l’air d’une enfant capricieuse, qui tient absolument à faire craquer ses parents, pour qu’ils lui achètent la Barbie de ses rêves...
Mais au final, ne suis-je pas une enfant, et Nathaniél un adulte ? Ne suis-je pas une élève de Poudlard, et lui, un membre du personnel ? Malheureusement si… Je crois que pour la première fois depuis le début de cette histoire, je ne me préoccupe pas seulement de moi, mais aussi de lui. Finalement, la situation est aussi compliquée pour le garde-chasse que pour moi ; Si quelqu’un vient à savoir ce qui s’est passé dans la forêt, à plusieurs reprises, ou dans cette chambre, il risque de lourdes sanctions, le renvoi, et je ne parle même pas de ce que mon père serait capable de lui faire… Oh mon dieu, ce que je suis contente de ne pas avoir céder à la tentation plus tôt, lorsque je le croisais dans les couloirs, ou dans le parc, ou dans un endroit grouillant de personnes avides de scoops, de scandales. En même temps, je ne suis pas aussi stupide, du moins je l’espère, que la plupart de mes camarades Serpentard, qui dévoilent leurs vies privées sans aucune gênes, et qui après, s’étonnent d’avoir une mauvaise réputation. Il est vrai que parfois, je me suis laissée déstabilisée par Nathaniél, en cours de Soins au Créatures Magiques notamment, et que j’ai légèrement pété un câble, mais rien de bien méchant, je crois… Et puis, comment voulez-vous que je reste calme quand il vient me provoquer en plein milieu d’un cours ? Surtout qu’il sait exactement comment faire pour me mettre mal à l’aise, me faire perdre tous mes moyens… Bref, tout ça pour dire, qu’il faut continuer à être discrets, car je n’ai aucune envie qu’il soit renvoyer : Mon monde s’écroulerait complètement sans lui dans les parages…
Stop ! Je divague complètement là… Je suppose que je suis nostalgique, et que c’est pour ça que je tiens ce genre de discours, que je dis n’importe quoi, en gros. Premièrement, nous n’aurons en aucun cas besoin d’être discrets étant donné que ce genre de petits malentendus ne se reproduira plus. Deuxièmement, depuis quand mon monde tourne autour de Nathaniél Auderic ? Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai comme l’impression qu’une petite voix en moi est en train de crier, de hurler même, « Depuis que tu le connais Angèle… Arrête de te voiler la face, tu es encore folle de lui »… Pfff, je crois que je n’ai jamais entendu quelque chose d’aussi stupide, ridicule, débile… Mais complètement vrai…
Bon aller, arrêtons le carnage maintenant, parce que je sens que je vais devenir hystérique d’une seconde à l’autre, à force de penser. Je pense trop… Je chasse donc tant bien que mal ces pensées de mon esprit, et reporte mon attention sur le jeune homme. Toujours appuyé contre la porte, il me fixe, un petit sourire moqueur toujours aussi présent sur son visage : Il m’agace…


- Tu sais quoi, je vais chercher ma robe, et je vais bien finir par la trouver. Puis, je vais l’enfiler, et je pourrais partir d’ici. Affaire réglée !

Je lui fais mon plus joli sourire, et lui tourne le dos, pour arpenter la pièce à la recherche de cette stupide robe. Malgré tout mes efforts, j’ai bien du mal à rester concentré sur ma quête ; je ne peux m’empêcher de penser au regard de Nathaniél, qui doit me suivre, et glisser sur mon corps, et… OMG, je crois que je suis encore en train de rougir, et en plus de ça, mon rythme cardiaque semble s’affoler. Je suis vraiment irrécupérable…
Après quelques secondes, je pousse un léger soupire, tentant tant bien que mal de me calmer, et essayant par tous les moyens de rester concentrer sur mon objectif principal : Retrouver ma robe !
Plus par réflexe qu’autre chose, je passe une main dans mes cheveux, et les rejette en arrière, espérant qu’une chose, qu’il ne commence pas à parler de cette nuit, et de ce que ça représente pour lui et moi. Pour nous. J’ai beau être encore dans sa chambre, cela ne veut pas dire que je suis prête à parler de ça, et à entendre ce qu’il peut bien avoir à balancer là-dessus. Peut-être n’a-t-il rien à dire ? Peut-être espère-t-il que ce soit moi qui m’exprime en premier sur le sujet ? Il peut toujours rêver…
Je me tourne alors vers lui, légèrement agacée, et avance de quelques pas dans sa direction. Il ne compte pas me regarder chercher mon vêtement sans rien faire ? Je suis presque sûre que si, et cela semble l’amuser en plus… Je lève les yeux au ciel, ou plutôt au plafond, et laisse échapper une sorte de petit gémissement traduisant assez bien mon mécontentement. J’ai bien l’impression qu’il cherche à me rendre folle dès le réveil, ce qui peut s’avérer être dangereux, et plutôt drôle, je l’avoue… A nouveau, je croise les bras, tout en avançant, et mes yeux retrouvent presque immédiatement les siens. C’est à ce moment que je lâche :


- Tu ne comptes pas rester là sans rien faire, si ? Tu sais, j’ai plusieurs options pour toi, pour que tu ne t’ennuies pas… Un : Tu m’aides à chercher ma robe, deux : Tu me trouves quelque chose à grignoter, je meurs de faim…

Bon ok, ce n’est pas plusieurs options, c’est seulement deux options, mais c’est déjà bien… Et puis, ce n’est pas comme si je lui demandais d’aller me décrocher la lune, hein ? Je lui lance un sourire, et arrivée à quelques centimètres de lui, attrape ses deux mains. Je le tire alors vers moi, et le fais avancer vers le centre de la pièce, tout en continuant de le fixer. Je laisse échapper un petit rire, en voyant la tête qu’il fait, puis rajoute d’un air légèrement moqueur.

- Ah, j’allais oublier… Il n’existe aucune autres options qui disent « Je ne fais rien de tout cela », ou alors, « Je reste là à rien faire », ou quelque chose comme ça…
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H. Nathaníel Auderic

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Mar 27 Déc - 20:56



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Il avait des arguments de choc, n’est-ce pas ? Elle ne pourrait pas sortir d’ici sans attirer les regards, et les questions en conséquence. En temps normal, une telle situation aurait pu être drôle – rien qu’imaginer la demoiselle devoir s’expliquer à une espèce de bande de paparazzis était risible. Mais justement, c’était tout sauf une situation banale. C’était même loin de tout cela. Une fois de plus, la notion de relation interdite s’imposa dans les pensées de Nathaníel, qui ne pouvait la rejeter vu que c’était la vérité. Dure vérité, en fait. Dure dans le sens qu’il risquait tout, qu’elle risquait tout. Il n’était pas assez altruiste pour s’inquiéter uniquement pour elle, il s’inquiétait aussi pour lui-même. Au pire se feraient-ils renvoyer tout les deux, et le problème serait résolu. Quoique... non, en fait, ça ne ferait qu’envenimer les choses. De nos jours, on ne pouvait faire confiance à personne – quoique, on n’avait jamais pu faire confiance à l’humanité. Il était évident que des rumeurs courraient vite, se propageraient en dehors de Poudlard et, pour tout arranger, arriveraient aux oreilles de l’entourage d’Angèle. En gros, ça allait être l’horreur. Le père de la demoiselle était un Mangemort, et Nathan savait qu’il ne fallait pas se mettre un Mangemort à dos... et surtout pas un Mangemort qui était père. Les parents étaient tous des cinglés surprotecteurs. Alors si en plus ces cinglés étaient meurtriers... Au pire, il risquait... la mort ? Rien de bien grave, quoi. Enfin... on n’allait tout de même pas le tuer pour avoir embrassé et plus une adolescente... Si ? Peut-être, en fin de compte. Après tout, il ne s’étonnait plus de rien : le monde était fou.
Ah, pourquoi avait-il cherché les complications ? Sérieusement ? Le problème cependant était qu’il ne pouvait pas repousser la jeune Yaxley. Ca lui était impossible, ça avait été impossible. De nouveau, des complications. Ils pouvaient se faire les pires crasses au monde, non, bien sûr, ils retombaient toujours dans les bras de l’autre. Métaphoriquement ou pas. C’était vexant de se battre aussi violemment contre soi-même, contre ses sentiments, pour avoir perdu d’avance la bataille – et la guerre, ne nous voilons pas la face. Assez vexant pour qu’il ne tente même plus le coup. Et puis quoi encore ? Traverser une mauvaise passe, une deuxième fois ? Un mois. Un petit mois qui avait paru une éternité après leur dispute. Si en apparence il s’était montré sarcastique, sûr de lui, bref tout à fait propre à lui-même, à l’intérieur, ça avait été différent. La seule envie qu’il avait, à cette époque, était d’assassiner tout le monde, et Noah en premier. Maintenant, Noah avait rattrapé « sa faute » et Nathan lui en était reconnaissant. Enfin, uniquement pour cela. Il n’allait pas sympathiser pour autant, mais allait au moins le gratifier d’un regard neutre voire d’un hochement de tête en guise de bonjour.
Par Merlin, dans quoi s’était-il fourré ? Ou plutôt, dans quoi s’étaient-ils fourrés ?
Oui parce qu’après tout, elle aurait pu le repousser. Elle aurait pu ne pas se soucier de lui, et juste le considérer comme le garde-chasse. Ou encore, elle aurait pu ne pas répondre à ses avances hier soir. A moins qu’elle ne fût trop ivre ? Non. Elle avait bu – comme chacun – mais pas au point d’être totalement inconsciente de ses actes. Et puis, pour confirmer les pensées du jeune homme, s’il avait abusé d’elle, pourquoi ne s’était-il pas encore pris la gifle de sa vie ? Elle se serait acharnée sur lui, forcément. Or, ce n’était actuellement pas le cas. D’un point de vue rationnel, ce qui s’était passé était grave à un certain degré.

Un soupir lui échappa malgré lui ; son questionnement interne, son inquiétude vis-à-vis de ce qui allait se passer ensuite, lui donnaient mal à la tête. Il n’avait pas pour autant détacher son regard bleu ciel de la dite Angèle Yaxley, et l’observait même avec intérêt, ce qui était tout à fait normal : non seulement elle le reluquait pour la énième fois, mais en plus elle lui donnait ses superbes plans – inutiles mais superbes – pour retourner à son dortoir, non sans avoir mis en avant le fait que personne ne résistait à sa gueule d’ange. Il n’allait pas dire le contraire, et se contenta de suivre chacun de ses mouvements et l’écouter.
Elle était étonnante. Elle inventait ces mensonges à la seconde où elle parlait, et pesait le pour et le contre tout de suite après, sans réfléchir, comme si ça lui était donné. Il ne pouvait décidément pas nier qu’elle avait une imagination débordante, et chaque fois où il voulut intervenir pour lui rappeler une faille dans son plan, elle trouvait la dite faille toute seule. Fascinant.
Lorsqu’elle aborda l’idée du somnambulisme, il s’empêcha difficilement de rire. Elle était définitivement étonnante. Prétendre être somnambule, se retrouver par pur hasard au cinquième étage et dans sa chambre, dans son lit en plus, et dire ensuite qu’il n’avait pas voulu la réveiller de peur qu’elle fasse une crise... Par Merlin, comment faisait-elle ? Il se mordit la lèvre, haussa un sourcil et garda au final son sourire au coin, toujours prêt à rire des propos de la brunette – et de la situation. Franchement... comment faisait-elle pour rester adorable même dans sa panique ? Adorable... Ne pouvait-il donc pas arrêter, ne fut-ce une seconde, de qualifier et complimenter la jeune Yaxley ? C’était fou...
Soudainement, le sourire de la demoiselle s’envola. La bonne humeur provoquée par ses plans de secours sembla s’être évaporée, sans raison, remplacée par... des émotions sans doute plus négatives. Le stress faisait faire des choses bizarres aux gens, et Nathaníel se plut à remarquer, une fois de plus, le contraste entre son calme olympien et l’agitation d’Angèle. Oui, il était calme. Ce n’était pas dans ses habitudes de perdre le contrôle de lui-même, et d’ailleurs il ne s’y autoriserait pas. Néanmoins, lorsqu’il commençait à paniquer et « explosait », si l’on peut dire ainsi, ça faisait toujours mal. Il se mettait, dans le meilleur des cas, à tourner en rond, à parler vite sans avoir conscience de ce qu’il disait et sa voix partait dans les aigus, et, dans le pire des cas, à hurler sur quiconque lui adressait la parole sans en avoir l’intention. Autant dire que de peur de blesser quelqu’un, il gardait ses émotions pour lui. Et puis, il fallait bien quelqu’un de calme dans les situations critiques, non ? C’était lui, ce quelqu’un, aujourd’hui. Et il allait donc laisser Angèle piquer sa crise de nerfs, s’épuiser dans sa panique, avant de lui parler. Tiens d’ailleurs, elle semblait relativement calmée et, aussi surprenant soit-il, elle lui donna raison.
Depuis quand lui donnait-elle raison ? Elle était la première à le contredire, à avoir un avis opposé du sien, à ne jamais être d’accord avec lui... Lui non plus n’était jamais d’accord avec elle, généralement. Toutefois, la situation était bien différente de leurs petites querelles en septembre – parce qu’ensuite, ils s’étaient ignorés, enfin ce n’était pas le moment d’y penser et c’était le passé, surtout. Elle était intelligente, elle avait compris les risques de sortir d’ici. C’était ça qui avait, d’un côté, attiré Nathan : cette maturité que la plupart des gens n’avaient pas à un tel âge. Angèle n’était pas – et pardon pour l’expression – une de ses dindes écervelées qui gloussaient sans arrêt. Elle était bien au-dessus de ça et, mieux encore, elle n’avait rien en commun avec ces gamines. Était-ce parce qu’elle avait perdu sa mère très – trop – tôt ou son tempérament était-il comme ça, gravé dans le marbre depuis longtemps ? Peut-être les deux...

« Tu sais quoi, je vais chercher ma robe, et je vais bien finir par la trouver. Puis, je vais l’enfiler, et je pourrais partir d’ici. Affaire réglée ! s’écria la jeune femme, brisant le petit silence. »

Oui, fais donc ça, fut-il tenté de répondre, mais le sourire au coin – et moqueur – qu’il arborait suffisait. Ce n’était pas une bonne idée de la faire replonger dans une crise d’hystérie !
Visiblement fière d’elle, elle décocha un grand sourire et pivota sur elle-même, respectant ses propos : à savoir, chercher sa robe. Un objectif honorable, certes, encore fallait-il voir si elle allait le remplir avec succès ! Et comme elle portait la poisse, ce n’était pas chose faite. En plus, ça gâcherait tout le chantage qu’il avait préparé ! Malédiction.
Il n’avait cependant pas la tête à penser à ce petit détail. Du moins, pas encore. Son regard suivit la demoiselle et, sans vraiment le vouloir mais en s’en rendant compte, glissa le long de son corps. Il s’attarda sur la blancheur de son cou en parti caché par une crinière brune emmêlée, puis descendit le long des reins, des hanches, des jambes, avant de remonter et cette fois s’attarder plus intensément. Il n’y avait pas à dire : Angèle Yaxley était belle, et pas moins désirable. Si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait franchi en quelques enjambées les mètres qui les séparaient pour l’embrasser, glisser ses lèvres le long de son corps, caresser et effleurer chaque millimètre de sa peau et... STOP ! Il s’arracha tant bien que mal à sa divagation et aux images de la veille. Ce n’est pas vrai... Il n’avait pas le droit de penser ainsi. Remarque, il avait été plus loin que les pensées... Mais tout de même ! C’était mal ! Il ne devrait même pas cultiver des idées pareilles vis-à-vis d’elle ! Enfin, qu’en pouvait-il ? Et qu’en pouvait-elle, elle, de l’attirer comme un aimant ? Il inspira un bon coup, tentant de garder un tant soi peu ses pensées pour lui. Oh, que c’était difficile... Il lui fallut se redresser légèrement contre la porte pour retrouver parfait contrôle de lui-même, et contrôle moyen sur cette chose qui le poussait à avancer vers elle. Stop ! Plus aucune pensée déplacée... Mais elle le tentait, à rejeter ainsi ses cheveux en arrière, mettant à nu la sensibilité de son cou... On a dit stop...
Il se racla discrètement la gorge, espérant se débarrasser de ses pensées. Alors elle se retourna et, voulant s’aider lui-même, il plongea son regard dans le sien. Elle fit de même. Et zut, elle avançait ! Instinctivement, il colla un peu plus son dos contre la porte. Pourquoi avait-il pensé à la nuit précédente déjà ? Comme s’il avait besoin de ça pour se mettre... en appétit. Elle le sortit de ses songes en prenant la parole, une petite mimique illuminant son visage.

« Tu ne comptes pas rester là sans rien faire, si ? Tu sais, j’ai plusieurs options pour toi, pour que tu ne t’ennuies pas... Un : Tu m’aides à chercher ma robe, deux : tu me trouves quelque chose à grignoter, je meurs de faim... »

Pardon ? Il haussa un sourcil, interloqué. Venait-elle juste de lui demander... de lui apporter à manger ? Ou mieux encore, de l’aider à chercher sa robe ? Mais... enfin. Elle ne croyait tout de même pas qu’il allait docilement obéir – et puis quoi encore ? On ne lui donnait pas d’ordres, ni d’options, ni rien d’autre, il resterait sagement appuyé à la porte et la regarderait, non sans la taquiner et se moquer d’elle.
Il ricana brièvement face aux espoirs vains de la brunette... mais son sourire se dissipa brusquement. Elle approchait encore, elle souriait et... flûte ! Elle allait l’obliger à choisir une des options ! Il était bien piégé, là... Il en fut d’autant plus lorsqu’elle le tira vers elle et le fit avancer plus loin dans la chambre. Et lorsqu’elle confirma ses doutes.

« Ah, j’allais oublier... Il n’existe aucune autres options qui disent « Je ne fais rien de tout cela », ou alors, « Je reste là à rien faire », ou quelque chose comme ça... »

Petite tricheuse et son sourire rayonnant... Nathan pencha la tête sur le côté, retrouvant son sourire au coin. Elle avait peut-être réussi à le piéger, il n’en perdrait cependant pas son assurance ! et son arrogance, évidemment. Inconsciemment, ses pouces caressèrent le haut des mains de la demoiselle, et ce petit manège dura un petit moment. C’était plus fort que lui, et puis ça l’empêchait de trop rapprocher son visage de celui de l’adolescente... bien qu’il en avait assez envie.
Hé bien. Elle n’avait jamais dit qu’il devait choisir les deux options, au contraire : elle lui proposait d’en choisir. Il était évident qu’il n’allait pas chercher sa robe. En revanche, lui trouver quelque chose à se mettre sous la dent, c’était possible. Par Merlin, ce qu’il ne fallait pas faire parfois... Avec un sourire et un dernier regard, il détacha ses mains des siennes et s’avança vers la table de chevet. « Je ne suis pas un restaurant, tu vois, lança-t-il à la dérobade. » Il ouvrit le premier tiroir. « Une cigarette ? » Se doutant un peu de la réponse, il le referma aussitôt et ouvrit le deuxième. Il ne parvenait pas à croire qu’il allait partager sa réserve de chocolats, ses chocolats, son péché-mignon... Oui, il avait beau ne pas manger beaucoup, il était capable de se goinfrer de chocolat. A croire que son organisme acceptait deux choses : le chocolat et les cigarettes.

« Je suppose que tu aime le chocolat. Tant mieux, il m’en reste. »

Il lui en lança quelques-uns – en espérant qu’elle ait de bons réflexes – et revint vers elle, la contournant tout en la fixant, malicieux. Il s’empêcha aussi de glisser un doigt sur ses épaules, de peur de ne pas uniquement se contenter de cela.

« Mise à part ta fringale matinale, tu as passé une belle nuit ? Aussi bonne que la mienne, j’espère, ce serait dommage sinon... »

Mettre entièrement les pieds dans le plat ou ne pas les mettre, telle était la question. Mais qui ne tente rien n’a rien. Et puis, c’était trop tentant d’aborder le sujet avec... douceur, et sous-entendus. Elle n’espérait tout de même pas partir sans en avoir parlé ?! C’était pour ça qu’il la retenait ici, tout de même ! Et qu’elle l’écoute ou non n’était pas son problème, il voulait juste s’assurer qu’elle ne reparte pas en croyant être une de plus...

« Tu vas dire quoi à tes petits camarades ? »

Sur cette petite question lancée à l’improviste – et presque hors-sujet –, il sortit un jean de sa garde-robe et l’enfila, non sans narguer Angèle, toujours habillée d’une simple chemise d’homme et de ses sous-vêtements. C’était drôle, sérieusement. Elle était coincée dans cette chambre, avec lui, après une nuit... chaude, et cherchait désespérément sa robe alors qu’il l’avait déjà repéré depuis longtemps. Un nouveau sourire étira les lèvres du garde-chasse, toujours ce sourire narquois.
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Angèle Yaxley

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Jeu 29 Déc - 12:54

Pourquoi est-il si calme ? Pourquoi semble-t-il aussi à l’aise ? A en croire qu’il trouve cette situation tout à fait normal… Et si c’était le cas ? Non, bien sûr que non. Il ne faut pas que je tombe à nouveau dans ce genre de délires ; Nathaniél essaie juste de me déstabiliser, et autant être franche, il y arrive. Depuis le début, il contrôle parfaitement la situation, tandis que moi, je me laisse submerger par mes émotions, mes pensées, et cela me rend folle, hystérique. Je déteste être en position de faiblesse, je déteste montrer ce que je ressens, je déteste ce genre de situations foireuses ! Pourquoi faut-il que ce genre choses n’arrive qu’à moi ? J’ai vraiment la poisse… Ou non, je suis juste très douée pour m’attirer des ennuis, pour me fourrer dans des histoires complètement dingues. Pour tout dire, je crois que j’aurais pu éviter toute cette scène, à la fois gênante, comique, ridicule. Il me suffisait juste de le repousser lors de ce bal masqué, lui dire non une bonne fois pour toute, et passer mon chemin, pour pouvoir peut-être passer à autre chose par la suite. Mais non, je ne l’ai pas fait, je me suis laissée approcher, je me suis laissée séduire, et j’ai fini par craquer, complètement. Le pire, c’est que je ne regrette rien, je suis même plutôt contente d’avoir passée la nuit avec lui, mais… Non rien. Je crois que pour la première fois depuis longtemps, je ne trouve rien à dire, je ne trouve rien à opposer à cela. Et puis, de toute façon, maintenant, ce qui est fait, est fait, je ne peux plus revenir en arrière, et je suis même obligée d’accepter la confrontation.
Que faire d’autre de toute façon ? Il ne semble pas décider à me laisser partir, et, de toute façon, j’ai totalement abandonné l’idée de m’enfuir sans une tenue un peu plus décente. Sans ma robe, en clair. Je tiens encore à ma réputation de jeune fille sage, bien élevée,… Mais, pour être honnête, je tiens encore plus à garder cette histoire secrète. Pourquoi ? Il y a plusieurs raisons en fait, et plus le temps passe, plus j’ai l’impression que des nouvelles viennent s’ajouter à celles qui ont germé dans mon esprit, un peu plus tôt. Bon, je ne vais pas revenir sur le fait que si quelqu’un apprend que j’ai… Que j’ai passé la nuit dans les bras de Nathan, nous risquons tout les deux de lourdes sanctions. Non, je connais plus ou moins les risques, et penser à cela a tendance à me faire stresser, paniquer même. Passons plutôt aux autres raisons, qui font que je veux absolument que cette affaire reste entre lui et moi, et peut-être Noah, ou Lou, à voir… Pour être totalement franche, je crains le regard des autres, de mes camarades serpentards, celles qui partagent mon dortoir notamment. Ce sont de vraies vipères, et je sais très bien que si elles l’apprennent, elles ne vont pas se gêner pour me faire comprendre que je suis juste une fille de plus pour Nathaniél. Peut-être iront-elles même jusqu’à me dire que passer dans son lit est une sorte de rite de passage ? Elles en seraient capables… La question est, avec combien d’entre elles a-t-il couché ? En fait, je crois que je n’ai même pas envie de le savoir. Penser à cela m’agace déjà suffisamment, et fait naître en moi ce sentiment étrange, qui fait mal, et donne aussi envie de faire mal. Jalousie.
Je chasse rapidement ses pensées de mon esprit, et tente de calmer mon rythme cardiaque, qui s’est légèrement affolé, un peu plus tôt. Jamais je n’aurais pensé que l’imaginer avec d’autres filles me ferait réagir comme ça, me ferait autant de mal, en fait. Pourtant, j’ai toujours su qu’il voyait beaucoup de jeunes femmes, qu’il n’était pas du genre à se caser, qu’il n’était pas un Prince Charmant. Mais jamais, jusqu’à aujourd’hui, je ne l’avais imaginé regarder l’une d’elles, comme il me regarde, en embrasser, en caresser une autre, comme il le fait si bien avec moi… Non, jamais je n’avais imaginé ce genre de choses, et j’aurais dû m’abstenir de le faire ce matin…
Sans vraiment m’en rendre compte, j’exerce une légère pression sur la main de Nathaniél, et plonge un peu plus mon regard dans le sien. Je ne sais pas trop depuis combien de temps nous sommes dans cette position, mais j’ai l’impression que cela fait une éternité. Pour tout dire, je me suis un peu, voire carrément, noyée dans l’océan de ses yeux, et ses petites caresses sur le dos de ma main n’ont pas arrangé mon cas. Bien au contraire... Je me suis toujours posée la question, et aujourd’hui encore, je me demande s’il est conscient de l’effet qu’il me fait. Peut-être pas. Toujours est-il, que nous sommes trop proches, bien trop proches, et comme à chaque fois, j’ai beaucoup de mal à contrôler ma respiration, mon cœur, mon corps. J’ai envie de l’embrasser, encore. Peut-être que cette envie ne m’a jamais vraiment quitté, tellement la sensation de ses lèvres effleurant ma peau est présente… Et voilà, encore ces images, maintenant gravées dans ma mémoire, qui défilent dans ma tête, me torturent, et m’obligent à me mordiller la lèvre pour ne pas céder à la tentation. Pourquoi suis-je aussi proche de lui, déjà ? Tout se bouscule dans ma tête, je m’embrouille toute seule, et pour tout dire, il m’est de plus en plus difficile de contenir mes pulsions. Pourtant, je suis plus ou moins consciente de ce que cela engendrerait, ce serait une véritable bêtise, une énorme erreur. Une erreur fatale. Là, il pourrait crier haut et fort qu’Angèle Yaxley a rendu les armes, a perdu, et je le laisserai faire. Pour une fois, j’accepterai la défaite, je m’en ficherai complètement à vrai dire, ne désirant plus qu’une chose, sentir ses mains sur mon corps, me laisser aller dans ses bras…
Quand enfin je reprends le contrôle de mes pensées, et de mon corps, je m’aperçois qu’il se détache légèrement de moi, un sourire aux lèvres. Pour la énième fois depuis le début de la journée, je me sens ridicule, et je préfère aussitôt détourner mon regard, faisant mine d’inspecter la pièce à la recherche de ma robe. Je l’avais presque oublié celle-là. Non, en fait, je l’avais vraiment oublié, comme tout le reste : J’ai perdu le fil au moment même où j’ai plongé un peu plus mon regard dans le sien. Ca m’apprendra, à jouer avec le feu. J’ai bien failli faire la bêtise de ma vie – je ne compte plus le nombre de « bêtises de ma vie » que j’ai déjà faite – en voulant à nouveau l’embrasser, et… Bref. Ne pensons plus à ça, sinon, je sens que je vais me perdre pour de bon cette fois…
Je reporte donc mon attention sur le jeune homme, qui s’est approché de la table de chevet, dans l’espoir de me trouver à manger, j’imagine. Oui, je le vois mal chercher mon vêtement dans l’un des tiroirs, enfin bon… Un sourire apparaît sur mon visage, quand je l’entends marmonner qu’il n’est pas un restaurant, et je dois me faire violence, pour m’empêcher de lui lancer une remarque sarcastique. Lui, ne se serait sans doute pas gêné, mais je préfère me contenir, pour l’instant… J’ai faim…
J’inspecte encore un peu la chambre, sans trouver ce que je cherche, pendant que lui, fouille dans ses tiroirs pour satisfaire mon caprice. Au bout de quelques petites minutes, je me tourne à nouveau vers lui, bras croisés, et l’écoute me proposer une cigarette, en guise de petit-déjeuner. Super… Je lève les yeux au ciel, ou plutôt au plafond, et me contente de lui répondre « Pas à cette heure-là… ». Quoique, pour une fois, j’aurais peut-être dû faire une exception… Je ne fume que très rarement, et même lors des soirées Serpentards, je ne me laisse pas tenter par une cigarette, ou autre chose. En fait, la cigarette est pour moi un petit moyen de décompresser, certaines fois, sans pour autant être indispensable à ma vie. Autant être honnête, aujourd’hui, l’une de ces petites merveilles aux effets apaisant auraient bien été utiles, mais j’ai dit non… Et c’est peut-être mieux comme ça après tout. Je pousse un petit soupire, et recommence à faire les cents pas dans la chambre de Nathan, pendant que celui-ci ouvre un autre tiroir. Cette fois encore, je n’ai pas le temps de me plonger dans mes pensées, de me poser trop de questions, car il se tourne rapidement vers moi, et me lance ce qui semble être des…Chocolats. Hum… Je rattrape ces quelques friandises, tout en écoutant ce qu’il dit. A peine a-t-il finit sa phrase, que mes sourcils sont déjà froncés ; Comment ça, il suppose que j’aime le chocolat? Tout le monde n’est pas accro à ce genre de nourriture : certains sont allergiques, ou d’autres trouvent ça mauvais, tout simplement. Alors, pourquoi pense-t-il que j’aime le chocolat? Cela se voit tant que ça ? Je veux dire, est-il en train d’insinuer que…? Non, il ne ferait tout de même pas ça, c’est méchant… Je le regarde pendant quelques secondes, tentant de déceler, dans ses yeux, la réponse à mes questions. A ma grande surprise, et pour la première fois depuis que je le connais, j’arrive à décrypter quelques une de ses expressions, et j’ai bien l’impression que ses paroles étaient tout ce qu’il y a de plus innocent… Mouais… Peut-être me suis-je juste montée la tête ? Après tout, je suis comme ça, légèrement parano, cherchant toujours à interpréter, à ma façon, les dires des gens. Notamment ceux de Nathaniél Auderic… Bref, je crois que je vais devoir arrêter de le fusiller du regard, parce que sinon, il va vraiment me prendre pour une folle, et il n’aura pas tort… Je pousse un nouveau soupire, et me radoucit légèrement, lui faisant même un petit sourire, comme pour m’excuser de mon comportement. A nouveau, je me sens un peu mal à l’aise, et il n’arrange rien, me tournant autour, avec son air malicieux, coquin. Où veut-il en venir ? Que veut-il faire ? Ou plutôt, que veut-il que je fasse ? On dirait qu’il prend un malin plaisir à me torturer, à jouer avec moi, me sachant sans défenses, complètement sous son emprise.
Je me racle légèrement la gorge, et tente de ne pas lui prêter attention, préférant largement savourer l’une des petites douceurs qu’il m’a « gentiment » données. Au bout de quelques secondes, je ne peux m’empêcher de lui dire :


- Oh… Tu me prends par les sentiments, là… (Je le fixe quelques secondes, et finit par lui lancer un sourire, qui, sans le vouloir, se veut légèrement charmeur... Là encore, nous laissons s’écouler quelques petites secondes, sans rien dire. Je crois que ça va devenir une habitude entre nous : S’envoyer des petits messages, des petits signaux, rien qu’avec le regard, sans utiliser de mots, de phrases,… On pourrait presque nous prendre pour un couple, de jeunes fiancés, ou… Non, nous n’entrons pas du tout dans le moule, nous ne sommes pas ce genre de personnes, et il est évident que ça ne pourra jamais marcher entre nous. Ah, que j’aimerais tant m’en convaincre… Je sors rapidement de mes pensées, et perd très vite mon sourire, pour reprendre un air plus neutre, légèrement gêné). Enfin, je veux dire, merci Nathaniél…

Je lève les yeux vers le plafond, et tente de chasser toutes les pensées, questions, qui m’assaillissent, tout d’un coup. Malheureusement, c’est à ce moment-là que Nathan décide de reprendre la parole pour… Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu,… Mais que fait-il ? Pourquoi se met-il à parler de ça ? Et… Oh non, il ne va pas me laisser partir d’ici avant que je ne lui aie répondu, avant que je ne lui aie parlé de cette nuit, passée dans ses bras. Rah ! Je le déteste vraiment parfois. Il fait tout pour me rendre la vie impossible, et en plus, cela semble l’amuser… Pour couronner le tout, je sens une boule se former dans mon estomac, signe que je commence à nouveau à stresser, peut-être même à paniquer. Que dois-je lui dire ? Dois-je éviter la question, faire comme si je n’avais pas entendu, ou… ? Aller Angèle, ce n’est pas la fin du monde tout de même, tu vas bien arriver à sortir quelque chose, non ? NON ! Je ne vais pas y arriver, et pour tout dire, je ne veux même pas essayer. Je trouve cela complètement inapproprié ; La situation était déjà assez gênante, et je n’ai en aucun cas envie de m’aventurer sur cette piste, glissante et dangereuse. Il croit quoi, sérieusement ? Que je vais m’étaler sur le bonheur que m’a procuré cette nuit ? Que je vais le complimenter sur sa façon de faire l’amour ? Non mais franchement… Il n’est vraiment pas croyable.
Et puis, a-t-il vraiment dit qu’il avait passé une « bonne nuit » ? Il manquerait plus que je le fasse répéter, et on pourra m’inscrire dans la liste des filles les plus stupides de l’école Poudlard. Quoique, si je continue à me prendre la tête comme ça, je vais surtout finir à Sainte-Mangouste, entourée de blouses blanches, qui essaieront d’entrer dans ma tête pour voir si tout va bien… Enfin bon, je crois qu’il a vraiment dit qu’il avait passé une belle nuit, mais… Qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Que c’était très bien, ou juste bien ? Qu’il voudrait recommencer, ou simplement passer à la suivante ? Tiens, d’ailleurs, est-il du genre à avoir des règles, ou non ? Par exemple, ne jamais coucher avec la même fille deux soirs de suite, ou bien, ne pas lui reparler avant un certain temps, pour qu’elle ne se fasse pas d’idées, ou alors, ne pas lui offrir le petit-déjeuner, et la jeter dehors directement… Hum… Bon, je suis presque sûre qu’il ne doit pas être ce genre de garçon, qui instaure des règles débiles ; La preuve, il m’offre des chocolats en guise de petit-déj’, et il ne veut en aucun cas que je disparaisse. Il me séquestre presque… Un petit sourire apparaît sur mon visage, et je lève enfin les yeux vers Nathaniél, qui est en train d’enfiler un jean. Décidemment, il fait vraiment tout pour que je devienne hystérique, ou pire. En plus de se rhabiller, ce qui est très embêtant car je ne peux plus le reluquer, il me nargue, volontairement. Et, prend, en quelques sortes, un peu plus le dessus sur moi : Il est habillé, je suis presque nue…
Je souffle un bon coup, et tente tant bien que mal de reprendre le dessus sur mes pensées. Je ne peux pas me laisser déstabiliser comme ça, non, je ne peux pas… Je ferme les yeux pendant quelques petites secondes, et décide enfin de lui donner une réponse à sa question.


- Je… Je… C’était… Ton lit est très confortable, j’ai très bien dormi…

Pitié, tuez moi tout de suite !
Je passe une main dans mes cheveux, et commence à jouer avec une mèche, comme pour me déstresser. Mon regard balaye la pièce, s’attarde légèrement sur Nathan, sans arriver vraiment à se fixer quelque part. Le garde-chasse, toujours aux prises avec son jean, a conservé son petit sourire narquois qui commence très sérieusement à m’agacer. Franchement, il n’y a que lui qui s’amuse, et trouve ça drôle. Et voilà, je suis presque de mauvaise humeur à cause de lui ; Je savais que si je me retrouvais en face de lui dès le réveil, ça n’allait pas le faire. J’en ai la preuve maintenant… Et pour être totalement honnête, je n’arrive pas à le comprendre : Pourquoi veut-il absolument parler de ça, de notre nuit ? Parce que franchement, il n’y a pas grand-chose à dire… Encore une fois, j’arrive à la même conclusion, il fait cela pour me torturer, et profite du fait que je sois prise au piège pour le faire. Comme il y a quelques mois, je lui lance un regard noir, et finit par le fixer. Il reprend la parole, toujours aussi moqueur, toujours aussi fier de lui, toujours aussi… Je fronce légèrement les sourcils en entendant sa question : Devrais-je ou non parler de ça à quelqu’un ? Il y a de ça quelques minutes, j’étais presque certaine de vouloir tout raconter à mon meilleur ami, mais maintenant… Je ne sais plus trop quoi faire, je suis un peu perdue, et j’ai comme l’impression que si Nathaniél était là hier soir, c’est entièrement de la faute de Noah. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est lui qui a distribué les invitations, et en plus, depuis un certain temps, il s’est mis en tête de vouloir me rabibocher avec le garde-chasse. Iliana Evans et Noah Smith, les deux cupidons de l’école… N’importe quoi !
Comme pour me tirer de ma rêverie, je décide d’enfin répondre au jeune homme, d’une voix calme, bien que légèrement glacial.


- Et bien… Je pense qu’il n’y a rien à dire… Je ne vais rien leur dire, et j’espère que tu vas faire pareil de ton côté. (Je le fixe un peu plus intensément. Puis, sans vraiment réfléchir, je reprends la parole, perdant complètement mon assurance, enchaînant les mots à la vitesse de l’éclair…). Ecoute, je ne peux pas le nier, il y a toujours eu entre nous une sorte de tension sexuelle… Et, maintenant, nous avons assouvis ces pulsions, et… Je crois qu’il n’y a rien dire de plus.
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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Jeu 5 Jan - 10:43


So brown eyes I hold you near
Cause you’re the only song I want to hear

Ce qu’il avait envie de rire ! Mais il était certain que ça n’arrangerait rien, bien au contraire... Il n’avait pas envie de mettre la demoiselle de mauvaise humeur, pas aujourd’hui et surtout pas de cette façon. Il n’avait pas non plus envie de lui faire faire une crise de panique, ou il-ne-savait-quoi... Elle était déjà assez stressée comme ça, ça se voyait dans son attitude, dans le ton de sa voix, etc. Et il avait beau adorer la faire sortir de ses gonds – d’ailleurs, ce n’était pas toujours volontaire – il allait cependant arrêter ce « cinéma » lorsqu’il le jugerait bon. Non mais vraiment, il ne voulait pas se prendre de gifle, ou de paroles blessantes, ou de... bref, tout ce qui constituait les disputes.
Enfin, pas question de repenser une énième fois à ces petits malentendus. Surtout que... pour l’instant, il n’avait pas envie de cesser de déstabiliser la brunette. Pour tout dire, il ne cesserait jamais. C’était... plus fort que lui. Il était vrai qu’exercer une pression sur les gens, de n’importe quelle façon, faisait partie de sont tempérament mais... lorsqu’il s’agissait d’Angèle Yaxley, c’était différent. Tout était différent avec elle. C’était effrayant, d’un côté, et franchement déstabilisant. C’était d’ailleurs pour ça qu’une partie de lui ne l’avouait pas, alors qu’une autre... lui rappelait sans arrêt ce qu’il ressentait vraisemblablement pour la jeune Serpentard ! Il était incapable de laisser aller et, de toute façon, il ne pouvait pas laisser aller ! C’était frustrant, et injuste et... tout à fait normal. Merlin qu’en avait-il à faire de tout cela ? Rien, absolument rien. Il allait sagement voir ce qui se passerait ensuite, en espérant que l’affaire serait vite étouffée... Quoique, elle n’avait pas besoin d’être étouffée si personne d’autre que lui et Angèle était au courant. Problème résolu ! Il allait juste falloir... rester discrets. Ca ne devait pas être compliqué... Enfin, il n’en était pas vraiment sûr. Il était ô combien conscient du pouvoir des regards et certaines personnes, si ce n’était déjà fait, auraient vite fait de comprendre qu’il y avait quelque chose entre eux. Dans ce cas, la seule solution était d’éviter Angèle, et c’était théoriquement impossible. Hé bien, le sujet semblait être clos : il allait simplement laisser le temps passer, ne rien changer à son comportement, attendre et... subir. Oui, subir, mais subir en espérant pouvoir changer le destin si ce dernier décidait d’être... sombre. Mais le pourquoi serait-il, au fond ? Oh, pour beaucoup de choses...

« Je... Je... C’était... Ton lit est très confortable, j’ai très bien dormi... »

Ne pas rire, ne pas rire, ne pas rire... Auto-persuasion faite, son sourire s’étira légèrement. Devait-il répondre innocemment et continuer sur sa lancée ou seulement se taire ? Répliquer était terriblement tentant, mais il risquait de l’énerver, de la stresser encore plus, et autre... Peut-être devrait-il calmer le jeu maintenant, en se contentant de la regarder par exemple... Hésitation, hésitation. Rapidement, il fit le récapitulatif des points positifs et négatifs des deux options.
S’il parlait, elle allait s’énerver ou perdre tout contrôle d’elle-même. Elle allait en être d’autant plus hystérique, et pourrait avoir des réactions exagérées et peu réfléchies – le frapper, par exemple, ce qui ne serait pas étonnant, et puis il l’aurait un peu cherché... En admettant qu’il conserve son calme, elle allait continuer à péter un câble toute seule, ce qui la mettrait d’une humeur massacrante. Par conséquent, elle allait partir d’ici de mauvaise humeur, et le maudissant sans aucun doute.
S’il se taisait, en revanche, elle pourrait avoir l’occasion de se calmer, même un petit peu. Bien sûr, elle pourrait toujours s’énerver parce qu’il ne lui répondrait pas, mais ce ne serait pas bien grave car ce serait passager. De plus, ne pas répondre leur permettrait de changer de sujet sans problèmes, au lieu de tourner en rond... Le problème bien sûr était que Nathaníel ne voulait pas encore changer de sujet, pas avant d’avoir une réponse.
Autant dire qu’il trouva plus d’avantages à se taire et à observer l’adolescente du coin de l’œil, qui semblait encore et toujours assez nerveuse, à se passer la main dans les cheveux presque sans arrêt. C’était compréhensible... et c’était amusant. Pour lui, rappelons-le. Lui qui venait d’enfiler un jean et qui ne trouva aucun intérêt à choisir une chemise pour l’instant – vouloir pousser Ange à bout, non, pas du tout... enfin peut-être un petit peu. Il referma doucement l’armoire, faisant désormais face au miroir. Comme ça, il pouvait tenter de dompter sa tignasse brune et garder un œil sur sa chambre, et donc sur la jeune femme. Oh, d’ailleurs, elle venait de lui décocher un magnifique regard plein de haine, qui n’eut pour effet que de le faire sourire, encore. Il choisit ce moment-là pour détourner un peu leur conversation de base, et notamment lui demander ce qu’elle comptait dire à ses camarades. Et lorsqu’il disait camarades, il visait plutôt les personnes les plus proches d’elle, à savoir Noah Smith et... la crevette... enfin Lou Anderson. Elle pouvait dire tout ce qu’elle voulait à Noah, parce qu’il était certain qu’il... ne réagirait pas, ne dirait rien, ne ferait rien. Mais la petite Lou... hyperactive comme elle était, elle risquait de mettre au courant tout Poudlard de la situation, volontairement ou pas ! C’était problématique... Oui mais remarque, pourquoi Angèle parlerait de ça à une gamine de douze ans ? Ou quatorze, Nathan était totalement incapable de juger l’âge de cette petite – et pour tout dire, il ne savait pas du tout en quelle année elle était. C’était bien la seule chose qui lui échappait.
On ne pouvait pas en dire de même pour la situation actuelle. Il avait tout en main, dirigeant la scène comme il le souhaitait, comme un marionnettiste tirant sur les ficelles... ou encore un chef d’orchestre. Quoique, le marionnettiste avait plus de chance de réussir ce qu’il entreprenait, car il était seul avec ses pantins. Le chef d’orchestre devait diriger d’autres personnes, et ce n’était pas dans ses cordes de savoir si l’une de ces personnes se tromperait de notes ou non. Avec ces quelques réflexions, le garde-chasse préférait être un marionnettiste. Ainsi aurait-il pu brusquer Angèle, qui ne lui avait toujours pas répondu. Encore devait-il en avoir envie, ce qui n’était pas le cas. Pour être honnête, s’il devait un peu la pousser, ce serait avec subtilité.
Enfin, elle lui répondit, un sacré bout de temps après, tout à fait calme, un parfait contrôle d’elle-même... Toutefois, Nathan fut surpris par la froideur qu’elle usa. Voulait-elle lui faire comprendre qu’elle n’avait pas l’intention de s’aventurer sur ce chemin semé d’embûches ? Ne faisait-elle pas exprès ? Ou était-ce autre chose ? Il se le demandait, et pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient, il ne réussit pas à le deviner. C’était embêtant, lui qui avait l’habitude de lire en quelque sorte dans les pensées des gens, et plus particulièrement celles d’Angèle. Là... il préféra abandonner.

« Et bien... Je pense qu’il n’y a rien à dire... Je ne vais rien leur dire. » Ah ! Voilà qui réglait la question. Bonne décision, Angèle. Ne rien dire était effectivement la meilleure chose à faire. Rester discret, cela semblait être la phrase du jour. C’était fou comme les rumeurs courraient vite, alors autant ne rien faire pour en créer une ou les alimenter. « Et j’espère que tu vas faire pareil de ton côté. »

Oh bien sûr, il se voyait vraiment aller crier sur tous les toits qu’il avait passé la nuit avec Angèle Yaxley !
De toute façon, à qui pouvait-il bien le dire ? Lily ? Pas question ! Pipelette et gaffeuse – surtout gaffeuse – comme elle était, il y aurait vite fuite d’informations ! Il n’allait donc rien lui dire, même si en tant que Cupidon elle réclamait rapports complets de ses relations – ou plus exactement de sa relation avec la jeune Yaxley. Si elle le faisait tourner en bourrique – et légèrement devenir fou, en prime – il faisait de même, parfois. Non mais vraiment, Cupidon, c’était quoi ce délire ?! Et elle était fière, oh oui elle en était fière...
Sans crier garde, sans réfléchir, sans même savoir pourquoi il fit cela, Nathan se retourna, tournant ainsi le dos au miroir et refaisant face à la jolie brune, reposant sur elle son regard bleu pâle. De nouveau, ils se regardèrent, comme il y a quelques minutes – et comme il y a des mois... – sans un mot. Cependant, le jeune homme la fixait plus pour la faire parler. Il voulait une réponse, n’importe laquelle, il en voulait absolument une. Sans faire exprès, il dévisagea doucement la brunette. Alors seulement fut-il surpris qu’elle reprenne la parole et recommença-il à la regarder dans les yeux.

« Ecoute, je ne peux pas le nier, il y a toujours eu entre nous une sorte de tension sexuelle... Et, maintenant, nous avons assouvis ces pulsions, et... Je crois qu’il n’y a rien à dire de plus. »

Nathan eut peut-être du mal à suivre ce qu’elle racontait, mais il y parvint. Un petit sourire sans signification particulière étira une nouvelle fois ses lèvres. C’était vrai ; elle avait raison. Et de toute façon, il fallait être soit aveugle soit arriéré ou soit complètement innocent pour ne pas remarquer l’électricité, l’alchimie entre eux deux. Le garde-chasse prenait un malin plaisir à en jouer, même si parfois - souvent – il se faisait prendre à son propre jeu. S’efforçant pourtant de contrôler cette attirance, il lui arrivait quelque fois de relâcher la pression, d’abandonner et, en l’occurrence, de s’abandonner. Comme hier, pour tout exemple...
Un soupir lui échappa. Au même moment, chassant les images de la veille de sa tête, il décida de s’aventurer sur un tout autre chemin, passant de bâbord à tribord. Il ne savait pas encore ce qui l’attendait au bout, et ne s’en souciait qu’à peine, pour ne pas dire qu’il ne s’en souciait pas. L’improvisation, ça le connaissait... et puis, il n’avait pas envie de se créer tout un plan bien précis.

« Bien... Peut-être qu’il n’y a rien à dire, en fait. »

Tu parles ! Il y en avait, des choses à dire ! Pas maintenant, en tout cas. Et pas comme ça. Finalement, il semblerait que le brun avait déjà tout un scénario – sinon plusieurs – en tête.
Il s’avança alors vers le lit, en exagérant une innocence feinte. De nouveau, il fut pris par l’envie de rire – mais ça mettrait fin à tout ce qu’il s’était imaginé, et ça énerverait un peu – beaucoup – Angèle. Oui, elle allait s’énerver... ou devenir hystérique... ou quelque chose du genre, même s’il ne partait pas dans un fou rire. Quoi de plus étonnant, vu que le grec venait de poser la robe bleue sur son bras en la narguant volontairement – et en s’assurant qu’elle ne puisse pas l’attraper d’où elle était. Bien sûr, il s’attendait à ce qu’elle se jette sur lui pour récupérer le vêtement qu’elle cherchait depuis... assez longtemps. N’ajoutant pas un mot – est-il utile de préciser qu’il souriait toujours sarcastiquement ? – il fit quelques pas dans la pièce.

[ Hm... * se passera de tout commentaires sur cette réponse * ]
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Angèle Yaxley

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Ven 6 Jan - 12:35

Non mais, c’est quoi son problème?! Où veut-il en venir? Et pourquoi continue-t-il de sourire comme ça? Ne peut-il pas me dire une bonne fois pour toute ce qu’il attend de moi, mettre les choses au clair, ou tout simplement briser le silence? Décidément, je ne comprendrai jamais cet homme…
Il reste là, planté à quelques mètres de moi, son regard, encore et toujours, fixé sur moi, sur mon corps, et son sourire… Je laisse échapper un petit soupire, et tente de me stopper : Sans le vouloir, ou peut-être que si en fait, je le reluque, je le contemple, ayant presque l’impression que je ne peux pas faire autrement. Il est là, il faut que je le regarde, il faut que je connaisse son corps par cœur, pour pouvoir, par la suite, me le rappeler à chaque moment de la journée, quand je m’ennuierai en cours, ou tout simplement, quand il me manquera. Il est beau… Oh mon dieu, je crois qu’il est temps d’aller consulter un spécialiste, je suis vraiment irrécupérable, en plein délire. Et, pour la première fois depuis le début de cette confrontation, je trouve la situation plus que drôle, ridicule, presque irréaliste. Qui aurait pu imaginer pareil scénario? Qui aurait pu prédire de tels évènements? Pas moi en tout cas… Jamais, ô grand Jamais, et surtout après le départ catastrophique de notre relation, je n’aurais pensé me retrouver dans le lit de Nathaniél Auderic. Pourtant, deux ennemis, très fortement attirés l’un par l’autre, qui cèdent à une pulsion, c’est assez courant, non? Dans le monde moldu peut-être, mais pas ici, à Poudlard, entre une élève et un membre du personnel. M’enfin, pour être totalement honnête, je dois bien avouer que ce n’est pas le fait d’avoir coucher avec Nathan qui m’embête le plus, mais bel et bien le fait de ne pas pouvoir le regarder plus de cinq minutes, sans avoir des flash-back de la soirée, sans avoir envie de recommencer, tout simplement…Il y a un moment, il faut arrêter de se voiler la face, et accepter de voir la vérité, aussi dure et violente soit-elle ; C’est un grand pas vers l’avant d’après certaines personnes, un très grand pas même. Hum… Pas toujours facile de s’avouer les choses, pas toujours facile de se remettre en question, de bouleverser sa vie, de se mettre en danger en quelques sortes, pour une chose, pour une personne, qui risque de complètement vous anéantir. Et pourtant, je l’ai fait, il y a quelques mois, et aujourd’hui… J’ai écouté mon cœur, j’ai laissé parler mes sentiments, et enfin j’ai compris que le stagiaire garde-chasse était important pour moi, peut-être même plus que ça. Aujourd’hui, après de longues minutes, peut-être même une heure, je me rends compte qu’il me fait un effet fou, encore pire que ce que j’imaginais, et que j’ai à nouveau envie de lui. Comment me sortir de cette situation? Comment rester lucide, maître de son corps, quand il est là, pile en face, torse nu, tellement sexy…? Etre aussi… Nathaniél Auderic, ça devrait être interdit…
Je m’empêche de pousser un petit gémissement plaintif, et tente de penser à autre chose, cessant immédiatement de fixer Nathaniél. Il faut que je me calme, que je reprenne peu à peu le contrôle de mes émotions, et que j’essaie de ne pas me laisser aller dans des rêveries, dans des souvenirs, ou ce genre de chose. Il ne doit plus réussir à me déstabiliser, je ne dois pas le laisser faire, je dois lui résister, pour lui montrer qu’il ne contrôle pas tout, qu’il n’est plus le maître du jeu. Je mordille donc la lèvre, et reprend peu à peu un rythme cardiaque normal ; Faire les cents pas m’a toujours aidé à retrouver le contrôle de moi-même…
Au moment où je m’apprête à prendre la parole, pour briser le silence qui s’est installé depuis maintenant plusieurs minutes, Nathan laisse échapper un léger soupire. Qu’est-ce qu’il a encore? Veut-il que je développe un peu plus ma réponse, ou ne lui convient-elle tout simplement pas? Dans tous les cas, je ne ferais pas ce qu’il veut : J’ai dit ce que j’avais à dire, et il peut déjà s’estimer heureux d’avoir obtenu une réponse, plus ou moins, correcte. Quelques secondes plus tard, j’arrête d’arpenter la chambre, ayant presque oubliée ma quête, et me tourne à nouveau vers lui, les bras croisés. Cette fois-ci, je tente de rester impassible, de marbre, même si son regard glissant sur mon corps me met encore une fois mal à l’aise. Il est vrai que la chemise que je porte ne couvre pas grand chose, et en plus, elle est complètement fichue, n’ayant plus qu’un seul bouton pour être attacher alors… Je pourrai presque la garder en fait ; Elle me va plutôt bien, et puis, maintenant, je ne suis pas très sûre qu’il veuille la conserver dans cet état. Oui, mais non… Déjà trop de choses me font penser à lui, alors qu’il y de ça quelques heures, je ne voulais même plus lui parler, même plus le voir. Garder sa chemise serait une énorme erreur, qui susciterait l’intérêt de mes camarades, leur curiosité mal placée, beaucoup trop de questions, en clair. Dommage, je commençais à réellement l’apprécier…
Je suis à nouveau tirée de mes pensées par Nathaniél, qui cette fois-ci a décidé de prendre la parole, pour me dire… Ça… C’est tout? Est-il vraiment en train de me donner raison en disant que finalement il n’y a peut-être rien à dire? Oui, oui, il a vraiment dit ça… Bon, et bien, je crois que nous venons de faire le tour de la question, il pense comme moi, et nous allons donc pouvoir nous remettre tranquillement, ou non, à la recherche de ma très chère robe. Non, mais sans rire, je tiens beaucoup à cette robe, elle a été créé spécialement pour moi, et je suis certaine que mon père ne s’en remettrait pas s’il savait où je l’ai perdu, et dans quelles conditions… Bref, ce n’est certainement pas l’endroit, ni le moment, de penser à mon père, à sa réaction, et tout ce qui va avec! Je reporte donc toute mon attention sur le jeune homme, essayant par tous les moyens de rester concentrée sur ses yeux, pour ne pas divaguer, et me laisser submerger par mes envies, mes pulsions,… Comme conscient du combat qui se déroule à l’intérieur de ma tête, Nathaniél se détourne, et se dirige vers son lit, d’un pas léger, tentant sans doute de me faire croire qu’il n’a pas d’arrière pensées, qu’il est innocent… Cherchez l’erreur dans la phrase « Nathaniél est innocent » ; Facile, « innocent », et « Nathaniel » ne vont pas ensembles, ça ne fonctionne pas, et c’est pour ça, que je fronce légèrement les sourcils, le suivant toujours du regard. Qu’a-t-il derrière la tête cette fois-ci? Que va-t-il faire?


- Espèce de… Mais… Nathaniél !!

C’est officiel, je le déteste, vraiment… Je le fusille du regard, perdant à nouveau le contrôle de mes battements de cœur, et ayant une très grosse envie de meurtre. Franchement, je n’arrive pas à y croire, je me suis fait avoir comme une débutante, en retournant sa chambre pour essayer de retrouver mon vêtement alors que depuis le début, il l’a repéré. Finalement, il contrôlait bien la partie, de A à Z, gardant son calme, me narguant ouvertement, et maintenant, cerise sur le gâteau, ayant pris en otage ma robe! Je le regarde faire quelques pas dans la pièce, continuant à sourire, à se moquer de moi, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour l’arrêter… La vie est vraiment injuste parfois…Pourquoi faut-il que ce soit lui qui est une longueur d’avance? Pourquoi suis-je encore une fois en position de faiblesse? Je déteste ça, mais je ne vois pas comment je pourrai inverser la donne : Il semble vraiment sûr de lui, depuis le début, tandis que moi, je perds mon sang-froid à chaque fois qu’il me regarde, à chaque fois qu’il approche un peu trop, à chaque fois qu’il parle. Je suis complètement fichue aujourd’hui.
Pour la énième fois depuis que je suis debout, je passe une main dans mes cheveux, et entreprend de faire une queue de cheval, avant de les lâcher. Bon, il faut que je trouve un plan, un vrai plan, qui va marcher et me permettre de retrouver ma liberté au plus vite. Que faire ? Je ne suis pas sûre que le frapper serait une excellente solution, je ne veux pas qu’il s’énerve, et que tout cela finisse encore par une dispute. Non, nous avons déjà assez donné, et même s’il le mériterait amplement, je ne suis pas violente, enfin… Peut-être devrais-je me mettre à genou et le supplier de me rendre ma robe, et de me laisser partir ? Je me ridiculiserai plus qu’autre chose, et je suis presque sûre que même avec les larmes, il ne me lâcherait pas. Bon… Je peux aussi user de mes charmes, tenter de le déstabiliser, en faisant malencontreusement sauter le dernier bouton de sa chemise. Je me retrouverais presque nue devant lui, et il n’aurait pas d’autre choix que de me rendre ma robe, quoique. Il se pourrait aussi que l’on se retrouve plus vite que nos ombres dans son lit... Ouais, je vais sans doute oublier cette idée, et les autres, et me concentrer un peu plus sur l’instant présent. Il continue de me regarder avec un petit sourire moqueur, il me provoque, en mettant bien en évidence la robe, qui repose sur l’un de ses bras. Où est ma baguette déjà ? Je ne suis même pas sûre de l’avoir prise avec moi au bal masqué organisé par Noah alors… Maudit bout de bois. Pour une fois que j’ai besoin de toi pour me sortir d’une galère, tu n’es pas là, tu n’es jamais là en fait… Je lève les yeux vers le plafond, et tente de me calmer, parce qu’autant être franche, je suis, une nouvelle fois, au bord de l’hystérie. Bien sûr, quand je parle de crise d’hystérie, je ne parle pas forcément de violence, de pleurs, ou quelques chose comme ça ; Non, pas du tout, chez moi, c’est plutôt drôle en fait, je deviens une vraie pile électrique, un peu comme là en fait, qui sort des trucs de fous. Ouais, bon, sans commentaire… Je finis par me racler la gorge, et regarde un peu plus intensément Nathaniél, ayant la bizarre impression d’être une lionne qui va sauter sur sa proie d’une minute à l’autre. Quand on y réfléchit, c’est un peu ça en fait : Je vais le forcer à me donner cette robe, et pour cela, je vais devoir utiliser les grands moyens, si on peut appeler ça comme ça.
Je m’approche donc du jeune homme, continuant de le fixer. Quand enfin, je suis à quelques dizaines de centimètres de lui, j’accélère l’allure, et finit par attraper son bras. Je me colle légèrement à lui, tentant de récupérer ce qui m’appartient, mais Nathaniél ne semble pas très coopératif. Pour tout dire, Il me met des bâtons dans les roues, éloignant le plus possible le bout de tissu de ma main. Je pousse un petit grognement de mécontentement, et finit par lâcher, tout en continuant de le harceler.


- Tu as profité de moi, même si j’étais plus que consentante, tu as profité de la situation tout à l’heure, et maintenant, tu comptes profiter de ma robe perdue ? Tu vas me rendre ça immédiatement… Ça fait une heure, ou plus, que je la cherche, et toi… Tu… (Alors que mes doigts effleurent le bout de tissu, Nathaniél parvient à l’éloigner un peu plus de moi, et affiche un grand sourire moqueur) Raaah !

Je n’y arriverais jamais ; Tout semble être contre moi aujourd’hui, j’ai la poisse, vraiment… Je continue malgré tout mon petit manège, sur la pointe des pieds, collée à Nathaniél, mais tentant tout de même de ne pas trop m’étirer pour que la chemise ne dévoile pas complètement mon corps, ou plutôt mes sous-vêtements. Ca serait vraiment gênant. Je me re-concentre un peu sur mon but ultime, et finit par lâcher un petit rire quand je me rends réellement compte de la situation. J’ai l’impression que nous sommes deux enfants, vraiment, qui s’amusent, qui s’embêtent, et il faut bien l’avouer, je trouve ça plutôt cool. Dans une dernière tentative, plutôt désespérée d’ailleurs, ayant totalement abandonné l’idée d’attraper la robe par moi-même, j’approche mon visage du cou de Nathan, et je lui murmure :

- Nathaniél Auderic !! Donne-moi ça, ou je te mords.
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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Ven 6 Jan - 22:04


So brown eyes I hold you near
Cause you’re the only song I want to hear

« Espèce de... Mais... Nathaníel !! »

Ah, apparemment, ça ne lui avait pas plu de voir sa robe sortir de nulle part. Quoi de plus normal : il devait être frustrant de la chercher, corps et âme, pendant un bon bout de temps pour qu’on vous la sorte, comme ça, avec un grand sourire narquois au coin des lèvres. Mais autant l’avouer maintenant, Nathaníel n’aurait jamais dévoilé la robe au grand jour sans l’intention de perturber la demoiselle. Comme déjà dit, c’était plus fort que lui. Et c’était surtout très drôle... Du moins, pour l’instant.
Comme prévu, et cela même s’il lui fallut un petit moment de réflexion – moment durant lequel elle se contenta de le fixer très fort – Angèle s’approcha. Il n’y avait pas besoin d’être malin pour comprendre qu’elle voulait récupérer son bien. Et d’ailleurs, si elle ne voulait pas récupérer le vêtement, que voulait-elle faire, sincèrement ? Elle ne s’approchait pas pour l’embrasser, ou pour profiter d’une certaine proximité... Quoique, c’était à prouver. Nathan avait parfois – souvent – cette seule envie : effacer les mètres qui les séparaient... Alors pourquoi ne serait-ce pas le cas pour elle ? Peut-être parce que d’habitude, il ne la narguait pas ainsi. Ou peut-être parce qu’actuellement, son unique désir était... de se rhabiller. Et pour cela, elle avait besoin de récupérer ses vêtements. Vêtements – ou plutôt vêtement – en possession du jeune homme... et il n’avait pas l’intention de le lui rendre tout de suite. Avant, il voulait jouer un peu.
Elle sembla se prêter au jeu sans broncher. Franchissant les derniers centimètres qui les séparaient, elle le surprit à vraiment diminuer l’espace entre eux – trop, pour tout dire. Il perdit son assurance, brusquement déstabilisé par cette proximité. Hé bien, lui qui narguait la brunette il y a encore quelques secondes, il aurait mieux fait de ne pas trop faire le malin. Heureusement pour lui et ses plans, cela ne dura qu’une fraction de seconde – jusqu’à ce qu’elle lui attrape le bras, ce qui le ramena à la réalité : il ne devait pas lui rendre la robe ! Aussitôt dit, aussitôt fait ! Il n’eut qu’à légèrement écarter le vêtement, l’empêchant de l’atteindre. Pas question qu’il perde la partie aussi vite, et encore moins de cette façon ! Se faire avoir ainsi ne plut pas à la jeune Yaxley, bien mécontente. Lui, en revanche, se réjouissait.
Elle se lança soudainement dans un petit discours comme quoi il avait profité d’elle – et de la situation, double accusation ! Elle rajouta ensuite le cas de la robe : triple accusation. Pouvait-on profiter d’autant de choses en même temps ? Il faillit rire à ses remarques. Il profitait peut-être de la situation actuelle, mais pour ce qui en était de cette nuit – et elle venait de l’affirmer à voix haute – elle était on-ne-peut-plus consentante. Elle n’avait pas le droit de dire qu’il avait profité d’elle, et honnêtement, il ne s’y serait pas autorisé. Ca aurait été une forme d’irrespect, et il avait beau être irrespectueux avec tout le monde, elle était l’exception à la règle... à condition qu’il ne soit pas en colère, qu’il ne perde pas le contrôle. Enfin, ce n’était pas le moment d’y revenir.
Suite à ces quelques accusations, elle lui ordonna de, je cite, lui rendre ça immédiatement, soi-disant parce qu’elle la cherchait depuis une heure et des poussières. Amusé, il jeta un coup d’œil à la robe, la narguant un peu plus. Et cela manqua de lui coûter cher : il faillit commettre la grossière erreur de lui laisser l’occasion d’attraper le vêtement. Ce fut pourquoi, à l’instant où ses doigts effleurèrent le tissu bleu aux reflets verts métalliques, Nathan l’attrapa de sa main libre – après avoir hésité à lui frapper la main – et l’écarta rapidement d’elle. Non mais ! Vainqueur, moqueur et toujours aussi narquois – sinon plus – il reposa ses yeux bleus sur elle, alors qu’elle laissait échapper une interjection de rage. Non, elle ne retrouverait pas sa robe de sitôt, parce qu’il était bien décidé à la faire languir. Et, remarque, s’il la libérait plus tard, elle pourrait rejoindre tranquillement son dortoir : les couloirs et Poudlard seraient déserts... vu que les cours reprenaient dans peu de temps. A cette heure précise, tout le monde devait déjà prendre son petit-déjeuner à la grande salle... sauf quelques invités du bal masqué, vaincus par la gueule de bois, ou ayant malencontreusement envoyé valsé leur réveil. C’était tant mieux s’il manquait plusieurs personnes au déjeuner : personne ne verrait comme une coïncidence qu’Angèle Yaxley et Nathaníel Auderic étaient absents... Ah ! Ils avaient été chanceux, tout de même ! En tout cas, le garde-chasse était convaincu qu’ils n’étaient pas les seuls à ne pas être en train de prendre leur petit-déjeuner.
Tiens, au fait, Angèle avait-elle déjà mangé ses chocolats ? Jetant un bref coup d’œil aux mains de la demoiselle, il en déduisit que oui. Gloutonne va ! Enfin, il était vrai que, comparé à lui, tout le monde était glouton. Quoique, lorsqu’il s’agissait de chocolats... On ne peut absolument pas résister à son péché-mignon, d’où son nom.
En entendant la demoiselle rire légèrement, Nathan ne put s’empêcher de sourire, sincèrement cette fois. Il aimait la voir sourire, l’entendre rire, et cela depuis toujours, même lorsqu’il était censé la détester. Franchement ! C’était désespérant... Plus le temps passait, plus la haine qu’il éprouvait pour elle disparaissait, laissant place à des sentiments tout aussi puissants, bien que ces derniers aient été là depuis le début... Pourtant, il aurait préféré la détester, la repousser... Non pas qu’il aimait cela, mais il avait besoin de se protéger, de garder intacte cette carapace que se forgent certaines personnes de peur de souffrir. Parce que oui, il avait peur. Pas seulement peur de souffrir, mais peur de tellement d’autres choses... Et oui, il assumait parfaitement être un lâche.
Ces derniers temps cependant, ou plutôt au moment où Noah l’avait invité à cette soirée masquée, le courage était revenu. Pas en grande quantité, certes, mais assez pour que le jeune homme se dise qu’au bout du compte, ça valait la peine. Ca valait la peine de se laisser aller, d’arrêter de se voiler la face et, pour une fois dans sa vie, détruire une partie de sa carapace... Pour tout dire, il en avait marre de faire semblant, de se mentir, de mentir à Angèle et, surtout, il s’était rendu compte qu’il souffrait plus que s’il se laissait aller. Dommage qu’il ne pouvait pas contrôler cela. Il ne pouvait pas savoir s’il allait continuer à se détruire lui et Angèle, ou si... ça allait être différent.
Mais autant tenter... juste une fois. Parce qui ne tente rien n’a rien ! Et franchement... depuis quand prendre des risques l’effrayait ?
Il fut brutalement tiré de ses pensées, et fut même surpris que l’anglaise n’en ait pas profité pour reprendre sa robe. Bien sûr, il n’allait pas réagir là-dessus mais plutôt sur... Par Salazar ! Qu’est-ce qu’elle était en train de faire ?! Mais... enfin ! Elle approchait dangereusement son visage de lui, et pour peu il se serait brutalement reculé, ou... Mais... Qu’était-elle en train de faire, au fait ? Il eut très rapidement la réponse à sa question.

« Nathaníel Auderic !! Donne-moi ça, ou je te mords. »

Pardon ? Venait-elle juste de dire qu’elle allait le mordre ? Il faillit rire, et laissa d’ailleurs échapper un ricanement. Il plissa les yeux, la fixant – du moins fixant ce qu’il voyait de son visage. Hé bien... qu’elle le morde ! Qu’elle essaie, juste pour voir, juste qu’il puisse rigoler. Non mais vraiment... elle pensait sincèrement que le mordre suffirait ? Il n’allait pas lui rendre sa robe pour autant, qu’est-ce qu’elle croyait ? Ce n’était pas la douleur, ou quoi que ce soit, qui allait le faire reculer dans sa quête ! Ah !
Il soupira, à la fois exaspéré et amusé – surtout amusé. Angèle ne doutait décidément pas d’elle-même, et il n’allait pas lui en vouloir pour ça. Toutefois, ce matin, c’était lui qui contrôlait la situation... et il n’allait pas la laisser gâcher ses plans en le menaçant de le mordre... ou en le faisant chanter. Maintenant, cela dépendait de la forme de chantage. Il y avait certaines choses qui le neutralisaient, littéralement, des choses auxquelles il ne pouvait guère résister, et cela même avec toute la volonté du monde. C’était injuste et... normal, à la fois. Même le pire psychopathe du monde avait ses faiblesses ! Non pas que notre cher Auderic soit un psychopathe, bien sûr, mais cela pour dire que personne, absolument personne, n’est invincible. Et surtout pas Angèle lorsqu’il s’agissait de lui. C’était lui qui allait la neutraliser, aujourd’hui, et non l’inverse. Il n’allait cependant pas se le promettre. C’était étrange comme son âme de fataliste s’évaporait ces derniers temps... s’évaporait en présence de la Serpentard. En temps normal, il aurait affirmé que toute relation était vouée à l’échec. C’était un fait, pour lui... Mais avec elle... C’était différent.
Il sourit à nouveau et cala comme si de rien n’était la robe sur son bras, s’imaginant en même temps Angèle, avec un air déterminé, la bouche ouverte, prête à le mordre. Le problème était qu’il n’allait pas la laisser faire. Loin de là. Elle allait devoir trouver une autre méthode... Sauf s’il se décidait par lui-même, ce qui serait étonnant. Il préférait ne pas y réfléchir maintenant, ne voulant pas passer la barre de la minute et demie écoulée depuis la menace de la belle. Elle pouvait attaquer à tout moment s’il ne lui répondait pas dans les secondes à venir ! Et la meilleure défense n’était-elle pas l’attaque ?
Vif comme un serpent, il attrapa le poignet de la demoiselle, leva son bras et, tel un pas de danse, la fit pivoter sur elle-même et la plaqua dos contre lui. Il posa ensuite sa main libre sur sa hanche et franchit ainsi la limite qu’ils semblaient s’être imposés en se levant, à savoir ne pas trop se toucher. Une fois de plus amusé, il approcha ses lèvres de son oreille et murmura, suave :

« Doucement, petite vampire… »

Ses doigts, emprisonnant jusqu’alors son poignet, glissèrent jusqu’à sa main, que Nathan prit délicatement. Un instant, il se demanda pourquoi il faisait cela... puis il se rappela qu’après l’avoir accusé d’avoir profiter d’elle, elle avait menacé de le mordre. C’était, dans le premier cas, une grave accusation... Mais comme elle l’avait dit, c’était très drôle.
Il exerça une légère pression sur sa hanche, maudissant le temps d’une seconde la chemise qui la recouvrait, et retrouva des intonations normales.

« Premièrement, tu pourras me mordre tant que tu veux, ça ne servira à rien... » Ce ne fut plus une petite pression, mais une légère caresse. Incontrôlée. Si bien que Nathaníel lui-même ne s’en était pas rendu compte. Il reprit le plus naturellement du monde, sa bouche toujours près de l’oreille de la demoiselle. « Deuxièmement, je n’ai pas profité de toi. Tu l’as dit toi-même : tu en avais envie... » Il laissa quelques secondes s’écouler, et rajouta, plus moqueur que précédemment. « Troisièmement, ne penses pas récupérer ta robe tout de suite. J’ai des choses à dire... Encore faut-il que je décide à les dire, ce qui peut aussi bien arriver dans deux minutes que dans... hm... deux heures. Ou deux jours... » Te voilà séquestrée avec ton pire ennemi, faillit-il dire tout à la suite, mais inutile de préciser quelque chose dont elle était déjà consciente.
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Angèle Yaxley

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Sam 7 Jan - 12:32

Pour la première fois depuis longtemps, j’ai enfin l’impression de me contrôler, vraiment. L’envie de récupérer ma robe semble avoir été plus forte que tout, plus forte que mes pulsions surtout… Cela fait maintenant plusieurs minutes que je suis collée à Nathaniél, mes mains se baladant plus ou moins sur son corps, et je n’ai pas une seule fois pensé à notre nuit. La proximité entre nos deux corps, entre nos deux bouches, ne semble vraiment pas me déranger, et je dois dire que cela me surprend légèrement. C’est en quelque sorte une petite victoire pour moi : Jamais je n’aurais pensé pouvoir être aussi proche de lui, sans avoir d’arrière pensée, ou tout simplement, sans céder à la tentation. On a bien vu ce que ça a donné lors de toutes nos rencontres dans la forêt interdite ; A chaque fois que l’écart entre nous diminuait, il était presque impossible de me contrôler, de contrôler les battements de mon cœur, ou bien, impossible de résister à la tentation de poser mes mains sur son corps, de me blottir dans ses bras, de l’embrasser. Et étant donné que je suis quelqu’un de très tactile, qui adore faire des câlins, des bisous, ce genre de choses, il faut bien avouer que c’était très dur pour moi de ne pas craquer. Même si c’était un ennemi en face. Encore plus si c’était un ennemi, pour qui j’éprouve sans doute des sentiments, en face… Bref, tout ça pour dire que je viens de faire un grand pas vers l’avant, en me concentrant sur ma quête, et surtout, en chassant totalement mon envie de lui. Quoique… J’ai encore une fois parlé trop vite : A peine ai-je avancé mon visage vers son cou, à peine lui ai-je murmuré quelques petites menaces à l’oreille, que des vagues de souvenirs m’envahissent de nouveau. Une seule et même phrase résonne désormais dans mon esprit : « Nathaniél, si tu tournes légèrement la tête, nous nous embrassons… Fais-le… ». Je ferme les yeux, ne prêtant aucune attention au petit ricanement du jeune homme, et me laisse totalement submerger par les Flash-back, perdant totalement le fil des évènements, oubliant ma robe, la morsure, et tout le reste. Comme il y a plusieurs longues minutes, j’ai l’impression de sentir encore et encore ses lèvres sur mon corps, ses légères caresses du bout des doigts, et… Qu’est-ce que je fais ? Pourquoi suis-je retombée dans ce genre de fantasmes ?
Stop ! Il faut absolument que j’arrête de me comporter ainsi, parce que, sans vraiment le vouloir, je suis en train de lui faire gagner la partie. Déjà qu’il, et même si ça m’embête vraiment de le dire, semble totalement avoir le contrôle des choses, de la situation, il ne faut pas que je lui offre en plus la satisfaction de me voir céder, vraiment. Autant me rendre à l’évidence directement, autant arrêter de chercher d’autres explications, si Nathaniél me retient ici, c’est pour me torturer à sa façon, pour jouer avec moi, et sans aucun doute pour me pousser à bout. Pour être honnête, je crois qu’il est à deux doigts de gagner, et je ne peux rien faire contre ça, il est bien trop calme, bien trop sûr de lui,… Comment inverser la tendance maintenant ? Y-a-t-il une solution, ou suis-je condamnée à le regarder gagner ? Comme on dit souvent, « qui ne tente rien, n’a rien », alors, je vais jouer les quelques petites cartes qu’il me reste, et voir ce que ça donne. Je ne peux décidément pas me soumettre à l’idée qu’il exerce aujourd’hui un pouvoir total sur moi ; Et pourtant, un seul regard, un seul sourire, une seule caresse, et je crois que je suis à lui…
J’ouvre lentement les yeux, et m’aperçois bien vite qu’il n’a pas bougé d’un pouce, semblant être lui-aussi plongé dans ses pensées. Un petit sourire apparaît sur mon visage tandis que j’avance un peu plus mes lèvres de son cou : Alors, veut-il réellement que je le morde ? Sérieusement, qu’attend-il pour me repousser ? Est-il tellement perdu dans ses souvenirs, ou dans ses réflexions, qu’il n’a pas encore saisi tout à fait mes intentions ? Pourtant, elles sont très claires, je vais le mordre, d’une seconde à l’autre, pour qu’il daigne enfin me rendre ma robe. Hum… Peut-être devrais-je lui faire un suçon ? Il gardera une petite trace de mon passage dans sa chambre pendant quelques jours, une semaine même, et devra sans doute s’expliquer auprès de Lily, et de ses collègues, ou pas… L’idée est bonne, surtout si elle le met dans une situation embarrassante, mais peut aussi être dangereuse, si jamais il fait une gaffe, ou quelque chose comme ça. Il est vrai que les élèves de Poudlard, ainsi que les professeurs, sont loin d’être idiots, et ils auront vite fait de faire des hypothèses, de tirer des conclusions, vraies ou fausses, mais qui dans tous les cas, pourraient être fatales à Nathaniél. Alors, même si je peux parfois être une vraie garce, notamment avec le garde-chasse, je ne veux en aucun cas provoquer son licenciement, ou quelque chose dans le genre. Depuis que je suis éveillée, je ne cesse de penser aux conséquences de nos actes, je ne cesse de me répéter les mêmes choses, et même si je sais que ce que nous faisons est interdit, je ne peux m’empêcher de mettre un « mais » à la fin de la phrase. C’est plus fort que moi, je n’arrive pas à regretter mes actes, à regretter ma nuit avec lui : Je connais le règlement, je connais les risques « mais, il m’est impossible de le repousser », « mais, nous ne contrôlons strictement rien », « mais, ce n’est pas de notre faute », « mais, je l’aime… ». Je chasse rapidement ces quelques pensées de mon esprit, et tente de retrouver le fil des évènements. A ma grande surprise, le jeune homme n’a pas encore bougé, cela doit faire quelques secondes, ou quelques minutes, que nous sommes comme ça, mais, il ne se passe rien. Plus pour longtemps, il faut que je passe à l’acte, que j’attaque en première, et avec un peu de chance, si on peut appeler ça de la chance, il va se vexer, me rendre ma robe, et m’ordonner de sortir de sa chambre. Ou alors…
OMG ! Avant même que je n’ai eu le temps de réagir, de bouger, de le repousser, de le mordre comme prévu, je me retrouve dos à lui, plaquée contre son torse. Une de ses mains tient mon poignet, puis glisse légèrement pour prendre ma main, tandis que l’autre, au bout de quelques secondes, se pose délicatement sur ma hanche. Un long frisson me parcourt alors, sans que je ne puisse vraiment faire quelque chose pour l’en empêcher, et m’oblige à pousser un petit soupire, comme pour extérioriser ma surprise, et un désir de plus en plus présent. Cette fois-ci, je crois vraiment que les dés sont jetés, je n’ai plus aucun espoir, et sans la moindre hésitation, je peux affirmer qu’il a gagné : Je suis complètement fichue… Et pour couronner le tout, j’ai bien l’impression que je suis en train d’accepter la situation, sans broncher, consciente que de toute façon, il n’y a plus rien à faire. Je ne suis plus dans mon monde, je suis dans le sien ; Ce qui me semblait être totalement inconcevable il y a quelques mois, et en train de se dérouler aujourd’hui, et j’en suis heureuse. Mon dieu seigneur, c’est fou comme le simple fait d’être contre lui, emprisonnée dans ses bras, me fait dire des choses stupides, ridicules, et j’en passe. Il a peut-être gagné une bataille, mais il est loin d’avoir gagné la guerre : Si seulement, je pouvais croire en ce que je dis, si seulement je pouvais me convaincre de cela…

Au bout d’un petit moment, je sens très clairement le souffle de Nathaniél près de mon oreille, qui effleure mon cou, et se perd un peu plus loin. Je tente de rester concentrée sur sa voix, mais celle-ci me donne encore plus envie de lui sauter dessus, et je dois me faire violence, me mordiller la lèvre, pour ne pas céder à mes pulsions. Malheureusement, mon corps n’obéit pas toujours à mon cerveau, et mes doigts viennent s’entrelacer avec ses siens, tandis qu’il exerce une légère pression sur ma hanche. Et si je me trompais ? Et si, en réalité, lui-aussi n’étais pas maître de lui-même ? Et si, il ne contrôlait pas vraiment la situation ? Dans ce cas-là, nous sommes sur le point de commettre une autre énorme erreur, en jouant avec le feu de cette façon, et autant dire que nous sommes déjà en train de nous brûler en quelques sortes. Avant que je n’ai pu me lancer dans de plus grandes réflexions, Nathaniél reprend la parole, d’une intonation normale cette fois-ci, et m’explique dans un premier temps que le mordre ne servira à rien. Pour être honnête, je le savais un peu, mais il fallait bien que je trouve quelque chose à faire, pour ne pas… Et lui, il croit que ça sert à quelque chose ce qu’il est en train de me faire subir ?! Un nouveau frisson me parcourt, tandis qu’il me caresse légèrement au niveau de la hanche. Une sorte de bouffée de chaleur monte alors en moi, et je me surprends à penser à quelque chose que je n’aime pas, pour cesser immédiatement d’avoir des pensées plutôt osées… Alors que je tente encore et encore de calmer mes envies, mon rythme cardiaque s’affole, et je ne trouve rien de mieux à faire que de fermer les yeux, essayant de garder une respiration normale. Mauvaise idée. A nouveau ces images de la veille qui viennent anéantir toutes chances de retrouver un jour le contrôle de moi-même : Autant dire que la tension sexuelle est à son niveau le plus élevé à ce moment là, du moins, je crois…
Alors que je semble sur le point de craquer, la voix de mon partenaire me fait lentement revenir à moi, et je décide alors que le mieux à faire, et de me concentrer sur celle-ci. En deuxième point, Nathaniél affirme qu’il n’a en aucun profité de moi, et me rappelle mes propos d’il y a quelques minutes. Bien sûr que j’en avais envie, et apparemment, je me suis trompée en disant que maintenant nos pulsions assouvis, ce ne serait plus le cas. C’est tout le contraire, même. Ne dit-on pas que « le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » ? Et bien, c’est ce que nous avons fait, en croyant peut-être que par la suite, tout redeviendrait normal entre nous, qu’il n’y aurait plus cette tension, cette attirance, cette électricité,… Encore une fois, nous nous sommes jetés contre un mur, nous avons pris nos rêves pour la réalité, car c’est loin, très loin, d’être ce qu’il se passe maintenant. Il est clair que maintenant que nous avons découvert les joies du sexe, ensembles, entre ennemis, il va être très difficile de l’oublier, et de ne pas vouloir recommencer. Tiens d’ailleurs, pourquoi je dis « nous », en fait, cela ne concerne que moi, c’est mon ressenti sur les choses, et je ne sais même pas pourquoi j’implique Nathan là-dedans. Peut-être parce que cela me rassurerait de savoir qu’il pense comme moi. Très certainement.
Une nouvelle fois, la voix de Nathaniél me permet de chasser ces pensées de mon esprit, et résonne dans mon oreille. J’exerce une légère pression sur sa main quand je prends conscience qu’il a vraiment quelque chose à me dire, et qu’il ne fait pas tout ça, dans le seul but de me torturer. Mais, qu’a-t-il à me dire ? Pourquoi ne pas avoir pris la parole plus tôt ? Et pourquoi jouer comme ça avec moi, avant de vraisemblablement, passer aux choses sérieuses ? Autant de questions qui vont rester sans réponses, et qui vont finir par me stresser encore plus que je ne le suis déjà… Je pousse un petit soupire, et me rend compte que mon autre main a glisse jusqu’à celle de Nathaniél, sur ma hanche. Depuis quelques secondes, ou quelques minutes, je suis donc en train de faire de petites chatouilles sur le dessus de sa main, sans m’en rendre compte. De pire en pire.


- Tu ne peux pas me séquestrer aussi longtemps Nathaniél, même si…

Mon dieu, mais qu’est-ce que je suis en train de raconter ? Ai-je vraiment insinué que je serais contente qu’il me séquestre aussi longtemps ? Décidément, je ne sais plus où j’en suis aujourd’hui, je ne suis même plus sûre de savoir ce que je veux vraiment. Pourtant, je suis beaucoup plus calme que tout à l’heure, beaucoup moins hystérique plutôt, mais vraiment trop proche de lui, beaucoup trop proche.
Dans un mouvement rapide, j’arrive à me défaire de sa faible étreinte, pour de nouveau lui faire face. Je crois que j’accumule les idées foireuses aujourd’hui ; Je suis peut-être moins collée à lui, mais maintenant, je suis totalement sous l’emprise de ses yeux. Je me demande même comment je fais pour articuler, murmurer, souffler ces quelques mots :


- J’ai moi-aussi quelque chose à te dire…

Mes mains retrouvent rapidement les siennes, nos doigts s’entremêlent, et avant même qu’il n’ait pu faire le moindre geste, ou bien, prendre la parole, je me laisse guider par mes pulsions… Je l’embrasse.
Un vrai feu d’artifices semblent être en train de se dérouler dans mon ventre, des petits papillons partout dans mon estomac, un cœur qui explose, et enfin, cette impression de satisfaction. Une pulsion assouvie, un désir comblait. Le baiser est à la fois doux, et sauvage ; D’un côté, la joie d’enfin retrouver ces lèvres, après autant d’attente, de l’autre, très certainement, tout ce que je ressens pour lui. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis dans cette position, sur la pointe des pieds, en train de l’embrasser, mais bientôt, trop tôt à mon goût, je romps le baiser. Je reste quelques secondes immobile, puis me détache légèrement de lui, pour pouvoir à nouveau plonger mon regard, dans le sien. Presque au même moment, ces quelques mots sortent de ma bouche. Un murmure.


- J’te déteste, pour ça…

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H. Nathaníel Auderic

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Jeu 12 Jan - 19:19


So brown eyes I hold you near
Cause you’re the only song I want to hear

Une éternité. Cela faisait une éternité qu’il était dans cette position : retenant prisonnière Angèle contre lui ; son souffle se heurtant à son oreille, à ses cheveux ; une de ses mains sur sa taille, l’autre tenant jusqu’alors sa main, leurs doigts entrelacés. Pas un mot. Plus un geste. Jusqu’à ce que la belle fasse glisser sa main jusqu’à la sienne – celle posée sur sa hanche – et dessine doucement de petits cercles. A part ça, elle était, autant que lui, immobile. Il respirait calmement et s’empêchait volontairement de déposer ses lèvres sur sa tempe, près de son oreille ou même dans son cou... En revanche, ses doigts continuaient à effleurer sa peau, par-dessus la chemise qu’elle portait cependant.
A y réfléchir, le semblant d’éternité n’était qu’une minute dans la réalité. C’était un sentiment contradictoire : il avait l’impression que, par ce calme plat et surtout la présence d’Angèle, le temps s’était arrêté, mais il trouvait aussi que les secondes s’écoulaient à une vitesse diable, ne lui laissant pas un moment pour profiter de la situation. Et pourtant, ô qu’il savourait... Jusqu’ici, il avait toujours aimé les scènes qui incluaient la Serpentard en protagoniste... Sauf les précédentes, dont il se serait bien passé. Malgré ses airs de je-m’en-foutiste, il n’aimait pas les disputes, peu importe qu’il soit acteur ou spectateur. Lorsqu’il était témoin d’une bagarre, il pouvait avoir deux types de réaction : soit il rebroussait ou passait son chemin et ne s’en mêlait pas – mais hors de question de rester dans les parages -, soit, et lorsque ça allait virer à la violence pour tout exemple, il s’interposait, séparait les deux fauteurs de trouble et repartait ensuite comme si de rien n’était. Il se moquait bien de s’attirer les foudres des deux personnes, ou plus : on ne se battait pas en sa présence, point parce qu’il n’avait guère envie de se retrouver avec deux blessés sur les bras pour être au mauvais endroit au mauvais moment – c’était une spirale, la dispute engendrait la violence, la violence engendrait des fautes plus graves, et ainsi de suite. Aucune fin.
Et si les broutilles avec Lily n’étaient en général que des disputes d’enfants, où il suffisait de proposer un câlin ou un chocolat pour se faire pardonner, avec la jeune Yaxley c’était différent. C’était même... explosif. Ils n’avaient pas peur de balancer des horreurs – et la vérité, tout est relatif – à l’autre. Cela pourrait être une preuve d’honnêteté – pas de mensonges, pas de coups bas – mais vu leur tempérament respectif, ça ne passait jamais par la case « Tu as raison, j’ai eu tort, pardon ». Non, loin de là ! Ils voulaient répliquer à leur tour, prendre le dessus, ne pas se laisser faire et, du coup, ça ne finissait qu’au moment où l’un d’eux passerait à la violence – physique, s’entend. Une gifle, des coups... Un baiser. Franchement ! A un moment ou un autre – lorsqu’ils étaient seuls, bien sûr – ils en venaient au baiser. Une attaque efficace, imparable. Une attaque irréfléchie, aussi, complètement impulsive.
Impulsifs... Indomptables, fougueux. Il n’empêche, et malgré tout ce qui les séparait, qu’Angèle et lui n’étaient pas si différents. Ils ne voulaient toutefois pas l’avouer, et tous les clashs qu’ils avaient venaient en partie de là. Ils n’étaient pas d’accord. En fait, ils n’étaient jamais d’accord sur rien. Et lorsqu’ils l’étaient, ils changeaient brusquement d’opinion pour contredire l’autre. Ce serait trop simple s’ils s’entendaient. Ca se confirmait, Angèle et Nathaníel ne faisaient pas dans la facilité. Mieux – ou pire – ils cherchaient les complications, confrontant l’attirance, l’amour, la haine, les différences et la vérité. Le jeune homme allait bien finir par croire qu’il puisait personnellement le bonheur dans la misère. Et puis, c’était trop compliqué pour tenter de trouver une réponse à tout cela, ou déjà une raison.
Ses propres pensées l’étonnaient. En moins d’une minute, il avait réussi à se prouver qu’il tenait à Angèle, plus qu’il ne le croyait, bien plus qu’il ne le voudrait. Ce sentiment, autant pouvait-il être bénéfique, était destructeur. Nathan était bien conscient de tomber pour la demoiselle un peu plus chaque jour, tout comme il était conscient que s’être entiché d’elle, ne pas avoir abandonné lorsqu’il en était encore temps, était une erreur. Une erreur fatale. Sans savoir en quoi, ça lui serait effectivement sans issue... mais pas seulement pour lui, mais aussi pour elle. Piège vicieux.
Enfin, le garde-chasse n’allait pas changer ses habitudes pour autant – à quoi bon. Il allait continuer à passer ses journées normalement, les prendre chacune comme elles venaient et, comme on lui avait dit, croquer et profiter de la vie... Ce matin, en particulier.
Son regard se reposa sur le visage de l’adolescente et, à nouveau, il dut se faire violence pour ne pas l’embrasser, ou pour ne pas réduire à néant les quelques centimètres qui les séparaient. C’était tout aussi frustrant que de se dire que, depuis son petit discours, il ne s’était écoulé qu’au grand maximum une minute et demie. Et ce silence... Il était une invitation, provoquait la tentation et... Nathan commençait à se faire prendre à son propre jeu, si ce n’était déjà fait. Il ne parvenait même pas à s’éloigner de la brunette. Désespérant. Heureusement, elle le tira de sa « transe » en reprenant la parole.

« Tu ne peux pas me séquestrer aussi longtemps Nathaníel, même si... »

Même si ça ne te dérangerait pas..., continua-t-il dans sa tête, un sourire vainqueur étirant ses traits. Comme il passait sans problèmes d’un état d’entier contrôle à un état de paralysie presque complète, il n’eut aucun mal à recouvrer une fois de plus son assurance. Mais il n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit – bouger, répliquer, etc. – qu’Angèle se détache de lui et pivote sur elle-même pour lui refaire face. Assez surpris, il n’en dit néanmoins rien, se contentant de la fixer, ayant enfin repris une respiration normale.

« J’ai moi aussi quelque chose à te dire... »

... ça, ce n’était pas prévu. Quelque peu désarçonné, Nathaníel sonda le regard de la belle, les traits de son visage, à la recherche de plus d’explications. Rien ne vint, à son grand désarroi. Pour ne rien arranger, et avant qu’il ait pu bouger, avant qu’il ait pu ouvrir la bouche, elle rattrapa ses mains, entrelaça ses doigts avec les siens, se hissa sur la pointe des pieds et...
Merlin. Ca non plus, ce n’était pas prévu ! Ce... C’était... Petite tricheuse ! Elle n’avait pas le droit de faire ça, pas après tout les efforts qu’il avait fait pour ne pas... Tant pis. C’était de toute façon trop tard. Il ne se laissa pas une seule seconde pour réfléchir, ou plus précisément pour réfléchir à la repousser. Ca n’aurait de toute façon servit à rien. S’il fallait tomber, autant le faire en beauté ! Ainsi répondit-il au baiser, ayant machinalement fermé les yeux et rapproché Angèle de lui. Dire qu’il n’avait pas envie d’aller plus loin, qu’il n’avait pas vu le temps d’une seconde des passages d’hier serait un mensonge... Mais bizarrement, les mains de la demoiselle le calmaient sur ce point – aussi contradictoire soit-il. Il n’y avait décidément qu’elle sur toute la planète pour lui faire éprouver à chaque fois deux émotions totalement différentes voire totalement opposées ! A l’instant, ce n’était pas dérangeant... C’était même agréable...
Pourtant, et au déplaisir de Nathan, elle stoppa le baiser. Il faillit montrer son mécontentement en reposant ses lèvres sur les siennes, ou juste en les effleurant mais s’abstint bien à temps au prix de quelques efforts. Il préféra alors ouvrir les yeux, rencontrant presqu’immédiatement ceux de la Serpentard, qui murmura tout simplement :

« J’te déteste, pour ça... »

Il l’observa attentivement, s’empêchant volontairement de sourire.

« Toujours aussi charmante… »

Il la fixa plus intensément. C’était fou tout ce qu’on pouvait faire passer par un regard. Ce dernier n’était-il pas, comme on le disait, le reflet de l’âme ? S’il y avait une chose qu’on ne pouvait que difficilement contrôler chez soi, c’était le regard. On pouvait évidemment le nuancer, mais ce n’était jamais à cent pour cent... A ce moment précis, Nathaníel était relativement incapable de dissimuler le désir qu’il éprouvait pour elle. Oui, il la voulait... corps, cœur, âme, tout entière. C’était devenu une évidence... Malgré tout, ça continuait à l’agacer.
Quelques secondes s’écoulèrent encore et, rapidement, il l’embrassa au coin des lèvres et se détacha d’elle pour repartir en sens inverse, comme si de rien n’était. En fait, il craignait d’user tout son temps à l’embrasser ou à la regarder s’il restait à proximité. Et puis, comme il l’avait dit un peu plus tôt, il avait des choses en tête. Il pivota sur lui-même, joueur, histoire de lui refaire face.

« Moi aussi je te déteste. Mais tu le sais déjà. »

A nouveau, il se dirigea vers son armoire. Même si l’idée ne le dérangeait pas, il n’allait pas rester torse nu toute la journée. Il fit glisser les cintres, hésita entre plusieurs hauts pendant un petit moment, puis se décida à sortir une chemise noire et à refermer sa garde-robe. Il entreprit ensuite de s’habiller, en regardant Angèle dans le miroir. Soudainement, brisant le silence, il lança tout naturellement :

« Tu es spéciale... » Il referma quelques boutons et rajouta d’un ton léger : « Différente... »

Et comment. Elle devait s’en douter, dans un sens, mais à l’instar de lui-même, elle ne devait pas vouloir l’avouer. Ou alors, elle se l’était avoué mais ne voulait pas le croire. Peut-être qu’au fond, elle doutait de tout... Lui, il ne pouvait pas non plus avoir la prétention de dire qu’il contrôlait tout cela, c’était même tout le contraire. Angèle était différente en tout point. Différente des autres... Juste... différente. Il n’aurait pas agi comme ça avec quelqu’un d’autre. Avec une histoire d’un soir, et pas même avec sa petite-amie. Non, bien loin de là... Un petit sourire, un beau sourire, se glissa au coin de ses lèvres, alors qu’il se battait avec l’un des boutons de sa chemise.
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Angèle Yaxley

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Lun 30 Jan - 21:30

Mon dieu seigneur… Et dire qu’il y a à peine une dizaine de minutes, je me vantais de savoir contrôler mes pulsions, je disais avoir fait un très grand pas vers l’avant. Tous mes espoirs, toutes mes certitudes concernant ce sujet, se sont envolés quand j’ai craqué, quand je l’ai embrassé. Cependant, encore une fois, je ne regrette pas. Pourquoi regretter? Pourquoi m’en vouloir? De toute façon, il est clair que cela devait arriver : Maintenant ou dans quelques minutes, je ne vois aucune différence… En tout cas, ce qui est certain, c’est qu’il ne m’a pas repoussé, il n’a pas cherché à fuir, ou a échappé à ce qui semble être pour moi une évidence. Oui, il est resté, là, et a même prolongé le baiser. Je ne pense pas me tromper en affirmant qu’il en avait aussi envie que moi, qu’il n’attendait que ça…Mais, maintenant, que va-t-il se passer? Que dois-je faire : Récupérer ma robe, laissée sur le côté et oubliée depuis plusieurs minutes, et m’enfuir, ou alors, assumer mon geste, mes paroles, et attendre la sentence? Pour tout dire, je crois que j’ai déjà assez tenté de m’enfuir pour aujourd’hui, et puis, il a réussi à me devancer une fois, pourquoi n’y arriverait-il pas une autre fois? Bref, tout ca pour dire que je reste, oui, j’affronte Nathaniél, j’affronte mes sentiments, j’affronte la vérité. Je ne peux pas passer mon temps à déguerpir, dès que la situation devient gênante, dangereuse, ou je en sais quoi, même s’il est vrai que cela est tentant, très tentant. Pour une fois dans ma vie, je dois me comporter en Gryffondor, oublier d’être une verte et argent, et être courageuse! Je peux le faire, je vais le faire, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes! Mouais, il faudrait déjà que j’arrête de divaguer, et que je cesse aussi de le regarder dans les yeux parce que là… Et bien là, tout de suite, je n’ai qu’une seule envie, c’est de l’embrasser à nouveau, d’être au plus près de lui,… Irrécupérable, je le suis vraiment.
Je pousse un petit soupire, et tente de me re-concentrer sur le jeune homme, qui me fixe depuis maintenant quelques secondes. Il semble essayer de chercher quelque chose dans mon regard, une réponse, une étincelle, ou peut-être juste un indice lui indiquant si je pense ce que je viens de lui dire, à savoir « J’te déteste pour ça ». En fait, je n’en sais rien du tout, mais son regard me trouble, me gêne, et je sens très rapidement le rouge me monter aux joues. C’est fou, encore une fois, je ne contrôle rien, je ne peux pas empêcher mon cœur de tambouriner dans ma poitrine, je n’arrive pas à reprendre un total contrôle de mes pensées, je suis totalement sous son emprise, sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. Consciente de mon malaise, je détourne assez vite mon regard pour le fixer sur le parquet : Au moins, je suis sûre que le sol ne va pas me donner d’envies subites, ou ne va pas me troubler au point de ne plus du tout savoir quoi faire, ou… Bref, ne plus regarder le garde-chasse dans les yeux est la première étape à réussir, pour me sortir de cette situation, mais surtout, pour arriver à dégager certaines images de mon esprit. Avant que je n’ai pu faire un mouvement, pour me séparer un peu de lui, le jeune homme reprend la parole, et me lance une courte réplique légèrement moqueuse. Un petit sourire apparaît sur mon visage, et sentant le poids de son regard sur moi, je n’ai pas d’autres choix que de lui faire face, une nouvelle fois. A peine ai-je relevé les yeux vers lui, qu’une chose me frappe de plein fouet : Le regard de Nathaniél a changé, vraiment. Pour la première fois depuis le début de cette journée, je n’ai plus l’impression qu’il a le contrôle de tout, notamment de lui-même, de ses yeux. Lui-aussi semble légèrement troublé, voire carrément hypnotisé par cette étrange atmosphère qui règne autour de nous. Étouffante et électrique. J’ai bien l’impression qu’à nouveau, la tension sexuelle est à son comble, et pour être honnête, je crois qu’aucun d’entre nous n’essaie vraiment de cacher cette lueur qui flotte au fond de nos yeux. Le désir à l’état pur…
Après quelques secondes, peut-être plusieurs minutes, Nathaniél semble revenir à la réalité, et malgré moi, je suis bien obligée de redescendre sur terre, pour le voir m’embrasser tendrement au coin des lèvres. Alors que je m’attends à le voir devenir un peu plus entreprenant, le beau brun se détache de moi, et commence à se diriger vers son armoire. Là, je suis vraiment descendue de mon petit nuage, et j’ai l’impression d’afficher une petite moue boudeuse, comme une enfant à qui on a refusé un jouet. Une enfant capricieuse, et exigeante. Pour être franche, j’ai parfois l’impression que c’est mon cas, quand il s’agit de Nathaniél, surtout quand il s’agit de lui, en fait. Je ne lui passe rien, je relève toutes les erreurs qu’il peut faire, et ne lui pardonne pas, et cela, depuis le début, depuis notre toute première rencontre dans la forêt interdite. Pourquoi suis-je comme ça avec lui? Et bien, encore une fois, je n’ai pas la réponse à cette question, et je ne m’en étais pas vraiment souciée jusqu’à maintenant. J’ai bien l’impression que ce début de journée, à noter que je ne sais toujours quelle heure il est, met en évidence tous mes points faibles, tous mes sentiments, aussi contradictoires soient-ils, et désormais, toutes les incohérences de mon comportement envers Nathan. En clair, il fallait que je me retrouve dans une chambre, dans un lit même, avec mon pire ennemi pour faire le bilan, une sorte d’introspection. Ridicule, vraiment… Enfin bon, je suis quand même bien obligée d’admettre que s’il était vraiment mon ennemi, je ne serais pas aussi exigeante avec lui. Pour tout dire, je me ficherai complètement de ce qu’il pense, de ce qu’il dit, et surtout de ce qu’il fait. Autant dire que là, c’est tout le contraire. Même avec Noah, je ne suis pas comme ça : Bien entendu, j’ai tendance à lui en demander beaucoup, mais je suis incapable de me mettre vraiment en colère contre lui, et je suis consciente qu’il en profite. D’ailleurs, si c’est réellement lui qui a invité Nathaniel à la soirée d'Halloween, je sais très bien que je ne vais pas tenir deux heures sans lui parler, et puis, je sens que je vais avoir beaucoup trop de choses à lui dire alors… Bref, encore une fois, je m’égare, je sombre dans des pensées qui n’ont pratiquement rien à voir avec la situation présente, quoique… En réalité, cela a tout à voir, surtout si mon meilleur ami est impliqué dans la venue de mon partenaire ; Pff, depuis qu’il s’est mis en tête d’être un des cupidons de Poudlard, il fait vraiment n’importe quoi. Et, je tiens à dire que je n’accuse pas sans preuve, enfin un peu, mais… Je ne vois pas quelqu’un d’autre me faire un coup pareil.
Alors que je suis en train de monter un plan génialissime pour torturer Noah à mon retour dans la salle commune vert et argent, je suis sortie de mes pensées par la voix de Nathan. Il a pivoté sur lui-même pour à nouveau me faire face, et me lance, d’un ton joueur, qu’il me déteste aussi, et que je suis au courant de ça. Je fronce légèrement les sourcils, et le regarde pendant quelques instants, avant de lui tirer la langue. Heureusement pour lui, je n’ai rien à porter de mains, sinon je l’aurais déjà bombardé avec, non mais… Voilà qu’il recommence à se moquer de moi, et à arborer ce sourire qui me rend carrément folle, hystérique. Je lève les yeux au plafond, et lâche un petit rire, même si pour le coup, il n’y a pas grand chose de drôle ; C’est vrai, je lui dis que je le déteste, il me répond que lui-aussi, il n’y a vraiment pas de quoi rire. Enfin bon, je ne vais même pas chercher à me comprendre, c’est peine perdue… Je passe une main dans mes cheveux, et continue de regarder le jeune homme, qui est désormais placé devant son miroir, et a enfilé une chemise. Je plisse les yeux, et me racle légèrement la gorge, agacée. Ce n’est pas juste, il s’habille, entièrement, et je ne vais donc plus pouvoir le regarder, le reluquer, et cela m’embête fortement. Il triche, il me nargue, parce que moi, je suis encore à moitié nue, dans sa chemise qui heureusement n’est pas trop transparente, et qui ne laisse donc pas voir mes sous-vêtements. Raah, et voilà, une nouvelle fois, j’ai l’impression d’être en position de faiblesse, j’ai l’impression qu’il a toutes les cartes en main, et qu’il prend un malin plaisir à observer toutes mes réactions quand il sort un autre de ses atouts. Trop facile, il est dans sa chambre, avec toutes ses affaires, tandis que moi, je suis en terre inconnue, en terre ennemie aussi. Je pousse un autre soupire et croise les bras, continuant à observer ses moindres faits et gestes. Je n’avais jamais vraiment fait attention, mais il est drôlement sexy quand il porte une chemise, qu’elle soit noire, blanche, ou d’une autre couleur. Non, il n’est pas seulement sexy quand il porte une chemise, il est sexy tout court…
Et voilà, je recommence à avoir des idées mal placées, je continue à le déshabiller du regard, et surtout, je perds encore et encore le contrôle des battements de mon cœur, de moi-même. Heureusement, même si je ne sais pas vraiment si je dois dire ça, Nathaniél prend toujours la parole quand je suis sur le point de faire une bêtise ou de dire quelque chose de complètement stupide. Cette fois, il affirme, d’un ton léger, naturel, que je suis quelqu’un de spécial, différent, tout en continuant de me regarder grâce au miroir devant lequel il se tient. Hum… Cela veut-il dire que je suis différente à ses yeux, qu’il ne me perçoit pas comme les autres filles qu’il fréquente? Hum… Il est vrai qu’il ne doit pas avoir d’autres Angèle dans mon genre dans sa liste de connaissances, à la fois ennemie, et amante. Mouais, vu comme ça, c’est vrai que je suis spéciale, et même plus, mais… Quelque chose me tracasse, sans que je n’arrive vraiment à mettre le doigt dessus. Alors, sans vraiment réfléchir aux conséquences de mes actes, j’avance de quelques pas, et me retrouve très rapidement juste derrière lui. Alors qu’il se bat encore avec un des boutons de sa chemise, j’attrape l’une de ses mains, et le force à se tourner vers moi. Sans vraiment lui donner de réelles explications, je chasse sa seconde main, restée au niveau de son torse, et lui murmure un petit « laisse moi faire ». Après avoir attacher les trois, quatre boutons qui donnaient du mal au beau brun, je lisse quelques plis de la chemise, puis finit par planter mon regard dans le sien. Un nouveau sourire s’affiche sur mon visage d’ange, tandis que de nombreuses pensées m’assaillissent. En fait, je suis tout simplement en train de me dire que mon comportement ressemble à celui d’une petite amie, alors que… Ce n’est pas ça du tout, je suis loin d’être la copine de Nathaniél, et même si c’était le cas, je ne pourrais pas vraiment être sa copine parce qu’aux yeux des autres, cela est illégal, interdit,… Bref, il faut vraiment que j’arrête de partir dans des délires comme ça, parce que sinon je n’en finirais jamais. Je me mordille légèrement la lèvre, puis finit par briser le silence qui s’est installé depuis maintenant quelques petites minutes.


- Différente ? Spéciale ? Hum… Peut-être. Oui et non.

J’arrange machinalement le col de la chemise de Nathan, et fais un pas en arrière pour admirer mon travail. Je lance au jeune homme un sourire satisfait, puis commence à faire les cents pas en tripotant le seul bouton de la chemise que je porte. Pour être franche, je suis encore en train de réfléchir à ses paroles, et cela me rend folle, à l’intérieur. Je n’arrive pas à comprendre ce qu’il voulait dire, ou plutôt, je ne crois pas du tout en la seule possibilité qui m’est venue naturellement. Il ne peut pas me voir de cette façon, pas après tout c que je lui ai dit, pas après toutes les histoires, toutes les disputes, tout ça. Non, je me fais des idées, il y a sûrement une autre explication, et la nuit que nous venons de passer ensemble est loin d’être un bon argument, un bon exemple, pour prouver les soi-disant sentiments que nous pouvons éprouver l’un pour l’autre. Voilà la version que je dois croire : Après une soirée arrosée, j’ai succombé à Nathaniél Auderic, mon ennemi, mais cela n’a rien à voir avec de l’amour, c’était simplement du sexe, rien que ça. J’ai été faible en ne le repoussant pas, et il peut désormais ajouter mon nom à sa liste de conquêtes, et… Et voilà…
Après quelques minutes de silence, de réflexion pour ma part, je pivote sur moi-même pour à nouveau regarder Nathaniél. Sans le moindre sourire, et en évitant un maximum de fixer les yeux de Nathan, je me lance dans ce petit discours.


- Oui, parce que je suis censée être ton ennemie, je suis censée te détester tout le temps, et prévoir des milliers de plan pour te pourrir la vie. Au lieu de ça, je passe la nuit avec toi, dans tes bras : Je suis une ennemie vraiment spéciale… Mais… Je reste pourtant au même niveau que les autres filles ; Je suis une de plus à ta liste, une simple conquête, et je n’ai rien fait pour empêcher ça. Tu vois, je ne suis pas différente par rapport aux autres, je suis juste plus conne, et tout aussi naïve.


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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Sam 17 Mar - 19:33



You are beautiful and special
like sun and rain at the same time
Ca aurait pu être simple. Ca aurait même pu être très simple... Il aurait juste pu tout avouer, ses sentiments, entre autres, toute la vérité, là, maintenant. Mais ça avait basculé tellement vite que d’une façon comme d’une autre, la simplicité n’était plus accessible. De toute évidence, elle ne le serait jamais, ou alors ce ne serait qu’un semblant de simplicité, qu’un moment de répit au milieu des hauts, des bas, de l’ouragan qui soulevait l’océan. C’était aussi une question de personnalité et notamment de fierté. Quoique, s’il avait été un jour capable de laisser parler son cœur, il l’était encore. Encore qu’à cette époque, il n’y avait pas de doutes. Tout de suite, avec Angèle, c’était plus complexe. Elle n’était pas censée le choisir, lui, parmi d’autres ! Elle avait seize ans, elle était supposée tomber amoureuse d’un garçon de son âge, multiplier les expériences, tomber, se relever, sans arrêt, comme toute adolescente relativement normale. Justement, on ne choisit pas. C’est un fait. Eux deux, c’était... Franchement, il n’en savait rien. Il n’avait lui-même pas choisi, il n’avait même pas réussi à contrôler quelque chose. Et pourtant, il aurait voulu. Ca aurait été plus facile et il aurait évité bien des troubles à la jeune Yaxley. Mais comme la fatalité s’acharne, il n’y avait plus moyen de retourner en arrière ou ne fut-ce se détacher d’elle, l’oublier, passer à autre chose, reprendre le cours de sa vie comme si de rien n’était, retrouver ses habitudes et son idéologie, l’opinion qu’il se faisait de l’amour et de toutes ces conneries. Angèle était brutalement entrée dans sa vie, avait tout bouleversé du jour au lendemain, et Nathaníel n’admettait pas que quelqu’un d’autre puisse influencer sa propre ligne de vie. Il n’admettait pas vivre, se battre, penser, pour quelqu’un d’autre. En tout cas pas avec une telle intensité. C’était effrayant ; il avait peur, réellement. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur de la faire plus souffrir que rire – à l’heure actuelle, il était convaincu de cela. Peur de ne pas être aussi important pour elle qu’elle ne l’était pour lui. Et par-dessus-tout, peur de la perdre, un jour ou l’autre.
Son doigt glissa violemment sur le bouton de la chemise, et il faillit grogner, s’énerver tout seul, arracher sa chemise et enfiler un t-shirt – ce qu’il ne fit pas, ayant un minimum de self-control. Au moins, cette brève maladresse l’avait sorti de ses pensées. Il n’était pas au courant qu’on puisse ainsi se perdre dans des... semblants de cauchemars, des illusions, des ombres pareilles. Le temps d’une seconde, il avait imaginé le futur sans la jolie brune et... Stop. Il ne pouvait décidément pas réfléchir là-dessus. Il ne pouvait pas être aussi dépendant d’une personne, c’était impossible ! Ce n’était pas lui, il ne se reconnaissait plus et... malgré tout, c’était bien lui. Son égo prit un gros coup, sur le moment, et voulant se changer les idées, il retourna aux boutons de sa chemise. Calmement, cette fois. C’était inutile de s’énerver sur des futilités... Hé oh ! Y’a aussi une histoire de pensées déroutantes dans l’équation ! Par Merlin ! Pourquoi ces fichus boutons étaient-ils réticents ?! Ca prenait, en plus d’un peu de concentration, un temps fou. Et si le jeune homme pouvait être patient, là, honnêtement, il commençait à en avoir marre de ne pas savoir glisser ces boutons dans les encoches prévues !
Une main se glissa sur la sienne. Celle d’Angèle – qui d’autre ? Nathan comprit ses intentions au moment précis où elle le força à se tourner vers elle, et à cesser de toucher aux boutons d’un petit geste autoritaire. Ses doutes se confirmèrent lorsqu’elle murmura qu’elle s’occupait de tout – fermer la chemise, dans le cas présent. M’enfin ! Il faillit prendre une moue boudeuse et affirmer qu’il pouvait très bien le faire tout seul ; gros mensonge ; mais se contenta au final de regarder la Serpentard. Au lieu de prêter attention à ses moindres faits et gestes, il fixa son visage, ses yeux. Sans bouger, se laissant faire, l’envie de lui dire qu’il n’était pas un enfant quittant doucement son esprit. Quoique, elle s’accrochait fermement ; il n’avait jamais vraiment aimé qu’on s’occupe de lui, du moins pas dans ce sens là. C’était encore un coup que prenait son égo ! Mais il n’allait pas repousser Angèle pour cette futilité, et en plus, il pouvait à nouveau apprécier leur proximité, pendant qu’elle attachait les derniers boutons. Elle releva ensuite le menton, souriante.

« Différente ? Spéciale ? Hum... Peut-être. Oui et non. »

Une grande indécision. A vrai dire, elle avait toutes les raisons de ne pas savoir quoi répondre : il n’avait pas été très objectif, précis. Il ne voulait pas l’être. C’était un fait. Il ne pouvait pas... briser cette espèce de carapace. Pas encore en tout cas. Il le ferait. Plus tard. Dans longtemps... Mais il le ferait. Un jour.
Elle s’éloigna pour faire les cent pas, lui tournant désormais le dos. Il s’étira légèrement en cherchant quoi faire. L’idée de briser le silence lui passa par la tête, vu qu’il ne savait pas si elle allait ajouter quelque chose ou non... Mais au final, il se tut. C’était parfois doux, ce calme. Il n’était ni assez pensant pour que Nathan veuille faire du bruit, ni assez léger pour qu’il se plonge dans de longues réflexions. Non, au lieu de tout ça, il savourait, regardait de temps à autre la demoiselle qui continuait à marcher de long en large dans la chambre. Il jeta ensuite un bref coup d’œil à la robe, toujours posée sur le lit, presqu’oubliée. Il aurait pu la reprendre et, d’ailleurs, Angèle aussi... Mais le temps était aux explications. Et c’était mieux ainsi. Le jeune homme voulait rectifier le tir : il était hors de question qu’elle sorte d’ici en pensant tout l’inverse de la réalité. Le problème, bien sûr, était qu’il ne voulait pas non plus lui faire part de toute cette réalité...
Alors, au bout d’un petit temps, elle lui refit face. Elle ne souriait plus, et elle ne le fixait pas non plus. Apparemment, elle, elle avait réfléchi. Il faillit froncer des sourcils, mais s’en empêcha. Quoique, le discours de la belle le fit changer d’avis.

« Oui, parce que je suis censée être ton ennemie, je suis censée te détester tout le temps, et prévoir des milliers de plans pour te pourrir la vie. Au lieu de ça, je passe la nuit avec toi, dans tes bras : je suis une ennemie vraiment spéciale... Mais... Je reste pourtant au même niveau que les autres filles ; je suis une de plus à ta liste, une simple conquête, et je n’ai rien fait pour empêcher ça. Tu vois, je ne suis pas différente par rapport aux autres, je suis juste plus conne, et tout aussi naïve. »

Voilà. Ses doutes se confirmaient, enfin. Elle pensait réellement être « une de plus », une conquête, un coup d’un soir, une fille comme les autres. Sauf qu’elle n’était rien de tout ça ! Le fait qu’elle ajoute qu’elle était « plus conne et tout aussi naïve » lui fit baisser les yeux ; le pied du lit lui sembla soudainement intéressant. Ce n’était pas ce qu’il voulait qu’elle croit... et pourtant, c’était ce qu’il s’était évertué à montrer : qu’il la détestait, qu’elle n’était rien... Juste... Merlin... Elle le croyait vraiment, maintenant. Il devait absolument changer ça, et peu importe le temps qu’il lui faudrait, ou ce qu’il devrait faire : il refusait qu’elle pense ainsi. Il refusait qu’elle pense qu’il ait abusé d’elle, qu’il se soit joué d’elle, car c’était le meilleur moyen de la perdre – ce qu’il refusait aussi, entre autre.
Il inspira un coup, relevant presqu’en même temps les yeux vers elle. En désaccord, il secoua légèrement la tête puis entreprit de l’approcher, une esquisse de sourire au coin des lèvres. Il n’avait pas envie d’être moqueur ou sarcastique ou il-ne-savait-quoi d’autre. Malheureusement, s’appeler Nathaníel Auderic – synonyme entre autre de mensonge, de mépris, et autre – n’était pas aidant. Son sourire au coin, c’était plus fort que lui, comme toutes ses mimiques. Il ne les contrôlait pas, et c’était pourquoi il souriait alors que la situation n’était pas joyeuse. Quant à son ton – on ne le changerait pas – il était léger, comme s’il ne prenait pas la situation au sérieux.
Mais malgré tout cela, il était, à nouveau et chose rare, honnête.

« Alors, je me serais joué de toi ? Juste pour passer une nuit à tes côtés ? Juste pour m’amuser ? Voyons, ce n’est pas mon genre. »

Il se rendit compte que ses paroles sonnaient faux, car c’était absolument son genre de faire ça. Choisir, séduire, jouer, coucher, abandonner. Il n’avait jamais eu de remords à agir ainsi ; ça l’amusait même. Une victime, un regard, et le tour était joué. Ca n’avait pas d’importance. Les filles venaient, les filles allaient. Et puis, à côté, il y avait Angèle. Angèle qui explorait un autre côté de sa personnalité, un côté plus doux, plus sensible, comme elle l’avait dit il y a un petit temps.
Ses yeux, jusqu’alors baissés, glissèrent sur le corps de la demoiselle pour se fixer à son visage. Il ajouta alors doucement, tout à fait immobile à un peu plus d’un mètre d’elle :

« Pas avec toi, du moins... » Il marqua une pause, puis reprit, légèrement hésitant : « Et... oui, peut-être, je voulais passer une nuit avec toi, mais ça ne te met absolument pas au même niveau que les « autres ». Si ça n’était pas arrivé... j’aurais maintenu que tu es différente... » Il s’humecta les lèvres, cherchant soigneusement ses mots. « Et... toi et moi, il y a... quelque chose, je ne sais pas vraiment quoi... et... »

« ça me fait peur » voulut-il rajouter à la suite. Mais étant quelqu’un de plutôt réservé, qui n’aimait donc pas se confier, parler de lui et de ce qu’il ressentait, il opta pour le silence. Et plus les secondes passaient, plus il se rendait compte qu’il en avait dit beaucoup, voire trop. Mal à l’aise à cause de ses propres propos, il détourna les yeux et se mordit la lèvre. Merlin... pourquoi avait-il sorti tout ça ? Elle allait se faire des films, croire des choses et... Justement ! C’était ce qu’il avait prévu ! Les filles qui passaient une nuit avec lui pensaient, pour la plupart, avoir une chance, alors qu’elles n’en avaient aucune. Angèle, elle, aurait eu raison de croire qu’elle pouvait tenter quelque chose. Et peut-être était-ce ce qu’il voulait lui faire comprendre dans sa dernière parole...

[ C'est médiocre, et ça a pris du temps, j'ai honte.. '_' *a vraiment eu du mal à écrire* ]
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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Ven 6 Avr - 20:40


Une blague de mauvais goût, quelques paroles plutôt déplacées, voilà comment tout a commencé entre Nathaniél et moi. Un humour un peu limite, une susceptibilité bien féminine, ont fait de nous de vrais ennemis, ou presque… Pour être franche, je me suis demandée plus d’une fois quelle serait notre relation si cette petite dispute n’était pas arrivé, si je ne m’étais pas énervée pour si peu, si… Bref, où notre relation en serait-elle, aujourd’hui ? Peut-être qu’il n’existerait pas cette attirance entre nous, aucune tension ne viendrait pimenter nos journées, et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Non ! Je n’arrive pas à accepter ce genre d’idées : Depuis quelques temps, je suis persuadée que le beau brun et moi ne pouvons pas vivre en paix, sans nous disputer, sans nous chercher, sans finir par nous trouver en fin de compte. Peu importe le début de notre histoire, peu importe les différentes personnes qui peuvent intervenir, tout sera toujours compliqué, et différent. Entre amour et haine, passion et raison,… Que faire pour inverser cette tendance qui s’avère être de plus en plus dangereuse, et qui me blesse tout autant qu‘elle me fait sentir vivante? Pour être tout à fait honnête, je n’en sais rien, et je ne suis même pas sûre de vouloir savoir. Je suis presque certaine que si quelqu’un entendait ce raisonnement, il penserait que j’aime souffrir, que j’aime me faire du mal, que je suis en quelques sortes masochiste, mais ce n’est pas le cas, pas du tout. En réalité, je n’arrive pas à concevoir ma vie sans nos disputes quotidiennes, sans les petits regards ou sourires qu’il me lance, sans nos moments privilégiés, sans lui, tout simplement. Pourtant, depuis quelques longues semaines, j’essaie de m’éloigner du garde-chasse, j’essaie de me défaire de ce lien qui nous unit, en vain ; Il est évident que nous ne pouvons pas rester loin de l’autre indéfiniment, nous finissons toujours par nous retrouver, avec l’aide de nos amis, ou non. Je n’arrive même pas à comprendre comment j’ai pu croire que je parviendrais à le zapper, comme je l’ai si bien fait pour Tyler. C’est carrément impossible, et presque inconcevable en fait. Il a fallu que je me retrouve coincée dans cette chambre pour enfin ouvrir les yeux, accepter la réalité, la vérité : Je préfère passer mes prochaines semaines à faire la guerre à Nathan, plutôt que de l’ignorer, de faire comme si il n’existait pas. Pour tout dire, je trouve insupportable de le croiser tous les jours, ou presque, et de faire exprès de ne pas croiser son regard, de ne pas lui glisser une petite remarque cassante concernant son comportement,… Certes, j’aime notre petite guerre, j’aime le jeu, mais ce que j’apprécie le plus, c’est de sentir son regard sur moi, sur mon corps. En fait, et comme je l’ai déjà fait remarquer, quand je suis avec lui, quand il est près de moi, je me sens bien, réellement. Sans que je n’arrive vraiment à l’expliquer, j’ai aussi l’impression d’être en sécurité, je lui fais confiance, et je peux vraiment faire tomber le masque pour être moi. Alors qu’il est censé être mon ennemi, et me détester au plus haut point, j’arrive à voir, à sentir, cette petite lueur inexplicable, de la tendresse aussi, dans ses yeux, dans ses paroles : Il me fait sentir vivante, il me donne l’impression d’être belle, il fait de moi une vraie femme…
D’un geste plutôt lent, je passe une main dans ma chevelure brune, et tente difficilement de reprendre le fil des évènements ; Je suis complètement perdue, déboussolée, et mes dernières paroles me semblent plutôt loin. Combien de temps s’est écoulé depuis mon dernier petit discours? Une minute? Une dizaine de minutes? Pour être franche, je n’en sais rien, n’ayant pas du tout une bonne notion du temps. Comme pour essayer d’avoir une réponse à ma question, je lève les yeux vers Nathaniél qui semble lui-aussi réfléchir, à notre situation sans doute… Je reste silencieuse, et immobile, laissant mon regard vagabonder dans la pièce, attendant un signe, une réponse de mon interlocuteur. En réalité, je me demande à quoi le beau brun peut bien penser : Essaie-t-il de trouver une réplique cinglante à me lancer? Va-t-il simplement changer de sujet, ou me demander de partir? Autant dire que s’il fait cela, je vais être déçue et frustrée, parce que je n’aurais pas eu de réponses, je ne serais toujours pas où en est notre relation, et aussi, parce que, contrairement à ce que j’ai pu avancer il y a quelques minutes, je ne pense pas qu’il n’y ait rien à dire. Nous avons été beaucoup plus loin qu’un simple petit baiser d’écoliers, nous avons franchi un cap, sans vraiment être conscient de ce que cela pouvait représenté, sans vraiment avoir pris le temps de mettre les choses à plat. Certains diront sans doute que j’ai une vision des choses plutôt « vieux-jeu », d’autres diront que je suis une jeune fille respectable dans un monde où il n’y a plus vraiment de morale, mais, je pense vraiment que nous avons fait les choses à l’envers, du moins, pour cette fois. Nous avons cédé à nos pulsions, et même si je ne regrette rien, il est vrai que cela complique un peu plus les choses, et nous positionne devant un nouveau problème : En plus de devoir gérer notre relation tumultueuse, nous allons devoir nous méfier de tout le monde, pour ne pas avoir d’ennuis avec la direction de l’école, et peut-être même le Ministère de la Magie. Alors, oui, il y a encore des choses à dire, et je pense que si nous avions parler avant de coucher ensembles, il y en aurait un peu moins. Bref… Comme je le dis souvent, ce qui est fait, est fait, et nous ne pouvons pas revenir en arrière. Plus maintenant. Et puis, en étant réaliste, et surtout en oubliant un peu mon monde imaginaire idyllique de conte de fée, je suis bien obligée d’avouer que je n’aurais pas pu résister à la tentation encore bien longtemps. Comme je l’ai déjà expliqué plusieurs fois, Nathaniel a ce petit truc que les autres n’ont pas forcément, et qui fait toute la différence. Tyler n’avait pas cette minuscule chose, ou peut-être n’ai-je pas pris le temps d’explorer, de creuser un peu plus, sa personnalité, son comportement, et que je suis passée à côté de ça. Je ne sais pas, et honnêtement, je ne suis pas vraiment sûre que ce soit le bon moment pour repenser à mon ex, à ce qu’il était, et à notre ancienne relation. Surtout quand on sait comme elle a finit. Et puis, soyons franc, on ne peut pas comparer les deux jeunes hommes, vraiment pas. Ah! Pourquoi Nathaniél n’arrive-t-il pas à lire dans les pensées? Tout serait tellement plus facile comme ça, et peut-être arriverions-nous à nous comprendre, à nous apprivoiser un peu mieux. Quoique, je ne suis pas certaine de vouloir qu’il soit au courant de tout ce qui se passe dans ma tête, et de toutes les idées, plus ou moins, folles qui traversent parfois mon esprit. Il n’aurait pas fini de dire que les femmes sont cinglées, compliquées, ou je ne sais quoi d’autre. Il aurait bien raison, pour une fois…
Un petit sourire s’affiche sur mon visage, tandis que je tente de chasser ses pensées de mon cerveau. Non, ce n’est vraiment pas une bonne idée d’imaginer que le garde-chasse puisse, un jour, lire en moi comme dans un livre ouvert : Que dirait-il en s’apercevant que lorsque je pose mon regard sur ses lèvres, ou ses mains, j’imagine directement l’effet d’un de ses baisers sur ma peau, d’une de ses caresses sur mon corps. Il saurait désormais l’effet qu’il produit sur moi, et serait persuader que je suis complètement folle de lui. Encore une fois, il n’aurait peut-être pas forcément tort… Malheureusement, je ne suis même pas sûre qu’il m’apprécie vraiment, bien que ses yeux parlent quelques fois pour lui. Pour la énième fois depuis que je suis réveillée, je suis perdue, et je me demande vraiment ce que signifie la nuit que nous venons de passer ensemble, les baisers que nous avons échangés,… Que pense-t-il de tout ça? Est-ce encore une sorte de jeu dangereux, où nous risquons encore et encore de souffrir? Est-ce la réalité, tout simplement? Existe-t-il quelque chose de fort, de spécial, entre nous? Comment être sûre que Nathaniél ne ment pas, ne joue pas, ne m’utilise pas? Ce qui est certain, c’est que j’ai perdu la partie, depuis un long moment, depuis le jour où je me suis rendue compte que le jeune homme ne me dégoûtait pas autant que je voulais le faire croire. Comment ai-je pu autant me perdre dans mes sentiments? Comment ai-je pu tomber amoureuse de lui, alors que je connais sa réputation? Je suis vraiment pathétique, et totalement prise au piège.
Avant que je n’aie pu m’insulter de tous les noms, la voix de Nathan me ramène à la réalité, et je manque de m’étouffer en entendant ses paroles. Alors, comme ça, il pense qu’il n’est pas le genre de garçon à jouer avec les sentiments des filles, à les manipuler pour avoir ce qu’il veut d’elle, à assouvir ses envies avec l’une d’elles, pour ensuite la jeter au petit matin. Sérieusement ? Je fronce légèrement les sourcils, et finit même par croiser les bras, fixant encore et toujours Nathaniél. Quand enfin il se décide à me regarder dans les yeux, je ne peux m’empêcher de pousser un petit soupire, en apercevant son habituel sourire en coin. Une fois de plus, il m’agace, et me donne envie de lui hurler dessus, de le gifler,… Il fait tout pour me mettre hors de moi, et je dois bien avouer que certaines de ses mimiques ne sont pas tout à fait innocentes à cela. Tandis que je lève les yeux au ciel, pour montrer mon mécontentement, ainsi que mon exaspération, il reprend la parole un peu plus doucement, et perd peu à peu son assurance au fil du discours.
Euh… Pour tout dire, je ne m’attendais pas vraiment à ce genre de déclaration, et je ne sais pas encore quoi répondre. En fait, j’ai beaucoup de mal à assimiler les paroles du beau brun, n’étant pas sûre du sens à leurs donner, et ayant surtout peur de me faire des films, de fausses idées. Pour couronner le tout, je crois qu’il y a de fortes chances pour que Nathan pense tout ce qu’il dit, qu’il soit sincère, et cela me fait sentir encore un peu plus mal. J’ai bien l’impression que je vais retomber dans de longues réflexions, et que je vais finir par devenir dingue à force de trop penser, de trop réfléchir. En plus, c’est bien la première fois depuis notre rencontre que je vois le beau brun aussi mal à l’aise : Il ne me regarde même plus dans les yeux, et se mordille même la lèvre. Je ne dis pas que je ne le trouve pas craquant comme cela, mais, il ne montre que très rarement cette facette de sa personnalité, alors… Je le fixe encore quelques secondes, et me rends enfin compte qu’il n’est qu’à un petit mètre de moi. Que faire à présent ? Que dois-je lui répondre ? Je ne suis même pas certaine d’avoir bien interpréter ses propos, alors comment faire pour lui donner une réponse convenable ? Franchement, il n’aurait pas pu être plus clair, direct… Après avoir entendu sa dernière phrase, la plupart des filles seraient certaines d’avoir une chance avec lui, et tenteraient même une approche pour concrétiser tout ça, mais… Je suis Angèle Yaxley, et il est Nathaniél Auderic, nous n’avons jamais fait dans la facilité, et ce n’est pas aujourd’hui que cela va commencer, je crois.


- Quelque chose… Ouais, c’est vrai… C’est… Je ne sais pas…

Je n’ai pas vraiment parlé fort. En réalité, j’ai eu beaucoup de mal à sortir cette simple petite phrase, si l’on peut appeler ça comme ça. Mon rythme cardiaque s’est légèrement affolé, sans aucune explication, et je sens clairement une boule se former dans mon estomac : Je suis stressée, vraiment. Désormais, je sais que je ne suis pas au même niveau que les autres, mais qu’est-ce que cela veut dire réellement ? Qu’est-ce qui se cache derrière ce « quelque chose » ? Pourquoi tout est-il toujours aussi compliqué ? J’ai vraiment beaucoup de mal à faire face à toutes ces questions, j’ai même l’impression que je vais exploser d’une seconde à l’autre. Je ne serais pas forcément hystérique, je serais juste une jeune fille qui essaie de comprendre ce qui lui arrive, qui tente d’identifier des éléments, des signes, alors qu’au fond d’elle, elle sait ce que tout cela veut dire. Cependant, cette jeune fille n’est pas une vraie lâche, elle continue juste à se voiler la face, à se protéger, elle a peur. J’ai peur…

- J’ai… Je n’arrive pas vraiment à comprendre. Pourquoi suis-je différente à tes yeux ? Qu’est-ce qui fait de moi quelqu’un de spécial selon toi ? Je suis juste Angèle. Je suis juste moi… J’ai vraiment besoin que tu m’expliques Nathaniél, parce que j’essaie vraiment de voir clair, j’essaie vraiment d’analyser la situation, mais à chaque fois que je crois atteindre la vérité, ou juste une partie de celle-ci, tu dis, tu fais, quelque chose qui me fait penser le contraire.

Quelques secondes de silence pendant lesquelles je le fixe, encore et encore. J’ai explosé, je ne réfléchis même plus avant de parler, laissant parler mes sentiments, mes émotions, et ça ne fait que commencer…

- Tu as raison, je l’avoue, il y a sans doute un truc, « quelque chose » entre nous, qui fait que je n’arrive pas vraiment à me détacher de toi. Pourtant, je te jure, après notre dernière dispute, j’ai essayé de tout faire pour t’éviter, pour ne plus penser à toi, j’ai essayé tellement fort… Regarde le résultat, j’ai échoué, encore une fois… Je n’ai pas l’habitude de perdre, de ne pas réussir quelque chose, mais depuis que je te connais, j’ai vraiment l’impression de ne faire que ça…
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H. Nathaníel Auderic

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Ven 13 Avr - 18:50



You can break everything down to chemicals
but you can’t explain a love like ours.
Pff. Crétin. Franchement, il n’aurait pas pu faire mieux. Et que lui avait-il pris de dire tout ça ? De se confier ? Et surtout de tourner autour du pot, et de parvenir à s’embrouiller lui-même ? Que lui avait-il pris de parler de lui, d’elle et en quelque sorte de ses sentiments ? C’était tout sauf son genre d’agir ainsi. Il aurait dû se taire. Il aurait dû lui dire de partir, dès le début, dès le réveil, au lieu de jouer, au lieu de parler, au lieu de balancer ce qu’il avait sur le cœur depuis le quasi-commencement. Maintenant, avec le recul, la seule chose dont il avait envie, c’était de fuir. Se renfermer. Se replier dans sa carapace, se cacher et disparaître dans ce bunker qu’il avait formé, mine de rien, il y a longtemps. A l’enfance, en fait, au moment où on lui avait fait comprendre que l’unique chose qui tuait les hommes, c’étaient leurs sentiments. C’était la faiblesse de tout le monde, l’amour et le reste, et toute personne censée se devait de ne pas se dévoiler au grand jour, car l’ennemi, peu importe à quoi il ressemblait, n’hésitait pas à exploiter cette faille. Nathaníel comprenait parfaitement cette stratégie, puisqu’il l’utilisait dès que l’occasion s’en présentait. Un peu d’informations sur votre interlocuteur... et vous l’aviez dans la poche. Et vous le contrôliez comme une marionnette. Et vous pouviez lui demander tout ce que vous vouliez. Et pourquoi pas le tuer ? C’était simple, trop simple. Le jeune homme ne pouvait citer qu’un exemple : son père. Son père qui avait voulu le protéger, qui avait voulu l’éloigner... et pour quoi ? Pour finir après quelques Doloris six pieds sous terre, dans une tombe qui de toute évidence n’était même plus entretenue, le corps rongé par les asticots et toutes ces charmantes bestioles des souterrains. Son amour pour son fils – et sa lâcheté – l’avaient tué.
C’était pour ça que Nathan préférait tout garder pour lui, quitte à s’autodétruire plutôt que de laisser les autres le faire. Et c’était pour ça qu’il ne faisait pas confiance aux gens. Une parole et, paf, vous voilà pris au piège ! Il n’avait pas l’intention de se faire avoir aussi facilement. Qu’il ait quelques personnes sous sa coupe, d’accord, mais que le sort s’inverse, pas question ! Il s’en voulait presque d’avoir parlé à Lily, sa petite sœur – de cœur – de ce qu’il ressentait pour Angèle. En même temps, elle avait trouvé, au fil des années, la technique infaillible pour le faire parler : le harcèlement. En effet, il suffisait qu’elle lui pose sans arrêt la même question pour qu’il y réponde, plus sous le coup de l’agacement et de la colère qu’autre chose. C’était lorsqu’il s’énervait qu’il parlait, point. Il pouvait déballer tout son sac, de cette façon, et s’en rendre seulement après. Sur le moment, ça l’énervait encore plus, d’avoir craqué. Puis ça passait, puisqu’il ne pouvait rien faire pour changer la donne. Et puis, ce n’était pas comme s’il pouvait attaquer sa meilleure amie sous prétexte qu’il ne s’ouvrait pas aux gens ! Sous n’importe quel prétexte, d’ailleurs. Si le premier qui touchait à un cheveu de l’adolescente signait son arrêt de mort, ce n’était pas pour que ce soit lui qui s’en prenne à elle. C’était logique, et ce serait surtout de la haute et pure trahison. Néanmoins, s’il s’agissait de quelqu’un d’autre, pas de pitié. Il ne manquerait plus que ça, qu’il se confie à son pire ennemi parce que ce dernier l’avait passablement mis en colère ! Même pas en rêve. Seul problème, on ne contrôle pas son impulsivité. Surtout pas quand on se prénomme Nathaníel Auderic.
Oui. Bien sûr. Ce qu’il venait de dire à Angèle, il le mettait sur le coup de l’impulsivité et sur rien d’autre. Il avait parlé sans réfléchir et – pourquoi ne pas l’admettre ? – en suivant son Cœur et non la Raison. Et comme un et un font deux, il en était d’autant plus perturbé. Même la proximité avec la demoiselle, un mètre plus exactement, commençait à le déranger. Si ça ne tenait qu’à lui, il l’aurait fichue dehors sans un mot. Mais il avait un minimum de respect pour elle, et c’était lui qui avait engagé le sujet : il devait donc continuer sur sa lancée, malheureusement. Qu’était-il censé dire, au fait ? Qu’était-il censé ajouter, surtout ? Il avait beau réfléchir, il semblerait que la partie de son cerveau qui disait « Parle de tes sentiments ! » ne fonctionne plus. C’était fini, déjà. Les quelques minutes où il s’était permis de parler de ce qu’il y avait au fond de lui avaient été et seraient les dernières de la journée. Peut-être même de la semaine. Ou du mois, ce qui ne serait pas étonnant. Dommage qu’il ne pouvait pas contrôler ça, pouvoir dire à l’avance s’il a décidé de se soucier de quelque chose ou non, et pouvoir calmer ses rares mais gros instants de rage. Ce serait plus facile, mais à moins de ne pas être humain, c’était impossible. Dommage. Dommage parce que maintenant, il n’avait plus envie d’ouvrir la bouche. Le silence lui avait été souvent réconfortant, comme à l’instant présent. Il avait l’impression de se déconnecter du reste, et la faible réponse d’Angèle lui parvint à peine. Il lui fallut du temps avant de comprendre qu’elle n’avait pas dit grand-chose, si ce n’était « Je ne sais pas. » Tant mieux, ils étaient deux à ne pas savoir. Enfin, si, ils savaient, mais... c’était une émotion compliquée, bizarre, le fait d’à la fois savoir et ne pas savoir, comme si votre esprit et tout le reste étaient coupés en deux, non reliés. Par Merlin, ne pouvaient-ils pas faire plus simple ? Non, personne ne le pouvait. Et à en juger par le prochain discours de la jeune Yaxley, elle non plus n’avait pas mis ses pensées au clair.

« J’ai... Je n’arrive pas vraiment à comprendre. Pourquoi suis-je différente à tes yeux ? » Non, Angèle, ne t’aventure surtout pas sur ce terrain-là. C’est un terrain dangereux, miné, n’y va pas, c’est interdit. « Qu’est-ce qui fait de moi quelqu’un de spécial selon toi ? » Mince, j’avais oublié que t’aimais les endroits interdits, et l’interdit en général... « Je suis juste Angèle. Je suis juste moi... » Ce qui est déjà beaucoup. « J’ai vraiment besoin que tu m’expliques Nathaníel. » Non, tu ne veux pas que je t’explique. En tout cas, je n’ai pas envie de t’expliquer. « Parce que j’essaie vraiment de voir clair, j’essaie vraiment d’analyser la situation, mais à chaque fois que je crois atteindre la vérité, ou juste une partie de celle-ci, tu dis, tu fais, quelque chose qui me fait penser le contraire. » Oui, c’est apparemment ce que je fais lorsque j’ai peur.

Et ils restèrent là, toujours aussi près, à se fixer, à se toiser, à se regarder.
Il aurait dû s’en douter... Il aurait dû se douter qu’elle en demanderait plus, des explications, vu la clarté avec laquelle il s’était exprimé... Dans quel pétrin s’était-il encore fourré ? Il était dans une impasse : elle voulait qu’il lui explique, sinon quoi elle partirait énervée, ou il-ne-savait-trop comment. Or, il n’avait pas l’intention d’en dire plus – il venait de trancher, il y a à peine une minute. Il jugeait qu’il en avait déjà trop dit. Si jamais ça s’ébruitait, si jamais il y a fuite d’informations – ce qui, jusqu’à preuve du contraire, arrive toujours, un jour ou l’autre – il était cuit. Ils étaient cuits. Finis. Si cette histoire arrivait à des oreilles malveillantes, c’était la fin. Point. Si ça s’ébruitait, il se ferait renvoyer de Poudlard à tous les coups, puis il aurait la famille d’Angèle sur le dos – c’est-à-dire son Mangemort de père – et peut-être le Ministère. Autant dire qu’il serait fichu. Quant à Angèle, elle aussi serait renvoyée de l’école et... Elle était la plus jeune de l’histoire, la mineure, alors il ne savait pas vraiment comment ça irait pour elle. Le pire serait sans doute le regard des autres – les enfants sont cruels, c’est un fait – et... son père, évidemment. A moins qu’il ne l’aime trop pour la considérer comme une honte. Cela, Nathan en doutait fortement. Les Mangemorts n’aimaient personne, et s’ils se le permettaient, ils se menaient eux-mêmes à leur fin. Inutile de citer le même exemple que quelques paragraphes plus haut. Tout à coup, le comportement de celle qui était censée être sa mère – oui, mise à part la ressemblance physique, le garde-chasse en doutait quelque fois – semblait logique : c’était bien plus facile d’être psychopathe que d’éprouver des émotions, surtout lorsque votre boulot était d’assassiner moldus et nés-moldus sans remords. S’ils devaient avoir des remords... mon dieu. L’unique fait d’imaginer sa mère pleurer sur le corps d’une de ses victimes était chimérique, contre-nature. Tss. Ca le dégoûtait tout ça.
Ce fut Angèle – encore – qui l’obligea à terminer le long monologue d’insultes à l’encontre de sa propre famille dans lequel il s’était lancé et à reposer ses yeux bleus sur elle.

« Tu as raison, je l’avoue, il y a sans doute un truc, « quelque chose » entre nous, qui fait que je n’arrive pas vraiment à me détacher de toi. Pourtant, je te jure, après notre dernière dispute, j’ai essayé de tout faire pour t’éviter, pour ne plus penser à toi, j’ai essayé tellement fort... Regarde le résultat, j’ai échoué, encore une fois... Je n’ai pas l’habitude de perdre, de ne pas réussir quelque chose, mais depuis que je te connais, j’ai vraiment l’impression de ne faire que ça... »

Eh bien, elle avait l’air plus apte à parler d’elle que lui à parler de lui. Tant mieux pour elle, mais pour lui, ça ne changeait pas grand chose. On lui avait coupé la langue, il n’y avait que ça. Malheureusement, à en juger par le silence qui s’installa aussitôt après, c’était à son tour de répliquer. De lui donner des explications. De parler, tout simplement. Et personne pour l’aider. Personne pour ouvrir la porte et hurler « Surprise, je te kidnappe Angèle ! ». Pas même quelqu’un pour lui souffler ce qu’il devait dire. Même son Cœur avait décidé de se taire. Il était perdu, cherchant désespérément un truc à dire... Sauf qu’il n’avait rien à dire ! Ah, si ! Une chose : « Pars. » Ce fut à cet instant-là qu’il réalisa qu’il allait encore faire dans la lâcheté, en ignorant le sujet de la conversation et en lui demandant de s’en aller. Pouvait-il faire ça ? Bien sûr que non. Son cœur s’accéléra à l’idée qu’elle lui en veuille après coup. Forcément qu’elle allait lui en vouloir. Elle réclamait des explications, et la seule chose qu’il allait lui dire était de dégager d’ici, avec sa robe bleue et ses cheveux en bataille. En s’évertuant à s’auto-protéger, il savait très bien qu’il allait en devenir désagréable. Un grand combat intérieur s’engagea alors, parce qu’il refusait d’être impoli, acide, cinglant avec elle. Avec Angèle Yaxley. Pourquoi lui en demandait-elle autant ? Ne pouvait-elle pas simplement lui demander de l’embrasser ? C’était beaucoup plus facile, ça ! Et pas besoin de mots, un geste et le message était passé. Et puis, qu’est-ce qu’il en savait, lui, pourquoi il l’aimait elle et pas une autre ? Comme s’il avait pu contrôler ça ! Il ne savait même pas mettre exactement le doigt sur ce qui l’attirait chez elle. Enfin, bien sûr, il y avait plusieurs choses mais... Non, il n’allait pas lui dire. Il n’allait rien lui dire. Elle avait raison : dès que la vérité en plaçait une, il faisait quelque chose pour prouver le contraire... C’était trop compliqué ! Il ne savait pas quoi faire, ayant peur de contredire ses propres propos et de décevoir la jeune femme. Evidemment, il avait fallu que ça tombe sur lui, sur eux, sur... Merlin !

« Je... »

Je quoi ? Que dire ?! Si certains – et certaines – pouvaient trouver cette hésitation mignonne, craquante, ou il-ne-savait-quoi d’autre, lui était convaincu de montrer une image dégradante et, pire, faible. Oui, à l’heure actuelle, c’était ce qu’il était, faible ! A en dire trop, voilà le résultat ! C’était embarrassant, honnêtement. Cette facette, du garçon indécis, sentimental et presqu’hypersensible, il la détestait. Il se cassait la tête à la repousser, à l’effacer, mais elle revenait sans cesse. Sa mère avait un bouton « off » enfoncé en permanence, pourquoi pas lui ? C’était injuste. Non pas que l’idée d’être un sociopathe, psychopathe, ignoble homme sans émotions, le réjouissait, mais l’idée de pouvoir parfois stopper sentiments et compagnie, elle, l’était. Il s’ébouriffa légèrement les cheveux, rejeta la tête sur le côté et pivota sur lui-même, s’éloignant d’Angèle comme si ça pouvait l’aider à réfléchir. Ridicule. C’était ridicule ! Il était ridicule ! A ne pas savoir dire un mot sans bégayer, sans réfléchir au suivant... Allez. Zen. Tu peux le faire. Ou pas. Il devait d’abord trancher : lui dire de partir ou être un peu plus sympathique. Il opta rapidement pour la deuxième option, la première le faisant passer pour le grand salaud de première. Maintenant, étape suivante, se remémorer calmement les questions auxquelles il devait trouver réponses... La première question : pourquoi l’aimait-il ? Pour... des raisons. Des raisons floues. Il pouvait toujours répondre le coup de foudre, mais ce n’était pas son genre, et ça ne le faisait pas. Seconde question ? Oh. En fait, il n’y en avait pas. La question « Pourquoi l’aimait-il » regroupait une multitude de sous-questions ! Elle était maligne Angèle, ainsi elle aurait toutes les réponses... Ce qui bloquait Nathan. Le revoilà au point de départ : le silence complet, le trouble, l’hésitation. Au lieu de bégayer des « Je... » à tout va, il paniqua intérieurement. Nathaníel Auderic réduit au silence, on aurait tout vu...
Une réponse. Elle attend une réponse. Une seule. Mais laquelle, par Merlin ?! On devrait créer un mode d’emploi à leur relation, sincèrement ! Il inspira un grand coup, fixant la fenêtre. Il devait être quoi ? Neuf heures du matin ? Un peu plus, un peu moins. Quelque chose comme ça... Peu importe. Il respira calmement, à nouveau, ralentissant les battements de son cœur, effaçant toutes les pensées qui s’entremêlaient dans sa tête. Il ne pouvait pas rester une minute de plus dans cet état, il avait sa fierté et pas des moindres. Personne n’avait jamais eu tort en disant qu’aimer, au fond, c’était être vulnérable. Vulnérable, donc faible, et surtout dépendant. A douter sans arrêt, à avoir peur que du jour au lendemain, votre cœur se fasse briser, qu’on vous l’arrache. C’était comme ça : à partir du moment où l’on met son bonheur dans les mains de quelqu’un d’autre, on prend le risque même de ne pas être heureux, comme dira un certain Douglas Kennedy des années plus tard. Et c’était vrai... Avec Angèle, Nathaníel n’était pas toujours heureux. Il y avait les hauts, et les bas... mais il avait l’impression que les bas étaient toujours plus douloureux que les hauts n’étaient bénéfiques. Et leur dernière dispute... Était-il vraiment nécessaire de revenir là-dessus ? Tout à fait, car la demoiselle avait avoué avoir tout fait pour l’oublier à la suite, sans succès. Ca voulait dire que... qu’au moins, c’était réciproque. Qu’elle tenait à lui plus qu’elle se l’avouait, plus qu’il ne se l’avouait aussi, comme il tenait à elle. Qu’elle... Que... Stop. Il allait finir par retrouver l’état de trouble dans lequel il s’était trouvé un peu plus tôt, et c’était hors de question. Il releva la tête et se tourna vers la brunette, s’approchant d’elle, choppant au passage la robe oubliée sur le lit.

« Ca casserait le mythe, hm ? Si je te disais pourquoi toi et pas une autre. »

Voilà, c’était fait. Il ne s’éterniserait pas sur ce sujet. Il n’en dirait pas plus. Il ne se lancerait pas – et jamais – dans un long discours sur le pourquoi du comment. Elle allait devoir se contenter de ce qu’elle savait déjà. Qu’elle ait de la chance, si elle n’était pas elle, elle n’aurait même pas su ! Il eut un petit sourire, s’arrêta juste devant elle et, sans même réfléchir, commença à remettre quelques-unes de ses mèches de cheveux en place. Elle avait bien joué à la styliste, tout à l’heure, pourquoi ne pouvait-il pas jouer au coiffeur ? Et puis comme ça, en raison de leur proximité actuelle, se concentrer sur les cheveux de la jeune femme lui permettait de ne pas regarder ses lèvres et par conséquent de ne pas l’embrasser, ce qu’il mourait pourtant d’envie de faire. Ah. Il y avait ce problème-là, désormais. Tenter par tout les moyens de ne pas embrasser ou ne fut-ce effleurer Angèle en public lui parut une bonne idée. Ne pas jouer avec ses doigts, ne pas poser un regard insistant sur ses lèvres ou sur son corps, ne pas... Wow. Ca faisait beaucoup. Peut-être allait-il falloir éviter toute rencontre au public... Dans le pire des cas, il improviserait. Mais il se voyait mal faire exprès de voir Angèle lorsqu’elle était seule, ce serait plus louche qu’autre chose. Et on n’était jamais tranquille, dans ce château. Tiens d’ailleurs, il y avait plutôt fort intérêt à ce que l’autre gamin ne dise rien, ne fasse aucune allusion et... Mon dieu. Combien de personnes étaient à cette fête, et surtout, combien les avait vu partir, Yaxley et lui ? Damn. Avec un peu de chance... Oh, et puis, il userait de moyens de pression pour les faire taire – quoique, le sort pouvait s’inverser, ces personnes pouvaient elles-aussi user de ça contre lui. Merlin. Les complications ne faisaient peut-être que commencer. Il n’y avait plus qu’à espérer que seul Noah était au courant de cela, et peut-être Lily par voie de conséquence...
Il termina le petit travail en glissant une mèche rebelle derrière l’oreille de la Serpentard – c’était fou comme sa tignasse était indomptable lorsqu’elle n’était pas lissée – et contempla son chef-d’œuvre avec un beau sourire, ne pouvant empêcher un joyeux « Tadaam ! » de sortir de sa bouche. Son regard se posa ensuite sur le vêtement, la chemise blanche, en veillant à ne pas dévier sur la bouche de la brunette. C’était tenter le diable, cette bouche, ces lèvres ! C’était pire qu’une invitation, c’était... un vrai aimant. Il prit un petit temps avant de s’ôter de la tête l’idée de l’embrasser, avant d’arquer un sourcil, malicieux.

« Garde la chemise. Vu comme les boutons ont éclaté hier soir, je doute qu’elle soit récupérable. » Mieux vaut vous épargner les sous-entendus de cette phrase. Nathaníel rajouta, comme pour contraster : « Et puis, elle te va bien. »

Véridique. Mais s’il s’attardait encore un peu sur le corps d’Angèle, il n’était pas sûr de contrôler une pulsion. Ca en devenait maladif, vraiment... Il fallait qu’il s’occupe les mains et, oh, la robe – il l’avait posée juste à côté de lui le temps de recoiffer un peu l’adolescente. Il l’attrapa délicatement et la posa dans les mains de la Serpentard. S’il avait pu dire quoi que ce soit, ça aurait été « Maintenant, tu peux rejoindre ton dortoir. », mais il n’en eut pas le temps. Cédant finalement à une pulsion, avant même de comprendre lui-même ce qu’il faisait, ses lèvres capturèrent celles de la demoiselle et il l’embrassa. Ce qui était plutôt audacieux, car non seulement il n’avait répondu à aucune de ses questions, mais en plus il lui demandait, subtilement certes, de partir. Quoique maintenant, il n’était plus certain de vouloir la voir sortir de cet appartement. C’était vraiment une émotion étrange. Déstabilisante. Ce fut peut-être pour ça qu’il stoppa rapidement le baiser, au bout d’une dizaine de secondes, ouvrant les yeux un peu après pour les plonger dans ceux de la brunette. Déjà, il allait falloir qu’il arrête de l’embrasser après chaque phrase... Facile à dire. C’était comme si son corps répondait à celui d’Angèle, et lorsqu’il l’embrassait, il entrait définitivement dans une bulle, leur bulle. Peut-être que c’était mal, sur tout les points, peut-être que ça le conduirait à sa perte, peut-être que ça conduirait tout le monde à sa perte. Peut-être que ce serait tragique. Peut-être que ce serait beau, magnifique, aussi. Peut-être que ça resterait mal même dans des années, même lorsqu’il n’y aurait plus ce rapport élève-personnel... Mais il s’en fichait.
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Angèle Yaxley

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Jeu 10 Mai - 10:51

Presque machinalement, je passe ma langue sur mes lèvres, essayant tant bien que mal de me reprendre, et de ne pas plus déballer mon sac. Cette fois, je suis consciente que j’ai légèrement dépassé les limites que je m’étais fixée, que j’ai parlé avec mon cœur, mes sentiments, sans prendre le temps de réfléchir. Désormais, il m’est totalement impossible de revenir en arrière, je ne peux pas effacer ma tirade, et je vais donc devoir affronter le regard de Nathaniél. Pour tout dire, je ne suis même pas sûre de regretter mes dernières paroles ; Je ne lui ai pas fait une grande déclaration, je ne lui ai pas dévoilé mes sentiments, mes pensées les plus secrètes, mais… Je ne sais pas. Un étrange sentiment m’a envahi depuis quelques minutes, j’ai l’impression d’avoir été trop loin, et de demander beaucoup de choses au jeune homme. Nous venons à peine de coucher ensemble, et déjà, je lui ordonne presque de me donner des explications, j’exige des réponses franches, honnêtes. Je ne suis pas une femme pour rien : J’ai un besoin constant d’être rassurée, à propos de mon look, de mes capacités, des sentiments qu’il peut avoir pour moi, ou non. Je n’ai pas forcément une grande confiance en moi, et j’ai beaucoup de mal à croire que Nathan soit réellement intéressé par ce que je suis. Pourquoi moi, et pas une autre ? Pourquoi suis-je différente à ses yeux ? Encore et toujours ces mêmes questions, qui ne cessent de me torturer, et de me faire douter. Ouais, je ne suis plus sûre de rien, et je n’ose même plus faire d’hypothèses, ou me projeter dans un semblant de réalité ; J’ai peur d’être déçue, j’ai peur de tomber de haut, en me rendant compte que je me faisais en fait des films, et que le garde-chasse ne ressent pas la même chose. Une nouvelle fois, je suis bien obligée de constater que la peur de souffrir, et le besoin de savoir la vérité, ne font pas bon ménage. Que faire, alors ? Au final, quelle est la meilleure solution ? Dois-je tenter d’obtenir une vraie réponse de la part du jeune homme, ou est-il préférable que je laisse tomber, pour me préserver ? Franchement, je ne sais plus vraiment quoi faire, je suis perdue, déboussolée. Il est évident qu’après cette soirée d’Halloween, plutôt mouvementée, mais surtout, après un long mois de silence total, de souffrance, j’ai envie d’enfin pouvoir mettre des mots sur notre relation, j’ai vraiment besoin d’être fixé, parce que je vais finir par devenir folle, carrément. Pour être totalement honnête, je ne suis pas certaine de vouloir me relancer dans un engrenage pareil : Comme je viens de l’expliquer à Nathaniél, j’ai vraiment tenté de le chasser de mes pensées, de passer à autre chose, de voir d’autres personnes, mais… Aucun résultat, je suis retombée dans ses bras au bout de cinq petites minutes. Peut-être aurais-je dû résister ? Peut-être n’aurais-je pas dû lui adresser la parole ? Même si ce n’est pas le moment de regretter certaines choses, je ne peux pas m’empêcher de ressasser, de me poser des questions, et au final, de m’embrouiller encore plus. J’ai vraiment du mal à trier les informations, repensant sans arrêt aux paroles du beau brun, et essayant de regagner peu à peu mon sang-froid. Où tout cela va-t-il nous mener ?
Je me racle légèrement la gorge, et tente de porter mon entière attention sur Nathan, qui semble tout aussi perdu que moi. En même temps, il n’est pas innocent dans cette affaire, et je suis persuadée que s’il avait été plus clair, nous n’en serions pas là. Que voulez-vous, rien n’est simple entre nous, et je commence vraiment à me demander si nous ne sommes pas le genre d’amants maudits, condamnés à vivre une relation qui peine à commencer, et qui n’aboutit jamais vraiment. Bref, toute cette histoire est compliquée, mais ça vaut peut-être le coup d’essayer, non ? Là encore, je ne sais pas vraiment… Bien sûr, il m’est arrivé de rêver à des jours meilleurs, a aspiré à une vraie relation avec Nathan, mais ce n’est tout simplement pas envisageable. Il n’y a rien à faire, un membre du personnel ne peut pas avoir de liens ambigus avec une élève : En plus d’être puni par la loi, cela pourrait entraîner de nombreux conflits au sein de nos familles respectives. Je n’ose même pas imaginer la tête de mon père, Rick, s’il apprend, un jour, que j’ai couché avec le garde-chasse de Poudlard. Je crois qu’il serait capable de commettre un meurtre, et étant donné son statut, ce ne serait pas vraiment une surprise. Je l’imagine déjà, sa baguette levée, expliquant à qui veut l’entendre qu’il ne supporte pas que l’on touche à sa fille, son trésor, son Ange, et qu’il tuera quiconque se mettra entre lui et moi. Hum, je connais les réactions, et les discours de papa par cœur… Je ne peux pas nier que ce serait une belle déclaration d’amour, mais je dois aussi reconnaitre qu’à l’heure actuelle, je n’en peux plus. Premièrement, il est très difficile pour moi de porter le nom Yaxley, j’ai peur du regard des autres, et même si les agissements de Rick restent pour l’instant secrets, je ne suis pas très à l’aise quand certains de mes camarades évoquent les décès de sorciers, ou moldus. Deuxièmement, depuis mon arrivée ici, je me sens observée, épiée, j’ai vraiment l’impression que mes moindres faits et gestes sont surveillés ; Au final, je n’ose plus être moi-même, je suis presque obligée de jouer un rôle, celui de la parfaite petite Serpentarde. Je déteste ça, vraiment. En réalité, seuls mes plus proches amis, et Nathan, me connaissent sous ma vraie personnalité. Pour finir, je dois bien admettre qu’aimer mon père, lui accorder ma confiance, devient de plus en plus compliqué. Je lui reproche pas mal de choses en fait : J’aurais aimé avoir une vie normale, pouvoir me reposer sur son épaule, avoir quelqu’un à qui parler, quelqu’un de ma famille. Il n’a pas forcément su m’apporter l’amour, et l’affection dont j’avais, et j’ai toujours, besoin… A présent, je le déteste autant que je l’aime, c’est mon papa malgré tout. Quoi qu’il fasse, il restera celui qui m’a plus ou moins élevé, il peut être considéré comme le principal pilier de ma vie, et puis, ne dit-on pas que les liens du sang sont plus fort que tout?
Hum… Je ne sais plus tellement où j’en suis. Cependant, il est clair que je n’accepterai jamais qu’il s’en prenne à mes amis, quel que soit leur statut de sang, ou la position de leurs parents. Je ne supporterai pas qu’il touche à eux, je ne le laisserai pas faire, et je ne serais pas capable de le pardonner. Entre ma famille de cœur, et lui, le choix semble presque évident, et pourtant… La vie n’est pas simple, et comme on le dit souvent, l’avenir nous apporte systématiquement son lot de surprises, pas toujours bonnes…

Le son de la voix du jeune homme me tire brusquement de mes pensées, et il me faut bien quelques petites secondes pour me remettre dans la condition d’il y a plusieurs minutes : Je viens de balancer une mini déclaration à Nathaniél, qui semble désormais sur le point de me répondre. Quoique… Je fronce légèrement les sourcils, et continue de fixer le beau brun, espérant vraiment quelque chose de mieux qu’un petit « Je ». Même si je trouve que cette hésitation a quelque chose de craquant, de mignon, je ne peux pas me contenter de cela ; J’ai vraiment besoin d’avoir une réponse, il faut que je sache si je fais bien de m’attacher à cette histoire, ou s’il faut que j’abandonne, une bonne fois pour toute. Le garçon ne semble cependant pas encore résolu à me donner une explication, à éclaircir certains points, il laisse même s’écouler un peu de temps avant de me tourner le dos, s’éloignant totalement de moi. Que dois-je faire maintenant? Suis-je censée insister, encore et encore, pour avoir ce que je veux, ou le laisser réfléchir, poser les choses? Il est sans doute préférable que je ne le brusque pas, que je le laisse se torturer l’esprit, même si je prends le risque de ne jamais savoir ce qu’il en pense réellement…
Je pousse un léger soupire, et finit par croiser les bras, supportant de plus en plus mal ce silence pesant, installé depuis longtemps, trop longtemps. Mon regard balaye plusieurs fois la pièce, mais rien ne semble assez intéressant, au point de pouvoir me changer les idées, me faire totalement oublier cette discussion. Pas de chance, vraiment. Pour la énième fois depuis le début de la journée, je me replonge dans les souvenirs de cette soirée d’Halloween, et essaie tant bien que mal de comprendre comment nous en sommes arrivés là. La réponse semble évidente, mais il est beaucoup plus facile et rassurant pour moi, d’imaginer qu’il y a d’autres solutions, d’autres choses, qui font que nous nous sommes retrouvés ; L’amour craint, blesse les gens au plus profond d’eux-mêmes, et j’ai toujours eu peur d’éprouver ce genre de sentiment. Tellement fort, que ça finit par faire mal.
Encore une fois, tout ceci est paradoxal, et je ne cache pas que je suis la première a crié haut et fort qu’aimer quelqu’un, être aimé, est la seule chose la plus importante, la plus belle, et pourtant… Je suis effrayée, bouleversée, je ne sais même plus quel est le bon chemin, je ne sais même plus comment réagir,… Je préfère largement continuer à me voiler la face, c’est une façon comme une autre de se protéger, de se créer une sorte de carapace. Enfin, tout cela reste compliqué, et j’ai tendance à très vite changer d’avis, de position, ne pouvant désormais plus vivre dans le déni, étant, en quelques sortes, obligée d’accepter mes sentiments pour lui. Il y a encore plusieurs mois, je me plaignais sans arrêt du comportement du garde-chasse, je disais le détester à un point inimaginable; désormais, je ne parle presque plus de lui, je n’ai même plus le cran de dire haut et fort que je ne le supporte pas, qu’il n’est rien pour moi. Ouais, quelque chose a changé : Je n’arrive plus à me mentir, je n’arrive plus à me convaincre, je n’arrive plus à percevoir une autre réalité. Pourquoi gâcher autant d’énergie dans une cause qui est perdue d’avance? Pourquoi ne pas accepter mes sentiments? Aujourd’hui, je n’ai vraiment plus la force de me battre contre moi-même, il est temps que je me l’avoue une bonne fois pour toute, sans revenir en arrière : Je suis bel et bien amoureuse de Nathaniél, et je ne peux rien y faire…
Je reviens rapidement à la réalité, quand je sens une boule se former dans mon estomac, et mes mains trembler légèrement. Aujourd’hui, j’ai l’impression que la tension et l’attente sont à leurs combles : Je suis vraiment stressée, et j’ai beaucoup de mal à garder mon sang-froid, mon calme. Mon regard se fixe une nouvelle fois sur le jeune homme, qui après avoir attrapé ma robe, revient vers moi, un petit sourire aux lèvres. Que compte-t-il faire maintenant? Va-t-il me donner une réponse valable, ou non? Quelques secondes s’écoulent, il finit par prendre la parole, me faisant plus ou moins comprendre qu’il ne répondrait pas à ma question, car selon lui, « ça casserait le mythe ». Je croise à nouveau les bras sur ma poitrine, et finit même par lever les yeux ciel, ou plutôt au plafond, lâchant un faible
«Sérieusement?…». Pour être totalement franche, je n’arrive pas à croire qu’il me laisse comme ça, sans une indication de plus, sans une petite explication qui me permettrait de mieux comprendre notre relation. Que sommes-nous exactement? Qu’est-ce que nous sommes censés faire? Quelle est la prochaine étape de notre histoire? Que devrais-je dire ou faire, si certaines de mes connaissances nous ont vu partir ensemble? Mon dieu seigneur, je crois que je vais droit dans le mur, les semaines à venir s’annoncent très difficiles à supporter, et je suis de plus en plus inquiète. Nathan ne semble pas vouloir m’aider, et à en croire son comportement, il ne tient pas à terminer cette conversation, ou peut-être a-t-il justement décidé qu’elle était finie, là, tout de suite. Pfff, et dire qu’il y a à peine une heure, il faisait tout pour me séquestrer dans sa chambre, prétextant avoir pas mal de choses à me dire. Franchement, il y a certains moments, je n’arrive pas à le suivre, à comprendre son raisonnement,… Je lâche un soupire de mécontentement, et plonge mon regard dans celui du jeune homme, essayant vainement de trouver quelques réponses, quelques indices. Avant que je n’ai pu exprimer clairement mon agacement, Nathaniél avance un peu plus vers moi, et commence à remettre en place quelques mèches de mes cheveux. Encore une fois, je ne contrôle plus tellement les battements de mon cœur, et je dois prendre sur moi, pour ne pas me laisser submerger par mes émotions, mes sentiments, mes pulsions. Le beau brun ne me regarde même plus, il semble totalement concentré sur ma chevelure brune, ébouriffée et indomptable, me laissant complètement déboussolée. Je crois que je n’arriverais jamais à m’habituer à l’effet qu’il me fait, notamment quand il est près de moi : Je ne peux m’empêcher de le dévisager, de m’attarder sur ses lèvres, sur son torse,… Comment vais-je faire pour résister à la tentation lors de nos prochaines rencontres? Dois-je faire tout mon possible pour l’éviter? Hum… Comme je l’ai déjà expliqué, il est très difficile pour moi d’ignorer le beau brun, je n’ai pas envie de me faire du mal, je n’ai pas envie de retomber dans le même engrenage qu’il y a un mois. Cependant, il est évident que je vais devoir apprendre à contrôler mes émotions, je ne peux pas me permettre de faire une erreur en sa compagnie ; Le toucher, le prendre dans mes bras, l’embrasser, sera totalement interdit, et pourrait même s’avérer être dangereux. Encore une fois, la tâche s’annonce réellement compliquée; Je vais devoir prendre sur moi, peut-être même me remettre en question, et je suis à peu près sûre que je vais me torturer l’esprit avec des raisonnements stupides. Je ne peux pas faire autrement, j’ai besoin de comprendre, et je déteste quand quelque chose m’échappe, encore et toujours : Comment dois-je prendre les paroles de Nathan? Suis-je censée éprouver de la joie, ou de la tristesse? Je sais que cette phrase revient souvent, mais je suis vraiment perdue, encore plus qu’avant. Après ces quelques révélations, le garçon s’est renfermé sur lui-même, ne m’a donc pas plus éclairé sur ses intentions, sur ses sentiments, et sur les évènements récents. En fait, je n’ai pas grand chose sur quoi me reposer, je ne suis même pas sûre d’être totalement dans le vrai, quand je pense qu’il y a quelque choses entre lui et moi : Que signifie vraiment être spéciale, ou différente, pour quelqu’un? Il est possible que je me fasse des illusions, ou alors, qu’il joue avec moi, avec mes sentiments, ayant sans doute senti que j’étais de plus en plus troublée par lui. Je suis consciente du mal que je me fais en pensant cela, en me posant ce genre de questions, mais je ne peux pas faire autrement : J’ai besoin de tout remettre en question, je suis obligée d’imaginer toutes les options possibles. Au fond de moi, j’ai vraiment envie de croire que le garde-chasse est quelqu’un de bien, qu’il peut être sincère, et que lorsqu’il est en ma présence, il ne simule pas, il ne porte pas de masques, se faisant passer pour quelqu’un d’autre. Je veux qu’il soit le vrai Nathaniél Auderic quand il est avec moi! Malheureusement, je doute, encore et toujours, et je n’arrive pas à me convaincre entièrement de cela, je connais sa réputation au sein de l’école, et certaines de mes amies ne se gênent pas pour raconter tout et n’importe quoi à son sujet.
Tandis que je reviens peu à peu à la réalité, chassant ces pensées de mon esprit, Nathan place une dernière mèche derrière mon oreille. Je reporte alors toute mon attention sur son visage, et ne peut m’empêcher d’afficher un petit sourire quand il lance un « tadaam », semblant admirer son travail. Au moins, si je croise quelqu’un en sortant d’ici, je suis pratiquement certaine d’être présentable, avec une chevelure plus ou moins domptée. Enfin, il me reste encore le problème de la robe à résoudre, mais à en croire le comportement du jeune homme, je ne vais pas tarder à la récupérer ; Je jette d’ailleurs un petit coup d’œil à mon vêtement, posé, quelques minutes plus tôt, à côté de nous. Le jeune homme ne me laisse pas le temps de le remercier, ou de lui sortir une quelconque réplique, son regard glisse le long de mon corps, et je préfère donc détourner les yeux, sentant le rouge me monter aux joues. Pourquoi porte-t-il un regard aussi insistant sur moi? Que compte-t-il faire? Est-il en train de remémorer certains passages de la nuit dernière, comme moi je le fais? Je lâche un petit soupire, tentant, une énième fois, de me sortir certaines images de ma tête : La faible distance entre lui et moi ne m’aide pas, tout comme son irrésistible sourire, et… Et son discours, léger certes, mais qui implique de nombreux sous-entendus, et qui a donc tendance à me faire encore plus rougir. Je retiens de justesse un petit rire nerveux, et laisse mes doigts effleurer sa chemise blanche, ainsi que le dernier bouton, ayant survécu à la tempête d’hier soir.


« Hm… Je trouve aussi qu’elle me va plutôt bien… » Je lui lance un autre sourire, et tourne sur moi-même, faisant tout de même très attention à garder le vêtement près de mon corps : Même si le beau brun m‘a vu complètement déshabillée, je reste très pudique. Pour être totalement honnête, il ne m‘en faut pas beaucoup pour me mettre mal à l‘aise, pour me faire rougir ; Sentir le regard, plus ou moins insistant, de Nathan sur moi suffit à me mettre dans cet état là. Je lâche un petit rire, et continue mon manège, prenant désormais une pause de mannequin. Ok, je suis totalement dans mon délire, mais que voulez-vous, j’ai besoin de me détendre, de rire un peu, tentant en quelques sortes de passer outre cette atmosphère pesante, électrique. Après quelques secondes, je décide de reprendre mon sérieux et lui adresse un petit : « Merci. »

A nouveau, le silence s’installe, et je dois prendre sur moi pour ne pas un peu plus déballer mon sac, ou alors, pour ne pas me coller à lui pour le câliner, le bisouter aussi. Rah, je suis vraiment irrécupérable : Je n’arrive pas à lui en vouloir plus d’une dizaine de minutes, même s’il me reste beaucoup d’interrogations, beaucoup d’inconnu pour la suite des évènements. Sans rien ajouter de plus, le beau brun dépose délicatement ma robe entre mes mains, et je ne peux m’empêcher d’afficher une petite moue contrariée, comprenant enfin qu’il est, en quelques sortes, en train de me demander de partir. Et voilà, comme on le dit très souvent, je vais faire un splendide retour à la case départ : Il ne semble pas vouloir ajouter quelque chose, et je ne compte pas lui forcer la main, même si j’en ai bien envie. Alors que je suis sur le point de tourner les talons, pour me diriger vers la sortie, Nathaniél avance un peu plus dans ma direction, et finit par m’embrasser. Oui, ses lèvres capturent les miennes, mais avant que je n’ai eu le temps de faire le moindre mouvement, de profiter un maximum de ce doux contact, il se retire, et plonge, presque immédiatement, son regard dans le mien. Je crois que c’est réellement à partir de ce moment là, que je perds plus ou moins contact avec la réalité : Il n’y a que lui et moi, dans notre bulle, dans notre monde, dans notre univers. J’imagine qu’il est facile de deviner l’état dans lequel je me trouve, sans le moindre contrôle sur mon rythme cardiaque, comme fascinée par le bleu de ses yeux.
Comment résister à l’appel de son corps, de ses lèvres? Comment ne pas céder totalement à toutes ces pulsions qui m’envahissent soudainement? Je…


« Je… Je dois enfiler ma robe. Retourne toi s’il te plaît. » Je ne peux tout simplement pas me laisser aller dans ses bras, et je décide donc de mettre un peu plus de distance entre nous, serrant la robe contre moi, essayant de ne pas revenir sur mes pas. Même si une partie de moi regrette de ne pas être restée près de lui, je suis presque certaine que j‘ai fait le bon choix : Je ne veux pas qu‘il croit que je suis à sa merci, complètement sous son emprise, incapable de lui résister. Non, je me dois de paraître forte, sûre de moi, et plutôt détachée de lui, même si ce n‘est pas forcément le cas ; Etant donné que je ne sais pas où va cette histoire, que je ne sais rien en fait, je ne préfère pas m‘abandonner totalement, aux risques d‘être déçue, blessée, encore une fois.
Je me racle légèrement la gorge, et vérifie que le jeune homme est bien tourné, pour faire glisser la chemise le long de mes épaules. J‘enfile rapidement mon vêtement, et ne peux m‘empêcher de montrer mon agacement, quand je m‘aperçois que l‘attache de ma robe semble vouloir me faire des misères.
« Raah! Ce n’est pas vrai! Saleté de fermeture! Nathaniél… » Et voilà, je n‘ai pas tenu cinq minutes avant de le rappeler, même si dans le cas présent, ce n‘est pas pour un baiser, ou quelque chose dans ce genre là. «… Je crois que j’ai besoin de ton aide. »
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H. Nathaníel Auderic

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Lun 14 Mai - 18:46



You can break everything down to chemicals
but you can’t explain a love like ours.
Le premier septembre, son regard s’était posé sur elle alors qu’il balayait la Grande Salle du regard, observant les nouvelles têtes, espérant reconnaître quelqu’un. Il l’avait seulement entraperçue, ne sachant pas à cet instant que cette tête, cette fille aux longs cheveux bruns et aux prunelles chocolat, changerait absolument tout, ajouterait une nouvelle dimension à son monde qui jusqu’alors ne tournait qu’autour de lui-même.
À peine quelques jours plus tard, il retrouvait la demoiselle en retenue, apprenait son nom : Angèle Yaxley, et là débutait une longue histoire de haine, pour ne citer que cela. Ou plutôt, à ce moment-là encore, ce n’était qu’un jeu. Un jeu dont le but était d’envoyer des piques à l’autre, sans raison. Aucune pique tirée de vraie méchanceté, juste des taquineries au goût de perversité typique des enfants. Un jeu de ce qu’il y avait de plus simple. Rien de malsain. Et pourtant, il y avait quelque chose en plus. Un petit quelque chose qui faisait toute la différence.
Mi-septembre, Angèle se perdait dans la Forêt Interdite et il l’avait trouvée. Il avait découvert, en plus du récit de sa vie, une nouvelle facette d’elle, sa vraie personnalité entre autre. Tout comme elle, qui avait vu de lui autre chose que le type arrogant, moqueur et méprisant. S’il fallait choisir une date, s’il fallait dire à quel moment exactement il était tombé pour elle, il s’agirait sans doute de ce douze septembre. Rien n’avait plus été pareil à partir de ce jour-là, et encore moins après qu’elle l’ait embrassée. Et le doute s’était installé.
Et puis il y avait eu le Bal de la rentrée. Il y avait eu la jalousie, il y avait eu la rancune, il y avait eu l’envie de vengeance. Et elle s’était vengée d’Hermione Granger, et de lui par voie de conséquences. Elle s’était vengée en couchant avec Noah Smith, un de ses camarades Serpentard.
Ce fait, Nathaníel l’apprenait dix jours plus tard, dans une nouvelle rencontre dans la Forêt. Sauf que cette rencontre fut plus violente, emplie de haine, et à nouveau de rancune et de jalousie. Violence. Désir. Passion. Explications. Une rencontre qui finit mal, pour les deux, d’une quelconque façon. Le jeune homme avait cherché depuis un moyen de lui reparler, de s’excuser, de dire qu’il aurait tout simplement pu passer au-delà de ce qu’elle avait fait avec Noah, et même oublier cela et faire comme si de rien n’était... Mais ça n’avait pas été possible et, du coup, ils s’étaient ignorés, ils avaient laissé la haine venir sur le devant de la scène, pendant un mois.
Et les revoilà, en ce premier novembre, après un Halloween débridé.
Et les revoilà, à nouveau, dans le doute, dans la peur. Car oui, ils avaient peur. Peur de tout, des conséquences, du futur, du présent, de ce qui s’était passé et de ce qui se passait. Ils avaient peur de ce quelque chose qu’il y avait entre eux. Et il y avait de quoi. Ils n’auraient normalement pas dû vivre autant de choses, passer autant d’épreuves, en si peu de temps, en quelques mois précisément. S’ils en étaient à ce point aujourd’hui, qu’en serait-il de demain ? Dans deux mois ? Dans six mois ? C’était intense, c’était trop intense. Si intense que Nathan en était paralysé, effrayé, tétanisé. Ses sentiments pour Angèle le rongeaient de l’intérieur, et il ne savait pas si c’était une bonne ou une mauvaise chose. Il ne savait pas si c’était bénéfique ou non. Comme elle, et comme tout autre humain normalement constitué, il avait peur de souffrir, peur de se faire piéger par les filets de l’amour et ne plus savoir en ressortir. C’était juste trop douloureux. Mais il était déjà piégé et il le savait très bien. Il espérait juste que sa théorie selon laquelle les choses s’intensifieraient encore et encore était fausse. Il ne voulait pas revivre la haine, la jalousie, la rancune, l’envie, le désir, la colère, la vengeance, le sentiment de non-retour.
Et d’un autre côté, il le voulait. Il voulait tout ça, toutes ces émotions qui le consumaient et le consumaient. Même s’il n’y avait rien de logique là-dedans et même si le fait de ne rien comprendre à la situation l’énervait, il voulait tenter le coup et le tenterait, si Angèle tentait aussi. Ca en valait la peine ; elle en valait la peine. Pourquoi elle et pas une autre ? Pour être honnête, il n’en savait fichtrement rien. Il ne pouvait pas répondre à la jeune femme et lui dire clairement pourquoi elle était différente et spéciale pour lui car... il ne savait pas lui-même. Il pouvait uniquement dire qu’il y avait quelque chose entre eux, quelque chose qu’il ne ressentait pour personne d’autre. Il ne pouvait pas lui dire cash qu’il l’aimait, car de un ça ne lui ressemblait pas, et de deux il doutait encore. Comme déjà expliqué à maintes reprises, une partie de lui savait, une autre niait. Et les deux ensembles promettaient d’être un mélange explosif.

Ses doigts effleurèrent pour la dernière fois les mèches brunes d’Angèle, et il admira ensuite son travail. Bien, elle avait déjà l’air plus coiffée qu’il y a cinq minutes ! Un sourire illumina son visage. Il était fou de voir la différence entre les sourires qu’il avait en présence de la Serpentard, et les sourires qu’il avait d’habitude avec les gens. En temps normal, il arborait un rictus moqueur, un sourire au coin méprisant, un ricanement dédaigneux, des mimiques pour prouver sa supériorité face aux autres. Avec elle, il s’agissait beaucoup plus de sourires sincères, de rires venant du cœur. Évidemment, il avait toujours son sourire au coin, mais il prenait une autre signification, même lorsqu’il se moquait d’elle.
Ce fait se rapprochait un peu de l’attirance qu’il y avait entre eux. Jamais Nathaníel n’avait été aussi attiré par quelqu’un, mentalement comme physiquement, mais parlons ici du côté physique de la chose. Et pourtant, il en avait désiré, des femmes, mais cette envie n’avait jamais été aussi forte qu’en présence de la jeune Yaxley. Parfois, ça en devenait même invivable. Fort heureusement, actuellement, et malgré la faible distance entre lui et elle, il réfrénait avec succès ses pulsions. Pour l’instant. Il ne savait d’ailleurs pas comment il faisait...
La belle soupira légèrement et ses joues se teintèrent de rouge, arrachant un petit sourire fier au garde-chasse. Ahah ! Elle n’avait tout de même pas cru qu’elle échapperait aux sous-entendus subtils sur leur nuit passée ! Mais c’était tellement mignon, sa tendance à rougir en sa présence, notamment lorsqu’il posait son regard sur elle, et sur son corps et... Stop. Il s’empressa d’ajouter que sa chemise lui allait bien, pour nuancer ses propos – même si ça le faisait bien rire intérieurement. En fait, il adorait la taquiner, sur tout les sujets. C’était plus fort que lui. Peut-être que ça venait du fait qu’il taquinait à peu près tout le monde sur cette petite planète, mais bon...

« Hm... Je trouve aussi qu’elle me va plutôt bien... »

Elle lui sourit derechef, et il sourit aussi. Elle était heureuse, il était heureux, c’était comme ça et pas autrement. Bien sûr, lorsque la jalousie s’en mêlait, c’était bien différent... Enfin. Elle s’écarta très légèrement de lui de sorte à tourner sur elle-même et sans savoir pourquoi, il vit là-dedans une danseuse. Il pencha la tête sur le côté avec un petit froncement de sourcil confus, la laissant dans son délire et s’empêchant lui-même de rire. Il se contenta donc de sourire en l’entendant rire, de sourire lorsqu’elle prit une pause de mannequin. C’était ça aussi qu’il aimait chez elle : sa fraîcheur, son insouciance.
Ce petit cinéma dura quelques secondes, avant qu’elle ne se « calme » et ne le remercie doucement. Lui-même ne répondit qu’un simple « De rien. », par pur réflexe. Il était peut-être un salaud, mais il connaissait la politesse. Enfin, remarque, ça dépendait de son interlocuteur... Il y avait une marge de différence entre son langage envers ses amis et son langage envers ses ennemis. Il pouvait d’ailleurs devenir assez vulgaire avec ses derniers, n’hésitant pas à les traiter d’enfoirés, entre autre, même si jusqu’ici il ne connaissait guère beaucoup d’enfoirés, sinon aucun. Il avait des ennemis, mais pas au point de les surnommer ainsi...
Il inspira un coup, s’empêchant au dernier moment de briser le silence. Il s’empara de la robe d’Angèle et la déposa dans ses mains. Elle comprit très bien le message : elle devait désormais partir, même si elle n’en avait pas envie. Point. Il n’avait rien à rajouter sur le sujet ou, plutôt, il ne voulait rien dire de plus. Nuance. Il était bien conscient de replonger la belle dans le doute, de ne pas lui donner les réponses qu’elle attendait depuis sûrement longtemps mais... Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas encore se lancer sur ce chemin miné. Il devait d’abord mettre au clair ses pensées et pour cela, il préférait attendre. Des mois s’il le fallait, mais il devait attendre... Et Angèle attendrait aussi, en l’occurrence.
Et pourtant, alors qu’il contrôlait son corps et ses pensées depuis maintenant un petit temps, il ne trouva rien d’autre à faire que de déposer ses lèvres sur les siennes pour l’embrasser. Une pulsion, une simple pulsion. Pulsion dont il se rendit compte très vite, et il s’écarta d’elle pour la regarder. Un doux silence fit place au calme pesant. C’était leur monde, leur bulle, leur univers. À cet instant, ils étaient dans un endroit qu’eux seuls connaissaient, un endroit qui leur était réservés. Pas un mot. Plus un geste. Ils se regardaient longuement, comme plongés dans un sommeil éveillé, un rêve où le bruit était extra-terrestre. À cet instant, Nathan ne savait même pas à quoi il pensait. Il se contentait juste de la regarder, parfois traversé par l’envie de l’embrasser à nouveau, plus longuement cette fois, plus intensément. Mais il ne s’y autorisait pas, restant dans cette bulle de silence. Toutefois, ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Il inspira un grand coup, encore, refusant de céder à une autre pulsion et tentant de se sortir de cette bulle. Dans celle-ci, une seconde paraissait une éternité et, parfois, lorsqu’il y repensait sérieusement, il trouvait cela étrange, complètement surnaturel...

« Je... Je dois enfiler ma robe. Retourne-toi s’il te plaît. »

Cette phrase le fit définitivement sortir de leur bulle. Une seconde de plus passée dans celle-ci, et il était convaincu qu’à la minute actuelle il serait en train de l’embrasser, encore et encore. Qu’est-ce qui l’empêchait de faire ça, au fait ? Il pouvait juste se laisser aller... Mais non. Justement, il ne pouvait pas. La dangerosité de leur relation lui revenait chaque fois à l’esprit et puis, s’il revenait vers elle ainsi, comment allait-il pouvoir s’éloigner et rendre les choses plus simples pour lui comme pour elle ?
Les paroles de la brunette, qui s’était d’ailleurs reculée, le percutèrent et le firent sourire, un peu moqueusement. Se retourner... Sérieusement ? Il devait se retourner ?

« Ah, voyons ! Je t’ai vue entièrement nue, donc... » Il se coupa. Ok, pas de plaisanterie de ce genre, à en juger l’expression de la brune. « Hm... Pardon. » Il fit une petite moue d’excuse, gardant pourtant son éternel sourire au coin, leva les mains et obtempéra à se retourner.

Bon. Il allait devoir trouver quelque chose à fixer pour oublier qu’Angèle se déshabillait derrière lui. Quoi donc ? Son regard balaya la pièce, dans un angle assez limité puisqu’il ne pouvait pas tourner la tête. Ah, franchement, elle le faisait bien rire ! Mais il respectait ses principes et donc, sa pudeur. Il n’allait tout de même pas la fixer pendant qu’elle enfilait sa robe, non mais... Ce fut pourquoi il jeta son dévolu sur le piano, dans un coin de la chambre, près de la fenêtre. Ca, au moins, il pouvait être sûr de le fixer pendant une éternité, imaginant derrière ses yeux le carnet de musique, les touches blanches et noires... Chez lui, à Athènes, il y avait un piano, dans le hall, mais pour être honnête il n’y avait jamais vraiment joué, faute d’avoir un professeur. Et ce professeur, il était arrivé il y a trois ans environ, sous le nom d’Iliana Evans, encore elle. Le piano et lui, c’était une histoire d’amour. C’était logique, c’était d’instinct, c’était naturel. S’il pouvait se vanter d’un talent parmi d’autres, c’était le piano. Sa composition préférée ? Le Lac des cygnes de Tchaïkovski.

« Raah ! Ce n’est pas vrai ! » Oh. C’était Angèle qui s’énervait, ça. « Saleté de fermeture ! Nathaníel... Je crois que j’ai besoin de ton aide. »

C’était trop bête. Cette fermeture éclair avait décidé de les rapprocher, n’est-ce pas ? Ce n’était même pas drôle, alors qu’il avait réussi à s’enlever de la tête l’envie de se rapprocher de la jeune femme. Non mais... Vraiment ! Saleté de fermeture, était-il tenté de dire à son tour. Et malgré tout, en deux temps trois mouvements, il avait pivoté sur lui-même pour rejoindre la demoiselle. Il était irrécupérable, voilà qu’il agissait sans même le décider. Voilà qu’il perdait même le contrôle de son corps. Tout cela à cause de la présence d’Angèle Yaxley. Parfois, il haïssait l’emprise qu’elle avait sur lui. Parfois...
Mais pas aujourd’hui. Pas à la minute précise, pas cette heure-ci, pas à ce moment.
Avant de passer derrière elle, il lança à la dérobade, sourire au coin, un peu moqueur comme à son habitude :

« Tu ne sais même plus t’habiller toute seule, c’est mignon. »

Un petit rire lui échappa, avant qu’il ne glisse ses doigts sur la fermeture de la robe, au niveau de la hanche de la Serpentard. Il voulut la remonter et comme de fait, elle faisait résistance. Bon et bien, apparemment, le tissu s’était pris dans les dents, restait plus qu’à arranger cela et normalement, ça devrait aller. Le jeune homme dût, en même temps que réparer le problème, éviter de frôler la peau de la belle, ce qui était quelque chose de bien difficile. Et si à un moment il l’effleura, il ne s’en rendit pas compte ; ça n’avait pas été intentionnel. De même, comme par magie, son sourire au coin s’était envolé, tout comme son envie de taquiner Angèle. Désormais, il était calme, posé, appréciant sagement la proximité à nouveau installée entre eux, appréciant ce petit moment de silence qui n’appartenait qu’à eux.
Il n’y avait décidemment qu’elle pour avoir un tel effet sur lui. Étant du genre à rapidement s’inquiéter, sang-chaud, nerveux, parfois colérique, assez imprévisible et lunatique malgré ses airs d’imperturbable, à généralement partir au quart de tour et à s’énerver malgré son calme olympien, Angèle avait alors le même effet qu’un calmant, l’apaisant. Il ne s’en plaignait pas, loin de là, puisqu’il pariait gros qu’elle était la seule à pouvoir le calmer lors de ses colères. Enfin remarque, il n’en savait rien et il n’avait au fond pas envie de savoir, ne voulant pas s’énerver et préférant de loin encaisser... Il n’appréciait pas s’énerver contre les gens mais il y avait des moments où il explosait, où il perdait le contrôle, où il frappait, où il... Bref, des moments comme ça, des moments comme tout le monde en a au moins une fois dans sa vie.
Enfin, le tissu opta à sortir de la fermeture. Instinctivement, même si ça n’avait rien à voir avec cette petite « victoire », Nathaníel fit un petit pas en avant pour se rapprocher de la jeune Yaxley. Un petit sourire revint sur son visage pendant qu’il remontait doucement la fermeture de la robe, évitant au maximum – mais pas totalement – de toucher la peau encore mise à nue.
Il ne pouvait et ne devait pas se rapprocher. Ni l’embrasser. Ni rien d’autre. Ce qu’il devait faire maintenant, c’était la laisser partir. Enfin, la laisser partir... Juste la laisser sortir de sa chambre car jamais, ô grand jamais, il ne laisserait partir Angèle Yaxley. Il ne savait pas pourquoi ce constat s’imposa à son esprit. Il ne savait pas même comment il savait qu’il ne pourrait jamais la laisser partir. Et summum, il ne savait pas pourquoi il tenait des propos comportant « jamais ». Depuis quand faisait-il des promesses d’éternité ?
Ses doigts s’écartèrent enfin du corps de la jeune femme, mais il demeura là, derrière elle, sans rien dire, sans rien faire.
Merlin ! Ce qu’il avait envie de l’embrasser, rien qu’une dernière fois, puisqu’il savait d’ores et déjà qu’il n’en aurait plus l’occasion. Du moins, pas avant longtemps... Il fallait attendre que la situation se tasse un peu, légèrement s’éloigner, garder contact en même temps... Et ensuite, il aviserait. Ils aviseraient. C’était trop compliqué, en fait. Veiller à ne pas faire courir les rumeurs, à ne pas les nourrir. Veiller à ne montrer aucun signe en public. À ne pas se montrer en public, plus exactement. Veiller donc à ne pas s’embrasser, à ne pas se prendre dans les bras, à ne pas... etc. Veiller à montrer aux autres la relation « normale » entre une élève et le personnel... Veiller à ne montrer aucune relation, peut-être, plutôt. Veiller à ne pas se retomber dans les bras serait à envisager, aussi... Et ça, ça allait être dur. Les semaines à venir s’annonçaient dures... Quoiqu’au moins, il allait pouvoir prendre son temps pour expliquer un peu mieux où ils en étaient, à elle comme à lui-même. Il allait pouvoir mettre ses pensées au clair, faire le tri, comprendre...
Il soupira. Inutile de reprendre la conversation qui n’avait pas abouti il y a un petit temps, à savoir « Pourquoi était-elle spéciale, différente, à ses yeux ? » Son sourire disparut. Il était temps qu’elle parte, puisqu’ils allaient tourner en rond, se questionner sans avoir de réponses. Face à la grandeur des sentiments, Nathaníel préférait le doute, la fuite. Comme dit précédemment, il ne pouvait pas en dire plus sur le sujet. Il ne pouvait pas éclairer Angèle. Il ne pouvait pas lui expliquer. Il ne pouvait pas, tout simplement.

« Bien... Je te souhaite bonne chance pour rejoindre ton dortoir... » Ne pas l’embrasser, ne pas l’embrasser... Il ajouta, malicieux : « Et bonne chance pour une longue journée de cours où tu pourras passer ton temps à fantasmer sur moi. »

Quoi ? C’était vrai ce qu’il disait, malgré sa tendance à la taquiner. Merlin ce qu’il était de bonne humeur, un peu trop peut-être. L’idée qu’Angèle s’en aille ne le réjouissait pas, certes, mais... l’espoir le réjouissait. Il gardait l’espoir que ce n’était pas sa dernière fois avec Angèle, que ce n’était pas leur dernière conversation, leur dernier baiser, leur dernier regard... Elle et lui, ça ne faisait que commencer. Si la fin devait s’annoncer un jour, ce ne serait pas aujourd’hui. Et au fond, il espérait qu’il n’y aurait aucune fin.
Nom de dieu, qu’avait-elle de si spécial à ses yeux pour qu’il pense ainsi ? Et il ne faisait pas que le penser, il le sentait. Comme si c’était logique, comme si c’était tout naturel qu’elle fasse partie de sa vie à part entière... C’était quoi ce délire ? Sérieusement ? Ca n’avait aucun sens... Elle ne pouvait pas être importante à ce point. Quelqu’un de rencontré il y a deux mois ne pouvait pas être d’une telle importance... Et pourtant...
Une idée lui traversa soudainement l’esprit, toujours en mode « Je taquine le monde parce que j’en ai envie et parce que j’en ai le droit, et plus particulièrement je taquine Angèle ». Sachant bien qu’il tentait le diable, qu’il se tentait lui-même, il se rapprocha un peu plus d’elle et se pencha vers son oreille, comme déjà fait un peu plus tôt. Et comme déjà fait avec elle, à croire qu’il prenait un malin plaisir à la perturber – et, oui, il y prenait un malin plaisir – il murmura suavement :

« Moi aussi je penserai à toi... »

Et il s’écarta lentement après une dizaine de secondes, un grand sourire vainqueur sur les lèvres. Il adorait la déstabiliser, même si c’était pour se prendre une baffe ou quelque chose du genre. Ca en valait le coup, voilà tout... Ca en valait même le coup pour une dernière conversation sérieuse avant un petit – long – moment.
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Angèle Yaxley

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Ven 25 Mai - 11:38



Je fronce légèrement les sourcils, essayant de ne pas craquer, tentant de résister à l’envie de l’embrasser à nouveau. Encore une fois, je me noie complètement dans l’océan de ses yeux, et perd la notion du temps : C’est fou, on dirait presque que nous sommes dans un monde parallèle, sur une autre planète. Rien ne semble nous atteindre, nous sommes heureux, nous sommes tous les deux, dans quelque chose qui peut ressembler au paradis, dans notre bulle, en fait. Malheureusement, je n’arrive pas à m’adapter à ce petit moment de répits, j’ai besoin de faire le vide dans mon esprit, je dois cesser de me poser de multiples questions ; La présence de Nathaniél près de moi ne m’aide pas vraiment dans cette démarche. Je ferme les yeux plusieurs secondes, essayant tant bien que mal de calmer les battements de mon cœur, effaçant peu à peu les images, de notre nuit, de mon esprit. Il ne faut pas que je craque, je dois absolument paraître forte, et plutôt sûre de moi : Comment avoir l’air détachée de lui, si je lui saute dessus à la moindre occasion, ou dès que nous sommes trop proches? Comment ne pas perdre toute ma crédibilité, si je ne suis même pas capable de lui résister?
Je dois vraiment prendre sur moi pour ne pas l’embrasser, une nouvelle fois. Tandis que je recule légèrement, me détachant de lui, je lui fais comprendre que je dois absolument enfiler ma robe avant de sortir d’ici, et qu’il est, en quelques sortes, obligé de se retourner. Pour tout avouer, je ne veux pas sentir son regard sur mon corps nu, cela me gênerait trop, et je ne suis pas sûre de garder tous mes moyens. Oui, je suis pudique, et en plus de ça, je ne me trouve pas forcément parfaite. Comme beaucoup d’autres jeunes filles, j’ai tendance à me trouver de nombreux défauts : Je ne me plais pas forcément, et j’ai tendance à me complexer pour pas grand chose. Je crois que c’est l’adolescence qui veut ça… Bref, je ne veux pas qu’il me voit à moitié nue, plus maintenant.
Je jette un regard au jeune homme, et m’aperçois presque directement qu’il me fixe, un sourire moqueur étirant ses lèvres. Quoi? Pourquoi me regarde-t-il comme ça? Qu’a-t-il encore derrière la tête? Qu’attend-il de moi, cette fois? Je croise les bras sous ma poitrine, et sent le rouge me monter aux joues, quand j’entends les paroles de mon interlocuteur. Oh… En fait, il n’est, tout simplement, pas très heureux de recevoir un ordre, et en plus de ça, de devoir louper le « spectacle ». Qu’est-ce qu’il croyait franchement, que j’allais le laisser me reluquer ouvertement? Pensait-il que notre nuit ensemble lui donner certains droits sur moi, sur mon corps? Non, je ne crois pas, je ne pense pas, mais… Pourquoi faut-il toujours qu’il me taquine? Pourquoi prend-il autant de plaisir à faire cela? Et pourquoi se sent-il obligé de conserver son sourire en coin, qui a tendance à m’agacer au plus haut point?
Je lui lance un regard noir, espérant lui faire comprendre qu’il peut toujours rêver, et que jamais, ô grand jamais, je ne me déshabillerai devant lui, étant sobre et lucide. Semblant assimiler plutôt bien le message, au bout de quelques secondes, le beau brun lance un faible « pardon », avant d’afficher une petite moue d’excuse. Même si son éternelle mimique me rend carrément dingue, dans le mauvais sens du terme, je ne peux pas m’empêcher de le trouver craquant, vraiment et totalement. Mes mains se resserrent un peu plus autour de la robe, tandis que je recule encore de quelques pas, vérifiant qu‘il s‘est bien retourné, avant de décider qu’il est temps d’enfiler mon vêtement… Je fais glisser la chemise sur mes épaules, sentant mon cœur tambouriner dans ma poitrine, ayant l’impression de vivre un moment totalement surréaliste. Qui aurait pu s’imaginer qu’après une nuit aussi torride, je demanderais à Nathan de ne pas me reluquer? Qui aurait cru que je serais autant complexée, et gênée, à l’idée qu’il me voit sans sa chemise? Et surtout, qui aurait cru qu’un jour, je devrais retrouver mes habits, les remettre, dans la chambre du garde-chasse, mon soi-disant ennemi? Mouais, la situation peut paraître un peu bizarre, quand même. Heureusement, le jeune homme ne semble pas vouloir tricher, respectant mon choix, mes principes, et fixant sagement un point de l’autre côté de la pièce ; En fait, Nathaniél se comporte réellement comme un gentleman, et ce n’est pas pour me déplaire.
Après avoir enfiler rapidement ma robe, je ne peux que constater, avec un agacement non dissimulé, que la fermeture de celle-ci est coincée, et semble donc vouloir me faire des misères. Franchement, je n’ai vraiment pas de chance. J’essaie plusieurs fois de tirer sur l’attache, espérant un miracle, puis finit tout de même par admettre qu’il n’y a rien à faire ; Je dois finalement me résoudre à demander de l’aide à mon amant, ayant de plus en plus l’impression que tout nous pousse à nous rejoindre, d’une façon comme d’une autre. Alors que je ne pensais plus à le prendre dans mes bras, à l’embrasser, voilà que je le supplie presque de revenir vers moi. Je suis vraiment irrécupérable. Je n’ai même pas tenu cinq minutes avant de le solliciter à nouveau. Il va vraiment finir par croire que je le fais exprès, alors que pour une fois, ce n’est pas le cas. Honnêtement, j’aurais préféré pouvoir m’habiller toute seule, en finir au plus vite avec toute cette histoire, sortir de cet endroit pour tenter de faire le point au calme, isolée. Désormais, il ne me reste plus qu’à attendre qu’il ne daigne venir me donner un coup de main, pour pouvoir ensuite fuir, comme une voleuse, ou non…
Le jeune homme semble avoir lu dans mes pensées, et ne laisse pas passer plus de cinq minutes, avant de me rejoindre. Comme je m’y attendais, plus ou moins, il ne peut pas s’empêcher de me lancer une petite réplique, de me taquiner, encore et encore. Levant les yeux au ciel, et essayant de maintenir ma robe près de mon corps, je fais semblant de trouver la plaisanterie à mon goût, lâchant même un « Ah.Ah.Ah ». Le pire dans tout ça, c’est que cette situation semble l’amuser au plus haut point, peut-être même lui plaire ; Pourtant, je peux vous assurer qu’il n’y a rien de drôle, surtout pour moi. Sans le vouloir, je me retrouve une nouvelle fois à sa merci, ayant besoin de lui, complètement dépendante, en fait. Sérieusement, je commence à me demander si quelqu’un ne me porte pas la poisse ; Depuis mon arrivée à Poudlard, il ne m’arrive que des ennuis, et je me retrouve presque toutes les semaines dans des situations embarrassantes. Je me perds en forêt, plusieurs fois, on me donne une retenue pour rien, strictement rien, et… Je couche avec Nathan qui, aux yeux des autres, est la personne que je déteste le plus, je suis bloquée dans sa chambre, je n’ai aucune explications, et quand enfin, je peux m’enfuir, ma robe me joue des tours. Oui, on a dû me jeter un mauvais sort, fabriquer une poupée vaudou à mon effigie, ou alors… Je chasse ces quelques pensées de mon esprit, essayant de me concentrer sur l’instant présent, et donc, sur les doigts de Nathaniél qui s’affairent désormais à débloquer la fermeture.
Pour être totalement franche, j’ai beaucoup de mal à rester tranquille, immobile, le laissant s’occuper de ce petit problème. Je n’arrive pas à fixer un point dans la chambre du beau brun, je ne peux pas me concentrer sur quelques bibelots, ou autre chose ; Non, ma respiration est légèrement saccadée, et mes pensées sont complètement désordonnées, floues. J’ai l’impression de me stresser toute seule, de chercher des complications, de peut-être trop réfléchir finalement : Je ne supporte pas le silence qui s’est installé depuis quelques secondes, même s’il est loin d’être pesant. Le fait est, que j’ai besoin de bouger, de prendre la parole, de me changer les idées, pour ne pas retomber dans une spirale de rêves éveillés, entraînant de nombreuses pulsions, de nombreux désirs. Alors, et avant même de comprendre pourquoi je fais ça, je lui lance un, « N’en profite pas surtout… », d’un ton plutôt amusé, presque aguicheur, brisant à nouveau le calme, la douce atmosphère, de notre bulle, de notre monde.
Pourquoi suis-je dans cet état là? Pourquoi ne suis-je pas capable de rester plusieurs minutes près de lui, en adoptant un comportement normal? C’est quand même grave de ne pas réussir à avoir un total contrôle sur mon corps, et surtout, de ne pas arriver à effacer tous souvenirs de cette soirée, de cette nuit, de galérer pour chasser certaines pensées de mon esprit. Pour couronner le tout, la fermeture de ma robe semble encore et toujours coincée : Nathan, pas tout à fait collé à moi, est toujours en train de forcer sur le tissu, frôlant quelques fois ma peau, sans vraiment s’en rendre compte je suppose. Je me mordille la lèvre, et fixe le mur d’en face, essayant vainement de me concentrer sur un point invisible, resserrant aussi ma prise sur la chemise du jeune homme, qui m’appartient désormais ; Je dois vraiment prendre sur moi pour ne pas me retourner, et l’embrasser, voire carrément lui sauter dessus. Parfois, je suis heureuse qu’il ne puisse pas lire en moi comme dans un livre : Je ne préfère même pas imaginer sa réaction, en s’apercevant sur je suis tout sauf une petite fille sage, ingénue, un ange quoi. Franchement, que dirait-il s’il était au courant que, la plupart du temps, je ne pense qu’à le tripoter, et bien plus? Que penserait-il de moi? Aurait-il l’impression que je ne m’intéresse à lui que pour sa beauté, son charme, et qu’entre nous, ce n’est qu’une histoire de sexe, de jeux, de…? Pour tout avouer, j’espère que jamais il ne pensera une telle chose : Certes, il y a, entre le beau brun et moi, un lien étrange, une passion dévorante, qui se traduit souvent par des échanges tactiles, et par une forte attirance physique, entre autre. C’est indéniable, et jamais il ne me viendrait à l’idée de dire que Nathaniél n’est pas sexy, voire carrément irrésistible ; C’est un fait! Cependant, il n’y a pas que cela, je n’arrive pas à le voir comme un simple beau-gosse, ce qui fait toute la différence entre lui et mon ex, Tyler Archer. En fait, ils n’ont pas grand chose en commun, ils sont même totalement différents, et je pense que c’est mieux ainsi. Tyler n’est qu’un gamin, vraiment, il restera mon premier grand amour, une histoire d’adolescent, rien de bien transcendant, tandis qu’avec Nathan, je suis quelqu’un d’autre, je suis moi. Il n’utilise pas toujours les bonnes méthodes, mais il arrive tout de même à me donner envie de me dépasser, à me faire grandir, à… Je ne sais pas. Quand je suis avec le garde-chasse, j’ai l’impression d’être une femme, quelqu’un d’important, et le regard qu’il pose sur moi, en toutes circonstances, me fait me sentir vivante, réellement. Je suis bien.
Après plusieurs longues minutes, je dois, malheureusement, me sortir de ces quelques réflexions, quand les doigts du jeune homme effleurent mon dos, ce qui me provoque quelques frissons. Comme pour justifier ma réaction, je lance d’une voix faible, presque en murmurant, « Ow… Tu as les mains froides. ». Ce n’est pas forcément le cas, mais je me voyais mal lui annoncer que le contact de sa peau contre la mienne me faisait, et me fait encore, cet effet. Non, il me prendrait sûrement pour une folle, sortie tout droit de Sainte-Mangouste, alors que… J’ai tout simplement été surprise de le sentir aussi près de moi, pouvant même parfois avoir l’impression d’être caresser par son souffle. Bref, je n’ai pas plus le temps de profiter de cette proximité, car Nathaniél semble avoir résolue mon problème de vêtement : Je peux désormais réajuster légèrement ma robe, pour mettre en valeur mes courbes, et paraître la plus normale possible, au cas où je tombe sur quelqu’un en sortant d’ici. En même temps, je ne suis pas sûre que les élèves de Poudlard aient vraiment l’habitude de voir une jeune fille en robe de soirée, plutôt courte, tous les jours. Ici, l’uniforme est vraiment porté par tout le monde, aussi moche soit-il… Mouais, il va donc vraiment falloir que je me fasse discrète, et je suppose donc que le trajet pour parvenir à ma salle commune va s’avérer être un vrai parcours du combattant. Génial. Il ne manquerait plus que je tombe sur certaines de mes amies serpentardes : Ce serait vraiment horrible, surtout qu’elles sont curieuses, prêtes à tout pour avoir le dernier scoop du château, de vraies commères, en gros. Je vais déjà subir un interrogatoire dès que je vais croiser Noah, alors je ne veux pas forcément avoir à vivre la chose plusieurs fois. Je vais devoir me montrer rusée, et surtout, être très vigilante par rapport aux réponses que je vais donner à tout le monde : Je ne veux pas avoir d’ennuis, je ne veux pas qu’il est de nombreux problèmes à cause de moi, et je veux surtout que ma vie reste un minimum privée. C’est trop demander, franchement?

Je lâche un petit soupire, et regarde autour de moi, espérant apercevoir mes escarpins dans un coin, là où je les ai laissé, il y a de ça de très longues minutes. Maintenant que je suis dans une tenue plutôt correcte, que mes cheveux sont, plus ou moins bien, peignés, je ne vois même pas ce qui peut me retenir dans cette chambre, à part Nathan, bien sûr. En fait, il est la raison pour laquelle je n’ai aucune envie de partir, de quitter cet endroit, ce qui semble étrange quand on se souvient du début de journée. Enfin bon, toujours est-il que plus le moment fatidique approche, plus je sens une boule se former dans mon estomac : J’ai vraiment peur de la suite des évènements, j’ai l’impression que si je quitte ses appartements, je ne vivrais plus d’instant comme celui-ci pendant longtemps, trop longtemps. Je ne veux en aucun cas retomber dans le cercle vicieux d’il y a un mois, je ne supporte plus ces moments de silence, je déteste me sentir ignorée, encore plus quand il s’agit de lui. Comment vais-je faire si cela se reproduit? Dois-je vraiment choisir entre la discrétion et… Et quoi, en fait? Je n’ai toujours pas eu de réponses à ce sujet, et de toute façon, même moi, je ne parviens pas à en donner une, qui pourra me satisfaire complètement. Il n’y a rien à faire, je vais retourner à mes activités quotidiennes, à mes cours, à mes soirées, sans être plus avancée, sans avoir obtenu une seule réponse, en fait. Autant dire qu’une multitude de questions commencent déjà à m’assaillir : Comment vais-je devoir me conduire? Quand allons-nous décider de nous revoir? Suis-je censée attendre quelque chose de sa part, ou non?
Je sors de mes pensées, quand Nathaniél prend la parole, me souhaitant bonne chance ; Tout d’abord, pour rejoindre mon dortoir…

« Mouais, je crois que je vais en avoir besoin. D’ailleurs, quelle heure est-il ? Tu crois que les élèves sont déjà en cours, et que je peux donc sortir sans me faire repérer ? Et Rusard, il doit sûrement rôder dans les couloirs, et… »

Oui bon, je crois que je me suis légèrement laissée emporter, mais… Ce n’est pas de ma faute, si je n’ai aucune notion du temps, si je ne sais pas ce qu’il se passe dehors, et si en plus de ça, je suis d’une nature anxieuse, et stressée. J’imagine bien que mon partenaire doit avoir envie de rire, de se moquer de moi, et pour tout dire, je ne peux moi-même pas m’empêcher de trouver mon comportement risible, presque ridicule.
La seconde partie de la phrase du beau brun me percute de plein fouet : Alors, comme ça, il me souhaite bonne chance pour la longue journée de cours qui m’attend, et qui, selon lui, va être tellement ennuyante, que je vais passer mon temps à fantasmer sur son corps,… Je lève les yeux au ciel, un grand sourire illuminant mon visage d’ange. Comme si c’était mon genre, franchement…


« Je pense que je vais faire encore mieux : Je vais rêver de toi, de ton corps, de… Miam… » (Ok, je plaide coupable. Je suis bien en train d‘entrer dans son jeu, dans son manège, répondant très facilement à ses provocations. C‘est plus fort que moi, je ne peux pas m‘en empêcher, et le pire dans tout cela, c‘est que je dis la vérité. Ce matin, et même toute la journée, je ne compte pas aller m‘enfermer dans une salle de classe ; J‘ai besoin de repos, j‘ai besoin de me confier à mon journal intime, et je veux pas subir d‘interrogatoire maintenant, sans m‘y être préparée…) « Plus sérieusement, (Ou pas… Je ne suis pas sûre de pouvoir rester très sérieuse, très concentrée, maintenant que nous avons, plus ou moins, recommencé notre jeu du chat et de la souris), je crois que je ne vais pas me montrer aujourd’hui ; Après la… Nuit torride que je viens de vivre, j’ai besoin de dormir, et d’une bonne douche aussi. »

Je laisse échapper un léger rire, jouant avec une mèche de ma chevelure brune, attendant impatiemment la prochaine réplique de Nathaniél. J’imagine qu’il ne va pas en rester là, sans rien ajouter, ce n’est pas tellement son genre : En plus, je ne me fais plus aucun espoir, il est clair qu’il prend un malin plaisir à me rendre folle, à me taquiner, à me perturber. Peu de temps après, et comme je m’y attendais, le beau brun se colle un peu plus à moi, se penchant vers mon oreille pour y glisser quelques mots.
Je ferme quelques secondes les yeux, essayant tant bien que mal de reprendre contenance, ainsi qu’une respiration normale. Je ne peux pas le laisser me déstabiliser de la sorte, sans rien faire : Je ne dois pas rougir, je ne dois pas craquer et céder à la tentation, non, je ne lui ferais pas ce plaisir. Surtout pas maintenant, juste avant de quitter sa chambre. Cela fait plusieurs dizaines de minutes que j’ai l’impression qu’un nouveau jeu s’est installée entre nous ; Nathaniél semble me chercher sans arrêt, trouvant n’importe quel prétexte pour se moquer de moi, pour me faire sortir de mes gonds. Bien sûr, je me souviens de la dernière fois, je me rappelle des conséquences d’un tel amusement, j‘ai encore en mémoire la souffrance, la douleur, que j‘ai éprouvé quand j‘ai fini par me brûler les ailes, mais… Aujourd’hui, c’est différent, tout est différent : Je ne sais pas vraiment pourquoi, je n’arrive pas non plus à l’expliquer, je le sens, c’est tout.
Je me mordille légèrement la lèvre, essayant de ne pas lâcher un petit rire nerveux, tentant encore une fois de camouflée mon malaise et mes interrogations : Comment faire pour lui résister, maintenant? Comment faire pour ne pas penser à son corps, ses lèvres, alors qu’il se trouve à quelques centimètres de moi? Je dois vraiment me focaliser sur autre chose, il m’est interdit de me laisser avoir comme ça, à cause d’une petite phrase, d’un ton légèrement aguicheur, de son comportement, tout simplement.
Avant que je n’ai pu faire quoi que ce soit, Nathan se recule légèrement, me laissant plantée là, perdue dans mes pensées. Pour tout dire, j’essaie de trouver quelque chose à lui répliquer : Je déteste ne pas avoir le dernier mot, je déteste le laisser gagner sans rien faire, et je déteste surtout avoir l’impression d’être complètement sous son emprise. Cependant, je sais aussi qu’il commence à se faire tard, et je dois désormais m’en aller, pour tenter de ne pas tomber dans la cohue du repas de midi, ou quelque chose comme ça. Pour être totalement franche, je n’ai pas non plus envie de passer trop de temps avec lui, la séparation va déjà être difficile, et si cela doit durer plusieurs mois, autant m’y habituer maintenant, dès aujourd’hui.
Le sourire qui illuminait mon visage depuis quelques temps disparaît au moment même où je me tourne vers mon interlocuteur. Je plante alors mon regard dans le sien, et sans vraiment réfléchir, je lance un petit , « J’espère bien… », ayant l’impression d’être en mode tigresse, séductrice, tentatrice même. Oui, bon, je sais que ce n’était peut-être pas très conseillé de me comporter de la sorte, mais… Disons que j’ai voulu faire mon petit effet, avant d’avancer lentement vers lui, pour lui déposer un léger bisou au coin des lèvres. Je ne reste pas plus de quelques secondes proche de lui, ne voulant pas finalement craquer, et repartir dans une longue spirale de câlins, plus ou moins, avancés, et me dirige donc vers la sortie.
Et voilà… Mon rêve va bientôt s’arrêter, quand je vais ouvrir cette porte pour être exacte ; C’est bizarre, au début de cette confrontation, je voulais absolument partir, m’enfuir, et maintenant, je suis triste, vraiment, de devoir retourner à mes petites habitudes. Je pose une main sur la poignet de la porte, et… Je ne peux m’empêcher de rire, réellement. Je suis vraiment ridicule. Je secoue la tête, ayant encore plus l’impression que tout est mis en œuvre, pour que je reste encore un peu dans cette chambre. Ouais, j’ai encore oublié quelque chose, en plus de mon cœur, je veux dire : Mes escarpins manquent à l’appel, mais il ne me faut pas plus de dix secondes avant de les repérer, de les attraper, et finalement de les enfiler. Je suis enfin prête, ce n’est pas trop tôt. Que dois penser Nathan de tout ça? En réalité, je ne préfère même pas le savoir…
Mon cœur bat la chamade, ma respiration est plutôt saccadée, et je ne tiens plus : Je fais quelques dans sa direction, attirée comme un aimant, ne le quittant pas du regard. Je ne le laisse même pas en placer une, préférant largement l’embrasser tendrement. Voilà, il fallait que je lui dise au revoir correctement, je n’aurais pas pu sortir avant d’avoir fait ça. Je sais, ça peut paraître bizarre, mais… J’en avais besoin, vraiment. Je lui dépose quelques petits baisers sur les lèvres, ayant vraiment beaucoup de mal à me détacher de lui, mais finit tout de même par y parvenir. Une nouvelle fois, je ne perds pas mon temps pour rejoindre la sortie, lui lançant un dernier :


« Au revoir, Nathaniél. »

Avant de sortir de la chambre, je lui lance un dernier regard, et ne peux m’empêcher de sourire : Après tout, j’ai passé une très bonne soirée, et une très belle nuit en sa compagnie. En plus, j’aime croire que rien n’est finit, j’ai envie de penser que ce n’est que le début de quelque chose, d’une histoire un peu compliquée certes, mais très belle. Je suis une grande rêveuse, mais aujourd’hui, je ne veux plus me laisser bercer dans ce monde d’illusions, je veux tout simplement vivre dans la réalité ; Je n’ai plus peur.


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H. Nathaníel Auderic

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   Mar 29 Mai - 11:30

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MessageSujet: Re: Erreur Fatale... { Nathangèle <3 } FINI.   

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